Au début des années 90, 2 CV et 4 L tirent leur révérence

Le 27 juillet 1990, la production de la Citroën 2 CV prend officiellement fin. La dernière “Deudeuche” est une Charleston qui sort de l’usine de Mangualde située à environ 80 km au sud est de Porto. L’arrêt de cette chaîne de montage suit de peu celle de l’usine française de Levallois-Perret qui, devenue trop vétuste avait cessé son activité le 29 février 1988. C’est la fin de deux voitures cultes françaises puisque en décembre 1992, c’est au tour de la Régie de livrer son dernier exemplaire de R4.

La “Deudeuche” (1948-90) : 

Lorsque Michelin prend le contrôle de Citroën en 1935, l’idée d’une petite voiture vraiment populaire est dans l’air chez tous les constructeurs. Les problèmes de la traction ayant été résolus, le directeur de Citroën, Pierre Boulanger, définit un cahier des charges draconien :  quatre places, 50 kg de bagages, 50 km/h et 5 litres aux 100 km. Il spécifie que l’entretient devra être réduit au minimum et à la portée du client. Les suspensions devront être douces et à grand débattement pour passer dans tous les chemins ruraux. L’équipe qui a conçu la traction se remet au travail après une étude de marché méthodique. Prête pour le Salon de 1939 qui n’aura pas lieu, la 2 CV n’apparaitra officiellement qu’après la seconde guerre mondiale.

Très controversée au départ, la 2 CV impose ses qualités sans concurrence jusqu’en 1961, année où apparait la Renault 4. Au salon de Paris de 1960, la 2CV prend des couleurs plus gaies et reçoit un moteur de 12 ch sous un nouveau capot à ouïes latérales. Signe des temps, le moteur original de 375 cm3 est abandonné pour un 425 cm3 et un embrayage centrifuge est offert en option. Bien pratique en ville, la 2 CV n’est plus une voiture de campagnard.

Début 1970, toute la gamme des 2 CV est modifiée et se divise désormais en deux modèles : la 2 CV 4 équipée d’un 435 cm3 de 24 ch (à 6 750 tr/min) n’ayant plus grand-chose à voir avec le 425 cm3 d’antan et la 2 CV 6 équipée d’un 602 cm3 de 29 ch proche de celui des Ami 6, avec plus de couple que le moteur de la 2 CV 4. Ces deux modèles conservent l’appellation 2 CV, bien que la 2 CV 6 ait en fait une puissance fiscale de 3 CV. De nouvelles teintes de carrosserie apparaissent : rouge, vert, jaune, bleu, couleurs plus vives dans l’esprit des années 1970.

En 1975, arrive en plus la 2 CV Spécial, version dépouillée (elle reprend le tableau de bord ancien modèle) de la 2 CV 4, qui perd la 3e glace latérale. Elle sera la seule à conserver des optiques rondes, les 2 CV 4 et 2 CV 6 ayant opté pour des optiques rectangulaires.

Au début des années 1980, la 2CV est boudée dans de nombreux pays à cause de réglementations de plus en plus strictes en matière de sécurité, de résistance et pollution. Citroën connaîtra pourtant un dernier succès avec la 2 CV 6 : la Charleston, qui est une série limitée produite à partir d’octobre 1980 à 8 000 exemplaires en noir et rouge Delage (avec cuvelage des phares en rouge Delage). Citroën la produira ensuite en série (mais le cuvelage des phares deviendra chromé).

En tout,  5.114.961 exemplaires auront été produits.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 2 CV6 : 6.892 F soit 8.000 € avec 661% d’inflation sur la période.

Cote actuelle : à partir de 3.000 €.

La “4 L” (1961-92) :

La 2 CV poursuivait allègrement sa carrière en ce début des sixties. Renault s’était penché à son tour sur ce segment prometteur, en lançant la 4 CV en 1947 (1.250.000 exemplaires construits) puis la Dauphine en 1956 (sortie à 2.150.000 exemplaires), mais sans arriver à renouveler le succès phénoménal de la “Deudeuche”. En 1961, la production de la 4 CV venait d’être stoppée et la Dauphine était en fin de carrière. La relève était prête. La nouvelle arme de popularisation de l’automobile de la régie s’appelait Reanult 4, même si c’est l’appellation 4 L (pour Luxe) qui s’imposera.

Dans l’histoire de la marque, ce modèle est une révolution, puisque c’est sa première traction, le principe ayant été validé sur l’Estafette. Elle adopte aussi le premier circuit fermé de refroidissement avec un vase d’expansion, ce qui supprime la fastidieuse  vérification du niveau d’eau. D’emblée, la 4L se présente sous un aspect mois frêle et moins simpliste que la 2 CV. Sa forme de mini-break est plus rassurante et offre plus de volume que la vieille Citroën. La 4 L joue la carte de la vraie voiture. Ce sera son principal atout dans la lutte contre la marque aux chevrons. Bien sûr ce n’est pas le grand luxe. La 4L n’a que trois vitesses dont la première n’était même pas synchronisée, et les deux autres rapports mal étagés. Son volant était trop fin et trop vertical. Un simple levier de vitesse à boule noire au tableau de bord, des sièges avec une armature en tubes apparente, de la tôle peinte à tous les étages et des vitres coulissantes à l’avant et fixes à l’arrière. la banquette arrière ne se replie pas, mais s’extrait facilement et le toit en toile s’ouvre. Son moteur, celui de la 4 CV, lui permet d’atteindre 104 km/h en pointe. La tenue de route est globalement satisfaisante, malgré un roulis important.

Durant sa longue carrière, la R4 ne change pas fondamentalement, cependant, plusieurs améliorations sont apportées au fil des ans. Sur les modèles 1964, les pare-chocs à lames sont généralisés, remplaçant avantageusement le fragile modèle tubulaire ; l’aération des passagers arrière est revue grâce à des vitres coulissantes sur les portes arrière entraînant en contrepartie la suppression du pivotement des glaces de custode.

Les modèles 1967 reçoivent une nouvelle planche de bord avec un vide-poches intégré côté passager ainsi qu’une boîte de vitesses à quatre rapports. En 1968, une nouvelle calandre chromée élargie permet à la R4 d’aborder les années 1970 avec une nouvelle physionomie.

Sur le modèle 1975, une calandre en plastique noir remplace la calandre en aluminium montée jusqu’alors. Pour l’année-modèle 1977, la Renault 4 perd également ses petits clignotants ronds à l’avant, ainsi que les feux de position placés sur les ailes avant, au profit de clignotants rectangulaires intégrant les feux de position. Elle adopte une grille d’aération en plastique noir sous le pare-brise.

Sur le millésime 1983 une nouvelle planche de bord accueille un combiné plus grand bien plus lisible (issu de la Renault 5). À l’extérieur, la calandre en plastique gris est généralisée à toute la gamme (auparavant, elle était réservée au seul modèle GTL apparu en 1978). À cette occasion, la R4 perd également son plancher totalement plat.

Les moteurs utilisés sur la Renault 4 au fil des années évoluèrent de 603 cm3 pour une puissance de 23 ch et couple de 4,3 kg/m en 1962, jusqu’à 1.108 cm3 pour une puissance de 34 ch et couple de 7,5 kg/m sur la série la 4 GTL à partir du début 1978. En France, la R4 fut en tête des ventes de 1962 à 1965 (succédant à la Renault Dauphine), puis en 1967 et 1968. Elle est la deuxième voiture française la plus vendue avec 8.135.424 exemplaires derrière la Peugeot 206.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 7.110 F soit 8.253 € avec 661% d’inflation sur la période.

Cote actuelle : à partir de 1.500 €.

Film – Milou en Mai (1990)

Mai 68. La France est paralysée par la grève. Dans sa belle bâtisse provinciale du Gers, Madame Vieuzac est victime d’une crise cardiaque. Son fils Milou convoque les membres de la famille pour un ultime hommage à la défunte. Arrive alors un cortège de tristes sires surtout préoccupés par le partage de l’héritage. Ce film qui ressemble à du Sautet pour l’ambiance, mais aussi à du Chabrol pour l’étude des mœurs bourgeoises, est à la fois simple, réaliste et captivant. Les membres de cette famille sont drôles et émouvants avec leurs failles, leurs excès et leurs mesquineries sur fond de mai 68.

L’histoire :

Milou Vieuzac (Michel Piccoli) est un grand rêveur et un épicurien oisif qui vit dans le château familial situé dans la campagne gersoise, avec sa mère, Madame Vieuzac (Paulette Dubost). Un jour, alors qu’il est sorti, celle-ci meurt soudainement d’une crise cardiaque. Les proches rappliquent, prévenus par Milou, et c’est le commencement de la réunion de famille qui doit décider des modalités de l’enterrement de la mère, que l’on va veiller alors que la révolte étudiante éclate à Paris. Il y a d’abord Camille (Miou-Miou), fille unique de Milou, qui, en l’absence de son mari reparti aussitôt, retrouve celui qui fut son amant : Daniel (François Berléand), ami et notaire des Vieuzac. Puis Claire (Dominique Blanc), fille de la sœur décédée de Milou, et Georges (Michel Duchaussoy), frère de ce dernier, accompagné de son épouse Lily (Harriet Walter).

Tous trois prennent connaissance des dernières volontés de madame Vieuzac, lues par Daniel, et notamment qu’un quart de la propriété revient à Adèle (Martine Gautier), fidèle gouvernante et maîtresse de Milou. Puis arrive Pierre-Alain (Renaud Danner), le fils de Georges, exalté par les événements qu’il vient de vivre à Paris et qui apporte la contestation au sein même de cette famille bourgeoise. Pierre-Alain a fini son voyage en auto-stop avec Grimaldi (Bruno Carette), un marchand de légumes qui s’intègre vite au groupe. Claire quand a elle papillonne entre ce dernier, Marie-Laure (Rozenn Le Tallec) qui est son amante et Pierre-Alain.

Le contexte de mai 68 n’a pas été choisi au hasard, puisque c’est l’époque où les barricades étudiantes et la grève générale du monde ouvrier avaient fait croire à une bourgeoisie repliée sur elle-même que les communistes étaient aux portes de Paris. Avec la grève générale, l’enterrement se fait plus compliqué, exacerbant les tensions. Il ne reste plus grand chose du lustre d’antan et de la fortune familiale, (même le tableau de Corot a été vendu) mais suffisamment pour que le partage des meubles et de l’argenterie s’organise sans plus de délai à côté du cadavre de la grand mère que tout le monde finit par oublier.

Mors qu’il est question d’enterrer l’aïeule dans le jardin, les pompes funèbres étant en grève, toute l’équipe se retrouve autour d’un grand pique-nique avant d’être alarmée sur le déroulement des évènements insurrectionnels du moment par Monsieur Boutelleau (Étienne Draber), un gros patron du coin qui a failli être séquestré par ses ouvriers. Paniqués, tous fuient dans les bois. Mais Adèle les retrouve avec des nouvelles rassurantes. Ils reviennent au château alors que leur crise de paranoïa retombe. Après l’enterrement, chacun repart chez lui, laissant Milou seul avec ses souvenirs.

Détails sur le film :

Ce film de Louis Malle reçut le Prix David di Donatello du meilleur réalisateur étranger en 1990 mais fut aussi nominé au prix du meilleur film étranger, lors des BAFTA Awards en 1991. Il reçut le César du meilleur second rôle féminin (Dominique Blanc) et fut nominé pour le César du meilleur acteur (Michel Piccoli), de la meilleure actrice (Miou-Miou) et du meilleur second rôle masculin (Michel Duchaussoy) en 1991.

Le message du film est sans équivoque et il met en relief notamment l’égoïsme d’une petite caste de nantis qui ne pense qu’à s’accaparer les richesses et à se servir sur la bête qui n’en peut plus. Le vieux jardinier courbé par les rhumatismes qui travaille sous le soleil pendant que la joyeuse bande joue à Colin-maillard, nous rappelle qu’autant en 1968, en 1990 et même en 2018, la lutte des classes est plus que jamais d’actualité (après “Milou en Mai”, peut-être qu’un réalisateur tournera un jour “Manu en Novembre !”). Le tournage s’est déroulé au Château du Calaoué, dans le Gers. À noter, le premier rôle au cinéma de Valérie Lemercier dans le rôle de Mme Boutelleau et l’apparition de Stéphane Paoli (voix à la radio Europe N°1) dans celui de Jacques Paoli, son propre père. Ce fut le dernier film dans lequel tourna Bruno Carette avant de décéder le 8 décembre 1989 d’une leucoencéphalite foudroyante.

Voir sur Dailymotion : “Milou en mai – Le pique-nique” par MISTERNATURAL

Youngtimer – Alfa Romeo SZ (1989-91) & RZ (1992-93)

En reprenant en 1989 la dénomination SZ (S pour Sport et Z pour Zagato) pour son nouveau coupé, Alfa Romeo recherchait visiblement à renouer avec le passé sportif qui avait fait, au début des années soixante, la gloire des coupés SZ dérivés de la célèbre berline Giulietta. Pourquoi pas, puisque même Ferrari venait d’utiliser ce stratagème avec la 288 GTO!

Un superbe moteur :

Plus question de disputer la Targa Florio ou les 1000 km du Nürburgring : ces courses avaient disparu depuis longtemps et la SZ ne s’y serait trouvé guère à l’aise. Pourtant l’esprit reste présent, qui donne la priorité aux performances et au caractère sportif à partir d’une mécanique de série : le superbe V6 Busso trois litres des berlines 75 ou 164 dont la puissance a été augmentée de 20 chevaux. La plate-forme, elle, est héritée de la 75 et reçoit par collage des panneaux de plastique composite, réalisés par la société italienne Carplast. Le toit en alu, l’aileron en carbone, l’intérieur en cuir beige et le tableau de bord en carbone finissaient la voiture.

L’assemblage se fait chez Zagato (à Rho, dans la banlieue de Milan) qui n’est cependant pas l’auteur du dessin de la carrosserie, dû au bureau du style Alfa Romeo. Le style très tranché de la carrosserie, presque brutal, avec des arêtes dures et très marquées, correspond parfaitement à la destination de la voiture et à l’image recherchée.

Un comportement sportif : 

Avec ses articulations de suspensions montées sur rotule et des pneus Pirelli P Zero ultraperformants, le coupé SZ offre à la fois une stabilité et une agilité exceptionnelles, deux qualités souvent contradictoires. Au point de faire rêver d’un moteur encore plus brillant…

En 1992, Alfa sort le roadster RZ : 

La SZ fut construite à 1036 exemplaires. En 1992, Alfa Romeo lança la RZ (Roadster Zagato) qui reprend les lignes générales de la SZ, mais avec un poids augmenté de 132 kg par le renforcement de la structure ouverte de l’habitacle. Cette série est limitée à 278 exemplaires qui sont produits jusqu’en septembre 1993. Les couleurs de carrosserie, outre le rouge Alfa traditionnel, comprennent le jaune et le noir. Les deux versions sont maintenant très recherchées.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur et transmission : Moteur V6 ; Cylindrée : 2959 cm3 ; Puissance maximale : 210 ch ; Transmission : 5 vitesses, manuelle ; Roues arrières motrices ; Boîte-pont à l’arrière avec autobloquant à 25 %.
Poids et performances : Poids à vide : 1256 (SZ)/1388 kg (RZ) ; Vitesse : 245 km/h.
Châssis et Carrosserie : Carrosserie SZ : coupé ; RZ : cabriolet. Châssis : plate-forme en acier avec panneaux composites collés ; assiette variable par vérins hydrauliques ; suspension arrière de Dion.
Dimensions : Longueur : 4059 mm ; Largeur : 1730 mm ; Hauteur : 1311/1201 mm.

Prix du modèle neuf en 1990 : 420.000 F soit 99.367 € avec 55% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 60.000 €.

Album – Little River Band – Get lucky (1990)

Le groupe Little River Band s’est formé à Melbourne, en Australie en 1975. C’était à l’origine une association de musiciens qui avaient déjà connu du succès dans d’autres groupes de rock australiens. Les membres sont : Beeb Birtles : guitare et chants, Graham Davidge : guitare principale, Graeham Goble : guitare et chant, Dave Orams : guitare basse, Derek Pellicci : batterie et Glenn Shorrock : chanteur du groupe.

Ils signent chez Capitol Records la veille de Noël 75. “Little River Band”, leur premier album est un succès en Australie. Il culmine à la douzième place du Australian Kent Music Report Albums Chart. Le premier single du groupe, “Curiosity (Killed the Cat)”, sort en Septembre avant l’album et se classe 15ème.

Little River Band sort son deuxième album, After Hours, en mai 1976. Il est produit par le groupe mais n’est pas diffusé aux États-Unis. Encouragés par leur succès australien, le groupe entreprend une tournée internationale d’abord au Royaume-Uni, le 17 septembre 1976, pour jouer un spectacle à Hyde Park en première partie de Queen. Ensuite, ils font d’autres ouvertures de spectacles dans le reste de l’Europe pour les Hollies en Septembre et Octobre. En novembre 1976 ils réalisent leur premier concert aux USA, à Harrisonburg, Virginie, en première partie de White Average Band. Suite à leurs apparitions aux États-Unis et grâce au soutient des stations FM, “It’s a Long Way There” atteint le n ° 28 sur le Billboard Hot 100. Cela galvanise l’engagement des membres du groupe à s’attaquer au marché du disque US. Leur but était d’être diffusé sur les radios FM US, et ils atteindront cet objectif grâce à leur musique composées de chants puissants et de belles harmonies de guitare. Ils obtiennent rapidement une place au top parmi les grands groupe vocaux des années 70 … et des années 80. Entre 1976 et 1983, leurs tubes classés au USA sont nombreux, notamment les singles suivants: It’s a Long Way There, Help Is on Its Way, Happy Anniversary, Reminiscing, Lady, Cool Change, Lonesome Loser, The Night Owls, Take It Easy On Me, Man On Your Mind, We Two, and The Other Guy.

1982-1986 – Les années John Farnham :

En février de 1982, Shorrock quitte Little River Band et reprend sa carrière solo. Farnham remplace Shorrock en temps que chanteur sur “Man on Your Mind”. En septembre, Farnham confie à Susan Moore de The Australian Women’s Weekly: “L’intégration avec les gars n’a pas été difficile, mais l’enregistrement et la scène sont deux choses différentes et nous avons dû changer beaucoup de choses parce que Glenn chantait dans un registre différent du mien.”

Le premier single avec Farnham comme chanteur principal, “The Other Guy” (l’une des deux nouvelles chansons sur leur album Greatest Hits), est publié en novembre 1982, atteint la 18ème place dans les charts en Australie et la 11ème aux États-Unis. Le deuxième, “Down on the Border”, culmine à la septième place en Australie. Puis Farnham quitte le groupe en 86.

Le retour de Shorrock :

Après le départ de Farnham, Little River Band reste dans les limbes jusqu’en 1987, lorsque Pellicci et Shorrock retournent dans le groupe à la demande d’Irving Azoff, le patron de MCA Records, qui voulait avoir le groupe sur son label. L’association de Goble, Housden, Nelson, Pellicci et Shorrock devient une société, We Two Pty. Ltd, dont tous les membres sont administrateurs à parts égales. Le groupe sort son dixième album studio, Monsoon, chez MCA en Juin 1988, coproduit par Boylan et Goble. Agréable, techniquement précis et carré, son single principal, “Love Is a Bridge”, co-écrit par Goble et Housden devient n ° 7 dans les charts australiens.

Get Lucky (1990) :

Le onzième album studio, Get Lucky (Février 1990) remporte un grand succès international avec “If I Get Lucky” et rejoint le top 60 en Australie.

Mike Boehm du Los Angeles Times, qui assistait à un concert de la tournée en mai 1990, disait du chanteur Glenn Shorrock qu’il chantait d’une voix chaude dont le velouté “roussi” rappelait parfois celle de Phil Collins. Quand au guitariste Stephen Housden, il trouvait qu’il renforçait la ligne mélodique en lui donnant des accents précis et lyriques.

Little River Band est considéré comme l’un des groupes les plus importants d’Australie. Leurs ventes mondiales d’albums et de disques compacts atteignent maintenant les 30 millions. Ils ont également établi un record pour avoir atteint le Top 10 hits pendant 6 années consécutives … le premier groupe à atteindre cette performance. Et selon BMI, “Reminiscing” a atteint les 5 millions de passages sur les radios US… et “Lady” n’est pas loin derrière avec plus de 4 millions de programmations. LRB a été intronisé au Temple de la renommée de l’Association australienne de l’industrie de l’enregistrement (ARIA) lors de la 18e édition des ARIA Music Awards de 2004.

Voir sur YouTube : “Little River Band – Get Lucky” par FreeTheRocks

Film – Dick Tracy (1990)

Le Film :

Il a bien marché à sa sortie ; mais il est maintenant complètement oublié. Pourtant le DVD est sorti en 2002. Mais qui pense à Dick Tracy aujoud’hui? Hollywood continue bien sûr à produire des films oubliables en permanence, des produits qui sont destinés à vivre seulement dans le moment et rien de plus. Mais ce n’était pas le cas avec Dick Tracy, une adaptation de la vénérable comédie de Chester Gould. Ce film est génial, rempli de stars, et pourvu de la production la plus somptueuse qu’un studio pouvait offrir en 1990.
Outre Madonna et Sondheim (qui fournit la partition pour Beatty’s Reds), Beatty a aligné une belle brochette d’acteurs jouant les crapules notamment Al Pacino qui a signé pour être le gangster “Big Boy” Caprice. Pour la musique du film, il a embauché Danny Elfman, le compositeur le plus carré pour les films d’action et fantastique depuis John Williams.

Richard Sylbert et Rick Simpson se sont collés à la production, créant une décoration façon “pays des merveilles”. Beatty a décidé de faire le film en utilisant une palette limitée à seulement sept couleurs, (principalement rouge, vert, bleu et jaune) pour évoquer les origines de bandes dessinées du film. En outre, chacune des couleurs devait être exactement de la même nuance.  “L’un des éléments à prendre en compte est que l’histoire est habituellement racontée en vignette, alors ce que nous avons essayé de faire, c’est de ne jamais déplacer la caméra du tout.” Pour les peintures mates, Ellenshaw et Lloyd ont exécuté plus de 57 peintures sur le verre, qui ont été alors combinées optiquement avec le tournage.

Pour capturer ce monde, Beatty s’est tourné vers le directeur de la photo Vittorio Storaro, qui avait fait un travail mémorable avec Bernardo Bertolucci et Francis Ford Coppola en donnant à Reds ses tons distinctifs d’or. Réinventant le look de la galerie de gueux de Gould avec des méchants déformés, John Caglione Jr. et Doug Drexler ont dirigé le maquillage, transformant les acteurs en grotesques criminels avec des noms auto-explicatifs comme “tête plate”, “le sourcil” ou “le rongeur”.

Étonnamment, ce film très attendu a déçu de nombreux critiques et n’a pas été un grand succès. Peut-être parce-que “Dick Tracy” n’est pas un thriller d’action, mais plutôt un polar zen, dans un style personnel et grinçant parfois. Il y a peu de violence et peu de sexe, bien que Madonna fournit une imitation de Marilyn Monroe assez bonne. La performance de Madonna, hélas, n’a pas été bien reçue par certains critiques, ce qui était injuste car elle est parfaite dans le rôle de tentatrice sexy qui chante “Sooner or Later (I Always Get My Man)”.

Beatty joue le rôle principal à la perfection. Il est un Mr. Perfect à l’humour peu expansif en très fort contraste avec Pacino nominé pour un Oscar pour son rôle et qui aurait dû gagner. Glenne Headly joue Tess Trueheart, le noble amour de Tracy. Charlie Korsmo joue à la perfection un orphelin adopté par Tracy qui finit par s’appeler “Dick Tracy Jr.”

Dans une large mesure, “Dick Tracy” est plus une histoire d’amour qu’un thriller et il est difficile de croire que dans la vraie vie, Madonna perdrait face à Headley.

Comme le note Roger Ebert : “les histoires de Dick Tracy ne dépendent pas vraiment du suspense car Tracy gagne toujours, mais de l’interaction de ces gens grotesques, condamnés par la nature à porter leurs âmes sur leurs visages. La bande dessinée a toujours été une énigme, une figure sans émotion ni complexité. Warren Beatty la joue d’une manière un peu plus humaine. Les critiques qui ont décrit Tracy comme trop superficiel ont oublié que dans ce film, nous ne parlons pas des gens réels, mais d’archétypes”.

Dick Tracy a remporté deux Oscars pour la meilleure direction artistique et pour le meilleur Make-Up.

Ce film très élégant n’est pas parfait. Beatty et Headly sont bons, mais pas sensationnel. La musique n’est pas mauvaise, mais pas mémorable. Pourtant, voir «Dick Tracy» pour la première fois c’est un peu comme se mettre dans la peau d’un peintre académique qui découvre un tableau impressionniste. La vie n’est plus la même après.

Dick Tracy :

Lancé par Warren Beatty et sorti en 1990, le film Dick Tracy est tiré des bandes dessinées de Chester Gould. Considéré comme l’un des meilleurs détectives de la ville, Dick Tracy est à la recherche du plus grand patron du crime de la ville, Big Boy Caprice. Big Boy a récemment tué l’ancien grand patron Lips Manless et est en train de rassembler tous les criminels de la ville dans un syndicat tout puissant avec Tracy pour seule menace. Cependant, Tracy a d’autres problèmes que Big Boy dans son esprit. Il veut aller de l’avant avec sa petite amie Tess Trueheart et vient de prendre un orphelin sans nom sous son aile. Pour aggraver les choses il y a les tentatives de séduction de la pulpeuse danseuse de club Breathless Mahoney et les apparitions impromptues de ce mystérieux gangster sans visage appelé “The Blank”.

Voir sur YouTube : “Dick Tracy (1990) – Original Theatrical Trailer” par Jake Rutigliano