Billet d’humeur – Plus ça va, moins ça va…

Comme je l’ai dit sur la page d’accueil en commençant mon blog, je ne suis pas un partisan du poncif “C’était mieux avant”. Malgré cela, je n’ai pu m’empêcher de constater que depuis 1990, nos libertés de citoyen s’étaient mis à fondre comme neige au soleil, alors que dans le même temps, l’accumulation de nos obligations envers l’état finissait par devenir écrasante. Bref, plus ça va, moins ça va…

La collecte des évènements marquants des rétroactus ponctuant les années évoquées par Echoretro n’a fait que me confirmer la gravité de la situation. J’ai fait à cette occasion, une liste non exhaustive (que vous trouverez à la fin de ce billet) des multiples obligations, interdictions et sanctions souvent injustifiées qui sont tombées sur nos têtes depuis une cinquantaine d’années (et plus particulièrement depuis le début des années 90) dans divers domaines qui nous touchent de près, à savoir : l’automobile et la sécurité routière, le paiement avec de l’argent liquide, l’obligations de diplômes ou de formations, la vente de biens immobiliers, la détention d’arme, la consommation et la vente du tabac.

Si certaines lois sont nécessaires (comme l’interdiction de boire de l’alcool avant de prendre le volant ou l’obligation de mettre la ceinture de sécurité), d’autres sont franchement abusives (comme l’instauration du permis à point, l’intarissable installation de radars de contrôle de vitesse dont on sait qu’ils ne servent à rien d’autre qu’extorquer des sous aux automobilistes, ou l’abolition progressive du cash au profit du paiement électronique sous des prétextes fallacieux). Et que penser de l’obligation du jour au lendemain de passer un examen pour une profession qui n’en nécessitait pas avant? (Exemple : le taxi en 1995. Les taxis formés sur le tas exerçant avant 1994 qui obtinrent leur carte professionnelle sans avoir d’examen étaient sûrement aussi compétents que ceux de 1996 qui furent obligés d’en passer un passer pour exercer ce métier…)

Cette perte progressive de nos libertés et ces nouvelles contraintes s’accompagnent parallèlement d’une dégradation de la qualité des productions médiatiques et culturelles, et les téléspectateurs vigilants ont dû sûrement constater cette baisse depuis 1990, à croire qu’il faut non seulement assommer les gens avec des lois et des sanctions, mais aussi, les crétiniser au cas où ce ne serait pas suffisant. Et cela ne s’arrange pas si l’on observe l’extrême indigence des programmes TV actuels, qui sont devenus une purée globale d’informations uniformisés, de télé réalités débiles, de feuilletons insipides, de musique rap indigeste et de jeux idiots sur fond de pubs infantilisantes.

Nous observerons par la même occasion que l’accélération de la dégradation culturelle ambiante à été de pair avec l’arrivée des sitcoms en France au milieu des années 90 (“Friends”, “Urgence”, “H”…), et aussi celle des premières émissions de reality show (“Perdu de vue”, “La nuit des héros”…). Au début des années 2000, la télé-réalité a débarqué dans l’hexagone, nous permettant au fil des ans de suivre les ébats de célibataires des deux sexes réunis dans un même appartement (Loft Story, Secret Story…), les télécrochets de chanteurs de salle de bain en quête de célébrité (Pop Star, Star Academy…), mais aussi la mise à la diète d’apprentis survivalistes en mal d’exotisme (Koh-Lanta). Certains artistes “comiques” ont aussi débarqué, adepte du stand-up plutôt down, et du one man plus froid que show. Coluche et Desproges doivent se retourner dans leur tombe devant tant de nullité. Peu à peu, les modèles de société sont devenus les “peoples”, les médias mettant sur le même plan politiciens, artistes, présentateurs TV, “Chroniqueurs”, sportifs, humoristes, hommes d’affaire, éphémères “célébrités” de télé-réalités, chef cuisiniers, agents immobilier… Quand on voit cette pétaudière, on comprend pourquoi les purs et durs comme Manset ou Godard boycottent la télévision.

À l’heure ou la culture se fane à force d’être caricaturée, où l’information s’uniformise à force d’être clonée, où l’initiative personnelle s’étouffe à force d’être encadrée, il serait peut-être temps de s’apercevoir que l’état nounou se transforme peu à peu en geôlier et que les médias ont failli dans leur mission première d’information et de divertissement en confondant la vérité avec la propagande et la culture avec le conditionnement.

François

Lois sur les infractions routières (excès de vitesse, radars, feux rouges…) :

9 novembre 1974 : Abaissement des limitations de vitesse :

– 130 km/h sur les autoroutes ;

– 110 km/h sur les voies expresses a 2 x 2 voies ;

– 90 km/h sur les routes.

18 juin 1999 : Loi adoptant le délit de récidive pour les très grands excès de vitesse et la responsabilité pécuniaire du propriétaire du véhicule en cas de contrôle sans interception et d’impossibilité d’identifier le conducteur.

18 décembre 2002 : Le Comité interministériel à la sécurité routière décide notamment :

– la mise en place d’un système de contrôle-sanction automatisé ;

– l’aggravation des sanctions pour des faits d’homicide et blessures involontaires, certains comportements dangereux (conduite avec un taux d’alcoolémie, non-port de la ceinture de sécurité et du casque, usage du téléphone portable) ainsi que pour les récidivistes et les multi-infractionnistes.

31 octobre 2003 : Mise en place du contrôle-sanction automatisé (les radars).

6 décembre 2004 : Décret prévoyant l’aggravation des sanctions pour les excès de vitesse de 50 km/h et plus ainsi que la minoration des sanctions pour les excès de vitesse de moins de 20 km/h hors agglomération.

5 janvier 2006 : Loi prévoyant l’aggravation des sanctions pour les excès de vitesse de 50 km/h et la confiscation du véhicule.

3 juillet 2009 : Installation des premiers dispositifs de contrôle du franchissement des feux rouges.

5 janvier 2012 : Interdiction des avertisseurs de radars GPS (1500 euros d’amende et retrait de 6 points de permis).

– Durcissement des sanctions contre l’usage d’un téléphone ou d’un appareil à écran en conduisant. (135 euros d’amende et retrait de 3 points de permis).

20 novembre 2016 : l’amende qui est due pour excès de vitesse lorsque le véhicule appartient à une société et non à un particulier est quintuplée. Par exemple, pour un excès de vitesse inférieur à 20km/h, l’amende forfaitaire minorée est de 45€. Pour une société, cette amende est passée à 225€.

1er janvier 2017 : L’employeur qui reçoit un PV devra fournir à l’administration les coordonnées personnelles de l’employé qui a été flashé pour excès de vitesse ou pour avoir grillé un feu rouge. S’il s’en abstient il est passible d’une amende de 750€. Les conducteurs subiront donc un retrait de points sur leur permis, alors qu’auparavant ils y échappaient souvent faute d’être identifiés.

Permis à point : 

10 juillet 1990 : Loi instituant le permis à points avec mise en place effective à compter du 1er juillet 1992.

1er juillet 1992 : Mise en application du permis à points.

5 mai 1994 : Décret prévoyant le retrait d’un point du permis de conduire pour non-port de la ceinture pour les conducteurs automobiles ou du casque pour les motocyclistes.

1er mars 2004 : Introduction du permis de conduire probatoire : les débutants ne disposent que d’un capital de 6 points à l’obtention de leur premier permis (toutes catégories confondues).

9 mars 2004 : Loi dite Perben II, donnant un caractère délictuel à la conduite sans permis et au défaut d’assurance.

30 mars 2005 : Décret d’application du délit de conduite sans permis et de défaut d’assurance.

9 mai 2007 : Modifications relatives au permis de conduire : le capital de 12 points s’acquiert progressivement après une période probatoire de 3 ans (2 ans pour ceux qui ont suivi un apprentissage anticipé de la conduite. 

Contrôle technique des véhicules :

1er janvier 1986 : Obligation du contrôle technique, mais sans obligation de réparation en cas de défectuosité pour les véhicules de plus de cinq ans d’age, objets d’une transaction.

1er janvier 1992 : Le contrôle technique devient obligatoire pour les véhicules légers de moins de 3.5 tonnes. Il concerne 116 points de vérification liés à la sécurité et au respect de l’environnement. En 1992, toutes les voitures de 10 ans et plus devaient être contrôlées (5 ans en cas de cession). La fréquence des contrôles a augmenté peu à peu et, le 1er janvier 1995, la première visite a été imposée après 4 ans. Aujourd’hui, le contrôle technique doit être effectué dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire du véhicule. Il doit ensuite être renouvelé tous les 2 ans, ainsi qu’en cas de vente de la voiture (un certificat de moins de 6 mois est exigé). Si le véhicule est jugé non conforme, il doit subir dans un délai de 2 mois une contre-visite, après réparation.

1er janvier 1999 : les véhicules utilitaires légers de plus de 4 ans sont en outre soumis à un contrôle annuel anti-pollution. À l’issue de ce test, la mention “visite complémentaire” est indiquée sur le procès-verbal.

2000 : Depuis la réglementation du contrôle technique en 1992, le nombre d’altérations (soit le nombre de défauts) soumises à une contre-visite est passé de 7 à 592.

27 juillet 2004 : Le contrôle technique est réglementaire pour les poids lourds, c’est-à-dire les véhicules dont le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) dépasse les 3.5 tonnes a été privatisé.

2012 : Il existe désormais 124 points de contrôle.

Mai 2018 : Le CT passe de 124 à 400 points de contrôle

Lois concernant la Moto : 

1er janvier 1975 : Port obligatoire du casque pour les conducteurs et passagers de vélomoteurs en agglomération.

1er  octobre 1976 : Obligation du port du casque hors agglomération pour tous les usagers de cyclomoteurs.

1er janvier 1980 : Port obligatoire du casque pour les usagers de cyclomoteurs en toutes circonstances.

30 novembre 1984 : Décret relatif aux motocyclettes de plus de 100 chevaux et portant interdiction :

– de réception, à compter du 1er janvier 1985 ;

– de vente, à compter du 1er janvier 1986.

1er mars 2004 : Introduction du permis de conduire probatoire : les débutants ne disposent que d’un capital de 6 points à l’obtention de leur premier permis (toutes catégories confondues).

1er juillet 2004 : Immatriculation des cyclomoteurs neufs.

2 mars 2007 : Obligation d’allumage des feux le jour pour les motocyclettes légères et les cyclomoteurs.

1er janvier 2011 : Obligation de suivre une formation de 7 heures avant de conduire un 125 cm³ ou un « scooter à trois roues » pour les titulaires du permis B.

20 novembre 2016 : Le non-port de gants certifiés CE est sanctionné d’une amende de troisième classe (68 euros minorée à 45 euros en cas de paiement dans les 15 jours, ce qui est le prix moyen d’une paire de gants certifiés CE) pour le conducteur et le passager, auquel s’ajoute pour le pilote un retrait d’un point sur le permis de conduire.

Contrôle des armes à feu : 

Sous l’Ancien Régime : L’arme à feu est un privilège de la noblesse seule.

1789 : L’arme à feu, est un moyen de protéger la Révolution. À la demande de Mirabeau, le droit de posséder une arme à feu faillit être noté dans la constitution française, comme aux USA avec le deuxième amendement, mais, les membres du comité considérèrent à l’unanimité que «le droit déclaré dans l’article X non retenu était évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile que nulle autre institution ne peut le suppléer».

17-19 juillet 1792 : L’Assemblée nationale vota ce décret : «Tous les citoyens doivent être pourvus d’armes, afin de repousser avec autant de facilité que de promptitude les attaques des ennemis intérieurs et extérieurs de leur constitution».

1810 : L’article 42 du code pénal rangeait le droit d’avoir une arme parmi les droits civiques, civils et de famille (solution confirmée par un avis du Conseil d’État de 1811).

19 mars 1939 : Un décret est voté grâce à des pouvoirs spéciaux pour organiser le pays en vue de la guerre ; il n’a jamais été validé par les parlementaires ; il organise les armes selon 8 catégories. Les armes et munitions considérées comme matériels de guerre sont interdites ou très difficiles à détenir ou acheter (nécessaire détention d’une licence de tir) ; les seules armes non soumises à autorisation sont les fusils de chasse et les armes de petit calibre (comme le 22lr).

10 mais 1940 : Dès l’entrée des troupes allemandes sur le territoire national français, une ordonnance du 10 mai 1940 interdit la détention des armes. Assoupli après la guerre, le décret de 1939 ne sera tout de même pas abrogé.

13 juin 1956 : Les revolvers multi-coups et pistolets automatiques de petit calibre (22 lr, 6.35) sont classés dans la 4 ème catégorie (aujourd’hui cat B). (Guerre d’Algérie).

19 août 1983 : soumet tous les pistolets à percussion annulaire à un coup à une autorisation administrative.

6 mai 1995 : Un décret interdit la vente libre de toutes armes à grenaille y compris celles à percussion centrale et des armes d’épaule à répétition, à canon lisse de plus de dix coups ; mais les armes de 5ème et 7ème catégories (fusil de chasse et carabine 22lr) peuvent être acquises librement par tout citoyen de plus de dix-huit années, certaines nécessitant un enregistrement auprès de la police.

16 décembre 1998 : L’acquisition des fusils de chasse ou 22lr est désormais soumise à la présentation d’un permis de chasse validé de l’année ou de l’année précédente ou à la présentation d’une licence de fédération sportive agréée. Tous les fusils lisses à pompe sont soumis à autorisation administrative. 

Disparition progressive de la monnaie fiduciaire : 

1967 : Apparition des cartes bleue. chez le BNP, Crédit lyonnais, Société générale, Crédit industriel et commercial, Crédit commercial de France et Crédit du Nord.

1971 : Apparition des DAB : les clients peuvent, pour la première fois, accéder à leur argent 7/7j et 24/24h, les agences se désengorgeant parallèlement.

1992 : Les cartes de paiement, jusqu’alors uniquement équipées d’une piste magnétique, accueillent la puce inventée en 1974 par le Français Roland Moreno, qui renforce leur sécurité.

2009 : Paiement sans contact disponible.

16 juin 2010 : Il n’est plus possible de payer en liquide des achats ou prestations de plus de 3000 euros.

1er septembre 2014 : nouveau plafond à 300 € pour les paiements en liquide aux guichets des trésoreries. Un plafond dix fois inférieur à celui précédemment en vigueur.

Janvier 2014 : Durcissement de la fiscalité de l’or. La taxe forfaitaire sur les métaux précieux est relevée à 10% et la durée de détention nécessaire à l’exonération totale de prélèvements sur les plus-values de biens meubles de 12 à 22 ans.

1er septembre 2015 : Il n’est plus possible de payer en liquide des achats ou prestations de plus de 1000 euros. 

Quelques nouveaux diplômes : 

20 juillet 1972 : Agent Immobilier : Création d’une carte professionnelle. Fixe les conditions d’exercice des professions d’agents immobiliers, de mandataires en vente de fonds de commerce et d’administrateurs de biens (gérants d’immeubles et syndics de copropriété). 

Le 26 mars 1973 : Ambulances : Création du Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA) et le 27 mars, de l’Agrément des Entreprises de Transports Sanitaires.

20 janvier 1995 : Taxi : Pour avoir le droit de conduire un taxi, le Certificat de capacité professionnelle devient obligatoire (et la formation qui va avec fortement conseillée).

10 septembre 2009 : Transport Routier : Un nouveau dispositif de formations obligatoires des conducteurs du transport routier de marchandises rentre en vigueur, matérialisé par la carte professionnelle : la FIMO.

1er janvier 2012 : Aide à domicile : Création du DEAVS, diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale.

5 avril 2016 : VTC : Pour obtenir la carte professionnelle, un examen devient nécessaire.

Diagnostics obligatoires vente Immobilière :

18 décembre 1996 : la loi Carrez est votée, obligeant tout propriétaire à présenter le calcul de la surface de plancher de son bien. Aujourd’hui la loi Carrez est obligatoire pour vendre un appartement quelque soit son année de construction.

Fin des années 90 : Dans la foulée du diagnostic Carrez, le premier diagnostic plomb est rendu obligatoire pour la vente d’un bien immobilier construit avant 1949. A cette époque il est connu sous le nom ERAP : État des Risques d’Accessibilité au Plomb. En 2006, il est modifié et s’appelle désormais le CREP : Constat de Risque d’Exposition au Plomb. Aujourd’hui il s’applique également aux biens mis en location.

2002 : c’est le diagnostic amiante avant démolition qui est obligatoire, puis en 2005 pour l’avant travaux… En 2003, l’attestation amiante est obligatoire pour exercer.

2006 : Pour répondre au Plan Climat, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est rendu obligatoire pour vendre un bien immobilier. Un an plus tard, il est étendu aux locations et aux constructions neuves. Ce diagnostic donne une note énergétique de A à G au bien permettant de connaître sa consommation énergétique. Diagnostic ERNT : État des Risques Naturels et Technologiques.

2007 : Diagnostics gaz obligatoire.

2009 : Diagnostics électricité obligatoire. Ils sont obligatoires dans le cadre d’une vente immobilière et à partir du moment où les installations sont vieilles de plus de 15 ans. Diagnostic état parasitaire selon la zone géographique du bien.

25 mars 2009 : la loi Boutin est votée et instaure l’obligation de réalisation du diagnostic surface habitable pour louer une maison ou un appartement hors locations saisonnières, meublées et secondaires. Contrairement à la loi Carrez, le calcul de surface selon la loi Boutin n’intègre pas les surfaces occupées par les vérandas, sous-sols, combles non-aménagées, greniers, réserves ou encore loggia privative.

2011 : Diagnostic assainissement non collectif.

Juillet 2013 : Les risques miniers sont ajoutés à ce diagnostic qui devient alors l’ERNMT et définit les dangers liés à la présence de cavités souterraines entourant un bien ou un terrain.

Lois sur la consommation et la vente du tabac :

9 juillet 1976 : La loi Veil réduit le champ de la publicité en faveur du tabac, et interdit aux fabricants de produits du tabac de parrainer des évènements s’adressant à un public mineur. Ce texte impose également que soit apposée sur les paquets de cigarettes la mention « abus dangereux ».

10 janvier 1991 : Interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif (y compris les locaux des gares et moyens de transport), sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs ; ces lieux sont définis par décret.

Interdit la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac et des produits dérivés (y compris pour tous les événements sportifs en France, et elle s’applique aux retransmissions télévisées d’événements à l’étranger, en obligeant les chaînes à prendre toutes les mesures permettant de cacher ces publicités).

Interdit toute distribution gratuite.

Interdit toute opération de parrainage liée au tabac.

5 mars 2003 : indication de la teneur en nicotine, en goudrons, et en monoxyde de carbone.

Fin 2005 : L’interdiction de fumer s’étend à tous les avions et à tous les trains.

1er février 2007 : Interdiction de fumer dans les gares. Certaines préfectures ont également pris des arrêtés ayant pour objet l’interdiction de fumer sur les quais, y compris à l’air libre.

2 janvier 2008 : Interdiction de fumer dans les débits permanents de boissons à consommer sur place, casinos, cercles de jeu, débits de tabac, discothèques, hôtels et restaurants. Il redéfinit les normes s’appliquant aux lieux qui peuvent être expressément réservés aux fumeurs. Ces lieux, appelés couramment fumoirs, doivent être fermés et ventilés spécifiquement, sans possibilité d’y délivrer de prestations.

15 avril 2010 : Avertissements sanitaires sur la face la plus visible, l’un des deux messages : Fumer tue ou Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage et sur l’autre face, une photo en couleur accompagnée d’une légende illustrant les dangers du tabac et ses effets.

1 janvier 2017 : Obligation du “paquet neutre” : couleur vert olive, le nom de la marque est inscrit sur le paquet en lettres standard, le paquet affiche une image choc représentant des poumons malades, des gencives nécrosées ou même un cadavre. La composition – avec, notamment, la teneur en nicotine et en goudron – disparaît du paquet.

Prix du paquet de Marlboro de 1970 à 2013 : 1970: 3F ; 1980 : 5,50F ; 1990 : 10F ; 2000 : 3,20€ ; 2010 : 5,65€ ; 2013 : 7€.

Hifi Vintage – Quelques amplificateurs de puissance prestigieux (1974-80)

Je vais évoquer dans cet article, quatre amplificateurs de puissance haut de gamme commercialisés par de grandes marques de matériel Hifi, en l’occurrence, Marantz, Technics, Luxman et Pioneer, du milieu des années 70 jusqu’au tout début des années 80. En fin de chaque analyse, vous pourrez retrouver les photos de la ligne complète des appareils (préamplificateur, enceintes acoustiques, platine disque, platine cassette, tuner et magnétophone à bande le cas échéant) qui s’articulaient autour de l’amplificateur de la marque.

Amplificateur de puissance Marantz Model 510 M (1976-78) :

Ampli Marantz Model 510 M

Le 510 M est une unité d’amplification bien conçue et relativement compacte, occupant le sommet de la gamme 1977 au catalogue du célèbre constructeur américain (aussi réputé pour ses ampli-tuner, notamment le Model 2600), et sûrement le plus puissant commercialisé à l’époque. Si l’on ouvre le boîtier, on trouve à gauche un énorme transformateur de puissance blindé, deux gros condensateurs électrochimiques de forte capacité et un tunnel de refroidissement occupant la moitié droite du châssis. À l’intérieur du tunnel, on retrouve 16 transistors de sortie montés chacun sur un petit radiateur à ailettes décalées, à travers lequel l’air de refroidissement est aspiré par un ventilateur à deux vitesses contrôlé en température. Les circuits imprimés d’amplification sont montés de chaque côté du tunnel, ce qui permet aux broches des transistors d’être soudées directement sur les circuits imprimés, et ainsi d’économiser à la fois de l’espace et un câblage considérable sur le châssis. Le couvercle supérieur est perforé et dispose d’un filtre à air en mousse monté sur sa face inférieure pour empêcher la poussière et d’autres débris de s’introduire dans la boîte. Toutes les connexions sont sur le panneau arrière. Les sorties haut-parleur sont des prises jack bien dimensionnées, et les entrées sont câblées en RCA.

Le sigle M signifie que l’appareil est équipé de splendides vu-mètres bleus à aiguille. Des voyants LED indiquent l’approche de l’écrêtage sur les pointe de transitoires plutôt qu’une situation de coupure réelle du signal. Ainsi, le système ne doit pas être considéré comme indiquant une situation d’overdrive, car les voyants s’allument avant l’écrêtage réel.

L’étage de sortie et ses pilotes sont directs, d’une conception similaire aux amplificateurs de haute qualité en production à cette époque. Huit transistors de sortie sont utilisés par canal, dans une disposition complémentaire série-parallèle. Une telle conception permet à l’étage composite une plage d’utilisation sûre (particulièrement importante avec des charges réactives telles que des haut-parleurs électrostatiques) et une bonne linéarité.

Le son du Marantz 510 M est vif, saisissant de réalisme et puissant, tout en préservant une chaleur du son typée tube ; cet ampli était souvent associé à une paire d’enceintes JBL 4343 ou 4350, qu’il arrivait à driver à merveille. Il est rare et quand on le trouve, son prix est d’environ 3000$ ; son préamplificateur est le 3800, et sa section phono a un son superbe. Il est encore plus rare, et quand on le trouve, son prix est identique.

Caractéristiques : Puissance de sortie : 256 watts par canal sous 8 ohms de 20 Hz à 20 kHz avec 0,05% de distorsion. 350 watts par canal sous 4 ohms, avec 0,10% de distorsion. Réponse en Fréquence à 1 watt : -3 dB at 2 Hz and 120 kHz. Sensibilité : 2,26V RMS pour 256 W sous 8 ohms. Impédance d’entrée : 25 kohms. Slew Rate : ±15 V/μS. Rapport S/B : -110 dB, 8 ohms. Damping : Meilleur que 100 at 1 kHz sous 8 ohm de charge. Dimensions : (L x H x P) : 390,4 x 155,5 x 355,6 mm. Poids : 20,7 kg.

Amplificateur de puissance Technics SE-9600 (1974-80) :

Ampli Technics SE-9600

Le SE-9600 a hérité et perfectionné la technologie incorporée dans la série 10.000. Il fournit une puissance de 110 W + 110 W (8 Ω) avec une distorsion harmonique totale inférieure à 0,02%. Ses circuits de base présentaient une structure totalement complémentaire avec un circuit d’amplification différentielle OCL à couplage direct en phase complète. L’étage d’amplification de tension a été muni d’un circuit à courant constant pour éviter une distorsion de croisement, ce qui permet une faible distorsion même à un niveau d’écoute extrêmement bas. Le gros transformateur de puissance et les condensateurs électrolytiques assurent une tension d’alimentation stable dans tous les étages pour permettre la reproduction des signaux d’entrés élevés sans aucune inertie. La façade avant est équipée d’un sélecteur à quatre niveau pour ajuster l’impédance de sortie. Le vu-mètre à aiguille peut-être commuté selon trois sensibilités. Les ailettes de refroidissement thermique sont équipées d’une étiquette thermique qui passe de la couleur jaune à orange pour prévenir l’utilisateur lorsque la température a dépassé un certain niveau.

Cet ampli, que l’on trouve encore d’occasion à un prix avoisinant les 1000 €, avait un punch extraordinaire et une finesse exemplaire, surtout associé au SU-9600 qui possède un excellent préampli phono. Contrairement à la série des modèles fonctionnant en classe “New AA” qui sera commercialisée par Technics à partir de 1981, seuls les SE-A1, SE-A3 (Voir notice ci-dessous), les 9600 et 9200 bénéficient d’un son vraiment audiophile.

Caractéristiques : Années de production : 1974-80 ; Puissance: 110 Watts ; Courbe de réponse: 5-60.000 Hz ; Distortion : 0.08% ; Classe de fonctionnement : AB ; prix à sa sortie : 800 $.

Amplificateur de puissance Luxman M-4000A (1975-78) :

Ampli Luxman M-6000

En 1975, en l’honneur de son 50e anniversaire, Luxman demanda à Tim de Paravinci de concevoir plusieurs appareils audiophiles notamment le M-6000 et son compagnon, le préampli C-1000. Il fit cela généreusement, avec grandeur et style, mais sans bluff, et deux versions moins puissantes furent conçues et lancées en 1975: les M-4000 et M-2000.

Le circuit du M-6000 est un amplificateur différentiel à courant constant à 2 étages se terminant par une sortie OCL pure complète à double push-pull avec un émetteur-suiveur entre l’étage du conducteur différentiel de la classe A et l’étage de sortie de la classe B.

La double alimentation qui est gigantesque, alimente les circuits avec deux transformateurs de 1kW et quatre capacités électrochimiques de 20.000μF/100V. Les systèmes de protection ont été particulièrement pris en compte : il y en a quatre! La détection de la dérive DC lorsque ± 3V sont détectés aux bornes des haut-parleurs, la détection de panne du transistor de puissance, la détection de température élevée lorsque la température du radiateur augmente au-dessus de 100 ° C et la détection de surintensité lorsque le courant continu apparaît avec le signal et est détecté par le comparateur.

Les vu-mètres à aiguille sont secondés par des crètemètres composés de sept LED rouges. Si vous voyez le +3dB s’allumer, vous saurez que vous venez d’atteindre 1 kW, mais vous serez devenu sourd… Ces LEDs de pointe peuvent être commutées à l’échelle x10 ou être complètement désactivées et cette addition optionnelle a été, visuellement, effectuée de manière très intelligente.

Des configurateurs de niveau d’entrée permettent d’équilibrer les niveaux respectifs du signal entre -20dB et 0dB par saut de 1dB entre le préamplificateur et l’amplificateur.

Un relais s’active et une LED clignote lorsque le bouton “power on” est enclenché et cinq secondes plus tard la musique peut s’exprimer dans toute sa splendeur. Un commutateur de sécurité est également placé dans la partie supérieure du boîtier : le M-6000 ne peut pas fonctionner sans lui car des courants aussi élevés que 69,3V peuvent être émis lorsque le M-6000 est poussé à sa puissance maximale.

Les deux radiateurs arrière sont proportionnels au reste de l’appareil et refroidissent efficacement les douze transistors de sortie. Dimension exceptionnelles, poids hors norme, son hyperdéfini et extrêmement dynamique, bref, un appareil exceptionnel. Au niveau de la qualité, son préampli, le C-1000, est du même tonneau…

Caractéristiques : 2 x 300 watts sous 8 ohms, 2 x 550 watts sous 4 ohms ; Distortion : 0,05% ; Réponse en fréquence : 5-50khz à +-1 db ; Dimensions : (LxPxH) 570x425x220 ; Poids : 52 kg. Prix d’occasion : 2000 $.

Amplificateur de puissance Pioneer SPEC 2 (1977-80) :

Ampli Pioneer SPEC 2

Lancé deux ans après le M3 Exclusive au Japon, le M-77 de 1975 est devenu pour les marchés d’exportation le célèbre SPEC-2 en 1977 associé au préamplificateur SPEC-1.

Si les circuits sont en partie similaires, l’exécution ne l’est pas et Pioneer a conservé une distance équitable entre le M-77 et le M3 exclusive. Le M-77 coûtait 180.000 ¥ et le M3 exclusive 315.000 ¥ donc par suite… le transformateur était plus petit, la disposition plus standardisée et le boîtier n’était pas ajouré de bois.

Au niveau du fonctionnement interne, des amplificateurs différentiels à 2 étages sont utilisés pour les fluctuations de température ; l’étage du pré-driver est un push-pull fonctionnant en classe A ; l’étage de sortie est un circuit Darlington à trois étages en triple push-pull OCL à couplage direct. Un circuit de protection est intégré pour empêcher la tension continue d’atteindre les haut-parleurs, agit comme circuit d’inhibition pendant le cycle de mise sous tension et protège  les transistors de sortie en contrôlant toute surintensité.

Les condensateurs sont de 10.000 μF chacun, pour un total de 40.000 μF et furent portés à 15.000 μF sur certains modèles équipés quant à eux d’un transformateur toroïdal en lieu et place du transfo ordinaire blindé plus économique. Un commutateur arrière permet de sélectionner l’impédance sur 4 ohms ou 8 ohms en fonction de l’impédance de l’enceinte.

Il y a peu ou prou de différence entre le M77 et la version d’exportation SPEC-2. Le M-77 ne s’est pas très bien vendu au Japon et a disparu rapidement, Par contre le SPEC-2 a fait une belle carrière ailleurs dans le monde, restant disponible à la vente en Allemagne jusqu’en 1980 avec des stocks qui durèrent probablement plus longtemps encore. Cet ampli était de bonne facture et d’une robustesse à toute épreuve. Le préampli SPEC-1 à gardé lui aussi une très bonne réputation et se négocie au même prix que l’ampli.

Caractéristiques : 2 x 250 watts sous 8 ohms ; Rapport signal/bruit : 110 db ; Réponse en fréquence : 5-80khz à +-1 db ; Dimensions : (LxPxH) 445×186.5×220 ; Poids : 24.3 kg. Prix d’occasion : 1000 €.

Billet d’humeur – Un remède contre la morosité ambiante

Dans ce dossier du mois, j’évoque certaines inventions ou découvertes qui ont fini aux oubliettes. Je pense qu’il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et leur témoigner un minimum d’intérêt, étant donné que personne ne peut prouver avec certitude que le sort qui leur fut réservé est justifié. D’ailleurs, en y regardant de plus près, elles pourraient nous faciliter sacrément la vie et entre autres bienfaits, lutter efficacement contre la morosité ambiante.

Nous vivons à une époque où il ne se passe pas une minute sans que l’on ne soit mis en garde par un politicien, un journaliste ou un présentateur TV, contre les nombreux excès qui nous tentent, nous, les consommateurs dévoyés, qui sommes pris dans une course effrénée à la déviance anti-hygiéniste et anti-écologique.

Vous prenez du bon temps? Ignobles jouisseurs! Pervers adorateurs de Bacchus! Vous allez tomber malade et par suite, abuser de la Sécurité Sociale. Casse ta pipe, vilain fumeur! Baisse ton coude, infâme buveur manchot! Fais un régime, insatiable dévoreur de bananes flambées au rhum! Et surtout, ne mange pas trop gras, ni trop sucré, ni trop salé, bouffe tes cinq fruits et légumes par jour et repens-toi de ta débauche en pratiquant la sainte culture physique (au nom du Foot, du Jogging et du Cyclisme, ainsi soit-il.)

Votre maison est ancienne ou n’est pas aux normes? Inconscients que vous êtes, rénovez vos habitats, isolez vos logis, et couvrez leur toit de panneaux solaires et de saintes éoliennes.

Vous prenez l’avion vers des rivages lointains? Vous roulez en grosses cylindrées? Culpabilisez, sinistres pollueurs et remboursez illico votre dette écologique en achetant une voiturette électrique poussive ou une roulotte à traction animale (et récupérez le crottin de la bête en marche pour faire du fumier).

Vous doutez du réchauffement climatique et racontez à qui veut l’entendre qu’il y eut entre 950 et 1350 un réchauffement similaire nommé optimum climatique médiéval : homme de peu de foi, vous êtes un pauvre ignorant présomptueux. Vous vous repentirez en faisant la prière écologiste à répéter 100 fois par jour : “Je crois au réchauffement climatique, aux saintes énergies renouvelables, au protocole de Kyoto, à la conférence de Montréal, au grenelle de l’environnement, ainsi qu’à la taxe carbone qui est son prophète”.

Certes, j’ai un peu forcé le trait, mais ça vaudrait peut-être le coup de creuser dans certaines directions prétendument sulfureuses pour voir si quelques découvertes passées pourraient nous permettre de guérir facile et pas cher de nos maladies, de se chauffer (ou de se rafraichir) gratos sans limite de température, de rouler pour quelques kopecks dans des voitures de luxe rapides et puissantes développant 640 ch, et de polluer la conscience tranquille, enfin convaincus que l’homme n’est qu’un facteur mineur dans le réchauffement global. Bref, un truc qui clouerait le bec à tous ces journalistes pisse-froids qui nous prennent la tête à longueur de journée avec leur “fait pas ci, mais fait ça, car sans mes conseils, t’es un gros naze qui détruit la planète”.

Avouez que, même si leurs inventions sont compliquées, les génies placardisés peuvent avoir du bon pour l’amélioration de la qualité de vie des humbles citoyens que nous sommes. Alors espérons, nous autres “licencieux”, que toutes ces machines extraordinaires seront un jour fabriquées en grande quantité pour le bonheur de tous, et que les théories de ces génies (?) mis à l’écart par le discours dominant, se vérifieront (mais le plus tard possible pour Paul La Violette).

Image d’illustration : le moteur-roue de Pierre Couture

Le M600 d’Antoine Priore (1975) : 

Avez-vous entendu parler du M600? Cette énorme machine fut construite en 1975 par Antoine Priore (1912-1983), un technicien radio qui découvrit un rayonnement sensé guérir de nombreuses maladies dont le cancer. Il fut à l’époque décrié par la presse, et fit pas mal jaser dans le milieu des cancérologues bordelais, les divisant en deux camps, d’un côté les adeptes de la chimiothérapie et des rayons X, et de l’autre ceux (très peu nombreux) qui voulaient tester cette nouvelle méthode.

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Voir sur YouTube : “La machine Prioré, La Machine à guérir le cancer aux oubliettes” par leau lavie

Le SEG de John Searl (1952) :

Connaissez-vous le SEG (Space Energy Generator)? Il est capable d’antigravité et de mouvement perpétuel, en violation de la première loi de la thermodynamique, et fut mis au point en 1952 par John Searl, âgé maintenant de 85 ans. 60 ans plus tard, cet inventeur essaie encore désespérément de faire connaitre sa machine qui n’a qu’un seul défaut, fournir de l’énergie gratuite.

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Voir sur Dailymotion : “Energie Libre: John Searl et le SEG”

Le moteur-roue de Pierre Couture (1994) :

Avez-vous entendu parler du moteur-roue de Pierre Couture, un physicien et scientifique québécois? Comme son nom l’indique, dans ce dispositif qu’il a mis au point en 1994 pour Hydro québec, un moteur électrique se trouve dans chaque roue de l’automobile. Poids allégé, pas de transmission et des performances époustouflantes :  640 ch, 0 à 100 km/h en 4,5 secondes pour une vitesse de 240 Km/h, 6 kw/h de consommation pour une autonomie de 350 Km (on parle ici du prototype mini Cooper QED de PML présenté en 2006). Coût de l’énergie : 0,4 $ Can au 100 km, “Pas assez cher, mon fils…”

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Voir sur YouTube : “Moteur-Roue d’Hydro-Québec” par Germain Bataille

La Super-vague galactique de Paul La Violette : 

Enfin, est-ce que la Super-onde galactique vous dit quelque-chose? En vous informant sur elle, vous apprendrez par la même occasion que l’astrophysicien Paul La Violette (69 ans), expliquait dès 1983 avec sa théorie argumentée, l’origine des destructions cycliques frappant notre planète et aussi la raison du réchauffement global : Damned, la pollution humaine ne serait-elle qu’un facteur mineur de la fournaise qui nous menace?

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François

Hifi Vintage – Enceintes colonne prestigieuses : Cabasse Brigantin V (1984) & JM Lab Alcor (1991)

Voici deux réalisations exceptionnelles dans le domaine des colonnes passives à haut rendement des années 80-90, élaborées par deux prestigieuses marques hexagonales : Cabasse, avec sa Brigantin V, une enceinte close 4 voies sortie en 1984, et JMLab, avec son Alcor, une enceinte bass reflex 3 voies sortie en 1991.

Histoire de la marque Cabasse :

Georges Cabasse, physicien et musicien, descendant de plusieurs générations d’artisans luthiers français, créa son entreprise en 1950. Il commença à accroître sa notoriété en 1952 en réalisant la sonorisation du cinéma le Grand Rex à Paris, la première salle de France équipée en Cinémascope, pour laquelle il fabriqua le Diphone, un haut parleur coaxial de 36 cm de diamètre et de 12 cm pour l’aigu. Puis il créa La Maison du haut-parleur, qui réalisait des réparations et des échanges de haut-parleurs. Avec l’arrivée des premières chaînes haute-fidélité domestiques dans les années 60, l’industrie du haut-parleur fut littéralement dopée et la famille Cabasse décida alors de construire sa première usine de production, à Brest. Cela permit ainsi l’édification de la plus grande chambre sourde d’Europe (2000 m3 bardés d’une couche de 2,50 m d’isolant phonique sur le plafond, les murs et le sol) dédiée à la Hi-fi et pour réaliser les tests nécessaires à la mise au point des enceintes, jusqu’au bas du spectre sonore, dans le registre de l’extrême grave (16 Hz).

L’entreprise suivit alors la ligne conductrice inspirée de son créateur Georges Cabasse : la fabrication d’enceintes privilégiant le rendement, la linéarité acoustique et le réalisme de reproduction. Les innovations se succédèrent avec plusieurs séries d’enceintes et le travail avec les professionnels dans le cadre de productions spéciales : En 1980, la structure « nid d’abeille » permet à Cabasse d’appliquer leurs dômes rigides aux haut-parleurs bas médium et basse fréquence pour des diamètres allant de 17 à 55 cm. En 1986, la mousse alvéolaire est développée, peu de temps après la Duocell, une structure de membrane en mousse thermoformée. En 1992, le principe SCS (Source à cohérence spatiale) est mis au point. Selon le SCS, tous les haut-parleurs de l’enceinte sont sur un même axe, formant une portion de sphère pulsante lors de la reproduction de sons.

En 2001, la marque Cabasse est rachetée et devient la SA Cabasse Industrie. Elle est mise en redressement judiciaire en avril 2003 et liquidée judiciairement en juillet de cette même année. En septembre 2006, le groupe japonais Canon rachète Cabasse. En septembre 2014, AwoX, société basée à Montpellier spécialisée dans l’audio et la musique dématérialisée devient le nouveau propriétaire de la marque.

Cabasse Brigantin V (1984-89) :

Cabasse Brigantin V

C’est le haut de gamme Cabasse de l’époque : un poids de 75 kg, 1,45 mètre de hauteur, une puissance efficace admise de 150 watts et de 850 watts en crête pour un rendement de 94 db/1w/1m (ce qui est excellent pour de la hifi), un grave de 36 cm de diamètre pesant 10,3 kg, un filtre passif 4 voies, bref, nous sommes ici dans le haut du panier des réalisations de prestige et il vaut mieux habiter un pavillon de plain-pied équipé d’un très grand salon ou carrément un loft pour en profiter.

Les haut-parleurs : Les analyses spectrales d’un signal complexe montrent que la puissance maximale est en général délivrée au alentours de 400 Hz, c’est à dire dans le bas médium. Cette gamme de fréquence nécessitant une surface de rayonnement importante, Cabasse apporte comme solution le HP bas médium 17NDM, dont la membrane est réalisée avec un sandwich à âme en nid d’abeilles, moulé en forme de dôme, entre deux parements très rigides, ceci aboutissant à une membrane très légère et très rigide permettant des transitoires exceptionnelles.

Les hauts-médiums pour leur part, sont reproduits par un haut-parleur à dôme de 5,5 cm de diamètre, le DOM 11, et les aigus par un modèle à dôme de 2,5 cm, le DOM 4. Leur très faible surface de rayonnement, en fonction des fréquences reproduites, leur permet de s’approcher de la conception idéale selon laquelle un haut-parleur ne devrait pas avoir de masse et posséder en même temps une rigidité absolue. Enfin, les graves sont reproduits par un haut-parleur à cône de très grande dimension (36 cm), le 36 EY dont le poids est supérieur à 10 kg.

L’écoute : La dynamique de ces enceintes est formidable et elles restituent une foultitude de détails qui restent intelligibles même à volume élevé ; les basses descendent très bas jusque dans l’infra-grave. Seuls petits défauts : Il y a sur certains morceaux un sentiment de creux dans les graves utiles, qui peut être dû au placement des enceintes dans la pièce par rapport au mur où à leur fonctionnement en charge close ; le haut médium est un peu trop optimiste et mériterait d’être légèrement mis en retrait. L’enceinte est équipée de roulettes, ce qui n’est pas du luxe pour la déplacer vu son poids. La finition de l’ébénisterie est remarquable.

Prix d’occasion : à partir de 2500 € la paire.

Histoire de la marque Focal-JM Lab : 

Focal-JMlab fut d’abord un bureau d’études dédié à l’acoustique créée fin 1979 à Paris par Jacques Mahul. Cet ingénieur passionné de Hifi et journaliste technique met au point ses premiers haut-parleurs et lance sa propre gamme d’enceintes acoustiques sous la marque JMlab. Sa première enceinte, la DB13, est une enceinte de bibliothèque qui a la particularité d’offrir un volume sonore comparable à des enceintes plus imposantes, notamment dans le grave. Au cours des années 1980, les deux marques se structurent : Focal innove avec des spécialités comme la membrane Polyglass en « V » ou le Polykevlar. Ainsi le tweeter passe de la fibre de verre au Kevlar, lui donnant une courbe de réponse en fréquence plus linéaire et des aigus plus doux, moins stridents. Ces créations successives permettent à l’entreprise JMlab d’introduire ses premiers modèles haut de gamme. L’histoire s’accélère en 1990 avec l’arrivée de Gérard Chrétien, autre passionné de hi-fi, rédacteur en chef de la revue L’Audiophile depuis 1977 et directeur général et marketing de Focal-JMlab jusqu’en 2010. En adaptant ses produits aux exigences des consommateurs, la marque devient leader sur le marché français de l’enceinte acoustique. La notoriété de la marque à l’international s’appuie sur de nombreuses récompenses : le modèle JMlab Vega élu « Enceinte de l’année 1992 » au Japon, pays des audiophiles, et en 1996, le prestigieux modèle Grande Utopia est salué par la presse spécialisée internationale.

JM Lab Alcor (1991) :

JM Lab Alcor

Commercialisée au début des années 90, elle est l’héritière des technologies les plus innovantes issues des laboratoires de la société sœur de JMLab : Focal. Focal était déjà à la pointe, avec ses célèbres kits commercialisés depuis le début des années 80. Il y avait eu entre autres les fameux kit haut de gamme 500 & 600 Focal, composés du caisson mini Onken équipé d’un boomer de 10 pouces (25,4 cm), le 10C01, surmonté d’un coffret ovoïde en plâtre armé de fibre de verre (pour mieux éliminer toutes les arêtes et ainsi assurer le meilleure dispersion spatiale), équipé de l’excellent tweeter T120 FC avec son dôme inversé en fibre de verre, et du médium à ogive centrale 7 MC2 (Kit 500) ou 7N 303 (kit 600). Cette enceinte acoustique avait un excellent rendement et une grande neutralité sonore, surtout dans le haut du spectre. Mais la JMLab Alcor, était une enceinte manufacturée équipée de transducteurs encore plus sophistiqués. Elle pesait 85 kg, faisait 1,20 mètre de hauteur, acceptait une puissance efficace de 200 watts et de 300 watts en crête pour un rendement de 92,5 db/1w/1m.

Les haut-parleurs : Dans l’Alcor, le woofer est un HP de 312 mm à cône Polykevlar, équipé d’un puissant circuit magnétique constitué de 12 petits aimants circulaires répartis en périphérie. Cette originalité Focal autorise une énergie très élevée et procure une ventilation naturelle. Le polykévlar est un sandwich de deux feuilles de kévlar enserrant un mélange résine/microsphères creuses ; on élimine ensuite un maximum de résine pour ne conserver que les éléments de base. La rigidité est telle qu’un homme debout sur le cône ne le fait pas fléchir!

Deux médiums à ogive et cône Polykevlar, sont relayés par le tweeter à 2,5 khz afin d’éviter les interférences mutuelles situées au delà de leur zone idéale de fonctionnement.

Le tweeter Tioxid se charge de la bande 2,5/25 khz. Son dôme concave Tioxid à pièce de phase, sa suspention plane et son énorme aimant lui permettent de couvrir une très grande étendue du spectre aigu en gardant une linéarité remarquable. Le Tioxid consiste en une base de titane recouverte d’une couche de 7µm d’Oxyde de titane. Les ondes se répartissent ici de manière concentrique.

L’écoute : Un son limpide et chaleureux, très équilibré du bas jusqu’au sommet du spectre sonore sans que le médium ne soit trop mis en avant malgré la présence de deux haut-parleurs dans ce registre. La scène sonore est splendide et réaliste. Si l’on a la chance d’en trouver un paire d’occasion (elles sont très rares…), on a beau les écouter souvent, on reste bluffé par le résultat, et on peut passer des heures à redécouvrir sa discothèque (surtout lorsqu’elles sont branchées sur un ampli à tube, même de faible puissance, leur rendement étant relativement élevé).

Prix d’occasion : à partir de 2500 € la paire.

Sono Vintage – Tables de Mixage des années 80 – Partie 2

Voici la suite et fin de l’article : Sono Vintage – Tables de Mixage des années 80 – Partie 1 paru sur Echoretro le 12/06/2017. Ce mois-ci nous allons parler de tables de mixage populaires dans la seconde moitié des années 80 (les 3XXX 6003, AMIX BCC65 et Power 415).

3XXX 6003 (1987-1996) : 

3XXX 6003

La 6003 restait fidèle à la présentation traditionnelle des appareils de la marque 3XXX : finition de la façade en aluminium couleur champagne rosé. Cette table était prévue pour être encastrée et les connecteurs se trouvaient sur la face arrière.

Fonctions et réalisation :

C’est un modèle stéréophonique à 6 voies d’entrée et deux de sortie. Toutes les voies d’entrée sont pratiquement identiques. Elles ne diffèrent seulement que par le type de sources auxquelles elle peuvent être reliées : il existe trois voies micro/ligne et trois phono/lignes. Dans tous les cas, un bouton poussoir sur le fond de la console permet de choisir entre les deux types de sources. Les prises d’entrée sont des Cinch pour phono et ligne et des jacks monophoniques 6,35 mm pour les micros.

Chaque voie comporte un réglage de niveau par potentiomètre linéaire ALPS de haute qualité, et cinq potentiomètres rotatifs pour le réglage de la balance, l’envoi de la modulation sur un circuit auxiliaire, le réglage de grave et d’aigus et celui de la sensibilité qui varie en fonction du niveau des sources. Le signal est disponible sur trois sorties, deux stéréos sur Cinch, la première gérée par potentiomètre linéaire, la seconde par potentiomètres rotatifs, la troisième est disponible en signal asymétrique et symétrique sur jack 6,35 mm, destinée au light-shows. Une sortie casque avec réglage de niveau permet le contrôle de la modulation, avec contrôle de chaque voie sélectionné par le poussoir Cue de chaque voie ou bien la sortie générale sur deux prises en face avant et une en face inférieure. Il existe un circuit d’ordre avec embase XLR pour micro sur flexible avec réglage de niveau et sélection possible vers deux circuits. Enfin, il existe un circuit auxiliaire monophonique et deux circuits d’extension permettant de connecter à travers un commutateur une console spécialisée directement sur le BUS sans réglage pour l’une et sur le circuit auxiliaire avec un réglage pour l’autre.

La construction de cette console est de type professionnelle par tranche. Le BUS fait appel à une nappe souple fixée sur chaque tranche par un connecteur. Le démontage et la maintenance s’en trouvent facilités. Les circuits intégrés sont tous montés sur support. Le bruit de fond est inaudible (80 dB de rapport S/B) et la saturation apparait à partir de 10 volts en sortie, sachant que le 0 dB est à 0,775 volts, on a de la marge…

Prix du modèle neuf en 1987 : 14.490 F soit 3745 € avec 69,5% d’inflation. Valeur actuelle : 300 €.

AMIX BCC 65 (1987-1994) : 

AMIX BCC 65

Sacrifiant à la modularité  de la console CSL-AV, la BBC 65 en conservait néanmoins toutes les qualités et toutes les performances même par certains côtés améliorés puisque dotée d’une correction médium sur les voies stéréophoniques. Le sacrifice de cette modularité permettait d’obtenir un mélangeur d’un prix très attractif adapté aux petites et moyenne radios. La table permettait aussi aux grandes discothèques de sonoriser des formations musicales.

Fonctions :

La BBC 65 était pourvue de 6 voies stéréophoniques avec électrostart et de 5 voies monophoniques adaptées au micro, dont une voie DJ  et une voie micro/téléphone. Trois des 6 voies stéréophoniques sont commutables Phono/ligne, 3 des 5 voies monophoniques sont commutables en micro/ligne mono. La BBC 65 dispose de 6 sorties, 3 sortie stéréo, une sortie écho, une sortie mono, une sortie enregistrement après voice over. La connectique d’entrée sortie est XLR Cinch et Jack 6,35 mm.

Prix du modèle neuf en 1987 : 18.900 F soit 4885 € avec 69,5% d’inflation. Valeur actuelle : 400 €.

Power PMP 415 (1985-1996) : 

Power PMP 415

Conçue pour un usage polyvalent notamment en radio, discothèque et production audiovisuelle, la console PMP 415 offrait une grande capacité de voies d’entrée associée à un large ensemble de fonctions d’exploitation.

Fonctions :

Ainsi pour un usage radio, on note la présence d’un circuit de monitoring par sélection clavier, un circuit aller/retour pour insert téléphonique, un groupe pour machines à jingles, un circuit d’ordres. Pour une utilisation en discothèque, on note la présence d’un filtre actif 3 voies stéréo intégré qui autorise une multiamplification directe du système de diffusion sonore (HP aigu, médium et grave). En production audiovisuelle, la PMP 415 permet une grande souplesse d’emploi du fait de la polyvalence de ses voies d’entrée (RIAA/Ligne/Micro).

Pour les entrées : La 415 comprend 3 voies d’entrées stéréo commutables phono/ligne, 4 voies d’entré ligne stéréo commutables en voie mono, 2 entrées stéréo pour machines à jingles, 1 voie d’entrée spéciale pour le micro du DJ.

Pour les sorties : 2 sorties stéréo principales, une sortie mono symétrique sur transfo pour light-show, une sortie enregistrement stéréo et des circuits auxiliaires.

Pour les circuits auxiliaires : Au nombre de six, ils comportent : un circuit compresseur autofade réglable en efficacité et en temps de relâche, commandé par la voie micro DJ et les entrées machines à Jingles ; un monitoring stéréo sortie ligne et casque avec clavier sélecteur pour contrôler le circuit de préécoute, la sortie stéréo master, le retour téléphone et deux retours extérieurs (ordres/intercom) ; un réseau d’ordres vers 2 directions : prise XLR pour micro en face avant et possibilité de relier ce micro à l’entrée DJ ; un circuit aller/retour pour relier un insert téléphonique ; une entrée BUSS-IN pour relier une console d’extension ; un filtre actif 3 voies en aval de la sortie master avec fréquences de recoupements commutables (500-1000 hz entre voies grave/médium et 1200/5000 hz entre voies médium/aigu) ; enfin, un banc de VU-Mètres avec sélection sortie Master/préécoute calibrage.

Prix du modèle neuf en 1987 : 12.982 F soit 3355 € avec 69,5% d’inflation. Valeur actuelle : 500 €.