Album – Eric Clapton – Slowhand (1977)

Le premier « guitar-hero » de l’histoire du rock, guitariste, chanteur et compositeur de blues et de rock britannique, né le 30 mars 1945, tellement doué que dès ses débuts dans les Yardbirds en 1963, on l’appelait déjà « Dieu ». Très attaché à l’esprit et à la lettre du blues, il quitte ce groupe deux ans après l’avoir rejoint, par crainte de tomber dans le piège du hit-parade. Après un court passage dans la formation de John Mayal, il fonde Cream avec le bassiste Jack Bruce et le batteur Ginger Baker. Pendant trois ans de 1966 à 1968 compris, il se produit régulièrement aux U.S.A. où sa réputation grandit au point d’en faire une légende vivante. Après l’éclatement de Cream, il forme Blind Faith avec Baker et Steve Winwood. Le groupe existe le temps d’un disque, contenant un classique de Clapton (« Presence of the Lord »). À la fin de cette expérience, Clapton s’embarque dans une série d’aventures qui finiront par coûter cher à sa santé.

C’est d’abord un bref passage en 1969, dans le groupe de John Lennon (le Plastic Ono Band). En 1970, il tourne avec le duo americain Delaney et Bonnie. Clapton est d’ores et déjà une célébrité américaine. Son album solo, paru en 1970, contient le who’s who de l’époque – Leon Russell, Stephen Stills et les cuivres des Rolling Stones, Bobby Keys (Saxo) et Jim Pice (Tompette). Il joue en retour sur les albums solo de Stephen Stills et Leon Russell, ainsi que sur celui de son ami George Harrison, « All Things Must Pass ». C’est à Pattie Boyd, la femme de ce dernier qu’il dédie son album Layla and Other Assorted Love Songs en 1970 présenté comme l’œuvre d’un groupe inconnu dénommé Derek and the Dominos. Mais, très affecté par la mort de Duane Allman qui a, dans une large mesure, contribué à l’élaboration de « Layla », Clapton s’enferme dans les drogues dures et connaît une éclipse dont il ne sortira que grâce à l’amitié de musiciens comme Peter Townshend des Who. Il réapparaît sur la scène musicale avec 461 Ocean Boulevard en 1974.

461 Ocean Boulevard (1971) : est un album solo d’Eric Clapton qui a marqué son retour à l’enregistrement après avoir récupéré d’une dépendance de trois ans à l’héroïne. L’album est sorti à la fin de juillet 1974 chez RSO Records, peu de temps après que la maison de disques ait sorti le single « I Shot the Sheriff » au début de juillet de la même année. L’album a été classé dans plusieurs charts internationaux et s’est vendu plus de deux millions d’exemplaires. Ce fut aussi l’un des premiers albums de « pop music » à sortir en Union soviétique. Le titre de l’album se réfère à l’adresse sur Ocean Boulevard où Clapton a vécu lors de l’enregistrement de l’album. L’adresse de la maison a été modifiée après la sortie de l’album en raison des fans qui se rassemblaient en masse sur la propriété. La maison a depuis été reconstruite et l’adresse restaurée. Influencé par le style laid back de J.J. Cale, Clapton reprend « I Shot the Sheriff », un tube qui sera son premier n°1 et qui contribuera à faire connaître le reggae et Bob Marley au grand public, comme il avait déjà révélé J.J. Cale en 1970 avec « After Midnight ».

Eric Clapton – Slowhand – Pochette extérieure

Slowhand (1977) : est Sorti le 25 novembre chez RSO Records. Slowhand a produit les deux singles à succès « Lay Down Sally » et « Wonderful Tonight », qui sont entrés dans de nombreux charts internationaux et ont reçu de nombreux prix et certifications d’enregistrement. « Wonderful Tonight » tout comme « Layla », est une chanson inspirée par Pattie Boyd, son épouse de 1979 à 1988 et ex-femme de George Harrison. Bizarement, la célèbre reprise de la chanson anti-drogue « Cocaïne », écrite à l’origine en 1976 par J.J. Cale, n’entre pas dans le Billboard Hot 100, sauf en tant que face B de « Lay Down Sally » qui a été numéro 3 au début de l’année 1978. 

L’album a été intitulé d’après le surnom de Clapton, qui lui avait été donné par Giorgio Gomelsky, le manager des Yardbirds pour évoquer ironiquement son jeu exceptionnel et rapide. Mais, pour expliquer ce surnom, le guitariste rythmique des Yardbirds, Chris Dreja, a rappelé que chaque fois qu’Eric Clapton cassait une corde de sa guitare pendant un concert, celui-ci restait sur scène et la remplaçait. L’auditoire anglais patientait en faisant un «applaudissement lent» (slowhand en anglais). Dans son autobiographie de 2007, Clapton a rappelé que le nom « Slowhand » semblait bien s’accrocher à son vrai nom, car il était bien accueilli par ses amis américains et ses fans qui pensaient au Wild West en entendant le surnom.

La pochette de l’album a été réalisée par Clapton lui-même avec l’aide de Pattie Boyd et Dave Stewart, crédités comme « El & Nell Ink ». Réalisée en noir et blanc, elle montre Clapton de trois-quarts – sans visage — et, en gros plan, tenant sa guitare Fender Stratocaster. Outre le choix de différentes photos pour le côté intérieur de la pochette faite par gramophone, deux autres images ont plus d’importance que les autres : une photo dans laquelle il embrasse Pattie Boyd et une autre photo montrant la carcasse d’une Ferrari 365 GT4 BB accidentée, que Clapton avait acheté après qu’il ait vu George Harrison au volant de ce même bolide sur Hurtwood Edge Estate. Après avoir terminé ses tournées en Australie, il faillit se tuer avec. En 2003, Slowhand a été classé numéro 325 sur la liste faite par Rolling Stone des 500 plus grands albums de tous les temps.

Eric Clapton – Slowhand – Pochette intérieure

Just One Night (1980) : Just One Night est un double album enregistré en live au Budokan Theatre, Tokyo, au Japon, en décembre 1979, lorsque Clapton était en tournée de soutient pour l’album Backless, son plus récent album à cette époque. L’intérieur de la pochette double contient une peinture japonaise de Ken Konno. L’album a atteint la deuxième place dans les charts aux États-Unis, la troisième au Royaume-Uni et a été certifié or par la RIAA. Eric Clapton se laisse aller à jouer le blues comme il l’aime, décontracté, laid back, mais bourré de feeling. Et c’est un plaisir d’entendre la foule reprendre le « Cocaïne » de J. J. Clale. Sûrement un des plus grand live de l’histoire du rock.

Another Ticket (1981) : Another Ticket est un album enregistré et produit par Tom Dowd chez Compass Point Studios à Nassau, Bahamas avec Albert Lee ; ce fut le dernier album de Clapton pour Polydor Records. Il à atteint le Top 40 dans sept pays, dont trois où il a atteint le Top 10 : N°3 en Nouvelle-Zélande, N°5 en Norvège et N°7 aux États-Unis. Au Royaume-Uni, il s’est placée 18ème.

The Road to Escondido (2006) : est un album de J. J. Cale et Eric Clapton. Le contenu de cet album vient des derniers enregistrements de Billy Preston, à qui l’album est dédié. En 2004, Eric Clapton a organisé à Dallas, le Crossroads Guitar Festival, un festival de trois jours avec une multitudes de musiciens célèbres. Parmi les interprètes figurait J. J. Cale, donnant à Clapton l’occasion de lui demander de produire un album pour lui. Les deux musiciens ont commencé à travailler ensemble et finalement ils ont décidé d’enregistrer un album en commun. Un certain nombre de musiciens de haut niveau ont également accepté de travailler sur l’album, dont Billy Preston, Derek Trucks, Taj Mahal, Pino Palladino, John Mayer, Steve Jordan et Doyle Bramhall. Escondido est une ville proche de la ville natale de Cale à Valley Center, en Californie, dans le comté de San Diego. Eric Clapton possédait un manoir à Escondido dans les années 1980 et au début des années 90. Cale et Clapton pensaient que ce serait un bon nom pour l’album en raison de leur point commun avec la ville. L’album a remporté le Grammy Award pour le meilleur album de blues contemporain en 2008.

Clapton fut le premier artiste à être introduit trois fois au Hall of Fame : D’abord comme membre des Yardbirds en 1992, puis de Cream en 1993 et finalement comme artiste solo en 2000.

Discographie : 

1970 : Eric Clapton
1970 : Layla and other Assorted Love Songs
1974 : 461 Ocean Boulevard
1975 : E.C. Was Here
1975 : There’s One in Every Crowd
1976 : No Reason to Cry
1977 : Slowhand
1978 : Backless
1980 : Just One Night (Live)
1981 : Another Ticket
1982 : Time Pieces: Best of Eric Clapton
1983 : Time Pieces Vol II: Live in the Seventies
1983 : Money and Cigarettes
1985 : Behind the Sun
1986 : August
1988 : Crossroad ( Live )
1989 : Journeyman
1992 : Unplugged ( Live )
1994 : From the Cradle 6
1995 : The Cream of Clapton
1996 : Crossroad Vol II : Live in the seventies (Live )
1998 : Pilgrim
2000 : Riding with the King
2001 : Reptile
2002 : One More Car One More Rider ( Live )
2004 : Me and Mr. Johnson
2004 : Sessions for Robert J
2005 : Back Home
2006 : The Road to Escondido
2010 : Clapton
2013 : Old Sock
2014 : The Breeze: An Appreciation of JJ Cale
2016 : I Still Do

Voir sur YouTube : « Eric Clapton – Cocaine » par aeroterek ; « Eric Clapton-Lay down Sally » par 123kasemir ; « Eric Clapton – Blues Power (1985) HQ » par wipeyourownass ; « Crossroads Guitar festival 2007 Sheryl Crow & E Claptom Tulsa Time » par ॐ Lucas Liborio ॐ et « Ride the River – J.J. Cale & Eric Clapton » par aaro Bo

Youngtimer – Range Rover Classic (1970-96)

Avec ce modèle sorti en 1970, Rover popularisa en Europe la catégorie des véhicules utilitaires de sport (SUV), déja prisée aux U.S.A. avec le Jeep Wagoneer apparu en 1963. Et peu à peu, au fil des améliorations esthétiques et mécaniques, le Range Rover est devenu le SUV le plus élégant et le plus sophistiqué du monde, vendu à 1,7 millions d’exemplaires à ce jour. À son lancement, le Range Rover était l’un des premiers véhicules à offrir la transmission intégrale permanente à différentiel central, contrairement à l’entraînement commutable roues arrière/quatre roues motrices des Land Rover. En 1971, il fut le premier véhicule a être exposé au Louvre pour l’excellence de son design industriel.

Sur les traces de la Land Rover : 

Depuis son lancement en 1970, le Range Rover a suscité plus d’une copie et a fait beaucoup d’émules. Sa recette n’avait pourtant rien de très particulier dans sa conception mécanique. Rover, affilié depuis 1967 au groupe British Leyland, se contenta de reprendre le moteur V8 en alliage léger de 135 ch dérivé des V8 Buick qui équipait déjà la Rover 3500. En matière de traction sur les quatre roues, le constructeur possédait aussi une longue expérience grâce aux célèbres Land Rover. Dans sa forme originale, le Range Rover avait de meilleures capacités en tout-terrain que le Land Rover, mais était surtout beaucoup plus confortable, offrant une vitesse de pointe de 160 km/h, une capacité de remorquage de 3,5 tonnes, un accueil spacieux pour cinq personnes et des caractéristiques innovantes telles qu’une boîte à quatre vitesses à double rapport, une transmission à quatre roues motrices permanentes et des freins à disques sur les quatre roues.

De nombreuse évolutions jusqu’au Turbo Diesel : 

Depuis sa sortie en 1970, le Range Rover s’est mis régulièrement au goût du jour : quatre portes en juillet 1981, boîte automatique en 1982, boîte 5 vitesse en 1983, injection en 1985 (système Lucas d’injection électronique de carburant, procurant à la fois de meilleures performances et une économie d’essence), turbodiesel en 1986, le choix se portant sur le diesel italien VM à 4 cylindres en ligne de 2,4 litres, modèle distribué sur le marché européen sous le nom de Turbo D, qui fut porté à 2,5 litres en 1989. Le moteur diesel VM a finalement cédé la place au moteur diesel Land Rover 200Tdi turbocompressé en 1992 et au 300Tdi à la fin de 1994.

Le Range Rover dans les séries TV : On peut voir Gambit à son volant dans l’épisode de Chapeau melon & Bottes de cuir – Seconde série intitulé : « Le dernier des Cybernautes » ou aussi Brett Sinclair dans Amicalement Vôtre : « Le lendemain matin ».

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1983 : 110.000 F soit 36.368 € avec 117% d’inflation.

Prix actuel d’occasion : à partir de 1500 €.

Album – Supertramp – Even in the Quietest Moments (1977)

Au cours des années 70, Supertramp suivit un chemin inhabituel pour atteindre le succès commercial, car en fusionnant sa dextérité instrumentale teintée de rock progressif avec l’aspect mélodieux du pop rock anglais, il devint l’un des groupes britanniques les plus populaires des années 70 et des années 80, gardant la tête des hit parades et remplissant les salles de concert du monde entier à un moment où leur style de musique était censé être démodé.

Le pianiste et chanteur Rick Davies forma Supertramp en 1969. Davies avait été membre d’un groupe appelé Joint, financé par le milliardaire néerlandais Stanley August Miesegaes ; Miesegaes lâcha Joint, mais pas Davis auquel il proposa de lancer un nouveau projet. Davies plaça une annonce dans l’hebdomadaire de musique britannique Melody Maker et recruta le guitariste Richard Palmer, le percussionniste Robert Millar et le chanteur et bassiste Roger Hodgson. Dans un premier temps, Davies dénomma le nouveau groupe Daddy, mais finalement, il opta pour Supertramp, mot qui s’inspirait d’un livre de l’auteur gallois William Henry Davies, « The autobiography of a super-tramp » publié en 1908.

En 1970, Supertramp signa un contrat avec A & M Records, et leur premier album fut publié plus tard la même année. L’album n’eut pas de succès, mais le style de Supertramp changea quand Richard Palmer et Robert Millar quittèrent le groupe ;  Hodgson passa de la basse à la guitare, et le bassiste Frank Farrell, le percussionniste Kevin Currie, et le saxophoniste Dave Winthropau rejoignirent le groupe. Supertramp ainsi composé publia l’album Indelibly Stamped en 1971, mais l’album marcha à peine mieux que le premier, et Miesegaes coupa son financement. Davies et Hodgson remanièrent encore le groupe avec cette fois Davies au piano et aux voix, Hodgson à la guitare, aux claviers et aux voix, Dougie Thomson à la basse, Bob C. Benberg à la batterie et à la percussion, et John Anthony Helliwell au  sax, bois et claviers. Cette édition de Supertramp se prévalait d’un son plus concis et pop que le groupe qui avait enregistré les deux premiers albums, et en effet, l’album Crime of the Century de 1974 permit à Supertramp de faire une percée commerciale, avec les singles «Dreamer» et «Bloody Well Right». Crisis ? What Crisis? sorti en 1975 ne fut pas aussi commercial. Il a été enregistré à Los Angeles et à Londres.

Even in the Quietest Moments (1977) : est le cinquième album de Supertramp. Il a été enregistré principalement aux Caribou Ranch Studios dans le Colorado et le mixege fut achevé au Record Plant à Los Angeles avec l’ingénieur Peter Henderson, qui travaillera avec le groupe pour leurs trois prochains albums. Even in the Quietest Moments a atteint la 16ème place sur le Billboard Pop Albums Chart en 1977, et quelques mois après sa sortie est devenu le premier album de Supertramp certifié or (500.000 exemplaires ou plus) aux États-Unis. De plus, « Give a Little Bit » est devenu un top 20 aux États-Unis et a atteint la 29ème place du UK Singles Chart. Alors que « Give a Little Bit » a été le gros succès, « Fool’s Overture » et la piste titre ont également très appréciés.

Pour la photo de couverture, un piano à queue a été transporté au sommet d’une montagne à Eldora Mountain Resort (un domaine skiable près des studios Caribou Ranch), recouvert de neige et photographié. En 1978, Even in the Quietest Moments… a été classé 63ème dans The World Critic Lists, qui a recencé les 200 plus grands albums de tous les temps votés par des critiques de rock et des DJ réputés.

Les titres de l’album : Davies dit de « Lover Boy » : « J’ai été inspiré par des publicités dans des magazines masculins qui vous disent comment draguer les femmes. Vous savez, ils vous envoient les meilleures techniques pour ne pas échouer. Si vous n’avez pas couché avec au moins cinq femmes en deux semaines, vous pouvez récupérer votre argent. Le plus gros de la chanson « Even in the Quietest Moments » a été écrit lors de la vérification du son pour un spectacle au Tivoli Gardens (à Copenhague). Davies et Hodgson ont travaillé sur différentes parties de la chanson avec Hodgson assis à un synthétiseur  Oberheim et Davies à la batterie. Davies a commenté : « ça commence par une mélodie très standard, puis il y a une sorte de progression d’accord ou peut-être que nous devrions appeler ça une digression. C’est une chanson où il y a des centaines de sons différents qui entrent et sortent, une chose de collage ». Hodgson a dit des paroles: » C’est une sorte de chanson d’amour double – cela pourrait être pour une fille ou pour Dieu ». Le morceau « Fool’s Overture » avait pour titre de « The String Machine Epic », et selon John Helliwell : « Il est venu principalement de quelques mélodies que Roger avait travaillé sur cet appareil qu’on utilisait sur scène. » Hodgson a déclaré que les paroles de la chanson sont essentiellement sans signification, expliquant: « J’aime être vague et pourtant en dire assez pour mettre l’imagination des gens en émoi ». Cet album est unique dans la discographie de Supertramp car aucune des chansons ne présente le piano électrique Wurlitzer qui est la marque acoustique du groupe. Cependant, un piano Fender Rhodes a été utilisé lors d’une courte section de « From Now one ».

Breakfast in America (1979) : éleva Supertramp au statut de superstar. C’est le sixième album studio du groupe de rock. Il a été enregistré en 1978 au Village Recorder à Los Angeles. Il a engendré quatre singles américains au Billboard hit : « The Logical Song » (n ° 6), « Goodbye Stranger » (n ° 15), « Take the Long Way Home » (n ° 10) et « Breakfast in America » ​​(N ° 62). Au Royaume-Uni, « The Logical Song » et la piste titre ont été classé parmi les 10 meilleurs hits britanniques. Breakfast in America a remporté deux Grammy Awards en 1980 et détient une certification RIAA de quadruple platine. Breakfast in America est devenu l’album le plus vendu de Supertramp avec plus de 6 millions d’exemplaires vendus aux États-Unis. Il fut numéro 1 au Billboard Pop Albums Chart pendant six semaines au printemps et à l’été 1979. L’album a également atteint la première place en Norvège, en Autriche, au Canada, en Australie et en France, où il est l’un des cinq albums les plus vendus de tous les temps.

Supertramp prolongea le succès de Breakfast in America avec l’album Live Paris, mais ce n’est qu’en 1982 que le groupe sortit un nouvel album studio, Famous Last Words, (dont est extrait le tube « It’s Rainin Aganin »). En un sens, le titre de l’album était prophétique puisque les relations de travail entre Rick Davies et Roger Hodgson devinrent difficiles, et en 1983, Hodgson, le chanteur principal et auteur des plus grands succès de Supertramp, quitta le groupe pour poursuivre une carrière solo. (Il passa alors un accord verbal avec Rick Davies qui stipulait que Davies gardait le nom de Supertramp, mais s’engageait à ne jamais jouer les morceaux d’Hodgson sur scène. Cet accord sera rompu par Rick Davis en 1988 lors du « World Migration Tour », tournée promotionnelle de Free As A Bird, sorti en 1987, dans lequel il reprendra tous les standards de Supertramp écrits par Hodgson).

En 1983, Davies prit donc la direction de Supertramp qui sortit l’album Brother Where You Bound en 1985, laissant de côté le son pop rock pour explorer le rock progressif. Le groupe invita d’ailleurs plusieurs fois le guitariste des Pink Floyd, David Gilmour. Sur Free as a Bird en 1987, Supertramp expérimenta les synthétiseurs et la musique électronique, mais après une tournée mondiale de soutient pour l’album, Davies mit peu à peu le groupe en sommeil jusqu’en 1997, date de sortie de Some Things Never Change. Slow Motion est le dernier album studio de Supertramp, sorti en 2002.

Discographie :

1970 – Supertramp
1971 – Indelibly Stamped
1974 – Crime of the Century
1975 – Crisis? What Crisis?
1977 – Even in the Quietest Moments
1979 – Breakfast in America
1982 – …Famous Last Words…
1985 – Brother Where You Bound
1987 – Free as a Bird
1997 – Some Things Never Change
2002 – Slow Motion

Voir sur YouTube : « Fool’s Overture – Voice of Supertramp Roger Hodgson w Orchestra » par BDFilms4U ; « The Logical Song – Roger Hodgson (Supertramp) Writer and Composer » par Roger Hodgson ; « Supertramp – It’s Raining Again » ; « Supertramp – Cannonball » ; « Supertramp – Free As A Bird » et « Supertramp – My Kind Of Lady » par SupertrampVEVO

Youngtimer – Fiat-Bertone X1/9 (1973-89)

Construite comme un modèle de grande production à une cadence élevée pour obtenir un prix de vente raisonnable, la Fiat X1/9 constitue une exception parmi les voitures de sport, précédée seulement par la Volkswagen 914, petit roadster des années 1970 fabriquée par les firmes allemandes Porsche et Volkswagen.

Une conception moderne : 

En conciliant le modernisme d’un moteur central arrière avec les impératifs de la grande série, Fiat réussissait un tour de force : en 1973 un coupé avec toit amovible, arceau de capotage, quatre roues indépendantes et quatre freins à disques proposé à 22.500 Francs, ce qui était 10% moins cher que la mieux placée des concurrentes si l’on excepte les coupés Triumph GT6 et la Fiat 124 Sport, plus vraiment modernes. Le seul défaut de la X1/9 à son lancement résidait dans le faible niveau de ses performances (son moteur de Fiat 128 Sport de 1290 cm3 ne développant que 73 ch), bien qu’il soit souligné par l’efficacité de son comportement routier.

Une évolution intelligente : 

La X1/9 est restylée en mars 1976, son moteur est remplacé fin 1978 par le 1498 cm3 de la Fiat Ritmo qui offre 85 ch et une vitesse maximale de 180 km/h, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 10 s. À noter que la version USA reçoit un moteur à injection électronique, ce qui rabaisse la puissance à 75 ch. Elle reçoit le moteur et la boîte cinq vitesses de la Ritmo et des roues plus larges tout en restant la découvrable sportive la moins chère du marché. Une version très vitaminée sortit en 1974 : la X1/9 Abarth équipée du moteur de la Fiat 124 Abarth Rally de 1840 cm3, alimenté par deux carburateurs double corps, avec 4 soupapes par cylindre, développant une puissance de 200 CV à 7600 tr/min. Elle remporta trois victoires en rallye dans les années 70.

À partir de 1981, la quasi-totalité des modèles fabriqués sont exportés vers les États-Unis. En mars 1982, Fiat, qui veut récupérer une ligne de production pour d’autres modèles, confie à Bertone, l’intégralité de la fabrication. La X1/9 deviendra la Bertone X1/9, avec une mécanique identique, mais une présentation différente et plus luxueuse. La fabrication s’arrête en 1989, avec la version « Gran Finale », dotée de jantes en alliage de 14 pouces en série et d’une peinture au mica. Au total ce sont environ 174.000 exemplaires qui sont produits, entre 1972 et 1989.

Caractéristiques Techniques : voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle d’occasion : à partir de 4000 €

Film – Les duellistes (1977)

Les Duellistes est un film de 1977 réalisé par Ridley Scott dont ce fut le premier long métrage. Le film remporta de nombreux prix, dont le prix du meilleur premier film au Festival de Cannes de 1977. L’histoire est inspirée de la nouvelle de Joseph Conrad intitulée « Le Duel », édité en 1908.

Le film relate un malentendu entre deux officiers hussards français, Armand d’Hubert (Keith Carradine) et Gabriel Féraud (Harvey Keitel) au sujet d’un incident initialement mineur qui dégénère et se transforme en une querelle amère et prolongée au cours des quinze années suivantes, avec en fond les guerres napoléoniennes. Au début, Féraud est celui qui veut préserver jalousement son honneur et exige à plusieurs reprises satisfaction quand une rencontre de duel ne se termine pas. Il profite énergiquement de toutes les occasions pour localiser et provoquer en duel son ennemi. Au fur et à mesure que l’histoire progresse, d’Hubert se trouve pris au piège. Il est incapable de refuser les défis répétés de Féraud ou de se retirer en raison du code de l’honneur rigide des officiers. La querelle persiste à travers les différentes campagnes de la guerre napoléonienne, et sur la période de la restauration des Bourbons qui suit.

Lorsque l’histoire commence, les deux hommes sont tous deux lieutenants, et au fil du temps, les deux militaires progressent en grade pour atteindre le rang de général. Parfois, Feraud et d’Hubert se rencontrent, mais sont d’un rang différent dans l’armée, ce qui les empêche de se battre, mais chaque fois qu’ils ont le même rang et se retrouvent au même endroit, Feraud renouvelle immédiatement son défi. Lors de leur nouveau duel à l’épée, d’Hubert est sérieusement blessé. Recouvrant ses forces, il s’entraîne aux armes pour se préparer pour le prochain combat où les deux officiers combattent au sabre jusqu’à l’épuisement mutuel. Peu après, d’Hubert est promu capitaine. Pendant la retraite de Moscou, un autre duel (cette fois avec des pistolets) a presque lieu, mais les deux doivent agir ensemble pour survivre lorsqu’ils sont attaqués par des cosaques.

Après la chute de Napoléon, d’Hubert se marie avec Adèle devenant un membre respecté de l’aristocratie restaurée et général de brigade dans la nouvelle armée française, alors que Féraud est un membre du parti anti-monarchiste. Pauvre et méprisé, il rejoint Napoléon après que l’empereur se soit échappé de l’île d’Elbe (alors que Hubert refuse de prendre part au retour de Napoléon), mais ses espoirs sont déchirés après la bataille de Waterloo et l’exil final de Napoléon à Sainte-Hélène. D’Hubert rejoint les armées de Louis XVIII. Il apprend que Féraud a été arrêté et sera exécuté pour son ralliement à Napoléon, et convainc le ministre de la police Joseph Fouché d’épargner Féraud, mais souhaite que son intervention en sa faveur reste secrète.

Dans le duel final encore provoqué par Féraud, chacun des protagonistes est armé d’une paire de pistolets de duel. Lorsque Féraud manque son deuxième tir, d’Hubert saisit immédiatement l’occasion et met en joue Féraud. Celui-ci est totalement sans défense, sans espoir d’évasion. Cependant, au lieu de tirer, d’Hubert informe froidement Féraud qu’il a décidé d’épargner sa vie, mais que désormais, selon les règles du combat unique, sa vie lui appartient, et qu’il doit se comporter à l’avenir comme « mort » et ne plus jamais avoir d’autre contact avec lui. Féraud n’a d’autre choix que de se soumettre à ces termes et il disparait enfin de sa vie.

La nouvelle de Conrad : 

La nouvelle de Conrad a évidemment sa genèse dans d’authentiques duels entre deux officiers hussards français ayant combattus pendant l’ère napoléonienne. Leurs noms étaient Pierre Dupont de l’Étang et François Fournier-Sarlovèze (qui deviendra le général comte François Louis Fournier Sarlovèze), que Conrad a déguisé en changeant Dupont en D’Hubert et Fournier en Féraud. Dans l’Encyclopédie de l’épée, Nick Evangelista a écrit:

« En tant que jeune officier de l’armée de Napoléon, Dupont reçut l’ordre de délivrer un message désagréable à un autre officier, Fournier, un homme querelleur et duelliste enragé. Fournier, portant sa rage subséquente sur le messager, défia Dupont en duel. Cela suscita une succession de rencontres, menées à l’épée et au pistolet, qui durèrent des décennies. Ces affrontements prirent fin lorsque Dupont put surmonter Fournier dans un duel au pistolet, le forçant à promettre de ne plus le déranger.

Ils ont fait leur premier duel en 1794 à partir duquel Fournier a réclamé une revanche. Cette revanche a entraîné au moins 30 autres duels au cours des 19 prochaines années dans lesquelles les deux officiers se sont battus avec des épées, des rapières, des sabres et des pistolets ».

Réception du film par la critique :

Le film a été comparé à Barry Lyndon de Stanley Kubrick. Dans les deux films, les duels jouent un rôle essentiel. Dans son commentaire pour la sortie DVD de son film, Scott affirme qu’il a essayé d’imiter la cinématographie luxuriante du film de Kubrick, qui évoquait les peintures naturalistes de l’époque représentée.

Le film fut loué pour sa représentation historiquement authentique des uniformes et de la conduite militaire napoléonienne, ainsi que pour ses techniques d’escrime se référent précisément à celles en vigueur au début du XIXe siècle, telles que reconstruites par le chorégraphe de combat William Hobbs. Les principaux sites utilisés pour le tournage du film se situaient autour de Sarlat-la-Canéda dans le département de la Corrèze.

La bande son :

La bande sonore fut composée par Howard Blake. La bande sonore a ensuite été rééditée en 2001. Elle est actuellement épuisée et est considérée par beaucoup de collectionneurs de bandes sonores comme une pièce rare.

Voir sur YouTube : « Les Duellistes de Ridley Scott avec Harvey Keitel (Bande-annonce) » par SolarisDistribution