Film – Fight Club (1999)

Le film commence très fort, alors que Jack, notre narrateur (Edward Norton), lorgne avec effroi sur le canon d’un pistolet dont l’extrémité est enfoncée dans sa bouche. L’action se situe dans un grand loft avec vue sur la ville obscure. L’arme est tenue par un homme du nom de Tyler (Brad Pitt) qui vérifie régulièrement sa montre, et engage un décompte avant l’explosion des immeubles piégés qui leur font face. Jack se rappelle comment il a rencontré Tyler et nous projette au tout début de l’histoire.

Fight Club est inspiré du livre de Chuck Palahniuk. C’est un de ces rares films qui fait qu’après l’avoir visionné, vous n’êtes plus tout à fait le même. Et bien qu’il commence par la fin, vous n’êtes pas à l’abri de moultes surprises et rebondissements. Certes, le film est violent. Mais la violence n’est utilisée ici que de façon salutaire, comme vecteur d’un message et non comme une fin en soi. Les dialogues choisis sont là pour nous réveiller de notre léthargie de zombie endormi par le système néolibéral et certains passages dénoncent notre société consumériste sans aucun filtre, ce qui n’est pas courant. Le jeu d’acteur est parfait (y a-t-il eu un personnage plus mémorable que Brad Pitt dans le rôle de Tyler Durden?), La musique, le scénario, l’éclairage, le rythme, tout est réussi.

Avec David Fincher, (« Seven », « The Game »), on pouvait s’attendre à une bonne intrigue et un excellent jeu d’acteur mais au final, on trouve beaucoup plus. Une satire sociale reflétant l’état de notre pauvre monde à la fin du siècle dernier, lequel en l’espace de presque 20 ans, à d’ailleurs bien empiré. Un film qui mérite largement son statut de film culte et vous donne un sacré coup de poing dans la figure…

L’histoire : 

Jack est insomniaque depuis six mois. Son travail en tant que spécialiste itinérant du rappel de produits pour une entreprise automobile n’aide pas son insomnie puisqu’il doit voyager souvent, ressentant des périodes de décalage horaire en plus du stress quotidien de sa position. Comme dérivatif, il parcourt les catalogues d’Ikea ​​en achetant le prochain décor à ajouter à son appartement ; il est un esclave autoproclamé du consumérisme. Il se rend chez son médecin pour demander de l’aide, mais tout ce que le médecin peut faire c’est de lui suggérer de consulter un groupe de soutien de l’église méthodiste pour les malades du cancer des testicules afin de voir ce qu’est la vraie douleur. Là, le narrateur rencontre Robert «Bob» Paulson (Meat Loaf), le «gros nounours», un ex-bodybuilder et utilisateur de stéroïdes qui souffre d’un cas extrême de gynécomastie due à un traitement hormonal après que ses testicules ont été enlevés. Coincé entre les énormes seins de Bob, Jack trouve enfin la paix et éclate en sanglots. La libération émotionnelle lui permet de dormir et il devient ensuite accro aux groupes de soutien, cartographiant sa semaine en assistant à différentes réunions et feignant la maladie. Cependant, l’apparition d’une femme nommée Marla Singer (Helena Bonham Carter) détraque le «système» du narrateur. Il la reconnaît comme une «touriste» bluffeuse, l’ayant vue à de multiples réunions, et il est perturbé par ses mensonges au point de ne plus pouvoir dormir à nouveau.

Après une réunion, Jack se confronte à elle mais elle rétorque qu’elle fait exactement la même chose que lui, que les groupes sont «moins chers qu’un film et qu’il y a du café gratuit». Au lieu de se quereller, ils acceptent de se répartir les séances. Malgré ses efforts, l’insomnie du narrateur continue. Sur un vol de retour d’un de ses voyages d’affaires, Jack rencontre Tyler Durden. Tyler lui offre une perspective unique sur les manuels de procédures d’urgence dans l’avion et entame une conversation informelle. Tyler est un vendeur de savon, mais travaille aussi les nuits en tant que projectionniste et glisse des images subliminales de porno entre les rouleaux de pellicules. Edward arrive à la consigne de bagages pour découvrir que sa valise a été confisquée, en raison d’une vibration mystérieuse, avant de rentrer chez lui. Cependant, la maison, une copropriété située au quinzième étage, a explosé dans la nuit suite à une fuite de gaz. N’ayant nulle part où aller, le narrateur retrouve la carte de visite de Tyler et l’appelle. Ils se retrouvent dans un parking derrière un bar où Tyler l’invite à venir vivre chez lui… à une condition : qu’il le frappe du mieux qu’il peut. Jack, bien que perplexe, se conforme à sa demande et ils s’engagent dans un combat de poing avant de partager quelques verres. L’expérience est pour lui étonnamment euphorique.

Tyler et Jack s’engagent dans d’autres combats au cours des prochains jours et attirent rapidement l’attention d’autres «durs». Constatant la croissance de leur petit groupe de combat, Tyler fonde un club de combat clandestin dans le sous-sol du bar où ils ont eu leur premier combat. Les adhésions augmentent rapidement et Tyler et le narrateur façonnent une série de règles, les deux premières étant «il est interdit de parler du Fight Club». 

Peu à peu, Jack découvre une nouvelle façon de vivre et de voir les choses. Tyler le pousse à s’affranchir des règles sociales, ce qui a vite des conséquences sur son travail. Mais il s’en moque car il a pris goût au Fight Club et à la violence. Par contre, il n’apprécie pas que Tyler commence une relation avec Marla Singer. Il s’inquiète aussi de la dernière trouvaille de Tyler, le mystérieux Projet Chaos qui amène les membres du Fight Club à se transformer en une milice dont le but reste peu clair. Il reproche à Tyler de le tenir à l’écart et décide d’arrêter le projet lorsqu’une opération de sabotage provoque la mort d’un de ses membres, Bob, l’ami du narrateur rencontré lors de sa première réunion de soutient chez les cancéreux des testicules…

Voir sur YouTube : « Fight Club (VF) » par Films YouTube

Album – Al Stewart – On the Border (1999)

Al Stewart, est un musicien et chanteur écossais de Folk-rock, né à Glasgow en 1945, qui a connu le succès dans les Années 70. Auteur-compositeur-interprète, il a développé un style unique combinant des chansons folk-rock avec des personnages de conte et des événements historiques.

Al Stewart est surtout connu pour son single « Year of the Cat » sorti en 1976, la chanson-titre de l’album du même nom. Bien que l’album Year of the Cat et son successeur Time Passages sorti deux ans plus tard aient valu à Stewart ses plus grands succès commerciaux mondiaux, des albums précédents tels que Past, Present et Future de 1973 sont souvent considérés comme de meilleurs exemples de son folk-rock historique et intimiste, style auquel il est revenu dans des albums récents.

Stewart fut une figure clé de la musique britannique et a participé au renouvau de son folklore musical. Il a joué au tout premier festival de Glastonbury en 1970, a connu Yoko Ono avant qu’elle ne rencontre John Lennon, a partagé un appartement à Londres avec Paul Simon alors tout jeune et a joué au club folk « Les Cousins » ​​à Londres dans les années 1960.

Depuis Bedsitter Images, son premier album sorti en 1967, Stewart a sorti seize albums et trois albums live et continue de faire de nombreuses tournées aux États-Unis, au Canada, en Europe et au Royaume-Uni. Son dernier album s’intitule Uncorked, sorti sur le label indépendant de Stewart, Wallaby Trails Recordings.

Stewart a travaillé avec Peter White, Alan Parsons, Jimmy Page, Richard Thompson, Rick Wakeman, Francis Monkman, Tori Amos et Tim Renwick, et plus récemment a joué avec Dave Nachmanoff et l’ancienne guitariste des Wings Laurence Juber.

Quelques albums remarquables : 

Year of the Cat (1976) : le septième album studio d’Al Stewart fut produit et réalisé par Alan Parsons ; il est considéré son chef-d’œuvre, et ses ventes furent boostées par le single « Year of the Cat », une de ces chansons mystérieuses co-écrites par Peter Wood. L’autre single de l’album était « On the Border ». Stewart a aussi écrit « Lord Grenville » en hommage au marin explorateur élisabéthain Sir Richard Grenville (1542-1591).

Stewart avait écrit et entièrement enregistré toute la musique et l’orchestration du disque avant même d’avoir un titre pour l’une des chansons. Dans une interview à une radio canadienne, il a déclaré avoir fait cela pour six de ses albums ; souvent, il écrit aussi quatre séries de paroles différentes pour chaque chanson. La chanson titre dérive d’une chanson que Stewart a écrit en 1966, intitulée « Foot of the Stage » avec des paroles prémonitoires sur Tony Hancock, l’un des comédiens préférés de Grande-Bretagne qui s’est tragiquement suicidé deux ans plus tard. Lorsque Stewart a découvert que Hancock était peu connu aux États-Unis, il a transformé son titre original par « Year of the Cat ».

Time Passages (1978) : est le huitième album studio d’Al Stewart. Cet album, tout comme Modern Times de 1975 et Year of the Cat de 1976, a été une fois de plus produit par Alan Parsons. Les chansons « Time Passages » (qui, une fois édité, a atteint la septième place sur le Billboard) et « End of the Day » ont été co-écrites par Peter White. L’album a également atteint la première place sur les charts pendant 10 semaines. Une version numérique remasterisée de l’album est sortie en 2004.

On the Border (Best of) (1999) : On y retrouve « On The Border », « Song On The Radio », « Merlin’s Time », « Flying Sorcery », « Between The Wars » et une version live de son titre le plus célèbre, « Year Of The Cat ». On The Border contient quelques chansons qui ne sont pas sur les « Greatest Hits » déjà publiés et qui présentent tout de même l’avant-garde du travail ‘Al Stewart. Il a déclaré lors d’un concert (en janvier 2005 à Bryn Mawr, Pennsylvanie) qu’il était considéré comme un « chanteur Folk historique » chez lui en Angleterre et qu’il n’écrit généralement pas de chansons sentimentales. « Year of the Cat », son single le plus connu aux Etats-Unis, ne fait pas ressortir la réelle mesure de ce talent « folk » et vous aurez besoin d’albums comme « Border » pour mieux ressentir la vraie nature de son travail. Les fans seront ravis d’écouter cet album qui comprend des versions inédites de certaines de ses chansons.

Discographie :

1967 : Bed-Sitter Images
1969 : Love Chronicles
1970 : Zero She Flies
1972 : Orange
1973 : Past, Present and Future
1975 : Modern Times
1976 : Year of the Cat
1978 : Time Passages
1980 : 24 P/Carrots (avec Shot in the Dark)
1981 : Live/Indian Summer
1984 : Russians and Americans
1988 : Last Days of the Century
1992 : Rhymes in Rooms (album live)
1993 : Famous Last Words
1995 : Between the Wars (avec Laurence Juber)
1996 : Seemed Like a Good Idea at the Time
1999 : On the Border (Best of) (1999)
2000 : Down in the Cellar
2005 : A Beach Full of Shells
2008 : Sparks of Ancient Light

Voir sur YouTube : « Al Stewart – The Year Of The Cat – ( Alta Calidad ) HD » par Largarife2 ; « Al Stewart – On the Border (live) » par mitzy1234 ; « Al Stewart – Time Passages – 11/12/1978 – Capitol Theatre (Official) » par Pop on MV

Youngtimer – Maserati 3200 GT (1998-2002)

La carrosserie de la Maserati 3200 GT fut signée par Italdesign, le bureau d’étude de Giorgetto Giugiaro, qui avait déjà fait le job pour les Maserati Ghibli, Bora et Merak. C’était le premier modèle entièrement étudié et mis au point après la reprise du constructeur au Trident par Fiat et sa prise en charge par Ferrari. Proposée en cabriolet à l’été 2001, la 3200 GT ne recevra pas en option de boîte séquentielle F1 d’origine Ferrari, mais une plus classique à convertisseur, livrée par BTR.

Moteur et suspensions exceptionnels :

Le moteur, placé en long à l’avant, est un Maserati V8 de 3200 cm3 biturbo à 32 soupapes et 4 arbres à came en tête, développant 370 ch. Il est dérivé de celui utilisé sur la Shamal et sur la quatrième série de la Quattroporte. Ce moteur permet à la 3200 GT d’atteindre une vitesse maximale de 285 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en à peine 5,2 secondes. Le V8 biturbo est associé à une boite mécanique à 6 rapports bien étagés mais dont la commande est assez dure, c’est une des raisons pour lesquelles presque la moitié de la clientèle optera pour la boite automatique dès 2001.

La suspension de la Maserati 3200 GT est équipée de leviers triangulés transversaux double à l’avant et à l’arrière avec pilotage automatique de l’amortissement qui peut être sollicité à partir d’un bouton « sport » sur la planche de bord. Cette option durcit les liaisons au sol et déconnecte partiellement l’antipatinage.

Un carrière très brève :

Avec un tarif de 80.900 €, la 3200 GT était  beaucoup plus accessible que le coupé Ferrari 360 Modena affiché quant à lui à 137.000 €. De même, elle était moins chère à l’entretient. On la trouve d’occasion à moins de 20.000 €. En 2002, la Maserati 3200 GT fut remplacée par la Coupé. Elle doit sa courte carrière à ses feux arrière à Led en forme de boomerang non homologués aux U.S.A., qui, certes lui donnaient beaucoup de charme, mais lui interdisaient d’y être exportée.

Caractéristiques techniques :

Moteur : Essence V8 à 90°,32 soupapes ; Cylindrée : 3217 cm3 ; Puissance : 370 ch;  Transmission : Propulsion ; Boîte manuelle 6 rapports et Automatique.
Poids et performances : Poids à vide: 1587 kg ; Vitesse maximale : 285 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 5,2 s.
Carrosserie : Coupé et cabriolet.
Dimensions : Longueur : 4511 mm ; Largeur : 1821 mm ; Hauteur : 1306 mm ; Empattement : 2659 mm.

Livre SF – Flashforward – Robert J. Sawyer (1999)

Flashforward est un roman de science-fiction écrit par l’auteur canadien Robert J. Sawyer en 1999. L’histoire se passe au CERN, en 2009, alors que des physiciens effectuent des essais sur l’accélérateur du grand collisionneur de hadrons pour rechercher une nouvelle particule, le boson de Higgs. L’expérience a un effet secondaire spectaculaire : la race humaine entière perd conscience pendant environ deux minutes. Et pendant ces deux minutes, presque tout le monde expérimente sa vie dans le futur, plus exactement, vingt et un ans et six mois dans l’avenir. Ce «flashforward» se traduit par d’innombrables morts et accidents impliquant des véhicules, des avions et tout autre appareil nécessitant un contrôle humain au moment de l’expérience. Le roman a inspiré la série télévisée de 2009 du même nom.

L’histoire :

Lloyd Simcoe, un physicien canadien des particules âgé de 45 ans, supervise les recherches sur le grand collisionneur de hadrons. Il travaille avec sa fiancée Michiko Kamura, qui a une fille, Tamiko. L’expérience apporte de façon inattendue une vision d’un futur plausible dans lequel les personnages ont vingt ans de plus. Les conséquences incluent la mort de Tamiko suite à la perte de contrôle d’un véhicule qui fonce sur elle dans son école. Aucun dispositif d’enregistrement dans le monde n’a fonctionné dans le présent pendant l’événement. Plusieurs autres personnages (ceux qui n’ont rien vu d’eux dans le futur) perdent aussi leur vie dans la vision du flashforward. Cela inclut l’ami de Lloyd, le chercheur Theo Procopides, qui apprend qu’il sera assassiné. Mais Theo tente d’empêcher son propre meurtre. Au fil du temps, il devient clair que les événements du futur ne sont pas prédestinés. Certaines personnes, y compris Dimitrios, le frère de Theo, se suicident après avoir été déprimés par des visions de leur propre avenir lugubre. D’autres personnages se hâtent de transformer ces futurs en réalité. Au CERN, les scientifiques prévoient de répéter l’essai, mais ce coup-ci en avertissant le monde de l’heure exacte, pour que les gens se préparent…

La quatrième de couverture :

« Le roman qui a inspiré la série TV Flashforward ! L’espace de quelques minutes, l’humanité a perdu conscience. Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s’éveille de nouveau, plus rien n’est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore : ces visions ont bouleversé les esprits à jamais. Et vous, qu’avez-vous vu ? »

Extrait du premier chapitre : 

Jour 1 : mardi 21 avril 2009

Une faille dans l’espace-temps…

« Le bâtiment abritant le centre de contrôle du Grand collisionneur de hadrons du CERN était flambant neuf : sa construction avait été autorisée en 2004 et achevée en 2008. Il entourait une cour intérieure centrale, bien entendu surnommée « le noyau ». Chaque bureau possédait une fenêtre donnant soit sur le noyau soit sur le reste du vaste complexe du CERN. Le quadrilatère entourant la cour était haut de deux étages, mais les ascenseurs principaux en distribuaient quatre : les deux niveaux au-dessus du sol, le sous-sol – qui abritait les chaufferies et les entrepôts – et le niveau moins cent mètres, qui ouvrait sur la zone d’embarquement pour le monorail servant à voyager le long de la circonférence de quelque vingt-sept kilomètres du tunnel du collisionneur. Le tunnel lui-même courait sous des champs, les abords de l’aéroport de Genève, et les contreforts du Jura.

Dans le centre de contrôle, le mur sud du couloir principal était divisé en vingt longues sections, chacune décorée d’une mosaïque créée par un artiste d’un des pays membres du CERN. Celle de la Grèce représentait Démocrite et l’origine de la théorie atomique, celle d’Allemagne la vie d’Einstein, celle du Danemark la vie de Niels Bohr. Ces œuvres n’avaient pas toutes la physique pour thème, cependant. Ainsi, celui de France qui représentait la ligne d’horizon de Paris, et l’italien un vignoble avec des milliers d’améthystes polies figurant les grappes de raisin.

La salle de contrôle du Grand collisionneur de hadrons était un carré parfait, avec de larges portes coulissantes placées précisément au centre de deux de ses côtés. La salle était haute de deux étages et sa partie supérieure était vitrée, de sorte que des groupes de visiteurs pouvaient observer le travail mené en contrebas. Le CERN proposait en effet au public une visite de ses installations pendant trois heures, le lundi et le samedi, à 9 heures et 14 heures. Les drapeaux des vingt pays membres étaient accrochés aux murs sous la partie vitrée. La vingt et unième place était occupée par le drapeau bleu et or de l’Union européenne.

La salle de contrôle contenait des dizaines de consoles. L’une était consacrée au maniement des injecteurs de particules et supervisait les débuts des expériences. Juste à côté, on en trouvait une autre avec une face pentue et dix moniteurs intégrés qui afficheraient les résultats rapportés par les détecteurs ALICE (acronyme pour « A Large Ion Collider Experiment » : expérience sur un grand collisionneur d’ions) et CMS (« Compact Muon Solenoid » : solénoïde compact à muons) : deux énormes systèmes souterrains qui enregistreraient et tenteraient d’identifier les particules produites par les expériences du LHC (pour « Large Hadron Collider », la version anglaise de « Grand collisionneur de hadrons »). Les moniteurs d’une troisième console montraient des portions légèrement courbes du tunnel du collisionneur, avec la voie du monorail rivée au plafond.

Lloyd Simcoe, un chercheur d’origine canadienne, était assis devant la console de l’injecteur. Il avait quarante-cinq ans, était grand et rasé de près. Ses yeux étaient bleus et ses cheveux en brosse d’un brun si sombre qu’on pouvait presque les qualifier de noirs, sauf aux tempes où ils grisonnaient »…

La série TV : 

La série télévisée américaine a été adaptée à la télévision par Brannon Braga et David S. Goyer et fut diffusée pour une saison sur ABC entre le 24 septembre 2009 et le 27 mai 2010. Elle est inspirée du roman éponyme de Robert J. Sawyer. La trame des épisodes reprend les grandes lignes du livre : perte de connaissance collective, vision de l’avenir, mort annoncée d’un des personnages,… Mais la comparaison s’arrête là. À l’origine, deux saisons devaient être tournées, mais le 13 mai 2010, il a été signalé que la deuxième saison ne serait pas faite en raison d’un déficit d’audience. L’épisode final de la saison 1 a été tournée avant qu’on sache que le spectacle serait annulé et a dévoilé un autre événement flashforward se produisant plus de 20 ans dans le futur, suivant en cela de près le livre. La série, disponible en DVD, est aussi captivante que le livre. Dommage qu’il n’y ait pas eu de suite…

Voir sur YouTube : « FlashForward – Bande annonce » par Disney FR

Album – Bruce Springsteen – 18 Tracks (1999)

Bruce Springsteen est un auteur-compositeur-interprète américain né en 1949, et célèbre pour son travail avec son groupe, le E Street Band. Surnommé «The Boss», il est connu pour ses chansons poétiques, mais aussi pour ses paroles engagées parfois centrées sur son New Jersey natal, sa voix distinctive et ses performances scéniques longues et énergiques – avec des concerts durant parfois jusqu’à quatre heures.

Un grand parolier :

Springsteen jouait de la guitare dans les clubs new-yorkais quand on  lui proposa d’enregistrer son premier disque. Il se révéla tout de suite être un parolier de la stature de Dylan. « J’ai vu l’avenir du rock’n roll, il s’appelle Bruce Springsteen. Une nuit où j’avais besoin de me sentir jeune, il m’a fait me sentir comme si c’était la première fois que j’entendais de la musique. » Cette déclaration de John Landau, Critique musical mais aussi producteur de son troisième album, a beaucoup marqué Bruce, cet admirateur d’Elvis qui avait grandi dans le rock et la soul music. En 1975, CBS orchestra une énorme campagne de presse autour de lui avec notamment les couvertures de Time et Newsweek la même semaine! Springsteen faillit ne pas s’en relever. Par la suite, sa réputation reprit des proportions normales, mais il reste l’un des meilleurs paroliers des années 70-80 , adulé par les artistes de sa génération, notamment Patti Smith à qui il offrit « Because the Night », une de ses plus belles compositions.

Un des artistes ayant vendu le plus de disque dans l’histoire du rock:

Les enregistrements de Springsteen comprennent à la fois des albums de rock accessibles (Born in the U.S.A.) et des œuvres plus sombres et hermétiques (Darkness on the Edge of Town). Ses albums studio les plus réussis, Born to Run (1975) et Born in the USA (1984) trouvent ses racines dans les luttes de la vie quotidienne américaine. Il a vendu plus de 120 millions de disques dans le monde entier et plus de 64 millions de disques aux États-Unis, ce qui en fait l’un des artistes les plus vendus de tous les temps. Il a reçu de nombreux prix pour son travail, y compris 20 Grammy Awards, deux Golden Globes et un Academy Award. Il a également été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en tant qu’auteur-compositeur ainsi qu’au Panthéon du Rock and Roll en 1999. Dans son autobiographie « Born to Run » publiée en 2016, Bruce Springsteen révèle son combat contre la dépression depuis des décennies, et précise qu’il a mis entre parenthèses sa carrière en 1988 pour entamer une psychanalyse.

Quelques albums remarquables : 

The River (1980) : Ce double-album de Bruce Springsteen fut produit par Jon Landau, Bruce Springsteen et Steven Van Zandt. Il contient le tube « Hungry Heart ». Certains morceaux de ce disque notamment «Independence Day», «Point Blank», «The Ties That Bind», «Ramrod» et «Sherry Darling» proviennent d’enregistrements précédent de Springsteen qui n’avaient pas pu figurer sur son album précédent, Darkness on the Edge of Town, mais avaient été présentés sur la tournée de 1978. « The River » avait été écrite en septembre 1979 lors des concerts de Musicians United for Safe Energy, présenté sur le documentaire documentaire No Nukes. The River est devenu célèbre pour son mélange de chansons frivoles et solennelles. C’était intentionnel comme Springsteen l’a dit lors d’une interview : « Je suis enfin arrivé à un point de mon existence où j’ai réalisé que la vie avait des paradoxes, et que vous devez vivre avec eux « .  

Born in the U.S.A. (1984) : a été écrit par Springsteen puis enregistré avec son groupe l’E Street Band. L’abum a été produit par Chuck Plotkin et Jon Landau aux studios Power Station et Hit Factory à New York. Dès qu’il est sorti, il a reçu des critiques positives et un énorme succès commercial. Les sept singles qui en furent extrais (notamment le titre-album) atteignirent le top-10 et furent promus lors d’une tournée mondiale. Born in the U.S.A. est devenu l’album de Springsteen le plus célèbre et l’un des disques les plus vendus de tous les temps, après avoir été vendu à plus de 30 millions de copies en 2012. Il a également été cité par les critiques comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. L’album a reçu une nomination pour l’album de l’année aux Grammy Awards 1985.

Tunnel Of Love (1987) : Aux États-Unis, cet album se classa à la première place du Billboard 200 où il resta classé pendant 44 semaines. Il  fut certifié triple disque de platine. Cinq singles seront tirés de cet album, « Brilliant Disguise », « Tunnel of Love », « One Step Up », « Tougher Than the Rest » et « Spare Parts ». La chanson « Tunnel of Love » gagnera le Grammy Award de la meilleure performance vocale rock en solo en 1988 et son clip vidéo sera primé à plusieurs reprises.

Après le succès colossal de Born in the U.S.A., Bruce Springsteen décide de composer et enregistrer un album plus intimiste dans la lignée de Nebraska. Au bord de la rupture sentimentale avec sa première femme, le thème principal de l’album tourne autour de l’amour, trouvé, perdu où gâché, le mariage, les peurs et les craintes. Tunnel of Love fut enregistré en grande partie chez Bruce Springsteen dans le New Jersey avec quelques enregistrements additionnels effectués aux studios Hit Factory de New York, Kren Studios et A&M Studios de Los Angeles où aura lieu le mixage de l’album. Il fut produit par Bruce Springsteen, Jon Landau et Chuck Plotkin.

Bruce Springsteen enregistra la musique de la plupart des titres seul, assurant les parties de batterie avec une boîte à rythmes. Il ne fit appel aux membres du E Street Band qu’avec parcimonie sur certains titres. Le groupe sera d’ailleurs mis entre parenthèse après le « Tunnel of Love Express Tour » fin 1988 et ce jusqu’en 1995. Sa future compagne Patti Scialfa chante aussi sur cet album et participera à la tournée durant laquelle sa relation avec Springsteen devint publique.

18 Tracks (1999) : est tiré de Traks, une superbe rétrospective qui rassemble des documents inédits couvrant toute la carrière de Bruce Springsteen en un coffret de 4 disques qui contient 66 chansons jamais éditées, diffusées sur des Faces-B ou qui ont été cédées à d’autres artistes. Deux chansons sur ce disque n’étaient pas disponibles sur le coffret : il s’agit de «The Fever» et «The Promise». Les fans de Springsteen, achèteront le coffret de 4 disques, mais ce CD vous permettra d’avoir un aperçu d’un pan inconnu de son œuvre musicale incluant notamment une excellente version acoustique de « Born in The U.S.A. » qui entre nous, est bien meilleure que celle qui fut retenue sur l’album éponyme.

Discographie : 

Greetings from Asbury Park, N.J. (1973)
The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle (1973)
Born to Run (1975)
Darkness on the Edge of Town (1978)
The River (1980)
Nebraska (1982)
Born in the U.S.A. (1984)
Tunnel of Love (1987)
Human Touch (1992)
Lucky Town (1992)
The Ghost of Tom Joad (1995)
18 Tracks (1999)
The Rising (2002)
Devils & Dust (2005)
We Shall Overcome: The Seeger Sessions (2006)
Magic (2007)
Working on a Dream (2009)
Wrecking Ball (2012)
High Hopes (2014)

Voir sur YouTube : « Born In The USA (acoustic from Tracks) » par QTANTOBA ; « Bruce Springsteen – Tunnel of Love » ; « Bruce Springsteen – Dancing In the Dark » ; « Bruce Springsteen – Human Touch » ; « Bruce Springsteen – Streets of Philadelphia » par BruceSpringsteenVEVO