Jouets de notre enfance : Jouef, Heller, Solido (1974)

Récemment, en triant le contenu de vieux cartons dans ma cave, je suis tombé sur une pile d’anciens catalogues publicitaires de jouets récupérés dans les magasins spécialisés que je fréquentais à l’époque (j’avais alors une dizaine d’années). J’ai laissé courir mon regard avec nostalgie sur les trains électriques Jouef, les maquettes à monter Heller et les modèles réduits de voitures Solido. Cela m’a donné l’idée d’évoquer ces trois marques dans le dossier du mois et d’illustrer l’article de quelques extraits de leurs brochures qui nous ont tant fait rêver en période de Noël.

Photo de présentation : Catalogue Heller 1974, illustré du vaisseau « Le Soleil Royal »

Les trains électriques Jouef et les circuits auto JouefMatic : 

Catalogue Jouef 1974

C’était un des cadeaux les plus prisés de ces années là, du moins pour les garçons. Encore en maternelle, le père Noël nous livrait un Chou-Chou Baby (le train du premier âge) au pied du sapin. Quelques année plus tard, le vieil homme, ses rennes et son traineau s’égaraient dans les limbes de notre petite enfance et, promotion scolaire oblige, on avait droit au train mécanique ; enfin, vers 10 ans, le budget cadeau flambait et on passait au train électrique, sans se douter que parfois la passion allait l’emporter et durer jusqu’à l’âge adulte. C’était vraiment chouette ces modèles réduits de la SNCF au format HO. (L’échelle HO est l’échelle la plus utilisée en modélisme ferroviaire soit [1:87]. La reproduction de la voie est ici normalisée à un écartement réduit à 16,5 mm au lieu de 1435 mm).

On commençait par se faire offrir un assortiment comprenant la locomotive, trois wagons, un circuit assez sommaire rond ou ovale, et un transformateur pour alimenter le tout ; et puis, au fil des cadeaux divers et des flux en argent de poche, le réseau s’agrandissait avec des locomotives, des rails, des aiguillages et des transfos supplémentaires. On finissait par fixer le tout sur une planche en bois, on électrifiait les aiguillages et enfin, on réalisait un extérieur décoratif avec des maquettes à monter. Mais pour changer du train train habituel (si j’ose dire), on variait parfois les plaisirs en montant un circuit routier au 1/40ème. Là, on se moquait un peu du décors, c’était plutôt un jeux avec les copains le jeudi après-midi (devenu le mercredi après-midi à partir de 1972) et la victoire revenait à celui qui arrivait à finir la course le premier sans que son bolide fétiche n’ait quitté le rail de guidage du circuit.

La marque Jouef : 

Jouef fut créée en 1944 par Georges Huard. Le nom Jouef est une contraction de la marque « Le Jouet Français ». Jouef construit d’abord toute sorte de jouets soit en tôle emboutie, soit en plastique moulé pour ne conserver finalement que ce dernier. Simultanément, sur le créneau des trains miniatures de moyenne gamme économique, le constructeur Lima se montre plus agressif dans les années 1970 avec des réalisations en HO, N et même fugitivement en O. Jouef fait une tentative en HOe2 (HO voie étroite) en 1967, en rachetant la firme allemande Egger-Bahn, spécialisée en HOe. Pendant plus de 40 ans, Jouef défend le principe d’un modélisme ferroviaire bon marché et ne cherchant pas un niveau de détail trop poussé, mais apprécié par les enfants car simple d’utilisation et peu fragile.

La Sofinex regroupe en 1974 les sociétés Jouef, Heller et Solido sous le nom « Le Jouet Français ». Le HOe est abandonné au profit de la seule échelle HO. La société n’a pas pu être redressée et c’est finalement le groupe CEJI, propriétaire de Joustra, qui rachète la marque en 1981 : la direction, déjà présente sur le marché du jeu et du jouet, semble relancer l’activité et annonce même une gamme à l’échelle N, mais CEJI dépose son bilan en 1985. Avec le rachat par Fobbi, une nouvelle relance est engagée.

Dans les années 1990, le marché français du modélisme ferroviaire grand public se rétrécit et Jouef, en difficulté, est racheté en 1996 par le groupe italien Lima qui est à l’époque distribué en France par MKD. Le 1er juin 2001, Lima annonce la fermeture de l’usine Jouef de Champagnole (Jura français) pour la délocaliser en Italie.

Lima est à son tour racheté par le groupe britannique Hornby en octobre 2004. À la suite de cette reprise, c’est MKD qui continue de diffuser en France les marques de trains miniatures du groupe Hornby (Electrotren, Jouef, Lima, Rivarossi, Arnold, etc.) et les circuits Scalextric sous le nom de Hornby France. La production de Jouef est délocalisée en Chine en 2006.

Les maquettes Heller : 

Maquette Heller – Le Soleil Royal

La collection Cadet, composée de modèles de volume réduit faciles à monter, s’adressait aux plus jeunes ou aux personnes qui désiraient apprendre le maquettisme. Il s’agissait de modèles dont le faible nombre de pièces facilitait l’assemblage sans toutefois sacrifier les détails. La boite incluait également la colle, un pinceau et de la peinture.

Les plus consciencieux peignaient chaque pièce avant le montage, d’autres, se contentaient de l’aspect brut de la matière plastique grise d’origine. Le reste de la collection Heller regroupait des modèles nécessitant un peu plus de maîtrise dans la technique du montage, notamment les galions, le clou de la collection étant constitué par le « Soleil Royal », pièce maîtresse de la marque à l’échelle 1/100ème composée de 2300 pièces. La maquette montée faisait 77 cm de long et 74 cm de hauteur… Le modèle qui fut lancé en 1974 est toujours commercialisé par la marque en 2017, ce qui est un bel exemple de longévité.

La marque Heller : 

L’entreprise Heller Joustra SA est issue de la réunion de deux marques historiques : Les maquettes en plastique Heller et les loisirs créatifs Joustra. Plus de 50 ans après sa fondation en 1957 et le lancement de son premier modèle (la Caravelle au 1/100e), la société s’inscrit encore, avec plus de 300 références, dans la tradition des maquettes fabriquées en France. Depuis sa création, Heller a produit plus de 1500 moules qui donnent les composants nécessaires à la réalisation des nombreux sujets de sa collection : des voiliers, des navires militaires, des voitures de tourisme et de course, des avions, des motos et des véhicules militaires.

Au début des années 70, la marque est au faîte de son succès. D’un point de vue économique 1974 voit la création du groupe «Le Jouet Français» par Sofinex (filiale du Crédit lyonnais) regroupant les marques Jouef, Solido et Heller. En 1977, soit trois ans après le lancement du Soleil Royal, Heller renoue avec le succès en proposant la légendaire Citroën Traction 15/6 à l’échelle du 1/8e. Certes le montage n’est pas à la portée d’un débutant car l’énorme boîte regorge de plus de 1000 pièces, mais aussi avec ses soixante centimètres de long et tous ses détails finement reproduits, elle reste à ce jour une pièce exceptionnelle. Pour son élaboration Heller n’avait pas fait les choses à moitié, 6000 heures de travail en bureau d’étude pour les plans, 40 personnes affectées à la fabrication des moules pendant plus de 18 mois et acheté deux voitures grandeur nature.

En 1980 «Le Jouet Français» est mis en liquidation et ses différentes composantes rachetées par des groupes divers, Borden dans le cas d’Heller. En 1999, Heller rachète l’entreprise alsacienne Joustra (contraction de Jouets de Strasbourg), fabriquant de jouets plastique et créatifs comme le Télécran. En 2006, l’entreprise est mise en règlement judiciaire. Dans cette situation, la société MANOP (Manufacture d’objet précieux) rachète Heller le 15 janvier 2007. Cette reprise se solde par le licenciement de 33 des 71 salariés, soit plus de 45 % des effectifs. Le 21 mars 2016 Heller-Joustra, de nouveau en difficulté après une embellie au début des années 2010, est repris par Maped, groupe français initialement spécialisé dans les fournitures scolaires mais en cours de diversification depuis 2014.  Heller continue de fabriquer ses maquettes en plastique sur le site de production, créé en 1963, à Trun près d’Argentan en Basse-Normandie dans le département de l’Orne (61).

Les voitures miniatures Solido : 

Citroën SM Solido

Parmi les cadeaux favoris, les miniatures d’automobiles au 1/43ème figuraient aussi dans le palmarès de nos jouets préférés. J’en ai gardé quelques-unes qui me rappellent ces tendres années, alors que la vie était plus simple qu’aujourd’hui, notamment une Citroën SM rouge qui me fit rêver à l’occasion des fêtes de fin d’année de 1973. Détail amusant, j’ai dans mes relations plusieurs possesseurs de bolides italiens rouges. Ils partagent tous un point commun : ils possèdent le modèle d’usine à l’échelle 1 dans le garage et son équivalent miniature à l’échelle 1/43ème est posé sur leur bureau…

La marque Solido : 

En 1919, Ferdinand de Vazeilles crée la Fonderie de précision de Nanterre qui devient une des plus renommées d’Europe pour le moulage sous pression de matériaux spéciaux appliqué à l’automobile et à l’aviation (culasse, carburateur, etc.). Il a l’idée en 1930 d’utiliser le métal injecté pour réaliser des jouets techniques qui jusque là étaient surtout en tôle. Il pense que c’est un gage de robustesse et donne le nom de Solido aux premiers véhicules qui sont fabriqués en zamac et sortent en 1933. Il s’agit de jouets transformables et non de reproduction miniature de véhicules réels. L’entité Solido est créée en 1937 et est consacrée uniquement aux jouets en zamac.

C’est en 1957 que Solido commence la fabrication de modèles de véhicules sportifs réels à l’échelle classique du 1/43e : le premier modèle est la Jaguar « Le Mans » avec des essieux montés sur une lame de ressort donnant l’impression d’une suspension réelle. En 1960, Solido lance une « série militaire » qui connaîtra par la suite un grand succès. Une des particularités de certains véhicules est que les chenilles articulées sont elles aussi réalisées en fines pièces de zamac.

À partir des années 1960, les modèles sportifs de Solido abandonnent progressivement le côté jouet où la qualité de reproduction comptait moins que l’aspect ludique, pour une production très réaliste des prototypes de type 24 heures du Mans, respectant bien les formes et les proportions des voitures, grâce à l’utilisation fréquente des copies des plans d’usine fournies par les constructeurs.

La société est rachetée par Majorette en 1980. En 1993, le groupe Majorette Solido est racheté par Ideal loisir et en 1998 par le groupe Triumph Adler. En 2003, elle entrera dans le groupe Smoby. En 2006, l’usine d’Oulins (Eure-et-Loir) de 89 salariés ferme ses portes et la production est délocalisée en Asie. En 2008, Majorette Solido est repris par le fond MI 29 puis en 2010 par le groupe allemand Simba Dickie (société mère de Smoby).

En 2015 à la suite du Salon du Jouet de Nuremberg, Simba Dickie confie la marque Solido à la société Bretonne Z Models Distribution qui jusque là produisait ses propres modèles 1/18ème en résine sous les marques OttOmobile et GT Spirit. La production est désormais faite au Bangladesh et la collection se recentre sur l’échelle 1/18.

Hifi Vintage – Altec Lansing Model 14 et JBL L250 (1981-1985)

Voici deux enceintes acoustiques haut de gamme qui ont marqué le début des années 80. Elles abordaient la reproduction sonore de façons différentes certes, mais avec le même perfectionnisme. D’un côté une deux voies à haut rendement (96,5 dB) encaissant 200 watts, équipée d’un boomer de 30 cm et d’une compression de 1 pouce couplée à un pavillon révolutionnaire ; il s’agit de la Model 14 de la firme Altec Lansing. De l’autre, une 4 voies à rendement moyen (90 dB) encaissant 400 watts, équipée d’un boomer de 36 cm, d’un bas médium de 20 cm, d’un haut médium de 13 cm et d’un tweeter de 1 pouce ; c’est la spectaculaire L250 de JBL.

Altec Lansing Model 14 (1981-85) :

Altec Lansing Model 14

À sa sortie en 1981, l’Altec Model 14 était une enceinte unique en son genre dont les performances étaient en avance sur tout ce qui existait sur le marché des enceintes haut de gamme de l’époque. Comme nous le verrons dans la suite de cet article, ce défit fut réalisable grâce au développement d’un nouveau pavillon médium-aigu mis au point par la firme californienne.

La Model 14 utilise un transducteur basse fréquence Altec Lansing de 12 pouces pour reproduire la plage de fréquence comprise entre 35 Hz et 1,5 kHz. On pense parfois qu’il a été fabriqué à tort par RCA en raison du numéro de pièce du kit de cône.

Les fréquences moyennes et hautes entre 1,5 kHz et 20 kHz sont reproduites par la compression Altec Lansing 902-8B monté sur la corne Mantaray MR931-12 nouvellement conçue. La 902-8B utilise une pièce de phase à fentes radiales nommée Tangerine pour une réponse haute fréquence étendue. La Model 14 incorpore également un égaliseur à deux bandes pour corriger l’équilibre tonal des fréquences moyennes et hautes en fonction des préférences d’écoute.

Le Mantaray est un pavillon à directivité constante qui maintient une dispersion homogène des fréquences aigus. Il a été conçu par Clifford A. Henrickson et Mark S. Ureda d’Altec Lansing en utilisant les principes établis par Don Keele d’Electro-Voice (plus tard JBL).

Comme les hautes fréquences sont mieux répartis sur leur zone de couverture par le pavillon à directivité constante, elles semblent atténuées par rapport aux autres cornes. Le driver et sa corne nécessitent donc une augmentation d’égalisation d’environ 6 dB par octave avec un filtre centré entre 2 et 4 kHz (selon la conception de la corne) afin d’avoir un son neutre et équilibré.

En plus de ce système Lansing Tangerine Phase Plug, le filtre a également introduit un circuit sophistiqué de protection des haut-parleurs appelé Automatic Power Control. Altec a affirmé que ce circuit ajoutait « absolument zéro distorsion » et qu’il ne limitait en aucune façon la réponse en fréquence. Son but était de limiter la puissance d’entrée à 75 watts RMS continu tout en permettant des pics dynamiques jusqu’à 200 watts. En cas de surcharge, il réduit automatiquement la puissance délivrée aux drivers en introduisant une grande résistance dans le circuit via un relai. L’auditeur est averti par une Led clignotante sur le panneau de contrôle de l’équalisation.

En fait, l’Altec 14 donna un coup de vieux à un grand nombre de revendications publicitaires de l’époque et aux mythes qu’elles propageaient. Altec les évoquait ainsi dans une de ses publicités :

Mythe numéro 1 : Plus l’angle de dispersion d’un haut-parleur est large, mieux l’enceinte sonne.

Les publicités de haut-parleurs dans les magazines audio de l’époque revendiquaient l’utilisation de larges transducteurs pour améliorer la dispersion du son. Mais ce raisonnement n’est valable qu’à certaines fréquences. La vérité est que dans tous les modèles de haut-parleurs traditionnels, que ce soient des compressions à pavillon, des cônes, des dômes ou autres, le modèle de dispersion est étroitement lié à la fréquence reproduite. Lorsque la fréquence augmente, la dispersion se focalise. Il est possible que le transducteur ait en effet une très grande dispersion aux basses fréquences mais la dispersion se rétrécie aux fréquences plus élevées. Et puisque le rayonnement se produit à des fréquences différentes en fonction des différents types et tailles de transducteurs, plus le système utilise de composants complexes, plus le problème devient complexe.

Dans un système 3 voies typique par exemple, les basses fréquences sont reproduites par le woofer. Lorsque la fréquence augmente, le woofer commence à rétrécir son diagramme de dispersion jusqu’à ce que, à la fréquence de transition, il devienne extrêmement étroit. Au-dessus de la fréquence de croisement, un haut-parleur médium prend le relaie depuis sa fréquence limite inférieure, et le diagramme de dispersion s’élargit à nouveau puis se rétrécit vers son autre extrême. Ce phénomène se renouvelle également depuis ce point de croisement entre le haut médium et les aigus jusqu’aux extrêmes aigus. Le résultat de cette dispersion incohérente est une enceinte acoustique dont l’image stéréo est mal définie et semble instable.

Pour parer à ce phénomène, Altec Lansing a mis au point une famille de pavillons nommés Mantarays. Essentiellement, le nouveau design de ce pavillon produit un son continuellement équilibré sans tenir compte des changements de fréquence. La focalisation est pratiquement éliminée. Pour cette raison, l’image stéréo conserve sa qualité et garde une bonne définition acoustique que vous soyez assis dans la position d’écoute équidistante traditionnelle ou plus à l’écart, dans la pièce. La zone d’écoute optimum est donc beaucoup plus grande qu’avec des modèles d’enceintes classiques. En conservant une énergie maximale dans un angle horizontal de 90° selon une asymétrie de 30° dans la zone verticale supérieure et de 10° dans la verticale inférieure, le Mantaray permet à la zone d’écoute de garder un son homogène, tout en minimisant les réflexions. Et puisque ce pavillon délivre si peu de son énergie sonore aux murs et aux tapis, il ne nécessite pas de calcul particulier pour positionner le pavillon dans la pièce contrairement aux enceintes de type réfléchissant (Bose par exemple). Cela signifie pour vous que pour la première fois, vous pouvez entendre le spectre sonore complet, où que vous soyez dans la zone d’écoute et cela sans coloration sonore due aux réflexions de la pièce et avec l’image stéréo tridimensionnelle la plus impressionnante que vous ayez jamais perçu.

Mythe numéro 2 : Vous ne pouvez pas obtenir une réponse en fréquence étendue à partir d’une enceinte acoustique à deux voies.

Au fil des années, un certain nombre de types différents de haut-parleurs haute fréquence ont été utilisés dans les enceintes. Cependant, presque tous peinaient à reproduire les limites supérieures du spectre de fréquences audio. Pour cette raison, de nombreux fabricants ont décidé d’ajouter un troisième haut-parleur spécialisé ou super tweeter à leurs systèmes. Bien sûr, cela ajouta à la complexité des haut-parleurs et amena à d’autres compromis techniques.
Altec décida d’adopter une approche différente. Plutôt que d’ajouter plus de composants, il opta pour un dispositif à haute fréquence efficace, en l’occurrence, une compression.

Une chambre de compression : (dite aussi driver, compression ou moteur à compression), est constituée d’un transducteur électrodynamique fonctionnant comme un haut-parleur traditionnel mais dont la membrane émet dans un volume (la chambre) qui ne communique avec l’extérieur que par une ouverture de taille réduite, la gorge. Le couplage avec le pavillon se fait au travers d’une « pièce de phase », qui assure le bon fonctionnement de l’ensemble et, en particulier, une bonne restitution des fréquences les plus élevées. Elle est généralement munie de fentes concentriques et est située juste au-dessus de la membrane. Elle débouche sur la gorge du pavillon. Ce n’est pas, contrairement à un haut-parleur classique, le diamètre de la membrane qui définit la taille de la compression mais celui de la gorge. Cette taille est généralement exprimée en pouces, la plupart des compressions se répartissant dans des tailles comprises en un et deux pouces (soit environ 2,5 à 5 cm). 

Dans le passé, les chambres de compression canalisaient leur énergie à haute fréquence à travers deux fentes circulaires équidistantes. Mais à cause de la conception de ces fentes, certaines des fréquences supérieures étaient perdues. Le Tangerine inventé par Altec, est une pièce de phase qui utilise une conception de fente radiale unique permettant un flux sonore dont la réponse en haute fréquence s’étend au-delà de 20 kHz. Et comme beaucoup de gens aiment la flexibilité offerte par le réglage des médiums et des hautes fréquences équipant les systèmes à 3 voies, un égaliseur double bande unique qui permet ajustement séparé des médiums et des aigus a été ajouté. Le résultat est une synthèse prenant le meilleur des 2 et 3 voies dans un seul design.

Mythe numéro 3 : les meilleurs (et les seuls) circuits de protection d’enceintes sont les fusibles et les disjoncteurs.

Au cours des dernières années, il est devenu populaire d’installer des fusibles ou des disjoncteurs en ligne pour protéger les haut-parleurs contre les niveaux de puissance nuisibles. Mais en raison de la nature même de la musique, ces dispositifs offrent vraiment peu de protection, voire aucune. Si vous installez un fusible de faible valeur pour une protection maximale, il va probablement être déclenché pendant les pics musicaux. Installez un fusible de haute valeur pour permettre ces transitoires et le haut-parleur peut être endommagé par des niveaux de puissance élevés et continus. Et si votre haut-parleur a un disjoncteur intégré, vous êtes coincé par la valeur standard que le fabricant a sélectionnée. De toute évidence, il devait y avoir un meilleur moyen. Altec l’a appelé Automatic Power Control.
Ce dispositif de protection contre les surcharges de puissance détecte la puissance (les fusibles et les disjoncteurs ne sont sensibles qu’au courant) délivrés au système et corrige automatiquement les surcharges. Chaque fois que la puissance d’entrée dépasse les limites de sécurité, un voyant s’allume et l’alimentation est automatiquement réduite. Et contrairement à un fusible ou un disjoncteur qui éteint le haut-parleur lorsqu’il est activé, le fonctionnement des haut-parleurs continue mormalement, même lorsque la protection est en fonctionnement. Ainsi, ce système permet des pics musicaux tout en protégeant le haut-parleur. Mais la sophistication du circuit va bien au-delà de la simple protection de l’alimentation. Il est plus sensible aux signaux d’amplificateurs écrêtés qu’aux signaux propres, de sorte qu’il reconnaît la différence entre les vrais pics musicaux et la saturation de l’amplificateur.
De plus, le circuit n’injecte absolument aucune distorsion et ne limite en aucune façon la réponse en fréquence du système. Enfin, le circuit est auto-alimenté et toute la puissance de fonctionnement est dérivée du signal lui-même (et elle est pratiquement nulle par rapport au signal entrant).

Mythe numéro 4 : Vous ne pouvez pas combiner grande efficacité et puissance importante.
Si vous appréciez votre musique à des niveaux d’écoute modérés, vous ne pensez pas avoir besoin de haut-parleurs devant gérer une puissance élevée.
La vérité, cependant, est que même à des niveaux bas, les crêtes musicales peuvent imposer des exigences incroyables à un transducteur. Et si la capacité de puissance d’un haut-parleur ne peut pas répondre à ces exigences, une distorsion audible va apparaître.
Afin de répondre à ces exigences, de nombreux fabricants conçoivent leurs enceintes pour gérer une puissance élevée, mais cela se fait souvent au détriment de l’efficacité. Malheureusement, ces haut-parleurs à faible rendement ont tendance à éliminer l’avantage majeur de leur puissance de traitement, car il faut beaucoup de puissance juste obtenir un niveau d’écoute modéré. De plus, lorsque ces haut-parleurs fonctionnent aux niveaux de puissance élevés dont ils ont besoin, leur plage dynamique (la variation entre les niveaux de musique les plus forts et les plus faibles) est compressée. Le résultat est un son vague, lointain et qui manque de réalisme musical. Altec Lansing, est au fait des haut-parleurs qui associent haute efficacité et haute capacité de traitement et dans le cas du model 14, cette philosophie de conception est appliquée à l’extrême.
Le Model 14 est l’une des enceintes les plus efficaces qu’Altec n’ait jamais produits. En raison de cette efficacité, les 14 peuvent livrer de très haut niveaux d’écoute avec une très faible puissance d’entrée. Mais les 14 sont également très puissantes. Et comme il leur faut peu de puissance pour atteindre un niveau d’écoute réaliste, la marge de puissance supplémentaire pour gérer les pics musicaux sans effort est considérable.

L’écoute : la première chose qui attire immédiatement votre attention pendant l’écoute des Model 14 est la largeur et la profondeur de la scène sonore. C’est impressionnant. La réponse transitoire est non seulement excellente, mais presque parfaitement contrôlée. (Une qualité rare dans les anciens systèmes à pavillon). Les cornes à directivité constante Mantaray fonctionnent donc comme annoncé.

Un attribut plutôt unique des Altec est la façon dont elles sonnent bien autant au niveaux d’écoute normal qu’élevé. Les médiums ont aussi une chaleur exceptionnelle. Les seules faiblesses notables dans le système sont dues à la conception du filtre et de l’égalisation qui atténue légèrement les graves. À l’autre extrémité du spectre de fréquence, les aigus sont parfois atténués par le circuit de filtrage des fréquences, mais c’est peu perceptible. Ainsi, sur certains morceaux musicaux, les hautes fréquences semblent faiblir pendant des passages très subtils de la musique, mais lorsque l’amplitude augmente, elles s’équilibrent à nouveau. Mais ces deux problèmes sont mineurs comparés à la qualité des médiums et à l’agrément d’écoute exceptionnel quelque soit le niveau demandé.

Prix d’occasion : à partir de 1000 $.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

JBL L250 : (1982-85)

JBL L250

En 1982, il était impossible de ne pas être impressionné par l’enceinte phare de la gamme JBL, et cela, avant même de l’avoir entendu, pour la bonne raison que, contrairement à la plupart des autres produits audio, la L-250 avait une présence visuelle affirmée. Dessinée comme une pyramide asymétrique tronquée, elle mesure plus de 130 cm de haut, et même avec la grille acoustique de protection, le tweeter reste exposé, ressemblant à un grand œil doré. La superstructure impeccablement montée est disponible en plusieurs finitions en bois, avec sa grille en tissu acoustique de couleur assortie à l’ébénisterie.

Mais l’apparence du L-250 ne se limite pas à l’œil : la forme suit définitivement la fonction. Par exemple, l’absence virtuelle de surfaces parallèles aide à prévenir les accumulations de résonance dans l’enceinte. Le déflecteur avant est légèrement incliné vers l’arrière, afin d’aligner les centres acoustiques et d’avoir ainsi une erreur de phase minimale, et se rétrécit de bas en haut pour minimiser la zone de déflexion autour de chaque conducteur. JBL arrondit également les bords de l’enceinte pour une diffraction minimale, et construit les haut-parleurs avec des paires d’images miroir, afin de délivrer une imagerie stéréo précise.

Chaque L-250 dispose de quatre haut-parleurs configurés dans un réseau quasi-vertical : un woofer de 14 pouces près du bas de l’enceinte, un bas-médium de 8 pouces, un haut-médium de 5 pouces et un tweeter soft-dome de 1 pouce au sommet. Tous sont moulés en acier, et les deux haut-parleurs du bas de spectre utilisent des structures d’aimants JBL SFG (Symmetrical Field Geometry) pour maintenir la distorsion à un niveau très bas. Le woofer est appuyé par un évent arrière ; les autres haut-parleurs sont isolés par leurs propres sous-matrices pour éviter les interactions acoustiques indésirables.

Le filtrage est réalisé selon des pentes relativement douces de 6 dB par octave pour une erreur de phase faible et des transitions les plus lisses possibles entre les haut-parleurs. JBL indique qu’il a sélectionné les points de croisement réels (400 Hz, 1,5 kHz et 5 kHz) pour assurer une faible distorsion, une capacité de gestion de puissance élevée, une large dispersion à toutes les fréquences et une réponse en fréquence douce sur et hors axe. La manufacture a également pris l’initiative inhabituelle d’ajouter des condensateurs de dérivation en polypropylène de haute qualité en parallèle avec les électrolytiques à forte capacité dans les circuits de filtrage. Le but, selon JBL, est d’améliorer les caractéristiques du filtre.

Les connexions de l’amplificateur sont réalisées avec une paire de bornes de raccordement codées par couleur près du bas d’un grand renfoncement dans le panneau arrière. Le reste de l’insert est occupé par des atténuateurs à trois positions pour chacun des deux médiums et un atténuateur à quatre positions pour le tweeter. Pour assurer un transfert de courant sans entrave, JBL a choisi d’utiliser des barres vissées au lieu de commutateurs ou de potentiomètres pour sélectionner le degré d’atténuation. Cela tend à décourager les réajustements fréquents, car la modification du réglage sur un seul haut-parleur nécessite le retrait et le replacement de six vis.

Les chiffres :

La sensibilité de l’enceinte est modérément élevée (90 dB/ 1w/1m), et sa capacité à encaisser la puissance est excellente (400 w). La distorsion harmonique totale (DHT) est exceptionnellement faible, même à des niveaux très élevés. À un niveau de pression acoustique (SPL) de 100 dB, la DHT est en moyenne inférieur à 1% entre 30 Hz à 10 kHz et ne dépasse jamais 5% à n’importe quelle fréquence.

L’impédance varie régulièrement avec la fréquence, atteignant un maximum de 21,5 ohms à 20 Hz et un minimum de 6,1 ohms à environ 110 Hz. Étant donné que l’impédance moyenne est de 9,6 ohms, n’importe quel ampli décent peut driver une paire de L-250 en parallèle.

La réponse varie de ± 4 dB entre environ 30 Hz et 20 kHz dans l’axe et 16 kHz en dehors de l’axe. Cependant, ces chiffres reflètent mal la douceur globale des courbes. Par exemple, de 30 Hz à 10 kHz, la réponse est d’environ ± 2,5 dB sur l’axe et de ± 3,5 dB hors de l’axe. Et l’extension des basses est clairement extraordinaire, surtout à la lumière de l’absence d’un effet de mur à proximité.

L’écoute :

Cet aspect particulier des performances de la L250 souligne que sa portée, son impact et sa clarté en bas de spectre sont tout simplement stupéfiants. Dans l’ensemble, le son est très doux, avec un léger pincement occasionnel sur les instruments tels que les triangles. Le L-250 parvient en quelque sorte à abriter confortablement sous un même toit une qualité audacieuse et originale et une délicatesse sensible de la reproduction rarement réunies sur une même enceinte.

La scène sonore est généralement excellente, avec une bonne précision, une bonne répartition latérale et un bon sens de la profondeur et de l’ouverture. Il y a une certaine tendance à la stratification verticale en fonction de la fréquence, ce qui fait parfois que les sons aigus sont localisés quelque peu au-dessus des sons graves. Mais ceci est assez commun parmi les haut-parleurs ayant plusieurs transducteurs distribués verticalement sur une grande façade et est rarement intrusif.

Prix d’occasion : à partir de 1500 €.

Caractéristiques Techniques : Voir notice ci-dessous.

Billet d’humeur – Plus ça va, moins ça va…

Comme je l’ai dit sur la page d’accueil en commençant mon blog, je ne suis pas un partisan du poncif « C’était mieux avant ». Malgré cela, je n’ai pu m’empêcher de constater que depuis 1990, nos libertés de citoyen s’étaient mis à fondre comme neige au soleil, alors que dans le même temps, l’accumulation de nos obligations envers l’état finissait par devenir écrasante. Bref, plus ça va, moins ça va…

La collecte des évènements marquants des rétroactus ponctuant les années évoquées par Echoretro n’a fait que me confirmer la gravité de la situation. J’ai fait à cette occasion, une liste non exhaustive (que vous trouverez à la fin de ce billet) des multiples obligations, interdictions et sanctions souvent injustifiées qui sont tombées sur nos têtes depuis une cinquantaine d’années (et plus particulièrement depuis le début des années 90) dans divers domaines qui nous touchent de près, à savoir : l’automobile et la sécurité routière, le paiement avec de l’argent liquide, l’obligations de diplômes ou de formations, la vente de biens immobiliers, la détention d’arme, la consommation et la vente du tabac.

Si certaines lois sont nécessaires (comme l’interdiction de boire de l’alcool avant de prendre le volant ou l’obligation de mettre la ceinture de sécurité), d’autres sont franchement abusives (comme l’instauration du permis à point, l’intarissable installation de radars de contrôle de vitesse dont on sait qu’ils ne servent à rien d’autre qu’extorquer des sous aux automobilistes, ou l’abolition progressive du cash au profit du paiement électronique sous des prétextes fallacieux). Et que penser de l’obligation du jour au lendemain de passer un examen pour une profession qui n’en nécessitait pas avant? (Exemple : le taxi en 1995. Les taxis formés sur le tas exerçant avant 1994 qui obtinrent leur carte professionnelle sans avoir d’examen étaient sûrement aussi compétents que ceux de 1996 qui furent obligés d’en passer un passer pour exercer ce métier…)

Cette perte progressive de nos libertés et ces nouvelles contraintes s’accompagnent parallèlement d’une dégradation de la qualité des productions médiatiques et culturelles, et les téléspectateurs vigilants ont dû sûrement constater cette baisse depuis 1990, à croire qu’il faut non seulement assommer les gens avec des lois et des sanctions, mais aussi, les crétiniser au cas où ce ne serait pas suffisant. Et cela ne s’arrange pas si l’on observe l’extrême indigence des programmes TV actuels, qui sont devenus une purée globale d’informations uniformisés, de télé réalités débiles, de feuilletons insipides, de musique rap indigeste et de jeux idiots sur fond de pubs infantilisantes.

Nous observerons par la même occasion que l’accélération de la dégradation culturelle ambiante à été de pair avec l’arrivée des sitcoms en France au milieu des années 90 (« Friends », « Urgence », « H »…), et aussi celle des premières émissions de reality show (« Perdu de vue », « La nuit des héros »…). Au début des années 2000, la télé-réalité a débarqué dans l’hexagone, nous permettant au fil des ans de suivre les ébats de célibataires des deux sexes réunis dans un même appartement (Loft Story, Secret Story…), les télécrochets de chanteurs de salle de bain en quête de célébrité (Pop Star, Star Academy…), mais aussi la mise à la diète d’apprentis survivalistes en mal d’exotisme (Koh-Lanta). Certains artistes « comiques » ont aussi débarqué, adepte du stand-up plutôt down, et du one man plus froid que show. Coluche et Desproges doivent se retourner dans leur tombe devant tant de nullité. Peu à peu, les modèles de société sont devenus les « peoples », les médias mettant sur le même plan politiciens, artistes, présentateurs TV, « Chroniqueurs », sportifs, humoristes, hommes d’affaire, éphémères « célébrités » de télé-réalités, chef cuisiniers, agents immobilier… Quand on voit cette pétaudière, on comprend pourquoi les purs et durs comme Manset ou Godard boycottent la télévision.

À l’heure ou la culture se fane à force d’être caricaturée, où l’information s’uniformise à force d’être clonée, où l’initiative personnelle s’étouffe à force d’être encadrée, il serait peut-être temps de s’apercevoir que l’état nounou se transforme peu à peu en geôlier et que les médias ont failli dans leur mission première d’information et de divertissement en confondant la vérité avec la propagande et la culture avec le conditionnement.

François

Lois sur les infractions routières (excès de vitesse, radars, feux rouges…) :

9 novembre 1974 : Abaissement des limitations de vitesse :

– 130 km/h sur les autoroutes ;

– 110 km/h sur les voies expresses a 2 x 2 voies ;

– 90 km/h sur les routes.

18 juin 1999 : Loi adoptant le délit de récidive pour les très grands excès de vitesse et la responsabilité pécuniaire du propriétaire du véhicule en cas de contrôle sans interception et d’impossibilité d’identifier le conducteur.

18 décembre 2002 : Le Comité interministériel à la sécurité routière décide notamment :

– la mise en place d’un système de contrôle-sanction automatisé ;

– l’aggravation des sanctions pour des faits d’homicide et blessures involontaires, certains comportements dangereux (conduite avec un taux d’alcoolémie, non-port de la ceinture de sécurité et du casque, usage du téléphone portable) ainsi que pour les récidivistes et les multi-infractionnistes.

31 octobre 2003 : Mise en place du contrôle-sanction automatisé (les radars).

6 décembre 2004 : Décret prévoyant l’aggravation des sanctions pour les excès de vitesse de 50 km/h et plus ainsi que la minoration des sanctions pour les excès de vitesse de moins de 20 km/h hors agglomération.

5 janvier 2006 : Loi prévoyant l’aggravation des sanctions pour les excès de vitesse de 50 km/h et la confiscation du véhicule.

3 juillet 2009 : Installation des premiers dispositifs de contrôle du franchissement des feux rouges.

5 janvier 2012 : Interdiction des avertisseurs de radars GPS (1500 euros d’amende et retrait de 6 points de permis).

– Durcissement des sanctions contre l’usage d’un téléphone ou d’un appareil à écran en conduisant. (135 euros d’amende et retrait de 3 points de permis).

20 novembre 2016 : l’amende qui est due pour excès de vitesse lorsque le véhicule appartient à une société et non à un particulier est quintuplée. Par exemple, pour un excès de vitesse inférieur à 20km/h, l’amende forfaitaire minorée est de 45€. Pour une société, cette amende est passée à 225€.

1er janvier 2017 : L’employeur qui reçoit un PV devra fournir à l’administration les coordonnées personnelles de l’employé qui a été flashé pour excès de vitesse ou pour avoir grillé un feu rouge. S’il s’en abstient il est passible d’une amende de 750€. Les conducteurs subiront donc un retrait de points sur leur permis, alors qu’auparavant ils y échappaient souvent faute d’être identifiés.

Permis à point : 

10 juillet 1990 : Loi instituant le permis à points avec mise en place effective à compter du 1er juillet 1992.

1er juillet 1992 : Mise en application du permis à points.

5 mai 1994 : Décret prévoyant le retrait d’un point du permis de conduire pour non-port de la ceinture pour les conducteurs automobiles ou du casque pour les motocyclistes.

1er mars 2004 : Introduction du permis de conduire probatoire : les débutants ne disposent que d’un capital de 6 points à l’obtention de leur premier permis (toutes catégories confondues).

9 mars 2004 : Loi dite Perben II, donnant un caractère délictuel à la conduite sans permis et au défaut d’assurance.

30 mars 2005 : Décret d’application du délit de conduite sans permis et de défaut d’assurance.

9 mai 2007 : Modifications relatives au permis de conduire : le capital de 12 points s’acquiert progressivement après une période probatoire de 3 ans (2 ans pour ceux qui ont suivi un apprentissage anticipé de la conduite. 

Contrôle technique des véhicules :

1er janvier 1986 : Obligation du contrôle technique, mais sans obligation de réparation en cas de défectuosité pour les véhicules de plus de cinq ans d’age, objets d’une transaction.

1er janvier 1992 : Le contrôle technique devient obligatoire pour les véhicules légers de moins de 3.5 tonnes. Il concerne 116 points de vérification liés à la sécurité et au respect de l’environnement. En 1992, toutes les voitures de 10 ans et plus devaient être contrôlées (5 ans en cas de cession). La fréquence des contrôles a augmenté peu à peu et, le 1er janvier 1995, la première visite a été imposée après 4 ans. Aujourd’hui, le contrôle technique doit être effectué dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire du véhicule. Il doit ensuite être renouvelé tous les 2 ans, ainsi qu’en cas de vente de la voiture (un certificat de moins de 6 mois est exigé). Si le véhicule est jugé non conforme, il doit subir dans un délai de 2 mois une contre-visite, après réparation.

1er janvier 1999 : les véhicules utilitaires légers de plus de 4 ans sont en outre soumis à un contrôle annuel anti-pollution. À l’issue de ce test, la mention « visite complémentaire » est indiquée sur le procès-verbal.

2000 : Depuis la réglementation du contrôle technique en 1992, le nombre d’altérations (soit le nombre de défauts) soumises à une contre-visite est passé de 7 à 592.

27 juillet 2004 : Le contrôle technique est réglementaire pour les poids lourds, c’est-à-dire les véhicules dont le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) dépasse les 3.5 tonnes a été privatisé.

2012 : Il existe désormais 124 points de contrôle.

Mai 2018 : Le CT passe de 124 à 400 points de contrôle

Lois concernant la Moto : 

1er janvier 1975 : Port obligatoire du casque pour les conducteurs et passagers de vélomoteurs en agglomération.

1er  octobre 1976 : Obligation du port du casque hors agglomération pour tous les usagers de cyclomoteurs.

1er janvier 1980 : Port obligatoire du casque pour les usagers de cyclomoteurs en toutes circonstances.

30 novembre 1984 : Décret relatif aux motocyclettes de plus de 100 chevaux et portant interdiction :

– de réception, à compter du 1er janvier 1985 ;

– de vente, à compter du 1er janvier 1986.

1er mars 2004 : Introduction du permis de conduire probatoire : les débutants ne disposent que d’un capital de 6 points à l’obtention de leur premier permis (toutes catégories confondues).

1er juillet 2004 : Immatriculation des cyclomoteurs neufs.

2 mars 2007 : Obligation d’allumage des feux le jour pour les motocyclettes légères et les cyclomoteurs.

1er janvier 2011 : Obligation de suivre une formation de 7 heures avant de conduire un 125 cm³ ou un « scooter à trois roues » pour les titulaires du permis B.

20 novembre 2016 : Le non-port de gants certifiés CE est sanctionné d’une amende de troisième classe (68 euros minorée à 45 euros en cas de paiement dans les 15 jours, ce qui est le prix moyen d’une paire de gants certifiés CE) pour le conducteur et le passager, auquel s’ajoute pour le pilote un retrait d’un point sur le permis de conduire.

Contrôle des armes à feu : 

Sous l’Ancien Régime : L’arme à feu est un privilège de la noblesse seule.

1789 : L’arme à feu, est un moyen de protéger la Révolution. À la demande de Mirabeau, le droit de posséder une arme à feu faillit être noté dans la constitution française, comme aux USA avec le deuxième amendement, mais, les membres du comité considérèrent à l’unanimité que «le droit déclaré dans l’article X non retenu était évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile que nulle autre institution ne peut le suppléer».

17-19 juillet 1792 : L’Assemblée nationale vota ce décret : «Tous les citoyens doivent être pourvus d’armes, afin de repousser avec autant de facilité que de promptitude les attaques des ennemis intérieurs et extérieurs de leur constitution».

1810 : L’article 42 du code pénal rangeait le droit d’avoir une arme parmi les droits civiques, civils et de famille (solution confirmée par un avis du Conseil d’État de 1811).

19 mars 1939 : Un décret est voté grâce à des pouvoirs spéciaux pour organiser le pays en vue de la guerre ; il n’a jamais été validé par les parlementaires ; il organise les armes selon 8 catégories. Les armes et munitions considérées comme matériels de guerre sont interdites ou très difficiles à détenir ou acheter (nécessaire détention d’une licence de tir) ; les seules armes non soumises à autorisation sont les fusils de chasse et les armes de petit calibre (comme le 22lr).

10 mais 1940 : Dès l’entrée des troupes allemandes sur le territoire national français, une ordonnance du 10 mai 1940 interdit la détention des armes. Assoupli après la guerre, le décret de 1939 ne sera tout de même pas abrogé.

13 juin 1956 : Les revolvers multi-coups et pistolets automatiques de petit calibre (22 lr, 6.35) sont classés dans la 4 ème catégorie (aujourd’hui cat B). (Guerre d’Algérie).

19 août 1983 : soumet tous les pistolets à percussion annulaire à un coup à une autorisation administrative.

6 mai 1995 : Un décret interdit la vente libre de toutes armes à grenaille y compris celles à percussion centrale et des armes d’épaule à répétition, à canon lisse de plus de dix coups ; mais les armes de 5ème et 7ème catégories (fusil de chasse et carabine 22lr) peuvent être acquises librement par tout citoyen de plus de dix-huit années, certaines nécessitant un enregistrement auprès de la police.

16 décembre 1998 : L’acquisition des fusils de chasse ou 22lr est désormais soumise à la présentation d’un permis de chasse validé de l’année ou de l’année précédente ou à la présentation d’une licence de fédération sportive agréée. Tous les fusils lisses à pompe sont soumis à autorisation administrative. 

Disparition progressive de la monnaie fiduciaire : 

1967 : Apparition des cartes bleue. chez le BNP, Crédit lyonnais, Société générale, Crédit industriel et commercial, Crédit commercial de France et Crédit du Nord.

1971 : Apparition des DAB : les clients peuvent, pour la première fois, accéder à leur argent 7/7j et 24/24h, les agences se désengorgeant parallèlement.

1992 : Les cartes de paiement, jusqu’alors uniquement équipées d’une piste magnétique, accueillent la puce inventée en 1974 par le Français Roland Moreno, qui renforce leur sécurité.

2009 : Paiement sans contact disponible.

16 juin 2010 : Il n’est plus possible de payer en liquide des achats ou prestations de plus de 3000 euros.

1er septembre 2014 : nouveau plafond à 300 € pour les paiements en liquide aux guichets des trésoreries. Un plafond dix fois inférieur à celui précédemment en vigueur.

Janvier 2014 : Durcissement de la fiscalité de l’or. La taxe forfaitaire sur les métaux précieux est relevée à 10% et la durée de détention nécessaire à l’exonération totale de prélèvements sur les plus-values de biens meubles de 12 à 22 ans.

1er septembre 2015 : Il n’est plus possible de payer en liquide des achats ou prestations de plus de 1000 euros. 

Quelques nouveaux diplômes : 

20 juillet 1972 : Agent Immobilier : Création d’une carte professionnelle. Fixe les conditions d’exercice des professions d’agents immobiliers, de mandataires en vente de fonds de commerce et d’administrateurs de biens (gérants d’immeubles et syndics de copropriété). 

Le 26 mars 1973 : Ambulances : Création du Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA) et le 27 mars, de l’Agrément des Entreprises de Transports Sanitaires.

 20 janvier 1995 : Taxi : Pour avoir le droit de conduire un taxi, le Certificat de capacité professionnelle devient obligatoire (et la formation qui va avec fortement conseillée).

10 septembre 2009 : Transport Routier : Un nouveau dispositif de formations obligatoires des conducteurs du transport routier de marchandises rentre en vigueur, matérialisé par la carte professionnelle : la FIMO.

1er janvier 2012 : Aide à domicile : Création du DEAVS, diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale.

5 avril 2016 : VTC : Pour obtenir la carte professionnelle, un examen devient nécessaire.

Diagnostics obligatoires vente Immobilière :

18 décembre 1996 : la loi Carrez est votée, obligeant tout propriétaire à présenter le calcul de la surface de plancher de son bien. Aujourd’hui la loi Carrez est obligatoire pour vendre un appartement quelque soit son année de construction.

Fin des années 90 : Dans la foulée du diagnostic Carrez, le premier diagnostic plomb est rendu obligatoire pour la vente d’un bien immobilier construit avant 1949. A cette époque il est connu sous le nom ERAP : État des Risques d’Accessibilité au Plomb. En 2006, il est modifié et s’appelle désormais le CREP : Constat de Risque d’Exposition au Plomb. Aujourd’hui il s’applique également aux biens mis en location.

2002 : c’est le diagnostic amiante avant démolition qui est obligatoire, puis en 2005 pour l’avant travaux… En 2003, l’attestation amiante est obligatoire pour exercer.

2006 : Pour répondre au Plan Climat, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est rendu obligatoire pour vendre un bien immobilier. Un an plus tard, il est étendu aux locations et aux constructions neuves. Ce diagnostic donne une note énergétique de A à G au bien permettant de connaître sa consommation énergétique. Diagnostic ERNT : État des Risques Naturels et Technologiques.

2007 : Diagnostics gaz obligatoire.

2009 : Diagnostics électricité obligatoire. Ils sont obligatoires dans le cadre d’une vente immobilière et à partir du moment où les installations sont vieilles de plus de 15 ans. Diagnostic état parasitaire selon la zone géographique du bien.

25 mars 2009 : la loi Boutin est votée et instaure l’obligation de réalisation du diagnostic surface habitable pour louer une maison ou un appartement hors locations saisonnières, meublées et secondaires. Contrairement à la loi Carrez, le calcul de surface selon la loi Boutin n’intègre pas les surfaces occupées par les vérandas, sous-sols, combles non-aménagées, greniers, réserves ou encore loggia privative.

2011 : Diagnostic assainissement non collectif.

Juillet 2013 : Les risques miniers sont ajoutés à ce diagnostic qui devient alors l’ERNMT et définit les dangers liés à la présence de cavités souterraines entourant un bien ou un terrain.

Lois sur la consommation et la vente du tabac :

9 juillet 1976 : La loi Veil réduit le champ de la publicité en faveur du tabac, et interdit aux fabricants de produits du tabac de parrainer des évènements s’adressant à un public mineur. Ce texte impose également que soit apposée sur les paquets de cigarettes la mention « abus dangereux ».

10 janvier 1991 : Interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif (y compris les locaux des gares et moyens de transport), sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs ; ces lieux sont définis par décret.

Interdit la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac et des produits dérivés (y compris pour tous les événements sportifs en France, et elle s’applique aux retransmissions télévisées d’événements à l’étranger, en obligeant les chaînes à prendre toutes les mesures permettant de cacher ces publicités).

Interdit toute distribution gratuite.

Interdit toute opération de parrainage liée au tabac.

5 mars 2003 : indication de la teneur en nicotine, en goudrons, et en monoxyde de carbone.

Fin 2005 : L’interdiction de fumer s’étend à tous les avions et à tous les trains.

1er février 2007 : Interdiction de fumer dans les gares. Certaines préfectures ont également pris des arrêtés ayant pour objet l’interdiction de fumer sur les quais, y compris à l’air libre.

2 janvier 2008 : Interdiction de fumer dans les débits permanents de boissons à consommer sur place, casinos, cercles de jeu, débits de tabac, discothèques, hôtels et restaurants. Il redéfinit les normes s’appliquant aux lieux qui peuvent être expressément réservés aux fumeurs. Ces lieux, appelés couramment fumoirs, doivent être fermés et ventilés spécifiquement, sans possibilité d’y délivrer de prestations.

15 avril 2010 : Avertissements sanitaires sur la face la plus visible, l’un des deux messages : Fumer tue ou Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage et sur l’autre face, une photo en couleur accompagnée d’une légende illustrant les dangers du tabac et ses effets.

1 janvier 2017 : Obligation du « paquet neutre » : couleur vert olive, le nom de la marque est inscrit sur le paquet en lettres standard, le paquet affiche une image choc représentant des poumons malades, des gencives nécrosées ou même un cadavre. La composition – avec, notamment, la teneur en nicotine et en goudron – disparaît du paquet.

Prix du paquet de Marlboro de 1970 à 2013 : 1970: 3F ; 1980 : 5,50F ; 1990 : 10F ; 2000 : 3,20€ ; 2010 : 5,65€ ; 2013 : 7€.

Hifi Vintage – Quelques amplificateurs de puissance prestigieux (1974-80)

Je vais évoquer dans cet article, quatre amplificateurs de puissance haut de gamme commercialisés par de grandes marques de matériel Hifi, en l’occurrence, Marantz, Technics, Luxman et Pioneer, du milieu des années 70 jusqu’au tout début des années 80. En fin de chaque analyse, vous pourrez retrouver les photos de la ligne complète des appareils (préamplificateur, enceintes acoustiques, platine disque, platine cassette, tuner et magnétophone à bande le cas échéant) qui s’articulaient autour de l’amplificateur de la marque.

Amplificateur de puissance Marantz Model 510 M (1976-78) :

Ampli Marantz Model 510 M

Le 510 M est une unité d’amplification bien conçue et relativement compacte, occupant le sommet de la gamme 1977 au catalogue du célèbre constructeur américain (aussi réputé pour ses ampli-tuner, notamment le Model 2600), et sûrement le plus puissant commercialisé à l’époque. Si l’on ouvre le boîtier, on trouve à gauche un énorme transformateur de puissance blindé, deux gros condensateurs électrochimiques de forte capacité et un tunnel de refroidissement occupant la moitié droite du châssis. À l’intérieur du tunnel, on retrouve 16 transistors de sortie montés chacun sur un petit radiateur à ailettes décalées, à travers lequel l’air de refroidissement est aspiré par un ventilateur à deux vitesses contrôlé en température. Les circuits imprimés d’amplification sont montés de chaque côté du tunnel, ce qui permet aux broches des transistors d’être soudées directement sur les circuits imprimés, et ainsi d’économiser à la fois de l’espace et un câblage considérable sur le châssis. Le couvercle supérieur est perforé et dispose d’un filtre à air en mousse monté sur sa face inférieure pour empêcher la poussière et d’autres débris de s’introduire dans la boîte. Toutes les connexions sont sur le panneau arrière. Les sorties haut-parleur sont des prises jack bien dimensionnées, et les entrées sont câblées en RCA.

Le sigle M signifie que l’appareil est équipé de splendides vu-mètres bleus à aiguille. Des voyants LED indiquent l’approche de l’écrêtage sur les pointe de transitoires plutôt qu’une situation de coupure réelle du signal. Ainsi, le système ne doit pas être considéré comme indiquant une situation d’overdrive, car les voyants s’allument avant l’écrêtage réel.

L’étage de sortie et ses pilotes sont directs, d’une conception similaire aux amplificateurs de haute qualité en production à cette époque. Huit transistors de sortie sont utilisés par canal, dans une disposition complémentaire série-parallèle. Une telle conception permet à l’étage composite une plage d’utilisation sûre (particulièrement importante avec des charges réactives telles que des haut-parleurs électrostatiques) et une bonne linéarité.

Le son du Marantz 510 M est vif, saisissant de réalisme et puissant, tout en préservant une chaleur du son typée tube ; cet ampli était souvent associé à une paire d’enceintes JBL 4343 ou 4350, qu’il arrivait à driver à merveille. Il est rare et quand on le trouve, son prix est d’environ 3000$ ; son préamplificateur est le 3800, et sa section phono a un son superbe. Il est encore plus rare, et quand on le trouve, son prix est identique.

Caractéristiques : Puissance de sortie : 256 watts par canal sous 8 ohms de 20 Hz à 20 kHz avec 0,05% de distorsion. 350 watts par canal sous 4 ohms, avec 0,10% de distorsion. Réponse en Fréquence à 1 watt : -3 dB at 2 Hz and 120 kHz. Sensibilité : 2,26V RMS pour 256 W sous 8 ohms. Impédance d’entrée : 25 kohms. Slew Rate : ±15 V/μS. Rapport S/B : -110 dB, 8 ohms. Damping : Meilleur que 100 at 1 kHz sous 8 ohm de charge. Dimensions : (L x H x P) : 390,4 x 155,5 x 355,6 mm. Poids : 20,7 kg.

Amplificateur de puissance Technics SE-9600 (1974-80) :

Ampli Technics SE-9600

Le SE-9600 a hérité et perfectionné la technologie incorporée dans la série 10.000. Il fournit une puissance de 110 W + 110 W (8 Ω) avec une distorsion harmonique totale inférieure à 0,02%. Ses circuits de base présentaient une structure totalement complémentaire avec un circuit d’amplification différentielle OCL à couplage direct en phase complète. L’étage d’amplification de tension a été muni d’un circuit à courant constant pour éviter une distorsion de croisement, ce qui permet une faible distorsion même à un niveau d’écoute extrêmement bas. Le gros transformateur de puissance et les condensateurs électrolytiques assurent une tension d’alimentation stable dans tous les étages pour permettre la reproduction des signaux d’entrés élevés sans aucune inertie. La façade avant est équipée d’un sélecteur à quatre niveau pour ajuster l’impédance de sortie. Le vu-mètre à aiguille peut-être commuté selon trois sensibilités. Les ailettes de refroidissement thermique sont équipées d’une étiquette thermique qui passe de la couleur jaune à orange pour prévenir l’utilisateur lorsque la température a dépassé un certain niveau.

Cet ampli, que l’on trouve encore d’occasion à un prix avoisinant les 1000 €, avait un punch extraordinaire et une finesse exemplaire, surtout associé au SU-9600 qui possède un excellent préampli phono. Contrairement à la série des modèles fonctionnant en classe « New AA » qui sera commercialisée par Technics à partir de 1981, seuls les SE-A1, SE-A3 (Voir notice ci-dessous), les 9600 et 9200 bénéficient d’un son vraiment audiophile.

Caractéristiques : Années de production : 1974-80 ; Puissance: 110 Watts ; Courbe de réponse: 5-60.000 Hz ; Distortion : 0.08% ; Classe de fonctionnement : AB ; prix à sa sortie : 800 $.

Amplificateur de puissance Luxman M-4000A (1975-78) :

Ampli Luxman M-6000

En 1975, en l’honneur de son 50e anniversaire, Luxman demanda à Tim de Paravinci de concevoir plusieurs appareils audiophiles notamment le M-6000 et son compagnon, le préampli C-1000. Il fit cela généreusement, avec grandeur et style, mais sans bluff, et deux versions moins puissantes furent conçues et lancées en 1975: les M-4000 et M-2000.

Le circuit du M-6000 est un amplificateur différentiel à courant constant à 2 étages se terminant par une sortie OCL pure complète à double push-pull avec un émetteur-suiveur entre l’étage du conducteur différentiel de la classe A et l’étage de sortie de la classe B.

La double alimentation qui est gigantesque, alimente les circuits avec deux transformateurs de 1kW et quatre capacités électrochimiques de 20.000μF/100V. Les systèmes de protection ont été particulièrement pris en compte : il y en a quatre! La détection de la dérive DC lorsque ± 3V sont détectés aux bornes des haut-parleurs, la détection de panne du transistor de puissance, la détection de température élevée lorsque la température du radiateur augmente au-dessus de 100 ° C et la détection de surintensité lorsque le courant continu apparaît avec le signal et est détecté par le comparateur.

Les vu-mètres à aiguille sont secondés par des crètemètres composés de sept LED rouges. Si vous voyez le +3dB s’allumer, vous saurez que vous venez d’atteindre 1 kW, mais vous serez devenu sourd… Ces LEDs de pointe peuvent être commutées à l’échelle x10 ou être complètement désactivées et cette addition optionnelle a été, visuellement, effectuée de manière très intelligente.

Des configurateurs de niveau d’entrée permettent d’équilibrer les niveaux respectifs du signal entre -20dB et 0dB par saut de 1dB entre le préamplificateur et l’amplificateur.

Un relais s’active et une LED clignote lorsque le bouton « power on » est enclenché et cinq secondes plus tard la musique peut s’exprimer dans toute sa splendeur. Un commutateur de sécurité est également placé dans la partie supérieure du boîtier : le M-6000 ne peut pas fonctionner sans lui car des courants aussi élevés que 69,3V peuvent être émis lorsque le M-6000 est poussé à sa puissance maximale.

Les deux radiateurs arrière sont proportionnels au reste de l’appareil et refroidissent efficacement les douze transistors de sortie. Dimension exceptionnelles, poids hors norme, son hyperdéfini et extrêmement dynamique, bref, un appareil exceptionnel. Au niveau de la qualité, son préampli, le C-1000, est du même tonneau…

Caractéristiques : 2 x 300 watts sous 8 ohms, 2 x 550 watts sous 4 ohms ; Distortion : 0,05% ; Réponse en fréquence : 5-50khz à +-1 db ; Dimensions : (LxPxH) 570x425x220 ; Poids : 52 kg. Prix d’occasion : 2000 $.

Amplificateur de puissance Pioneer SPEC 2 (1977-80) :

Ampli Pioneer SPEC 2

Lancé deux ans après le M3 Exclusive au Japon, le M-77 de 1975 est devenu pour les marchés d’exportation le célèbre SPEC-2 en 1977 associé au préamplificateur SPEC-1.

Si les circuits sont en partie similaires, l’exécution ne l’est pas et Pioneer a conservé une distance équitable entre le M-77 et le M3 exclusive. Le M-77 coûtait 180.000 ¥ et le M3 exclusive 315.000 ¥ donc par suite… le transformateur était plus petit, la disposition plus standardisée et le boîtier n’était pas ajouré de bois.

Au niveau du fonctionnement interne, des amplificateurs différentiels à 2 étages sont utilisés pour les fluctuations de température ; l’étage du pré-driver est un push-pull fonctionnant en classe A ; l’étage de sortie est un circuit Darlington à trois étages en triple push-pull OCL à couplage direct. Un circuit de protection est intégré pour empêcher la tension continue d’atteindre les haut-parleurs, agit comme circuit d’inhibition pendant le cycle de mise sous tension et protège  les transistors de sortie en contrôlant toute surintensité.

Les condensateurs sont de 10.000 μF chacun, pour un total de 40.000 μF et furent portés à 15.000 μF sur certains modèles équipés quant à eux d’un transformateur toroïdal en lieu et place du transfo ordinaire blindé plus économique. Un commutateur arrière permet de sélectionner l’impédance sur 4 ohms ou 8 ohms en fonction de l’impédance de l’enceinte.

Il y a peu ou prou de différence entre le M77 et la version d’exportation SPEC-2. Le M-77 ne s’est pas très bien vendu au Japon et a disparu rapidement, Par contre le SPEC-2 a fait une belle carrière ailleurs dans le monde, restant disponible à la vente en Allemagne jusqu’en 1980 avec des stocks qui durèrent probablement plus longtemps encore. Cet ampli était de bonne facture et d’une robustesse à toute épreuve. Le préampli SPEC-1 à gardé lui aussi une très bonne réputation et se négocie au même prix que l’ampli.

Caractéristiques : 2 x 250 watts sous 8 ohms ; Rapport signal/bruit : 110 db ; Réponse en fréquence : 5-80khz à +-1 db ; Dimensions : (LxPxH) 445×186.5×220 ; Poids : 24.3 kg. Prix d’occasion : 1000 €.

Billet d’humeur – Un remède contre la morosité ambiante

Dans ce dossier du mois, j’évoque certaines inventions ou découvertes qui ont fini aux oubliettes. Je pense qu’il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et leur témoigner un minimum d’intérêt, étant donné que personne ne peut prouver avec certitude que le sort qui leur fut réservé est justifié. D’ailleurs, en y regardant de plus près, elles pourraient nous faciliter sacrément la vie et entre autres bienfaits, lutter efficacement contre la morosité ambiante.

Nous vivons à une époque où il ne se passe pas une minute sans que l’on ne soit mis en garde par un politicien, un journaliste ou un présentateur TV, contre les nombreux excès qui nous tentent, nous, les consommateurs dévoyés, qui sommes pris dans une course effrénée à la déviance anti-hygiéniste et anti-écologique.

Vous prenez du bon temps? Ignobles jouisseurs! Pervers adorateurs de Bacchus! Vous allez tomber malade et par suite, abuser de la Sécurité Sociale. Casse ta pipe, vilain fumeur! Baisse ton coude, infâme buveur manchot! Fais un régime, insatiable dévoreur de bananes flambées au rhum! Et surtout, ne mange pas trop gras, ni trop sucré, ni trop salé, bouffe tes cinq fruits et légumes par jour et repens-toi de ta débauche en pratiquant la sainte culture physique (au nom du Foot, du Jogging et du Cyclisme, ainsi soit-il.)

Votre maison est ancienne ou n’est pas aux normes? Inconscients que vous êtes, rénovez vos habitats, isolez vos logis, et couvrez leur toit de panneaux solaires et de saintes éoliennes.

Vous prenez l’avion vers des rivages lointains? Vous roulez en grosses cylindrées? Culpabilisez, sinistres pollueurs et remboursez illico votre dette écologique en achetant une voiturette électrique poussive ou une roulotte à traction animale (et récupérez le crottin de la bête en marche pour faire du fumier).

Vous doutez du réchauffement climatique et racontez à qui veut l’entendre qu’il y eut entre 950 et 1350 un réchauffement similaire nommé optimum climatique médiéval : homme de peu de foi, vous êtes un pauvre ignorant présomptueux. Vous vous repentirez en faisant la prière écologiste à répéter 100 fois par jour : « Je crois au réchauffement climatique, aux saintes énergies renouvelables, au protocole de Kyoto, à la conférence de Montréal, au grenelle de l’environnement, ainsi qu’à la taxe carbone qui est son prophète ».

Certes, j’ai un peu forcé le trait, mais ça vaudrait peut-être le coup de creuser dans certaines directions prétendument sulfureuses pour voir si quelques découvertes passées pourraient nous permettre de guérir facile et pas cher de nos maladies, de se chauffer (ou de se rafraichir) gratos sans limite de température, de rouler pour quelques kopecks dans des voitures de luxe rapides et puissantes développant 640 ch, et de polluer la conscience tranquille, enfin convaincus que l’homme n’est qu’un facteur mineur dans le réchauffement global. Bref, un truc qui clouerait le bec à tous ces journalistes pisse-froids qui nous prennent la tête à longueur de journée avec leur « fait pas ci, mais fait ça, car sans mes conseils, t’es un gros naze qui détruit la planète ».

Avouez que, même si leurs inventions sont compliquées, les génies placardisés peuvent avoir du bon pour l’amélioration de la qualité de vie des humbles citoyens que nous sommes. Alors espérons, nous autres « licencieux », que toutes ces machines extraordinaires seront un jour fabriquées en grande quantité pour le bonheur de tous, et que les théories de ces génies (?) mis à l’écart par le discours dominant, se vérifieront (mais le plus tard possible pour Paul La Violette).

Image d’illustration : le moteur-roue de Pierre Couture

Le M600 d’Antoine Priore (1975) : 

Avez-vous entendu parler du M600? Cette énorme machine fut construite en 1975 par Antoine Priore (1912-1983), un technicien radio qui découvrit un rayonnement sensé guérir de nombreuses maladies dont le cancer. Il fut à l’époque décrié par la presse, et fit pas mal jaser dans le milieu des cancérologues bordelais, les divisant en deux camps, d’un côté les adeptes de la chimiothérapie et des rayons X, et de l’autre ceux (très peu nombreux) qui voulaient tester cette nouvelle méthode.

Lien

Voir sur YouTube : « La machine Prioré, La Machine à guérir le cancer aux oubliettes » par leau lavie

Le SEG de John Searl (1952) :

Connaissez-vous le SEG (Space Energy Generator)? Il est capable d’antigravité et de mouvement perpétuel, en violation de la première loi de la thermodynamique, et fut mis au point en 1952 par John Searl, âgé maintenant de 85 ans. 60 ans plus tard, cet inventeur essaie encore désespérément de faire connaitre sa machine qui n’a qu’un seul défaut, fournir de l’énergie gratuite.

Lien

Voir sur Dailymotion : « Energie Libre: John Searl et le SEG »

Le moteur-roue de Pierre Couture (1994) :

Avez-vous entendu parler du moteur-roue de Pierre Couture, un physicien et scientifique québécois? Comme son nom l’indique, dans ce dispositif qu’il a mis au point en 1994 pour Hydro québec, un moteur électrique se trouve dans chaque roue de l’automobile. Poids allégé, pas de transmission et des performances époustouflantes :  640 ch, 0 à 100 km/h en 4,5 secondes pour une vitesse de 240 Km/h, 6 kw/h de consommation pour une autonomie de 350 Km (on parle ici du prototype mini Cooper QED de PML présenté en 2006). Coût de l’énergie : 0,4 $ Can au 100 km, « Pas assez cher, mon fils… »

Lien

Voir sur YouTube : « Moteur-Roue d’Hydro-Québec » par Germain Bataille

La Super-vague galactique de Paul La Violette : 

Enfin, est-ce que la Super-onde galactique vous dit quelque-chose? En vous informant sur elle, vous apprendrez par la même occasion que l’astrophysicien Paul La Violette (69 ans), expliquait dès 1983 avec sa théorie argumentée, l’origine des destructions cycliques frappant notre planète et aussi la raison du réchauffement global : Damned, la pollution humaine ne serait-elle qu’un facteur mineur de la fournaise qui nous menace?

Lien 1  Lien 2

François