Youngtimer – Lamborghini Jalpa P 350 (1981-88)

Au  Salon de Genève 1981, la « Nueva Automobili Ferruccio Lamborghini » présente la Jalpa P 350, une Uracco Silhouette revu par Afieri qui a porté la cylindrée du V8 à 3485 cm3 par augmentation de sa course. La puissance de 255 ch DIN est obtenue à 7000 tr/mn et le couple de 26,5 mkg à 5000 tr/mn. Tout en gardant son caractère de turbine, le V8 est devenu un peu plus rond. Revu par Bertone avec un budget réduit, la carrosserie diffère de la Silhouette par un nouveau museau plus carré et des élargisseurs d’aile au profil adouci. Les roues sont celles de l’Athon (le concept car roadster créé par Bertone en 1980), mais le becquet du coffre arrière ne sera pas retenu en série. La planche de bord a un dessin modulaire bien inspiré.

Une Uracco Silhouette plutôt bien restylisée :

Symbole d’une relance de Lamborghini, la Jalpa était une Uracco Silhouette plus civilisée et mieux finie. Elle reprenait donc la plateforme de l’Uracco, qui en son temps répondait à un vœu du fondateur, créer une gamme de plus faible cylindrée, moins chère, parallèlement aux grandes GT de prestige comme la Miura ou l’Espada.  La carrosserie est à peine retouchée sinon au niveau des passages de roues (de vraies extensions de caisse), des prises d’air, des pare-choc et des jantes. Un peu limitée en couple, l’Uracco avait vu son V8 passer de 2,5 à 3 litres. Pour la Jalpa, l’ingénieur Alfieri allongea la course du V8 et modifia la culasse. Un meilleur guidage du train propulseur et une direction moins sensible aux irrégularités du sol palliaient en partie le manque de rigidité de la caisse que l’on pouvait qualifier de semi-porteuse. Mais Ferrari allait répliquer avec son V8 à 32 soupapes et sa 328 sans parler de Porsche… En 1988, les jours de la Jalpa étaient comptés.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1986 : 385.000 F soit 102.817 € avec 75 % d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 100.000 € en Europe. 60.000 € aux U.S.A.

Livre SF – David Brain – Elévation (Prix Hugo 1988)

« Mais il y a une raison de plus pour nous inciter à protéger les autres espèces et celle-ci est rarement évoquée ; peut-être sommes-nous les premiers à parler et à penser, à construire et à aspirer, mais nous ne serons pas les derniers. Un jour nous serons jugés sur l’honnêteté de notre service, quand nous étions les seuls gardiens de la terre ». – La guerre de l’élévation.

Le cycle de l’élévation : 

David Brin est né en 1950 aux Etats-Unis. Diplômé d’astronomie, de physique appliquée et de philosophie, il écrit son premier roman, « Jusqu’au cœur du soleil », en 1980 et continue son cycle de l’Elévation avec « Marée stellaire » et « Elévation ». Il nous narre la guérilla menée par une poignée de résistants, humains, extraterrestres et singes, face à de féroces envahisseurs à plumes. Comme toujours, David brin excelle dans la description de créatures exotiques, tels ces oiseaux machiavéliques, ou ces chimpanzés intelligents au sens de l’humour ravageur, et certaines scènes sont vraiment jubilatoires.

Le cycle tout entier repose sur le principe de l’ «élévation» vers la conscience d’espèces pré-cognitives par des races « patronnes », elles-mêmes redevables à une autre civilisation. L’Élévation est le processus génétique par lequel une espèce doyenne de l’univers fait accéder une espèce moins évoluée au niveau de civilisation galactique avec tous ses apports technologiques (dont le voyage dans l’espace). L’Élévation établit un contrat de servitude sur une durée de plusieurs centaines de milliers d’années aux dépens de l’espèce la moins évoluée. Mais les humains se seraient « élevés » tout seuls — pas assez au gré de différentes races extraterrestres. Pire encore : ils ont pris l’initiative d’élever les deux autres espèces terriennes les plus développées : les dauphins (au centre du premier volume du cycle) et les chimpanzés (héros du deuxième). Les humains, libéraux, n’appliquent pas les termes du contrat habituel lié au processus d’Élévation, les néo-chimpanzés et les néo-dauphins ont les mêmes droits que les humains et sont représentés politiquement au Conseil de la Terragens, conseil chargé des relations entre la Terre et la communauté galactique. Pour la race patronne des Gubrus, c’est un affront moral et une insulte religieuse à d’autres races anciennes qui peuvent retracer leurs lignée sur plus d’un milliard d’années.

Tome 1 : Jusqu’au cœur du soleil (1980) : 

Dans ce contexte, Jacob Demwa, qui travaille dans un centre d’élévation des dauphins, est convié par un ami extraterrestre à participer au projet Plongée Solaire, mené par des humains sous le contrôle de la Bibliothèque Galactique, visant à explorer le Soleil de près grâce à des vaisseaux résistant à la chaleur et aux radiations. Il semblerait en effet que d’étranges créatures vivantes aient été détectées dans la chromosphère, et certains pensent qu’il pourrait s’agir des patrons de l’humanité.

Tome 2 : Marée stellaire (1983) : 

Après notre plongée dans l’étoile du système solaire terrien, nous échouons cette fois sur une planète abandonnée, en compagnie de l’équipage du Streaker. De l’autre côté de la Galaxie, le Streaker, un vaisseau spatial piloté par des néo-dauphins, a découvert une flotte de centaines d’énormes vaisseaux de la taille d’une lune, incroyablement anciens. A l’intérieur, on trouve des cadavres momifiés d’une race oubliée, peut-être les Progéniteurs en personne, et l’un d’eux est amené à bord. Le rapport que le Streaker transmet à la Terre est intercepté, et aussitôt, des hordes de vaisseaux de guerre appartenant à tous les Clans et alliances politiques ou religieuses se mettent à sa poursuite, lui tendant des embuscades dans l’hyperespace. Les clans galactiques supérieurs ont envoyé des flottes pour intercepter le vaisseau terrien, mais ont également décidé de tenir la Terre et ses mondes de colonies en otage pour soutirer à son équipage les coordonnées exactes des vaisseaux abandonnés. Les Terriens se réfugient sur la planète Kithrup afin de réparer leur vaisseau. Pendant que les Galactiques se livrent une guerre sans merci dans l’espace, les dauphins, les quelques humains et le chimpanzé qui constituent l’équipage du Streaker découvrent leur planète d’accueil. Peut-être ne sont-ils pas au bout de leurs surprises.

Tome 3 : Elévation (1987) : 

Inquiétées par les mystérieux agissements du Streaker, le vaisseau des néo-dauphins héros de « Marée Stellaire », les Cinq Galaxies veulent donner une leçon aux trop ambitieux humains. La Terre et ses alliés Tymbrimi (une race qui utilise un langage psychique fait de glyphes immatériels) ont été forcés de retirer la plupart de leurs militaires pour défendre leurs terres natales, laissant les colonies périphériques en état de vulnérabilité.

Garth est un tel monde, une planète verdoyante dont l’équilibre écologique a été gravement abîmé un millénaire plus tôt. Les Humains vivent en paix avec les néo-chimpanzés et tous deux ont travaillé dur pour rendre à nouveau la planète habitable. Mais les Galactiques Gubrus, de féroces envahisseurs à plume, sont décidé d’occuper Garth pour donner une leçon aux humains qu’ils jugent trop arrogants. Or tous les habitants des galaxies n’apprécient pas forcément ces manières de faire… La résistance s’organise autour de l’humain Robert Oneagle, fils de la Coordinatrice planétaire, de Fiben, néo-chimpanzé malin, et d’ Athacléna, une ravissante Tymbrimi fille de l’ambassadeur Uthacalting, qui vont faire la preuve de leurs talents. En mettant sur pied la contre-attaque, ils découvrent un formidable secret qui les mènera sur le chemin de la vérité. Leur donnera-t-il le moyen de vaincre l’occupant ?

Écologie et manipulations génétiques sont au coeur de ce formidable space opera, couronné par le prix Hugo et le prix Locus en 1988.

Film – Mort à l’arrivée (1988)

Mort à l’arrivée est un thriller calme et intrigant mettant en scène des personnes ordinaires qui se retrouvent plongées contre leur volonté dans une situation extrême qu’ils doivent résoudre eux-même. Ici, l’homme ordinaire est un professeur d’université apprenant qu’il a ingéré un poison létal pour lequel il n’existe pas d’antidote ; il n’a que 24 heures pour trouver son assassin. Comme dans Masquerade (où trois hommes complotent pour détourner la fortune d’une jeune héritière), Frantic (où un médecin américain cherche sa femme kidnappée à leur hôtel parisien suite à une confusion de bagages à l’aéroport) ou encore dans Une femme en péril (où une journaliste entend une conversation et est plongée dans un réseau d’anciens nazis), qui sont tous des thrillers sortis en 1988, nous avons un héros malgré lui qui est balayé par une marée d’évènements qui le dépassent. C’est bien sûr la définition classique du film noir et des thrillers des années 1940 dans lesquels des gens ordinaires ont découvert le mal qui se cachait sous la surface de la société ; d’ailleurs Mort à l’arrivée est lui-même inspiré d’un thriller de 1949 mettant en vedette Edmund O’Brien.

L’intrigue est irrésistible dès le premier instant. Un homme chancelle jusqu’à un poste de police pour signaler un meurtre. Un flic lui demande qui a été assassiné. «Moi», répond-il. L’homme est un professeur de littérature anglaise à l’université (Dennis Quaid), qui a découvert que son sang est contaminé par une substance radioactive mortelle lui laissant une espérance de vie de 24 heures. Dès ce moment, il doit découvrir l’identité de son tueur, un problème rendu plus compliqué parce qu’il est recherché par la police pour suspicion de meurtre.

Sa recherche le conduit dans des coins bizarres que personne ne s’attendrait à trouver à Austin au sein de l’Université du Texas où le film se déroule pendant la période de Noël. Il y a toutes sortes de suspects. Un brillant jeune étudiant, par exemple, qui s’est suicidé après que Quaid ait trop tardé à lire son roman. Un professeur assistant jaloux qui est en colère parce Quaid est titulaire contrairement à lui. La mystérieuse mère de l’étudiant mort. L’ex-femme de Quaid. Etc.

Bien que l’intrigue suive les grandes lignes d’un roman policier des années 1940, le scénario de Charles Edward Pogue ajoute une atmosphère de campus à l’intrigue académique. Nous apprenons que le personnage de Quaid a publié un premier roman brillant, et pour un temps a été un écrivain prometteur, mais qu’il n’a rien produit depuis quatre ans. «Ils ne m’ont pas tué ; J’étais déjà mort », dit-il à un moment, en assimilant sa vie à son talent d’écrivain. L’histoire entière joue d’ailleurs des variations astucieuses sur le thème de «publier ou périr».

Il est nécessaire, bien sûr, que le héros d’une histoire comme celle-ci tombe amoureux afin d’avoir une compagnie durant sa quête. Ici, la compagne de Quaid est une brillante jeune étudiante (Meg Ryan) qui flirte d’abord avec lui, puis a peur de lui et finalement croit en lui. Ensemble, ils empruntent une route sanglante qui mène à une veuve mystérieuse (Charlotte Rampling), qui peut avoir empoisonné Quaid en représailles du suicide de son fils. Mais c’est une fausse piste et la vérité est toute autre…

« Mort à l’arrivée » est un thriller fin et spirituel rempli d’une ironie qui relègue la violence au second plan. Quaid est convaincant en tant que professeur d’anglais addict à la clope, Meg Ryan est une étudiante amusante et pétillante et Rampling semble assez noire pour jouer à un jeu sadique avec ses victimes sans les tuer. Le film a été dirigé par Rocky Morton et Annabel Jankel, qui ont créé la série TV « Max Headroom ». Leur caractéristique est de montrer un amour presque sensuel pour l’univers secret du film noir. 

Voir sur YouTube :  « Mort à l’arrivée – Bande-annonce – VO » par Disney-Planet.Fr

Album – Roxy Music – The Ultimate Collection (1988)

Au début des années 70, Roxy Music était à l’avant-garde du mouvement britannique Glam Rock aux côtés de T. Rex et de David Bowie. Ils furent également les pionniers de l’Art Rock et de la musique pop synthétisée. Les sons de Pink Floyd, Soft Machine, Traffic, Cream, Led Zeppelin, King Crimson fusionnent dans les bacchanales inventives de leur premier album, Roxy Music (1972), qui inclut l’hymne futuriste Virginia Plain et plusieurs morceaux d’avant-garde rock portés par l’électronique de Brian Eno. Bryan Ferry, avec sa chaude voix emphatique de crooner, s’est imposé sur For Your Pleasure (1973), qui contient l’hypnotique morceau de Synth-Dance « Bogus Man » et a trouvé ses accents kitsch sur Stranded (1973), dont les ballades « Mother Of Pearl » et « A Song For Europe » marient les thèmes du décadentisme et de l’existentialisme européens avec des arrangements luxuriants et une production élégante.

Les débuts :

Bryan Ferry, étudiant en art et professeur à l’Université de Newcastle, a formé le groupe au début de 1971 avec Graham Simpson, Andy Mackay et Brian Eno. Les premiers membres comprenaient également le percussionniste classique Dexter Lloyd et le guitariste de session Roger Bunn. Lloyd a bientôt été remplacé par Paul Thompson et le groupe a été rejoint par le guitariste Davy O’List, qui avait été membre de The Nice. Après une courte période, O’List a été remplacé par Phil Manzanera de Quiet Sun.

Le succès :

En 1972, leur premier album auto-intitulé et le single « Virginia Plain » ont tous deux fait le top dix au Royaume-Uni. « Pyjamarama », deuxième hit du Top dix en 1973 est suivi par la sortie de For Your Pleasure. La personnalité parfois difficile de Bryan Ferry entraina le départ d’Eno qui entame alors une carrière solo. Stranded (1973) a permis au groupe d’obtenir son premier album classé numéro 1 au Royaume-Uni, mais l’intérêt pour Roxy Music était assez minime aux États-Unis jusqu’à la sortie de leur quatrième album, Country Life, qui s’est glissé dans le Top 40 des U.S.A. en 1974.

John Wetton rejoint le groupe en 1975 et Roxy Music sort Siren, sans doute leur album le plus commercial à ce jour. L’album présente la petite amie de Ferry, Jerry Hall, sur la pochette de disque et l’hymne « Love Is the Drug », qui a figuré en deuxième place des Hits en Grande-Bretagne et devient un Hit du Top 30 en Amérique. Après des tournées réussies aux États-Unis, en Europe, au Japon et en Australie, le groupe se dissout.

Après de multiples sorties solo et collaboratives des anciens de Roxy, le groupe se reforme en 1978 et sort Manifesto en 1979, qui deviendra l’album le plus populaire de leur carrière. Flesh and Blood (1980), le septième album studio du groupe Roxy Music rencontre un énorme succès au Royaume-Uni et se classe premier dans le Top album britannique pendant quatre semaines. En France, l’album se classe à la troisième place des meilleurs ventes d’albums et est certifié disque d’or en 1982.

En 1981, faisant écho à une pléthore d’hommages à John Lennon qui vient d’être assassiné, Roxy Music sort une reprise de « Jealous Guy  » qui deviendra leur single le mieux classé dans le monde entier, y compris dans les Charts britanniques et australiens. Avalon suivit en 1982, mais le groupe se dissoudra après une tournée américaine en 1983 quand Ferry décide d’abandonner le groupe au profit de sa nouvelle carrière solo. En 2002, le groupe se reforme et entame une tournée internationale de deux ans.

Discographie Roxy Music : 

1972 : Roxy Music
1973 : For Your Pleasure
1973 : Stranded
1974 : Country Life
1975 : Siren
1979 : Manifesto
1980 : Flesh + Blood
1982 : Avalon

L’après Roxy Music : 

Après la séparation de Roxy Music, Ferry a continué à enregistrer en tant qu’artiste solo, et a sorti son sixième album solo, Boys and Girls, en 1985. L’album a atteint le numéro un au Royaume-Uni, et est également devenu son album solo le plus vendu aux Etats Unis.

En juillet de 1985, Ferry joue au Londres Live Aid show, accompagné par David Gilmour, le guitariste de Pink Floyd.

The Ultimate Collection est un album compilé par Bryan Ferry et Roxy Music, sorti en 1988. Contrairement à la compilation Street Life (1986) qui était principalement du matériel de Roxy Music, The Ultimate Collection se concentre davantage sur la carrière solo de Ferry. Il inclut le titre inédit « He’ll Have to Go », que Ferry avait sorti en single en 1989, et le titre « Help Me » qui était aussi sorti en single aux Etats-Unis en 1986. L’album a culminé à la sixième place au Royaume-Uni et a été certifié triple platine par le BPI.

Après les tournées promotionnelles d’Avalon, Ferry était plutôt réticent à revenir en tournée et à reprendre la route; Cependant, un changement de direction l’a persuadé de continuer à tourner encore en 1988 pour promouvoir l’album Bête Noire sorti l’année précédente.Après la tournée, Ferry s’est associé à nouveau avec Brian Eno pour Mamouna (en collaboration avec Robin Trower à la guitare et en tant que producteur). L’album a mis plus de cinq ans à être produit. Au cours de la production, Ferry a simultanément enregistré et sorti un autre album, Taxi en 1993, qui s’est avéré être un plus grand succès commercial et critique que Mamouna lorsqu’il est finalement sorti en 1994.

Avonmore (2014) est le dernier et quinzième album studio du chanteur britannique Bryan Ferry, sorti au Royaume-Uni le 17 novembre 2014. Le titre de l’album correspond à l’emplacement du studio Londonien où Ferry enregistré l’album. Il a été bien reçu par la critique et classé 19ème au Top Album britannique.

Discographie Bryan Ferry :

1973 : These Foolish Things
1974 : Another Time Another Place
1976 : Let’s Stick Together
1977 : In Your Mind
1978 : The Bride Stripped Bare
1985 : Boys and Girls
1987 : Bête Noire
1993 : Taxi
1994 : Mamouna
1999 : As Time Goes By (Reprises)
2002 : Frantic
2007 : Dylanesque (reprises de Bob Dylan)
2010 : Olympia
2012 : The Jazz Age (Reprises)
2014 : Avonmor

Voir sur YouTube : « Roxy Music – Avalon » par RoxyMusicVEVO ; « Bryan Ferry – Slave To Love [Official] » par Bryan Ferry ; « Bryan Ferry – Let’s Stick Together » et « Bryan Ferry – Don’t Stop The Dance » par Emimusic

 

Série TV – Les Dossiers secrets de l’inspecteur Lavardin (1988-90)

L’inspecteur Lavardin, révélé au cinéma dans « Poulet au vinaigre », s’est imposé grâce à son humour décapant et son ironie. Interprété par Jean Poiret, ce policier très spécial est devenu le personnage central de l’une des meilleures séries policières réalisées en France : Les Dossiers secrets de l’inspecteur Lavardin. C’est une série télévisée française en quatre épisodes de 90 minutes, créée par Dominique Roulet et Claude Chabrol et diffusée entre le 15 septembre 1988 et le 1er février 1990 sur TF1.

Episode 1 : L’escargot noir

A Chinon, l’été est chaud et meurtrier. Il y a Brigitte. En robe rouge au fond d’une barque, elle dérive toute la nuit pour s’échouer au matin sur une berge de la Vienne, assassinée. Et puis Annette, mère exemplaire et fidèle épouse, qui rentre un soir chez elle et voit en une minute de cauchemar sa vie supprimée. Les deux femmes ont le même âge. Les veufs ne comprennent pas. Pourquoi le tueur a-t-il déposé un escargot à la coquille peinte en noir sur chacune des victimes ? Mario, flic de Tours, commence l’enquête, l’inspecteur Lavardin débarque. On interroge les gens, mais personne n’est bavard. Lavardin bouscule la population. Un jour, on retrouve Florence également assassinée et marquée d’un escargot noir.

Episode 2 : Maux croisés

Jean Lavardin passe quelques jours paisibles parmi les curistes et les touristes de la petite station thermale de Montecatini. Pour briser cette appréciable tranquillité, un jeu télévisé doit prochainement se dérouler dans la petite ville. L’émission sera retransmise en direct. Dès lors, chacun y va de ses préparatifs pour accueillir l’événement. Mais, un assassin sévit sur la personne de Claire Anello, une romancière à succès. Or, cette femme de milliardaire n’est pas la seule cible du tueur. Le finaliste du jeu est, lui aussi, retrouvé mort. Lavardin -venu pour prendre soin de sa santé- n’a plus guère l’occasion de prendre les eaux. Il débute son enquête sans tarder.

Episode 3 : Le château du pendu

L’inspecteur Lavardin est en vacances lorsque le commissaire Fadelli lui demande de résoudre une sombre affaire au Portugal sous l’égide d’Interpol. En effet, dans un château mystérieux, la soeur de Melle Février a curieusement disparu. Les habitants du lieu vivent aux confins de la folie.

Episode 4 : Le diable en ville

Qui a tué Jérôme Pessac, un délégué syndical, devant l’usine qui appartient à Jacques Pincemaille, alors qu’il accrochait une banderole à la façade du bâtiment et s’apprêtait à lancer un mouvement de grève ? Chargé de l’enquête, l’inspecteur Lavardin débarque dans la petite ville d’Arcachon, bouleversée par le drame. Armé de son ironie et de sa dérision coutumières, le policier entame ses recherches à sa manière, détaché de toute contingence, surtout hiérarchique. Il commence bien entendu par interroger Pincemaille, puis écoute le personnel pour éclairer les racines du conflit. Les suspects ne manquent pas. Mais le coupable est-il parmi eux ?