Hifi Vintage – Amplificateurs prestigieux des années 90

Lorsque nous évoquons la Hifi vintage, nous parlons rarement de modèles des années 90, surtout dans le domaine de l’amplification de puissance. Peut-être parce-que durant ces années là, les marques de matériel audio les plus populaires délocalisèrent leur production en Chine afin de baisser leurs coûts. Malheureusement, la qualité sonore chuta aussi, et la plupart des amplificateurs audio qu’ils soient intégrés ou de puissance, baissèrent en dynamique et en agrément d’écoute, au point que la généralisation du Compact Disc et l’augmentation de la dynamique du signal audio qui s’en suivit en fut gâchée. On ne passe pas des 30 db du signal analogique du disque vinyl aux 70 db du signal digital d’un CD audio sans s’assurer que l’électronique suive. Mais les alimentations restèrent anémiques et la qualité des composants baissa, ce qui donna souvent des résultats catastrophiques et entacha la réputation des modèles les plus haut de gamme de firmes qui avaient gagné leur réputation en démocratisant la Hifi dans les années 70-80.

Vous pensez peut-être que le problème est maintenant résolu, dans la mesure où les amplis actuels de bas et milieu de gamme fonctionnant en classe D restituent mieux la dynamique du son (écart entre le niveau d’apparition du souffle et de celui de la saturation) que ceux de gamme équivalente fonctionnant en classe B en 1990. Ce n’est malheureusement pas le cas puisque les enregistrement digitaux actuels sont mixés à des niveaux sonores totalement insensés : en 1985, la valeur moyenne du signal enregistré était normalisée à 89 db SPL environ ; elle est passée à 95 db en 2000 et actuellement elle flirte parfois avec les 105 db, transformant le message original en une bouillie auditive écrêtée en quasi-permanence. Il est d’ailleurs très facile de le constater en analysant ses fichiers audio en fonction des années grâce à un logiciel informatique tel que Audacity. Sur les tubes récents, tout est “dans le rouge”. À de tels niveaux sonores, les crêtes du signal doivent être drastiquement compressées pour éviter toute saturation audible. Et plus le message sonore est enregistré à un niveau moyen élevé, plus il doit être compressé, sa dynamique diminuant d’autant. C’est une des raisons pour lesquelles de vieux enregistrements en pressage vinyle paraissent plus définis que leur version actuelle en compact disc dite “remasterisée”. On s’en convaincra en comparant le son du disque vinyl des Pink Floyd “The Wall” pressé en 1980 avec une édition actuelle en CD. Mais laissons cette digression de côté, et revenons à nos moutons, ou plutôt à nos amplis, audiophiles ceux-là…

Dieu merci, des marques prestigieuses de matériel haute fidélité ont gardé des critères de qualité élevés dans les années 90. J’en ai retenu trois parmi une bonne dizaine et je vais évoquer ici pour chacune d’elles l’un des modèles phares qu’ils commercialisèrent à l’époque. D’abord chez Accuphase et Onkyo Integra, deux marques japonaises qui réalisent encore de nos jour des électroniques haut de gamme à transistors ; ensuite chez Jadis, une marque française basée dans l’Aude qui œuvre avec talent et succès depuis 1983 dans l’électronique à tubes en gardant la même qualité de production prémium depuis ses débuts.

Ampli Accuphase P-450 (1997) : 

Accuphase P-450 et son préampli C-265

L’amplificateur de puissance stéréo P-450 reflète le savoir-faire étendu d’Accuphase dans la construction d’amplificateurs haut de gamme. Dans cet ampli, toutes les pièces et tous les composants des circuits ont été soigneusement sélectionnés pour garantir des performances électriques et sonores optimales.

Pour une reproduction fidèle de la musique, un amplificateur de puissance doit pouvoir fournir une énergie suffisante quelles que soient les conditions de charge. Cela nécessite une section d’alimentation à basse impédance conçue avec une marge de performance importante. Le P-450 excelle à cet égard grâce à un énorme transformateur toroïdal “Super Ring” de 660 VA associé à deux volumineux condensateurs de filtrage haut de gamme de 47.000 µF/80 V chacuns. Au niveau de l’étage de sortie, les transistors haute puissance sont utilisés dans une configuration push-pull à 4 éléments en parallèles. Ils sont conçus pour une dissipation de collecteur de 150 watts et un courant de collecteur de 15 ampères. Cela garantit une dissipation thermique efficace et une capacité de sortie impressionnante de l’ordre de 400 watts par canal en deux ohms, de 300 watts par canal en quatre ohms et de 200 watts en huit ohms. Les énormes dissipateurs de chaleur en aluminium moulés sous pression des deux côtés de l’amplificateur sont non seulement impressionnants, mais ils sont également essentiels pour assurer des performances stables.

L’amplificateur peut facilement piloter des charges de haut-parleurs réactifs à basse impédance, même difficiles à driver. Un commutateur permet le fonctionnement en mode ponté. Il transforme le P-450 en un amplificateur mono offrant une puissance de sortie encore plus élevée. Les entrées sont câblées au choix en symétrique (XLR) ou asymétrique (Cinch). Enfin, un cuivre haute pureté est utilisé pour le câblage interne. Le P-450 va ici encore plus loin en fournissant une dorure, non seulement sur les cartes des circuits imprimés, mais également pour les masses, les bornes des condensateurs, les prises d’entrée et les bornes de haut-parleur. Les pièces fréquemment utilisées, telles que les prises d’entrée, sont recouvertes d’une plaquage de qualité professionnelle 10 fois plus épaisse que la normale, pour une fiabilité optimale.

Le circuit d’amplification du P-450 repose sur le principe de rétroaction de courant Accuphase, qui a suscité un vif succès dans le monde entier. Ce circuit combine d’excellentes qualités sonores avec une stabilité de fonctionnement extraordinaire et d’excellentes caractéristiques de réponse en fréquence. Il ne nécessite qu’une compensation de phase minimale dans la plage des hautes fréquences et la réponse n’est pas affectée par le gain. La contre réaction (qui renvoie une partie du signal de sortie à l’entrée) peut être maintenu de manière souhaitable à un niveau bas, ce qui entraîne une réponse transitoire considérablement améliorée. Étant donné que l’impédance au point de retour de courant est très faible, il n’y a presque pas de déphasage.

À l’écoute, le son du P-450 est puissant et dynamique, tout en étant subtil et absolument fidèle à la source musicale.

Prix d’occasion : 4000 € environ pour l’ampli et 2400 € pour le préampli C-265.

Ampli Onkyo Integra M-5590 (1991-92) :

Onkyo Integra M-5590 et son préampli P-3390

Le précurseur de ce magnifique amplificateur de puissance est sans conteste le M-5090 associé au préampli M-200, cependant, on le retrouve ici dans une version quelque peu allégée puisque, là où le M-5090 pesait 31 kilos, le M5590 en fait 8 de moins.

Les entrailles de la bête sont donc sujettes à une cure d’amaigrissement. Ce qui ne veut pas dire que la qualité est moindre puisqu’il comporte tout de même deux transformateurs classique avec blindage en cuivre et huit capacités électrolytiques Nichicon faisant 10.000 µF/90 V chacune soit 40.000µF par voie. Elles ne sont pas haut de gamme et sur-dimensionnées (de type co38) comme dans l’Accuphase, mais elle remplissent correctement leur rôle de filtrage et de stockage d’énergie, ce qui est après tout l’essentiel.

La face avant est occupée par deux VU-mètres géants à aiguille, des commutateurs de sortie des paires d’enceintes éventuellement connectées (A, B ou A et B) et deux potentiomètres pour le réglage du volume. Il est donc possible de régler le volume directement au niveau de l’étage final sans préampli ou, si ce dernier est connecté, en sélectionnant à l’arrière le mode direct. Lorsque l’amplificateur est allumé, les ampoules des VU-mètres diffusent un rétro éclairage de teinte rouge et, une fois les relais activés, il vire au vert. Un effet visuel des plus sympathique.

Bien que le M-5590 ne soit pas comparable au M-5090, c’est un bon ampli à tous égards. Très équilibré et extrêmement dynamique. Le préampli joue un rôle crucial dans la chaine audio et le P-3390 qui lui est associé est de bonne qualité à l’écoute.

Prix d’occasion : 1200 € environ pour l’ampli et 800 € pour le préampli P-3390.

Ampli Jadis Defy 7 (1993) :

Posséder un amplificateur à tubes de 100 watts peut paraitre excessif, du moins s’il alimente une paire d’enceintes munies de moteurs à pavillons dont le rendement est élevé, comme des Klipsch par exemple qui s’associent à merveille avec le son chaud restitué par les lampes. Mais l’écoute du Delphy 7 incite à franchir la barrière psychologique des 60 watts car au final, on s’y retrouve autant en agrément d’écoute qu’en réserve de dynamique.

Côté cosmétique, les 18 tubes équipant le Delphy 7 sont protégés par un couvercle perforé amovible de couleur noire. Le châssis chromé est du meilleur aspect. Les transformateurs de sortie aux dimensions généreuses sont équipés de borniers permettant d’adapter la charge selon l’impédance des haut-parleurs (au choix entre 4, 8, 16 et 32 Ohms) et d’atteindre ainsi un volume sonore et une qualité maximales. L’accès se fait sous le capot inférieur ; si l’on veut modifier la charge, l’ampli doit être débranché pendant une quinzaine de minutes afin de le laisser refroidir. Le circuit principal est gravé sur une grande carte époxy. La sortie 6,3 V destiné au chauffage des filaments tubes est régulée par un dispositif à boitier TO-3 et les gros condensateurs électrolytiques de 1000µF 500V, sont collés avec du silicone sur la face inférieure du châssis.

Des paires de triodes ECC83 sont utilisées pour l’étage pilote, et en pratique, le signal ne passe que par trois tubes avant d’arriver aux enroulements du transformateur de sortie. Une double triode ECC82 est présente à l’entrée, soit un tube par canal. Deux triodes, leurs cathodes découplées chacune par un condensateur électrolytique, sont utilisées pour chaque phase de l’étage suivant. Chaque étage final qui est polarisé en classe AB et fonctionne en mode “ultra-linéaire”, est équipé de trois paires de tétrodes GE 6550 en parallèle, ce qui est un gage de longévité. Cela permet également un courant de pointe plus élevé et, par conséquent, une meilleure tolérance de charge.

Le Delfy 7 produit un son naturel, riche et doux comme tous les amplis à tubes bien nés. En écoute de longue durée, la fatigue auditive reste faible, même à niveau sonore élevé. Le son est plein, généreux et chaleureux, mais en même temps convaincant par son autorité dynamique, sa résolution, sa clarté et sa superbe intégration. C’est une très belle réalisation.

Prix d’occasion : 2300 € environ pour l’ampli et 800 € pour le préampli JPL.

Au début des années 90, 2 CV et 4 L tirent leur révérence

Le 27 juillet 1990, la production de la Citroën 2 CV prend officiellement fin. La dernière “Deudeuche” est une Charleston qui sort de l’usine de Mangualde située à environ 80 km au sud est de Porto. L’arrêt de cette chaîne de montage suit de peu celle de l’usine française de Levallois-Perret qui, devenue trop vétuste avait cessé son activité le 29 février 1988. C’est la fin de deux voitures cultes françaises puisque en décembre 1992, c’est au tour de la Régie de livrer son dernier exemplaire de R4.

La “Deudeuche” (1948-90) : 

Lorsque Michelin prend le contrôle de Citroën en 1935, l’idée d’une petite voiture vraiment populaire est dans l’air chez tous les constructeurs. Les problèmes de la traction ayant été résolus, le directeur de Citroën, Pierre Boulanger, définit un cahier des charges draconien :  quatre places, 50 kg de bagages, 50 km/h et 5 litres aux 100 km. Il spécifie que l’entretient devra être réduit au minimum et à la portée du client. Les suspensions devront être douces et à grand débattement pour passer dans tous les chemins ruraux. L’équipe qui a conçu la traction se remet au travail après une étude de marché méthodique. Prête pour le Salon de 1939 qui n’aura pas lieu, la 2 CV n’apparaitra officiellement qu’après la seconde guerre mondiale.

Très controversée au départ, la 2 CV impose ses qualités sans concurrence jusqu’en 1961, année où apparait la Renault 4. Au salon de Paris de 1960, la 2CV prend des couleurs plus gaies et reçoit un moteur de 12 ch sous un nouveau capot à ouïes latérales. Signe des temps, le moteur original de 375 cm3 est abandonné pour un 425 cm3 et un embrayage centrifuge est offert en option. Bien pratique en ville, la 2 CV n’est plus une voiture de campagnard.

Début 1970, toute la gamme des 2 CV est modifiée et se divise désormais en deux modèles : la 2 CV 4 équipée d’un 435 cm3 de 24 ch (à 6 750 tr/min) n’ayant plus grand-chose à voir avec le 425 cm3 d’antan et la 2 CV 6 équipée d’un 602 cm3 de 29 ch proche de celui des Ami 6, avec plus de couple que le moteur de la 2 CV 4. Ces deux modèles conservent l’appellation 2 CV, bien que la 2 CV 6 ait en fait une puissance fiscale de 3 CV. De nouvelles teintes de carrosserie apparaissent : rouge, vert, jaune, bleu, couleurs plus vives dans l’esprit des années 1970.

En 1975, arrive en plus la 2 CV Spécial, version dépouillée (elle reprend le tableau de bord ancien modèle) de la 2 CV 4, qui perd la 3e glace latérale. Elle sera la seule à conserver des optiques rondes, les 2 CV 4 et 2 CV 6 ayant opté pour des optiques rectangulaires.

Au début des années 1980, la 2CV est boudée dans de nombreux pays à cause de réglementations de plus en plus strictes en matière de sécurité, de résistance et pollution. Citroën connaîtra pourtant un dernier succès avec la 2 CV 6 : la Charleston, qui est une série limitée produite à partir d’octobre 1980 à 8 000 exemplaires en noir et rouge Delage (avec cuvelage des phares en rouge Delage). Citroën la produira ensuite en série (mais le cuvelage des phares deviendra chromé).

En tout,  5.114.961 exemplaires auront été produits.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 2 CV6 : 6.892 F soit 8.000 € avec 661% d’inflation sur la période.

Cote actuelle : à partir de 3.000 €.

La “4 L” (1961-92) :

La 2 CV poursuivait allègrement sa carrière en ce début des sixties. Renault s’était penché à son tour sur ce segment prometteur, en lançant la 4 CV en 1947 (1.250.000 exemplaires construits) puis la Dauphine en 1956 (sortie à 2.150.000 exemplaires), mais sans arriver à renouveler le succès phénoménal de la “Deudeuche”. En 1961, la production de la 4 CV venait d’être stoppée et la Dauphine était en fin de carrière. La relève était prête. La nouvelle arme de popularisation de l’automobile de la régie s’appelait Reanult 4, même si c’est l’appellation 4 L (pour Luxe) qui s’imposera.

Dans l’histoire de la marque, ce modèle est une révolution, puisque c’est sa première traction, le principe ayant été validé sur l’Estafette. Elle adopte aussi le premier circuit fermé de refroidissement avec un vase d’expansion, ce qui supprime la fastidieuse  vérification du niveau d’eau. D’emblée, la 4L se présente sous un aspect mois frêle et moins simpliste que la 2 CV. Sa forme de mini-break est plus rassurante et offre plus de volume que la vieille Citroën. La 4 L joue la carte de la vraie voiture. Ce sera son principal atout dans la lutte contre la marque aux chevrons. Bien sûr ce n’est pas le grand luxe. La 4L n’a que trois vitesses dont la première n’était même pas synchronisée, et les deux autres rapports mal étagés. Son volant était trop fin et trop vertical. Un simple levier de vitesse à boule noire au tableau de bord, des sièges avec une armature en tubes apparente, de la tôle peinte à tous les étages et des vitres coulissantes à l’avant et fixes à l’arrière. la banquette arrière ne se replie pas, mais s’extrait facilement et le toit en toile s’ouvre. Son moteur, celui de la 4 CV, lui permet d’atteindre 104 km/h en pointe. La tenue de route est globalement satisfaisante, malgré un roulis important.

Durant sa longue carrière, la R4 ne change pas fondamentalement, cependant, plusieurs améliorations sont apportées au fil des ans. Sur les modèles 1964, les pare-chocs à lames sont généralisés, remplaçant avantageusement le fragile modèle tubulaire ; l’aération des passagers arrière est revue grâce à des vitres coulissantes sur les portes arrière entraînant en contrepartie la suppression du pivotement des glaces de custode.

Les modèles 1967 reçoivent une nouvelle planche de bord avec un vide-poches intégré côté passager ainsi qu’une boîte de vitesses à quatre rapports. En 1968, une nouvelle calandre chromée élargie permet à la R4 d’aborder les années 1970 avec une nouvelle physionomie.

Sur le modèle 1975, une calandre en plastique noir remplace la calandre en aluminium montée jusqu’alors. Pour l’année-modèle 1977, la Renault 4 perd également ses petits clignotants ronds à l’avant, ainsi que les feux de position placés sur les ailes avant, au profit de clignotants rectangulaires intégrant les feux de position. Elle adopte une grille d’aération en plastique noir sous le pare-brise.

Sur le millésime 1983 une nouvelle planche de bord accueille un combiné plus grand bien plus lisible (issu de la Renault 5). À l’extérieur, la calandre en plastique gris est généralisée à toute la gamme (auparavant, elle était réservée au seul modèle GTL apparu en 1978). À cette occasion, la R4 perd également son plancher totalement plat.

Les moteurs utilisés sur la Renault 4 au fil des années évoluèrent de 603 cm3 pour une puissance de 23 ch et couple de 4,3 kg/m en 1962, jusqu’à 1.108 cm3 pour une puissance de 34 ch et couple de 7,5 kg/m sur la série la 4 GTL à partir du début 1978. En France, la R4 fut en tête des ventes de 1962 à 1965 (succédant à la Renault Dauphine), puis en 1967 et 1968. Elle est la deuxième voiture française la plus vendue avec 8.135.424 exemplaires derrière la Peugeot 206.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 7.110 F soit 8.253 € avec 661% d’inflation sur la période.

Cote actuelle : à partir de 1.500 €.

Billet d’humeur – 1990, Le début de la fin ?

Il est des institutions qui permettent à un pays de fonctionner correctement et dont la modification ou la disparition apporte plus d’emmerdements que d’avantages à la population. J’aimerais ici parler de changements fondamentaux qui se déroulèrent au début des années 90 et qui se traduisirent souvent cruellement dans notre vie de tous les jours, à tel point qu’ils influencent toujours défavorablement nos existences 30 ans plus tard, ceci allant de mal en pis. Avec ces réformes “faites pour notre bien” nos politiciens firent parfois la une des des JT du début des années 90. Mais de temps en temps, les lois qu’ils votèrent en catimini ne furent évoqués qu’en dernière pages de revues spécialisées alors qu’elles allaient cependant bouleverser nos vies. Ces changements se produisirent avec l’avènement de la prise de contrôle de l’Europe sur les états nations dans le domaine de la politique mais aussi de l’économie. C’est ainsi que la France entama peu à peu la lente perte de ses pouvoirs régaliens au profit de l’Europe, pour se retrouver dans la situation où nous sommes actuellement, c’est a dire gouvernés par des politiciens sans aucun pouvoir d’initiative et aucune volonté d’écoute, qui prennent leurs instructions à Bruxelles ou sur les marchés internationaux (souvent contre nos intérêts d’ailleurs), mais jamais auprès de ceux qui ont voté pour eux et qu’ils sont supposés défendre. La crise des gilets jaunes n’est donc pas un hasard, mais une conséquence des 40 ans de mépris de la classe dirigeante envers un peuple qu’il considère immature voire dangereux.

Politiquement : Cela commence le 7 février 1992 avec la signature du traité de Maastricht qui crée l’Union européenne. Dans ce traité, une citoyenneté européenne est instituée, les pouvoirs du Parlement européen sont renforcés, et l’Union économique et monétaire (UEM) est lancée. Le traité de Maastricht entre en vigueur le 1er novembre 1993. De même le 19 juin 1990, la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et la RFA ratifient les accords de Schengen initialement signés en 1985, prévoyant la suppression progressive des frontières entre ces États et la libre circulation des personnes. Ces derniers n’entrent finalement pas en vigueur avant le 26 mars 1995. Débutant sous des auspices prometteurs en terme de prospérité et de démocratie, notamment avec l’arrivée de l’Euro, on connait la suite, avec le traité de Nice prévoyant un élargissement de l’Europe à 25 en 2004 puis à 27 en 2007 (28 en 2013 avec la Croatie), transformant l’Europe en “machin” politiquement impossible à gouverner. Mais le pouvoir n’est pas perdu pour tout le monde puisque depuis Maastricht en 1992, jusqu’à la ratification par notre parlement du traité de Lisbonne en 2007, (le référendum d’avis négatif sur le TCE de 2005 fut jeté aux oubliettes, ce qui sera vécu par plus de la moitié des français comme une véritable trahison de sa classe politique), la bureaucratie Européenne influencée par les lobbies des multinationales du monde entier soumet ses pays membres à une véritable déferlante de lois liberticides et néolibérales à l’encontre des populations sans aucun contre-pouvoir possible. Les peuples ne s’en rendent pas compte, mais leurs institutions ont perdu la possibilité faire des lois profitable à leur pays (battre sa monnaie, emprunter à sa banque centrale, ajuster le taux d’inflation au mieux des ses intérêts, sauvegarder ses fleurons économiques au lieu de les vendre à la découpe à coup de contrats (parfois vérolés), lever des impôts justes et proportionnés en toute transparence, lever une armée quand et où bon lui semble, assurer la douane et la protection des frontières, assurer la sécurité intérieure, etc…).

Économiquement : C’est la même chose au niveau du financement de la dette de la France, puisque notre pays est pieds et poings liés à cause du dictat de la finance mondiale apatride, et nos politiques n’ont aucune marge de manœuvre pour lâcher du lest en cas de montée des tensions sociales (exemple : les revendications des gilet s jaunes). Comme l’explique si bien Jérôme Canard dans un article du 17 Août 2011 : “Avant les années 80, les citoyens comme les entreprises de l’hexagone pouvaient souscrire aux bons du Trésor en se rendant à la perception ou à la poste de leur quartier avec leur petites économies. Pour faire moderne, et au nom de la libéralisation des marchés, Pierre Bérégovoy, alors ministre de l’économie, décida que tout investissement en bons du Trésor devrait passer par une banque ou par un intermédiaire financier. La France, désormais disposera d’une dette cotée sur les marchés internationaux. Paris allait concurrencer la City et découvrir les charmes des ventes à découvert. Exit le petit épargnant et l’entreprise économe! Banques et assurances applaudirent à cette décision qui leur permettait de bénéficier d’une nouvelle clientèle et, au passage, d’encaisser des commissions. Bercy créa un établissement spécifique, France Trésor, pour placer au mieux la dette Française à l’étranger, et les agences de notation commencèrent à la coter. Devenu Ministre de l’économie, Domique Strauss-Kahn accentua ensuite, par diverses mesures techniques, cette internationalisation. La France jouait enfin dans la cour des grands! Trente ans plus tard, alors que la dette publique française a plus que doublé, les résultats sont là. Les taux auxquels la France emprunte dépendent des agences de notation, et il suffit qu’elles envisagent une dégradation de sa note pour que les actions de ses banques plongent. Conclusion tirée par un banquier parisien : “Finalement, il aurait mieux valu que la France continue à emprunter au paysan corrézien ou à la veuve de Carpentras plutôt qu’à un spéculateur de Wall Street ou a un banquier de Hog-Kong”.

Les fameux 3% de déficit public par rapport au PIB du traité de Maastritch, un bricolage 100% français :

Tout a commencé un soir de mai 1981. Fraîchement élu, François Mitterand hérite d’une forte crise économique et exige auprès de la direction du Budget de lui trouver très vite une règle simple, qui lui permettrait de refuser, argument économique et mathématique à l’appui, les demandes d’argent incessantes de ses ministres. Ainsi la commande express du président de la République tombe-t-elle entre les mains d’un certain Guy Abeille, jeune diplômé de l’ENSAE. L’idée du 3% a été trouvée sur un coin de table, en moins d’une heure, sans aucune réflexion théorique», concède-t-il : «On avait besoin de quelque chose de simple», raconte-t-il. Ils choisissent le produit intérieur brut, le PIB, parce qu’en « économie, tout le monde se réfère au PIB». Va donc aussi pour un chiffre de déficit entier, sans virgule? « On allait vers les 100 milliards de francs de déficit, ça représentait plus de 2% de déficit. 1%? On a éliminé ce chiffre, impossible à atteindre. 2% ? Cela nous mettait trop sous pression. 3%? C’est un bon chiffre, un chiffre qui a traversé les époques, cela faisait penser à la Trinité. » Va donc pour 3% de déficit public. «Mitterrand voulait une norme, on la lui a donnée. On ne pensait pas que ça allait déborder au-delà de 1981», raconte-il. Mais ce «3%» a ensuite fait son bout de chemin. Selon lui, c’est Laurent Fabius, alors ministre des Finances, qui le premier parlera du déficit en pourcentage. «100 milliards de francs, c’était énorme, il a préféré parler de 2,6%», avance Guy Abeille. Quant aux 3% ? «C’est Mitterrand qui le reprendra à son compte, lui donnant sa légitimité. Plus tard, cette référence sera théorisée par des économistes et reprise dans le traité de Maastricht, devenant un des critères pour pouvoir intégrer la zone euro.»

Conclusion de nos élites : Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer :

Certes nous sommes totalement impuissants face à ce mur de pouvoir qui nous maintient sous son joug. Alors que faire (Dur, dur de faire quoi que se soit, même quand un pays défend la décision souveraine de son peuple, regardez le Brexit…) ou plutôt, que dire? N’importe quoi sauf paraphraser nos politiciens, nos industriels et nos économistes institutionnels qui utilisent avec conviction la pensée positive chère à la méthode Coué et les mots qui vont avec, ceux supposés rassurer le bon peuple : “Nos démocraties sont des exemples de liberté pour le monde”, “la croissance est solide”, “l’Euro est stable”, “point de salut hors de l’Europe” ; un peu comme le Coyote qui poursuit sans relâche le facétieux Bip Bip en s’équipant de toutes sortes d’artifices foireux. Il est tellement optimiste et sûr de lui qu’il en oublie les lois de la gravité. On connait la fin : La bestiole finit aplatie au fond d’un canyon.

Les objets vintage au fil des vieux catalogues (1964-1999)

Rien de tel que feuilleter les vieux catalogues de vente par correspondance (La Redoute, Manufrance, les 3 Suisses…) ou de s’attarder sur les publicités de vieux magazines, pour retrouver l’ambiance d’une époque. J’ai fait ici une sélection de quelques objets reflétant les changements au cours de ces années là : d’abord les tenues vestimentaires reflétant la mode populaire du moment, puis les chaînes Hifi, les autoradios, les postes TV, les magnétoscopes, les appareils photographiques et les montres, autant d’objets qui évoluèrent en fonction des progrès techniques et du design. Enfin, les armes à feu pour lesquelles la liberté de détention a bien changé en 50 ans, ce qui nous rappelle que les lois et règlementations de notre pays évoluent rarement en notre faveur…

Les vêtements :

Pantalons “Patte d’éléphant” 1970 (La Redoute)

Après la Seconde Guerre mondiale,  la mode vestimentaire est surtout marquée par l’émancipation du corps de la femme. Puis la démocratisation du vêtement va de pair avec une prolifération des mouvements de mode adolescents, inséparables des courants musicaux. On peut, en effet, noter qu’un vêtement ou un accessoire, devient souvent à la mode après qu’une personnalité l’ait porté ou utilisé. C’est ainsi que sont devenues à la mode de nombreuses façons de se vêtir.

Par exemple : Le port du T-shirt se développa rapidement après que les acteurs de cinéma John Wayne, Marlon Brando et James Dean en aient porté à la télévision. Le public fut tout d’abord choqué, pour finalement l’accepter avec le temps. Brooke Shields contribua à lancer la marque Calvin Klein avec sa célèbre phrase : «savez-vous ce qu’il y a entre mon jean et moi? ». Le port du bikini prit un essor très important lorsqu’en 1956, Brigitte Bardot le rendit populaire dans le film “Et Dieu… créa la femme” dans lequel elle le portait en toile vichy. Le col roulé se développa rapidement après que l’acteur de cinéma Noel Coward l’ait porté.

Dans les années 1960 : les collants, puis le jeans triomphent en France. Il constitue bientôt l’uniforme de la jeunesse mondiale, garçons comme filles. C’est paradoxalement là une façon de revendiquer l’individualité et la décontraction, en rejetant le vêtement « bourgeois ». Le pantalon est maintenant un vêtement féminin. Les radios à transistor se multiplient et avec elles, les émissions spécifiques aux femmes ou aux jeunes. La musique d’origine britannique, vecteur de styles vestimentaires, impose les Swinging Sixties et sa British Invasion. En France, la musique des yéyés est également un vecteur d’influences majeur. Par la suite, Woodstock, Hair, arrivent fin des années 1960 marquant l’envolée du mouvement hippie et l’abandon des yéyés.

Les pantalons à pattes d’éléphant : furent d’abord portés au début du 19ème siècle par les marins de l’US Navy (en cas de naufrage, en effet, les larges échancrures aux pieds des pantalons qui gonflaient, au moment du plongeon debout à partir du navire en perdition, de façon à constituer une aide à la flottaison). Prisés dans les années 20, les pantalons “pattes d’éléphant” vont revenir dans les années 1960 et 1970 d’abord chez les femmes au milieu des années 1960 en Europe et en Amérique du Nord ; puis, de la fin des années 1960 à l’ensemble des années 1970, tant chez les hommes que chez les femmes. En 1967, ils sont passés de la haute couture au mouvement hippie de la contre-culture, tout comme les colliers love beads, les lunettes de grand-mère et les tee-shirts tie and dye. Dans les années 1970, ils sont passés dans la culture populaire. Sonny and Cher ont contribué à les populariser aux États-Unis en les portant dans leur show populaire de télévision. Les pattes d’éléphant ont ressuscité dans les années 1990. 

Dans les années 1970 : la mode Hippie d’origine américaine puis la mode Punk plus tard influencent le monde, dont la France. Le sportswear d’inspiration américaine prend le pas sur la mode de la rue et connaitra son apogée dans les années 1980.

Dans les années 1980 ; une nouvelle génération de créateurs émerge auprès du public et révolutionne la mode : Gaultier, Alaïa, Montana, Mugler… La différenciation reprend ses droits.

La Hifi Populaire:

Chaîne hifi d’entrée de gamme La Redoute 1978

Dans les années 1930 : l’industrie du cinéma américain remarque que la fidélité de la bande audio de leurs films apporte à ceux-ci une nouvelle dimension émotionnelle aux spectateurs et que cela devient alors un argument commercial important. La fidélité sonore permet une meilleure et nouvelle sensation d’immersion dans les films. Cette nouvelle demande du public va placer la qualité des bandes-son cinématographiques comme le principal défi de l’électronique à cette époque. Bell Labs et RCA sont alors en compétition pour développer la technologie qui aura le meilleur rendu sonore pour le cinéma. Cette compétition va amener, jusque’à la fin des années 1930, de nombreuses améliorations et nouvelles technologies qui vont poser les fondations de l’industrie moderne de la Hi-fi. Le développement de l’audio va stagner durant la Seconde Guerre mondiale car les ingénieurs en électronique vont se concentrer sur d’autres domaines importants pour la guerre comme l’amélioration des radars, mais à la fin des années 1940, de nouvelles avancées ont lieu dans le domaine avec l’amélioration de la fidélité des basses.

Au début des années 1950 : l’arrivée de nouveaux formats de LP par Columbia Records et RCA ainsi que la création de nouvelles stations FM de haute qualité va faire naître une industrie de la Hi-fi.

Le ghetto-blaster : est un radiocassette des années 1970 et 1980, connu pour sa taille démesurée et pour sa puissance conséquente (blast signifie rugir). Le ghetto-blaster est large, dispose généralement de quatre haut-parleurs (Un tweeter et un woofer pour chaque voie), d’un lecteur de cassettes et d’une radio AM-FM. Souvent calé sur l’épaule, le bras le tenant par le dessus, ou bien tenu par sa poignée, le ghetto-blaster mesure environ 60 cm de large (jusqu’à 80 cm pour les plus volumineux) et pèse toujours très lourd, comme beaucoup d’objets électroniques de l’époque. Utilisé en alimentation autonome, il consomme une quantité démesurée de piles.

1970-90 : le passage à la stéréo, la généralisation du transistor dans l’amplification permettant notamment la portabilité des appareils, l’invention des cassettes puis du CD (commercialisé depuis le début des années 1980) vont contribuer au changement des pratiques sonores. La baisse des coûts et la numérisation des matériels d’écoute vont privilégier la quantité à la qualité du son. Ces changements vont alors causer un certain déclin de la Hi-fi à partir des années 90.

Les postes de télévision :

Télévisions couleur La Redoute 1985

Dans les années 50 : Les premiers récepteurs en 441 lignes étaient de type à amplification directe, avec un seul canal en bande VHF basse, qui comportaient une dizaine de tubes. L’antenne était en forme de H, faite de deux dipôles verticaux couplés. Après l’adoption du 819 lignes, d’autres canaux et émetteurs furent mis en service dans la bande haute VHF. Un récepteur en « noir et blanc » utilisait une quinzaine de tubes électroniques.

Dans les années 60 : L’apparition d’une deuxième chaîne sur la bande UHF en 625 lignes fit ajouter un module tuner UHF d’abord à tubes, puis avec les premiers transistors. Les télécommandes et le « zapping » étaient encore inimaginables. Des téléviseurs mixtes tubes/transistors ont été commercialisés, les premiers transistors ne permettant pas les fonctions de puissance et haute tension. Une nouvelle antenne de réception était nécessaire pour la réception de la bande UHF, comportant un grand nombre (10 à 20 environ) d’éléments directeurs ce qui lui valut le surnom d’antenne râteau. L’apparition de la couleur a donné naissance à la première génération de téléviseurs couleur des années 1960, munis du tube cathodique.

Dans les années 70 : Les premiers téléviseurs «tout transistors», sont apparus vers le milieu des années 1970. Ces téléviseurs étaient plus stables et plus fiables grâce à l’introduction progressive des circuits intégrés. Le son était disponible dès la mise sous tension du téléviseur et l’image au bout de quelques secondes (le temps que le canon à électrons du tube cathodique chauffe).

Dans les années 80 : Les écrans plats cathodiques, les vidéo-projecteurs et la haute définition (à titre expérimental) font leur apparition, mais les tubes cathodiques restent très lourds et il n’est pas rare d’avoir un meuble TV supportant des appareils pesant plus d’une cinquantaine de kilos.

Années 1990-2000 : Enfin la révolution est en cours pour remplacer les tubes cathodiques par les écrans plasma et LCD bien plus légers, apparus vers 2000, et généralisés en 2008. En 2011, on ne trouve plus de téléviseurs, ni de moniteur à tube cathodique dans le commerce.

Les Montres :

Pub Yema Rolland Garros 1987

La montre-bracelet est née dans le dernier tiers du 19ème siècle. Jusque-là, les montres étaient en général portées au gousset. Environ, en même temps, dans les années 1920 sont introduits les oscillateurs et les horloges à quartz. En 1949 et 1967, nouvelles découvertes, les horloges atomiques. Le début du 20ème siècle voit la démocratisation des montres-bracelet et leur production en masse, notamment via l’usage militaire. En 1927, un ingénieur en télécommunication du nom de Warren Morrisson recherche un système capable de générer des fréquences très stables. Il se base sur l’effet piézo-électrique du quartz pour construire une horloge plus fiable que les anciens systèmes mécaniques. Les Horloges à quartz peuvent atteindre une précision d’un millième de seconde par jour.

Dès 1937, Seiko franchi le seuil de plus de 2 millions de montres vendues à travers le monde, puis avait en 1941 produit le premier chronographe de poche du Japon avant de s’imposer dans les années 1950 aux concours d’horlogerie, réussite symbolique lui permettant de rivaliser avec les montres suisses et d’effacer l’image de médiocre qualité des produits japonais. Le prestige des marques japonaises est confirmé en 1964, quand Seiko devient le chronométreur officiel des Jeux olympiques d’été de 1964 à Tokyo puis en 1972, des Jeux olympiques d’hiver de Sapporo.

Années 1960 à 1990 : l’apparition des montres à quartz et la concurrence japonaise provoque la crise du quartz à la fin des années 70. Elle culmine en 1981, car suite à l’apparition de la montre électronique à quartz en 1978, l’industrie horlogère Suisse et européenne traverse une crise importante provoquant une baisse des exportations et de nombreuses fermetures d’entreprises horlogères. Ainsi, le nombre d’employés dans l’horlogerie en Suisse passa de 90.000 en 1970 à 28.000 en 1988. En 1982. les montres électroniques dépassèrent les montres mécaniques et la Suisse perdit sa place de premier exportateur mondial. Cette crise prendra symboliquement fin avec la sortie de la Swatch en 1983. Les montres mécaniques ne reviendront à la mode que dans les années 2000.

Les appareils Photo :

Appareils Photo La Redoute 1970

Les différents appareils argentiques de 1950 à 2006 :

1930-1960 : Les appareil photographique reflex bi-objectif : Ce sont des appareils de petit ou – plus souvent – moyen format. La visée se fait à travers un deuxième objectif couvrant le même champ que l’objectif de prise de vue. Ce deuxième objectif projette l’image vers un verre dépoli après réflexion sur un miroir, d’où à nouveau le terme de reflex. La mise au point se fait par déplacement de la platine avant qui supporte les deux objectifs. Ainsi, la netteté peut être contrôlée sur le dépoli. Les objectifs peuvent être fixes ou interchangeables, mais dans ce dernier cas c’est toute la platine avant qui est l’élément interchangeable.

1950-2006 : Les appareil photographique télémétrique : Appareils généralement de petit ou moyen format où la visée se fait dans un viseur séparé n’utilisant pas de verre dépoli. La distance de mise au point est évaluée avec un télémètre couplé ou non à la bague de mise au point, intégré ou non au viseur. Les objectifs peuvent être fixes ou interchangeables.

1950-2000 : Appareil photographique reflex mono-objectif : type d’appareil photographique caractérisé par l’utilisation d’un objectif unique servant à la fois à la prise de vue et à la visée grâce à un système de miroir mobile. Il se différencie ainsi des appareils non reflex, dans lesquels la visée s’effectue avec un viseur extérieur, et des reflex bi-objectifs, dans lesquels un objectif sert à la visée et un autre à la prise de vue. Ces appareils existent en petit et en moyen format. Ils sont le plus souvent à objectifs interchangeables, si ce n’est pas le cas on les appelle des “bridges”note 1. Dans le langage courant, le terme seul de reflex désigne souvent un reflex mono-objectif au format 24 × 36, par opposition aux compacts. Le reflex mono-objectif est parfois aussi désigné SLR, de l’anglais Single Lens Reflex.

1980-2000 : Appareil photo argentique compact : Appareil photographique de petit format, à viseur indépendant et objectif fixe. Le compact est de petite taille et léger, le plus souvent totalement automatisé.

1990-2010 : L’appareil jetable : En argentique, le compact connaît une variation commerciale particulière : le prêt-à-photographier (ou appareil jetable).

Appareil photo instantané 1970-1990 : Un appareil photographique instantané permet d’obtenir directement des photographies argentiques, sans passer par des opérations séparées de développement du film et de tirage sur papier. Les plus connus sont les appareils de la marque Polaroid. On notera qu’ils surfent actuellement sur la mode néo-rétro et sont de nouveau à la mode.

La fin de l’argentique : Depuis 2006, de grands fabricants d’appareils photographiques ont annoncé, les uns après les autres, l’abandon de la technologie argentique face à l’irrésistible poussée de la photographie numérique. Les grands industriels japonais Canon, Nikon, Konica Minolta, Olympus, Pentax, Fujica, tout comme l’américain Kodak, aujourd’hui largement convertis au numérique, font alors face à l’arrivée de nouveaux venus issus de l’industrie de l’électronique, tels que le coréen Samsung et les japonais Sony et Panasonic, bien implantés dans l’audiovisuel, ou Casio, opérant auparavant dans le secteur des montres et des calculatrices. Dans les années 2010, alors que les smartphones offrent une qualité d’image améliorée d’année en année, la vente d’appareils photo chute drastiquement. Nikon, Konica Minolta et Canon annoncent la fin de la fabrication d’appareils photographiques, tant argentiques que numériques, bien que Nikon et Canon déclarent qu’ils continueraient à vendre une gamme limitée de modèles existants, notamment quelques appareils reflex.

Les armes à feu :

Fusils La Redoute 1978

Dans les Années 50 : Les armes à feu et leurs munitions n’étaient pas aussi férocement règlementées par l’état que de nos jours. En ce temps là, les citoyens français pouvaient détenir des armes pour se protéger et protéger leur famille, tels des revolvers multi-coups et pistolets automatiques de petit calibre (6.35 ou 22 lr) qui furent classés à partir du 13 juin 1956 dans la 4ème catégorie (aujourd’hui catégorie B). Avant cette date, ils étaient en vente libre chez les armuriers et l’on en trouvait aussi à petit prix sur les catalogues de VPC, notamment Manufrance. Par contre, le pistolet 22 lr monocoup, les fusils de chasse et les carabines 22lr restèrent en vente libre.

Vous noterez qu’en 1973, Manufrance proposait à la rubrique jouet, des carabines 4.5 dépassant les 20 joules portant à plus de 30 mètres. Maintenant pour en posséder une, il faut un permis de chasser avec la validation pour la campagne en cours ou, une Licence de tir FFT en cours de validité… (Voir image ci-dessous : jouets Manufrance 1973).

Dans les Années 80 : Le 19 août 1983, se fut au tour des pistolet 22lr un coup d’être interdit à la vente libre et de passer en 4ème catégorie (aujourd’hui catégorie B).

Dans les années 90 : Le 6 mai 1995, Un décret interdit la vente libre de toutes armes à grenaille y compris celles à percussion centrale et des armes d’épaule à répétition, à canon lisse de plus de dix coups ; mais les armes de 5ème et 7ème catégories (fusil de chasse et carabine 22lr) pouvaient être encore acquises librement par tout citoyen de plus de dix-huit années, certaines nécessitant un enregistrement auprès de la police. Le 16 décembre 1998 sonna le glas de la liberté d’acquisition des fusils de chasse ou 22lr qui furent désormais soumis à la présentation d’un permis de chasse validé de l’année ou de l’année précédente ou à la présentation d’une licence de fédération sportive agréée. Tous les fusils lisses à pompe furent aussi soumis à autorisation administrative.

L’équipement des Radios Locales dans les années 80

Les radios Locales FM ayant fait déjà l’objet d’un historique sur Echoretro, je vais succinctement aborder ici la partie technique de leurs installations. Dans une radio, il y a deux postes essentiels, le studio (la basse fréquence) et l’émetteur (la VHF pour le modulateur et l’amplificateur de puissance, et l’UHF voire la SHF pour le pont hertzien acheminant le signal jusqu’au point d’émission distant).

Le Studio : La table de mixage :

Dans les années 80, la FM française en était encore a ses balbutiements, et l’équipement BF d’un studio s’inspirait encore largement de celui d’une discothèque (établissement récréatif où l’on pouvait boire, fumer, draguer et occasionnellement danser). Les marques en vogue à cette époque ont largement été évoquées sur le blog (Freevox, AMIX, Power, 3XXX, Frank…) mais on vit apparaitre entre le milieu et la fin des années 80, des tables de mixage dédiées exclusivement à la radio, essentiellement chez Freevox avec l’Antenna et chez Power avec la PR1000 pour ne citer que les plus utilisées (Il y avait bien sûr du plus haut de gamme avec des tables modulaires comme l’AMIX CSL AV 20, ou 3M Broadcast avec la Harrison AIR 7, mais cela dépassait largement le budget des petites radios locales…)

La Freevox Antenna : 

Freevox Antenna (1986)

Je l’ai placée en premier, non parce-qu’elle était la plus performante, mais parce-que ce fut sûrement la plus pratique et la plus utilisée. Elle fut pour les petites radios ce que fut la DJ Club pour les discothèques. Elle avait une esthétique attrayante avec sa façade couleur champagne ambré, ses commutateurs type “Œil de chat” qui laissaient apparaitre une pastille rouge, bleue ou verte lors de la commutation ou de la mise en service des voies dédiées, ses 6 faders longue course (côté droit) équipés de capuchons blancs et ses 2 baregraphs stéréo à led avec mémoire de crête. Elle manquait un peu de “pêche” sur les voies Phono, mais le son qu’elle délivrait était bon, et sa fiabilité remarquable (on en trouve encore à vendre sur ebay ou le Bon Coin, et après une bonne révision, elles fonctionnent à nouveau plus de 30 ans plus tard). Prix du modèle neuf en 1986 : 32.800 Francs soit 8794 € actuels avec 76% d’inflation. Prix du modèle d’occasion : de 500 à 700 €. Vous pourrez consulter ses caractéristiques techniques sur les notices en bas de page.

La Power PR1000 :

Power PR1000 (1986)

La Power était l’alternative à la Freevox. Moins chère que sa grande sœur la PR1017, elle était superbe dans sa livrée en aluminium brossé, mais encore plus efficace que l’Antenna avec ses potentiomètres intégralement en longue course et ses vu-mètres à aiguilles bien plus pratiques que les leds. Elle aussi est des plus fiable, et il faut reconnaître qu’elle est plus facile d’entretient que la Freevox, puisque ses faders de haute qualité se démontent et se dépoussièrent sans problème. En 1986, le modèle neuf était vendu 19.800 F soit 5309 € actuels. Prix du modèle d’occasion : entre 500 et 600 €.

Voir sur YouTube : L’électronique d’une Power PR1000 par Eric

Le reste du studio : 

Les autres composants étaient essentiellement constitués par les platines disques à démarrage (presque) instantané, équipées d’autostart à partir du fader phono de la table de mixage, et sur lesquelles étaient montées les fameuses cellules Shure SC35C (tables Technics 1200 mk2, Dynacord IST 204, Barthe Rotofluid Disco 2 ou Amix Master DJ), les micros (AKG 330 ou Shure SM58), les magnétophones à bande (Revox B77 et PR99 ou Teac X1000 et X2000), les platines cassettes (Tascam 122 ou Nakamichi BX2) ou bien les cartoucheurs pour les plus fortunés (Aquarius, NAB Delta et Nab Scotchcart), les lecteurs laser (qui venaient juste de débarquer en 1984) avec l’excellent Technics SLP1200 auquel j’ai déjà rendu hommage sur Echoretro, le monitoring pour le retour du son (essentiellement du JBL ou du Bose) et les compresseurs limiteurs allant du DBX d’entré de gamme opérant sur l’intégralité de la bande audio, au très sophistiqué ORBAN Optimod FM qui travaillait sur plusieurs bandes audio et faisait par la même occasion office de codeur stéréo. Prix du matériel neuf en 1986 : Technics 1200 mk2 : 3900 F ; Dynacord IST 204 : 5600 F, Barthe Rotofluid Disco 2 : 4900 F  ; Amix Master DJ : 4960 F. Revox B77 : 13.000 F et PR99 : 23.400 F. Il faut noter que ces appareils se trouvent maintenant d’occasion à 300  € pour les platines et à 500  € pour un Revox B77 en bon état.

L’automatisation des radios en 1986 :

La première radio française entièrement automatique fut Hit Fm qui se dota du système REGIS. Mais le principe était déjà très utilisé ailleurs en Europe, notamment en Italie, pays qui avait eu droit à sa vague de radio libre un peu plus tôt dans les années 70. Le système de régie automatique italien CEPAR PT21 permettait de piloter de 8 à 32 sources différentes (Magnétophones à bande, platines cassettes autoreverse, lecteur CD) et d’insérer des jingles et de la publicité automatiquement aux heures programmées. Mais les rois dans ce domaine étaient les Américain, notamment avec la société Broadcast Electronics qui était rompu à cette pratique depuis l’apparition des premiers PC. Ces installations prenaient une place gargantuesque et coûtaient quasiment le prix de l’appartement qui les contenait. Il va sans dire que maintenant, alors qu’un vulgaire PC portable muni d’un logiciel d’automation peut programmer plus de 10.000 titres en qualité digitale pour moins de 500 €, la débauche d’appareils nécessaires pour automatiser une radio en 1986 fait quelque peu sourire. Mais à cette époque, émettre 24 heures sur 24 se méritait, et la musique ne se résumait pas à quelques lignes de code.

L’émetteur : 

La partie émission d’une radio FM, c’était aussi un pont UHF (400 Mhz) ou SHF (900 Mhz, parfois 1,2 Ghz) (de marque DB Elettronica, RVR,…) visant à amener le signal audio stéréo du studio jusqu’au point haut où se situe l’émetteur et le pylône supportant les antennes accordées sur la fréquence de la radio, entre 88 Mhz et 104 Mhz (en 1986, la portion de 104 à 108 Mhz n’était pas encore utilisée) grâce à une antenne très directive à haut gain (10 à 20 db). La partie traitement de son (compresseur, limiteur et codeur stéréo) ainsi que l’émetteur du pont hertzien, se situait au studio de la radio ; ce dernier alimentait via un câble coaxial, une antenne logarithmique à haut gain pointant en vue directe vers l’antenne du récepteur calé sur la même fréquence (souvent voisine de 900 Mhz, bien que non homologué par TDF) et située sur le point dominant le plus proche. Par la suite, TDF obligera les radios FM à utiliser des faisceaux hertziens homologués mais beaucoup plus onéreux sur des fréquences bien plus élevées, d’abord sur 22 Ghz, et actuellement entre 17 et 24 Ghz ; à ces fréquences, les antennes directives classiques sont remplacées par des paraboles.

Au début de la FM, de nombreuses radios locales implantèrent leur antenne sur l’immeuble où se situait le studio. Mais le champ électromagnétique était parfois tel pour les plus puissantes, que les récepteurs TV du coin (qui étaient analogiques à l’époque) ne captaient plus rien au plus grand désespoir des riverains. Parfois même, la puissance rayonnée était si élevée (10.000 Watts P.A.R.), que l’électronique des services publics les plus proches devenait inopérante. Cela engendra de nombreuses mise en demeure d’arrêt des émissions pour les radios ayant une puissance excessive (rappelez vous NRJ…) et finalement, une délocalisation des points d’émissions en dehors des villes. (On soulignera que parfois, les champs électromagnétiques excédaient les 50 volts par mètres dans une rayon de plusieurs centaines de mètres autour du pylône, et cela en pleine ville (ce qui est considérable quand on sait que la norme actuelle est à 0,7 V/m, et pourtant aucun électrosensible ne se manifesta à l’époque…) Pour ces cas extrêmes, on était très loin de la puissance apparente rayonnée maximum autorisée par le CSA en 1986, qui se limitait à 100 Watts en ville et à 500 Watts en périphérie, c’est à dire ce que délivre un émetteur de 120 Watts alimentant 4 dipôles…

L’émetteur était composé d’un modulateur (RVR PTX 20, DB Elettronica PE20, Ecreso EPLL 20…) qui récupérait le signal multiplexé reçu du studio, et d’un amplificateur de puissance VHF à transistor jusqu’à 500 watts (RVR PT500, DB Elettronica KN400, Ecreso PW450) ou à tubes pour des puissances allant de 500 et jusqu’à 6000 W (DB Elettronica KA500, KA6000). La chaîne de transmission se terminait par les antennes qui pouvaient être ominidirectionnelles (Dipoles SIRA à gain nul), semi directionnelles (Dipoles RVR à faible gain) ou directives (Panneaux Aldena à fort gain). Pour augmenter le gain d’émission, donc la puissance apparente rayonnée, les antennes étaient couplées entre elles par des bretelles appairées selon un nombre allant de 2 à 8, parfois plus pour les grosses structures). Les émetteurs de cette époque dont vous aurez un aperçu du prix neuf sur la notice DB Elettronica ci-dessous, deviennent de plus en plus rares. On trouve des modulateurs sur ebay à partir de 300  €, et des amplificateurs VHF à transistors entre 300 et 1000  € (le 500 watts) pour des modèles transistorisés, et entre 300 et 800  € (le 2500 watts) pour des modèles à tubes en état de marche. On notera qu’ils sont bien plus fiables que ceux d’aujourd’hui.

La radio de nos jours :

Il ne vous a sûrement pas échappé que la radio a bien changé depuis trente ans. En effet, les jours de la radio FM analogique sont comptés ; cette dernière a d’ailleurs déjà disparue en Norvège au profit de la RNT. La relève est assurée par la radio numérique terrestre, la radio par satellite, et le streaming internet des webradios sur smatphone et tablettes. Bien qu’en Allemagne, le DAB+ ait plutôt bien pris, il est fort probable que seuls ces deux derniers systèmes tireront leur épingle du jeux, et que la RNT s’essoufflera peu à peu. Entre temps, les petites radios associatives auront disparues, puisque les émetteurs radio numériques sont bien trop chers pour qu’une petite structure puisse se les payer (ou bien louer leur retransmission par TDF), et comme les subventions de l’état deviennent peau de chagrin…

La Radio Numérique Terrestre :

Elle existe depuis 2001 aux USA (sous le nom de HD Radio) , et elle doit débarquer dans quelques année dans toute la France (on parle de 2020). Ses avantages sont la qualité d’écoute puisqu’elle est moins vulnérable aux interférences et aux parasites et la possibilité d’émettre un signal multicasts, c’est-à-dire de diffuser simultanément plusieurs programmes sur une même fréquence radiophonique. Les récepteurs de radio DAB+ intégrés en option dans les automobiles allemande permettent aussi de suivre l’évolution du trafic en direct avec un système de géolocalisation et un écran intégré au poste. Les applications interactives sont de plus en plus nombreuses. L’auditeur a la possibilité de tagger une chanson et de la télécharger sur ses tablettes et smartphones ; il a aussi à disposition des indications géolocalisées, comme les prévisions météorologiques ou le prix de l’essence dans les stations-services environnantes. Les radios peuvent aussi afficher la pochette de l’album diffusé ou des logos publicitaires.

La radio par satellite :

Aux USA, depuis 2001, la compagnie XM Radio a lancé officiellement la radio par satellite. Ce lancement fut rapidement suivi par un autre, celui de la compagnie Sirius qui proposait un service similaire dès 2002. En juillet 2008, après quelques années comme compétiteurs, Sirius et XM radio ont fusionné pour devenir Sirius XM. Pour avoir accès aux services dans son auto, les américains doivent avoir un système audio avec un récepteur satellite intégré ou acheter un récepteur externe. Il faut également s’abonner au service, ce qui coûte entre 10 $ et 25 $ par mois. La radio satellite est intéressante par la diversité de son offre. Dépendant du forfait choisi, on a une sélection allant jusqu’à plus de 120 stations différentes. Mais cela n’existe pas encore en France.

Qui va gagner ?

Aujourd’hui aux USA, la HD Radio semble en stagnation voire en recul. En effet pour la première fois en 2012, les stations ayant abandonné la technologie HD radio sont plus nombreuses que celles qui l’ont adoptée. Parallèlement à cette stagnation depuis 2006 aux Etats-Unis, on note une progression des autres technologies de diffusion radiophonique. Ainsi, la radio satellite, lancée au même moment que la HD radio, a convaincu 19 millions d’américains fin 2008 et 24 millions en 2012. Les services en ligne progressent rapidement. En 2012, plus d’un tiers des Américains déclarent écouter en streaming les stations AM/FM, et/ou des radios diffusées uniquement sur Internet (webradios) et ces chiffres sont en progression constante. Enfin, il faut ajouter qu’en 3 ans, la proportion de personnes qui utilisent leur téléphone pour écouter la radio en ligne dans leur voiture a triplé (elle est passée de 6% à 17% entre 2010 et 2012). C’est donc la radio par satellite et le streaming des webradios sur portable qui semblent gagner la partie. Il faut noter que la 5G commence à être déployée aux USA, alors que la 4G n’a pas finie d’être installée en France (88% de couverture).

À propos de webradio, si vous appréciez la programmation musicale des radios pionnières du début des années 80, écoutez la webradio du blog, vous ne serez pas déçu.

François