Disque – Jacques Higelin – Tombé du Ciel (1988)

Chanteur de style rive-gauche à ses débuts, comédien et acteur de cinéma quelque temps, Jacques Higelin (1940-2018) s’est lancé en 1974 dans le grand cirque Rock’n’rollien. En 1976, la reconnaissance nationale viendra enfin, ouvrant la porte à bien d’autres groupes de chanteurs français et fondant les bases du rock hexagonal, le faisant ainsi entrer dans l’histoire musicale. Comme le dit la biographie extraite de son site : “Higelin est autant chanteur que diseur, autant auteur que musicien, il n’a plus rien à prouver. Il fait se côtoyer des chansons classiques qui nous restent en tête dès la première écoute, et de longs textes épiques. Quiconque l’a déjà vu sur scène ne s’en étonnera pas : dans la ferveur des concerts, sans filet, il aime se promener dans des monologues drolatiques ou poétiques, tordant la langue, jouant avec les sens, entraînant le public dans des délires d’images et de mots. Mais comment, en studio, rendre l’ampleur de la folie scénique ?”

Ses albums de 1976 à 1988 :

Higelin se tourne résolument vers le rock avec l’album BBH 75 puis Irradié, auquel participe Louis Bertignac, futur guitariste de Téléphone. Avec l’album Alertez les bébés ! sorti en 1976, où alternent compositions rock et chansons, il reçoit le prix de l’académie Charles-Cros. Il devient alors, dans les années qui suivent, un des chanteurs rock les plus populaires de France, notamment grâce à des prestations scéniques où il donne beaucoup de sa personne, dans une débauche d’énergie communicative avec le public. No man’s land (avec “Pars”, premier tube en 1977), le double album Champagne et Caviar (initialement sorti en deux albums simples : Champagne pour tout le monde, et Caviar pour les autres…), et l’album en public Higelin à Mogador, font de lui l’égal de Bernard Lavilliers ou de Téléphone. En 1977, Higelin participe aussi au premier Printemps de Bourges, en compagnie de Charles Trenet.

Fin 1981, Jacques Higelin, s’installe au Cirque d’Hiver, il en extraira un 45 tours Informulé sorti en 1982. Dans la foulée du succès rencontré au Cirque d’Hiver, les Carpentier lui consacrent une émission Formule 1 en janvier 1982. Son talent d’improvisateur et son énergie poétique lui donnent une relation particulière avec les spectateurs. Musicalement, il se nourrit de plus en plus de rythmes africains (Nascimo ou plus tard Criez Priez). Il invite Youssou N’Dour et Mory Kanté à partager la scène de Bercy.

Higelin est également présent en 1984 aux premières Francofolies de La Rochelle, où il revient régulièrement pour des soirées musicales, vivement soutenu par l’animateur de France Inter Jean-Louis Foulquier.

Son album Tombé du ciel sort en décembre 1988. Le disque s’est vendu à 426.600 exemplaires et a été certifié double disque d’or en 1989 et disque de platine en 1991. Les musiques, paroles et arrangements sont de Jacques Higelin, sauf : “Ballade pour Roger” (paroles de J.Higelin, Marie Rivière et Roger Knobelspiess) et “La fuite dans les idées” (arrangements de William Sheller).

Cette année  1988, Higelin participe aussi à l’hommage rendu à Léo Ferré à La Rochelle, où il reprend Jolie môme. Dans les années 1990, toujours présent sur scène, son image disparaît progressivement des médias et, avec la crise du disque, il éprouve des difficultés à être produit. En 2003, toujours fidèle à Ferré, il participe à l’album hommage sorti pour les dix ans de sa disparition.

Fin 2006, Higelin sort l’album studio Amor doloroso. Le 21 juin 2007, à l’invitation du groupe Sweet Air, il se produit pour un concert à l’Élysée Montmartre. Pour la sortie de son album Coup de foudre le 22 février 2010, il bénéficie d’une large couverture médiatique : dans la presse (il est le rédacteur en chef du quotidien « Libération » du 18 février 2010), à la radio, à la télévision. La sortie de l’album est suivie d’une tournée, avec six dates à Paris, en mars, à La Cigale. Il retrouve la scène du Saint-Jean-d’Acre le 13 juillet aux Francofolies 2010. Le 18 octobre, il fête ses 70 ans au Zénith avec deux de ses enfants, Arthur H et Izïa.

Le 1er avril 2013, il publie Beau Repaire, nouvel album écrit et composé par ses soins, coréalisé par Mahut et Édith Fambuena, et sur lequel figure un duo avec la comédienne Sandrine Bonnaire.

Discographie : 

1969 : Higelin et Areski
1971 : Jacques Crabouif Higelin
1974 : BBH 75
1975 : Irradié
1976 : Alertez les bébés !
1978 : No Man’s Land
1979 : Champagne pour tout le monde…
1979 : … Caviar pour les autres
1980 : La Bande du Rex
1982 : Higelin ’82
1985 : Aï
1988 : Tombé du ciel
1991 : Illicite
1994 : Aux héros de la voltige
1998 : Paradis païen
2005 : Jacques Higelin chante Vian et Higelin
2006 : Amor Doloroso
2010 : Coup de foudre
2013 : Beau Repaire
2016 : Higelin 75

Voir sur YouTube : “Jacques Higelin en cinq chansons” par Le Monde ; “Jacques Higelin – Champagne (1980)” par Les archives de la RTS

Film – Les Saisons du Plaisir (1988)

Couple de centenaires récemment mariés, Charles et Emmanuelle Van Bert (Charles Vanel et Denise Grey) ont l’intention d’abandonner la direction de leur entreprise de parfumerie pour prendre une retraite bien méritée. Comme chaque année, ils organisent dans leur château le congrès des parfumeurs qui diffusent leurs produits, réunissant cadres et employés. Ils veulent à l’issue de ce symposium annoncer le nom de leur successeur. Mais Charles entend garder le secret jusqu’à l’ultime minute. Un à un, les invités débarquent dans leur villa après avoir fait, pour la plupart le parcours dans un train d’une autre époque. Ils sont accueillis par Garibaldi (Jean Abeillé), le gendre mutilé (et quelque peu dérangé) des centenaires, mais aussi le mari de leur fille Jacqueline (Jacqueline Maillan), et par leurs petits-enfants, Hélène (Fanny Cottençon) et Jacques (Jean-Pierre Bacri), lequel ne manque pas une occasion d’utiliser sa caméra. Seuls Bernard Germain (Jean Poiret) sorte de requin vaniteux attiré par les nymphettes et son épouse, Marthe (Eva Darlan), ont choisi de voyager dans une superbe voiture de sport, accompagnés par Damien (Jean-Claude Romer), leur inséparable homme de loi. Mais il y a eu des fuites et déjà les intrigues commencent tandis que chacun se laisse aller à sa fantaisie.

Il n’y a pas que Bernard et Jacques qui sont en lisses pour la succession, il y a aussi Paul (Jean-Luc Bideau), baffreur boulimique, dont la femme, Jeanne (Bernadette Lafont), obsédée et frustrée, chaperonne leur fille de vingt ans ; Daniel Daniel (Darry Cowl), venu avec son nouveau petit ami, ainsi que Gus (Roland Blanche), le seul dont les gros billets ne peuvent tout acheter. Qui sera le successeur? Tout se complique lorsqu’une alerte éclate à la centrale nucléaire voisine. Les deux gardiens délégués au château (Richard Bohringer et Jean Menez) ont à peine le temps de visionner quelques cassettes pornographiques avec Bernadette (Stéphane Audran) et Dominique (Sylvie Joly), nymphomanes sur le retour, qu’on apprend la disparition de Jacqueline, qui, privée de son minitel rose par Emmanuelle, veut se suicider. Deux jeunes participants au Congrès, Sophie (Sophie Moyse) et Thierry (Hervé Pauchon), la sauvent. A eux l’entreprise, décide Charles. Mais ils refusent et s’en vont. Déjà, Charles, Emmanuelle et Jacqueline sont partis. Au château, on continue à comploter, sans se méfier du nuage noir qui vient tout droit de la centrale…

Cette excellente comédie érotique quelque peu débridée réalisée par Jean-Pierre Mocky est interprétée par une pléiade de grands acteurs français peu occupés à préserver leur image grâce au lâcher prise dont ils font preuve en se laissant emporter par le scénario quelque peu provocateur écrit par Mocky lui-même et Patrick Rambaud. Le film a été tourné au Château de Lavagnac et à Montagnac (Hérault). C’est le dernier rôle au cinéma pour Charles Vanel, l’avant-dernier rôle pour Denise Grey et le deuxième rôle pour Judith Godrèche.

Voir sur YouTube : “Les saisons du plaisir – Bande-annonce” par Arthur Moloko et Les Saisons Du Plaisir . Extrait .Jacqueline Maillan par Gilbert Denis

Youngtimer – Lamborghini Jalpa P 350 (1981-88)

Au  Salon de Genève 1981, la “Nueva Automobili Ferruccio Lamborghini” présente la Jalpa P 350, une Uracco Silhouette revu par Afieri qui a porté la cylindrée du V8 à 3485 cm3 par augmentation de sa course. La puissance de 255 ch DIN est obtenue à 7000 tr/mn et le couple de 26,5 mkg à 5000 tr/mn. Tout en gardant son caractère de turbine, le V8 est devenu un peu plus rond. Revu par Bertone avec un budget réduit, la carrosserie diffère de la Silhouette par un nouveau museau plus carré et des élargisseurs d’aile au profil adouci. Les roues sont celles de l’Athon (le concept car roadster créé par Bertone en 1980), mais le becquet du coffre arrière ne sera pas retenu en série. La planche de bord a un dessin modulaire bien inspiré.

Une Uracco Silhouette plutôt bien restylisée :

Symbole d’une relance de Lamborghini, la Jalpa était une Uracco Silhouette plus civilisée et mieux finie. Elle reprenait donc la plateforme de l’Uracco, qui en son temps répondait à un vœu du fondateur, créer une gamme de plus faible cylindrée, moins chère, parallèlement aux grandes GT de prestige comme la Miura ou l’Espada.  La carrosserie est à peine retouchée sinon au niveau des passages de roues (de vraies extensions de caisse), des prises d’air, des pare-choc et des jantes. Un peu limitée en couple, l’Uracco avait vu son V8 passer de 2,5 à 3 litres. Pour la Jalpa, l’ingénieur Alfieri allongea la course du V8 et modifia la culasse. Un meilleur guidage du train propulseur et une direction moins sensible aux irrégularités du sol palliaient en partie le manque de rigidité de la caisse que l’on pouvait qualifier de semi-porteuse. Mais Ferrari allait répliquer avec son V8 à 32 soupapes et sa 328 sans parler de Porsche… En 1988, les jours de la Jalpa étaient comptés.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1986 : 385.000 F soit 102.817 € avec 75 % d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 100.000 € en Europe. 60.000 € aux U.S.A.

Livre SF – David Brain – Elévation (Prix Hugo 1988)

“Mais il y a une raison de plus pour nous inciter à protéger les autres espèces et celle-ci est rarement évoquée ; peut-être sommes-nous les premiers à parler et à penser, à construire et à aspirer, mais nous ne serons pas les derniers. Un jour nous serons jugés sur l’honnêteté de notre service, quand nous étions les seuls gardiens de la terre”. – La guerre de l’élévation.

Le cycle de l’élévation : 

David Brin est né en 1950 aux Etats-Unis. Diplômé d’astronomie, de physique appliquée et de philosophie, il écrit son premier roman, “Jusqu’au cœur du soleil”, en 1980 et continue son cycle de l’Elévation avec “Marée stellaire” et “Elévation”. Il nous narre la guérilla menée par une poignée de résistants, humains, extraterrestres et singes, face à de féroces envahisseurs à plumes. Comme toujours, David brin excelle dans la description de créatures exotiques, tels ces oiseaux machiavéliques, ou ces chimpanzés intelligents au sens de l’humour ravageur, et certaines scènes sont vraiment jubilatoires.

Le cycle tout entier repose sur le principe de l’ «élévation» vers la conscience d’espèces pré-cognitives par des races « patronnes », elles-mêmes redevables à une autre civilisation. L’Élévation est le processus génétique par lequel une espèce doyenne de l’univers fait accéder une espèce moins évoluée au niveau de civilisation galactique avec tous ses apports technologiques (dont le voyage dans l’espace). L’Élévation établit un contrat de servitude sur une durée de plusieurs centaines de milliers d’années aux dépens de l’espèce la moins évoluée. Mais les humains se seraient « élevés » tout seuls — pas assez au gré de différentes races extraterrestres. Pire encore : ils ont pris l’initiative d’élever les deux autres espèces terriennes les plus développées : les dauphins (au centre du premier volume du cycle) et les chimpanzés (héros du deuxième). Les humains, libéraux, n’appliquent pas les termes du contrat habituel lié au processus d’Élévation, les néo-chimpanzés et les néo-dauphins ont les mêmes droits que les humains et sont représentés politiquement au Conseil de la Terragens, conseil chargé des relations entre la Terre et la communauté galactique. Pour la race patronne des Gubrus, c’est un affront moral et une insulte religieuse à d’autres races anciennes qui peuvent retracer leurs lignée sur plus d’un milliard d’années.

Tome 1 : Jusqu’au cœur du soleil (1980) : 

Dans ce contexte, Jacob Demwa, qui travaille dans un centre d’élévation des dauphins, est convié par un ami extraterrestre à participer au projet Plongée Solaire, mené par des humains sous le contrôle de la Bibliothèque Galactique, visant à explorer le Soleil de près grâce à des vaisseaux résistant à la chaleur et aux radiations. Il semblerait en effet que d’étranges créatures vivantes aient été détectées dans la chromosphère, et certains pensent qu’il pourrait s’agir des patrons de l’humanité.

Tome 2 : Marée stellaire (1983) : 

Après notre plongée dans l’étoile du système solaire terrien, nous échouons cette fois sur une planète abandonnée, en compagnie de l’équipage du Streaker. De l’autre côté de la Galaxie, le Streaker, un vaisseau spatial piloté par des néo-dauphins, a découvert une flotte de centaines d’énormes vaisseaux de la taille d’une lune, incroyablement anciens. A l’intérieur, on trouve des cadavres momifiés d’une race oubliée, peut-être les Progéniteurs en personne, et l’un d’eux est amené à bord. Le rapport que le Streaker transmet à la Terre est intercepté, et aussitôt, des hordes de vaisseaux de guerre appartenant à tous les Clans et alliances politiques ou religieuses se mettent à sa poursuite, lui tendant des embuscades dans l’hyperespace. Les clans galactiques supérieurs ont envoyé des flottes pour intercepter le vaisseau terrien, mais ont également décidé de tenir la Terre et ses mondes de colonies en otage pour soutirer à son équipage les coordonnées exactes des vaisseaux abandonnés. Les Terriens se réfugient sur la planète Kithrup afin de réparer leur vaisseau. Pendant que les Galactiques se livrent une guerre sans merci dans l’espace, les dauphins, les quelques humains et le chimpanzé qui constituent l’équipage du Streaker découvrent leur planète d’accueil. Peut-être ne sont-ils pas au bout de leurs surprises.

Tome 3 : Elévation (1987) : 

Inquiétées par les mystérieux agissements du Streaker, le vaisseau des néo-dauphins héros de “Marée Stellaire”, les Cinq Galaxies veulent donner une leçon aux trop ambitieux humains. La Terre et ses alliés Tymbrimi (une race qui utilise un langage psychique fait de glyphes immatériels) ont été forcés de retirer la plupart de leurs militaires pour défendre leurs terres natales, laissant les colonies périphériques en état de vulnérabilité.

Garth est un tel monde, une planète verdoyante dont l’équilibre écologique a été gravement abîmé un millénaire plus tôt. Les Humains vivent en paix avec les néo-chimpanzés et tous deux ont travaillé dur pour rendre à nouveau la planète habitable. Mais les Galactiques Gubrus, de féroces envahisseurs à plume, sont décidé d’occuper Garth pour donner une leçon aux humains qu’ils jugent trop arrogants. Or tous les habitants des galaxies n’apprécient pas forcément ces manières de faire… La résistance s’organise autour de l’humain Robert Oneagle, fils de la Coordinatrice planétaire, de Fiben, néo-chimpanzé malin, et d’ Athacléna, une ravissante Tymbrimi fille de l’ambassadeur Uthacalting, qui vont faire la preuve de leurs talents. En mettant sur pied la contre-attaque, ils découvrent un formidable secret qui les mènera sur le chemin de la vérité. Leur donnera-t-il le moyen de vaincre l’occupant ?

Écologie et manipulations génétiques sont au coeur de ce formidable space opera, couronné par le prix Hugo et le prix Locus en 1988.

Film – Mort à l’arrivée (1988)

Mort à l’arrivée est un thriller calme et intrigant mettant en scène des personnes ordinaires qui se retrouvent plongées contre leur volonté dans une situation extrême qu’ils doivent résoudre eux-même. Ici, l’homme ordinaire est un professeur d’université apprenant qu’il a ingéré un poison létal pour lequel il n’existe pas d’antidote ; il n’a que 24 heures pour trouver son assassin. Comme dans Masquerade (où trois hommes complotent pour détourner la fortune d’une jeune héritière), Frantic (où un médecin américain cherche sa femme kidnappée à leur hôtel parisien suite à une confusion de bagages à l’aéroport) ou encore dans Une femme en péril (où une journaliste entend une conversation et est plongée dans un réseau d’anciens nazis), qui sont tous des thrillers sortis en 1988, nous avons un héros malgré lui qui est balayé par une marée d’évènements qui le dépassent. C’est bien sûr la définition classique du film noir et des thrillers des années 1940 dans lesquels des gens ordinaires ont découvert le mal qui se cachait sous la surface de la société ; d’ailleurs Mort à l’arrivée est lui-même inspiré d’un thriller de 1949 mettant en vedette Edmund O’Brien.

L’intrigue est irrésistible dès le premier instant. Un homme chancelle jusqu’à un poste de police pour signaler un meurtre. Un flic lui demande qui a été assassiné. «Moi», répond-il. L’homme est un professeur de littérature anglaise à l’université (Dennis Quaid), qui a découvert que son sang est contaminé par une substance radioactive mortelle lui laissant une espérance de vie de 24 heures. Dès ce moment, il doit découvrir l’identité de son tueur, un problème rendu plus compliqué parce qu’il est recherché par la police pour suspicion de meurtre.

Sa recherche le conduit dans des coins bizarres que personne ne s’attendrait à trouver à Austin au sein de l’Université du Texas où le film se déroule pendant la période de Noël. Il y a toutes sortes de suspects. Un brillant jeune étudiant, par exemple, qui s’est suicidé après que Quaid ait trop tardé à lire son roman. Un professeur assistant jaloux qui est en colère parce Quaid est titulaire contrairement à lui. La mystérieuse mère de l’étudiant mort. L’ex-femme de Quaid. Etc.

Bien que l’intrigue suive les grandes lignes d’un roman policier des années 1940, le scénario de Charles Edward Pogue ajoute une atmosphère de campus à l’intrigue académique. Nous apprenons que le personnage de Quaid a publié un premier roman brillant, et pour un temps a été un écrivain prometteur, mais qu’il n’a rien produit depuis quatre ans. «Ils ne m’ont pas tué ; J’étais déjà mort », dit-il à un moment, en assimilant sa vie à son talent d’écrivain. L’histoire entière joue d’ailleurs des variations astucieuses sur le thème de «publier ou périr».

Il est nécessaire, bien sûr, que le héros d’une histoire comme celle-ci tombe amoureux afin d’avoir une compagnie durant sa quête. Ici, la compagne de Quaid est une brillante jeune étudiante (Meg Ryan) qui flirte d’abord avec lui, puis a peur de lui et finalement croit en lui. Ensemble, ils empruntent une route sanglante qui mène à une veuve mystérieuse (Charlotte Rampling), qui peut avoir empoisonné Quaid en représailles du suicide de son fils. Mais c’est une fausse piste et la vérité est toute autre…

“Mort à l’arrivée” est un thriller fin et spirituel rempli d’une ironie qui relègue la violence au second plan. Quaid est convaincant en tant que professeur d’anglais addict à la clope, Meg Ryan est une étudiante amusante et pétillante et Rampling semble assez noire pour jouer à un jeu sadique avec ses victimes sans les tuer. Le film a été dirigé par Rocky Morton et Annabel Jankel, qui ont créé la série TV “Max Headroom”. Leur caractéristique est de montrer un amour presque sensuel pour l’univers secret du film noir. 

Voir sur YouTube :  “Mort à l’arrivée – Bande-annonce – VO” par Disney-Planet.Fr