Youngtimer – Ferrari 348 GTB (1992-95)

En Août 1988, alors qu’Enzo Ferrari vient de décéder, la 328 arrive en fin de carrière et qu’il n’est plus possible de faire évoluer le modèle. Ferrari doit passer à autre chose et sort la 348. La ligne particulière de cette voiture due à Pininfarina qui a carossé la majorité des véhicules de la marque, se caractérise par son traitement en deux coquilles qui s’assemblent, selon un principe développé en son temps par ce carrossier. La 348 est plus courte que la 328, mais elle est plus large qu’elle, et possède un empattement plus long. Le profil de la Ferrari 348 est un subtil mélange entre la 328 qu’elle remplace mais aussi la Testarosa pour ses flancs percés de longues stries latérales et ses feux arrière couverts par une grille. Quant à l’avant, avec ses phares escamotables, Pininfarina semble s’être autant inspiré de la F40 que de la Testarossa.

Un moteur fait pour durer : 

La 348, au châssis étudié par ordinateur, n’avait plus rien à voir avec la précédente 328. Elle adoptait le groupe motopropulseur longitulinal avec boîte transversale apparu sur la mondial T et représentait au début des années 90, l’une de voitures de série les plus typées compétition qu’il soit possible de trouver sur le marché. Dans ce modèle, la boîte ne se trouve plus sous le moteur, mais derrière lui en position transversale et en porte-à-faux arrière. L’embrayage et le volant moteur sont relégués en bout de boîte, ce qui facilite la réparation et prolonge la vie de l’embrayage qui chauffera moins. 348, signifie en langage Ferrari, 3,4 L de cylindrée et 8 cylindres.

Le chassis : 

La Mondial T fut une évolution de la mondial 3.2 litres elle-même issue de la mondial 3 litres, mais la 348 était complètement nouvelle au niveau de la structure qui était mixe : une partie sur laquelle se boulonne un cadre tubulaire supportant le moteur et les suspensions arrières. Enfin, les bras de suspension sont en mécano-soudure et les portes moyeux en alliage léger, pour réduire les masses non suspendues. Toutes les devancières de la 348 possédaient soit un véritable châssis tubulaire séparé, soit une structure tubulaire sur laquelle s’assemblaient les panneaux de la caisse. Plus rien de cela sur la 348 qui est une vraie monocoque avec caissons en tôles ;  la rigidité à la torsion s’en trouve augmentée dans des proportions considérables (plus de 59% par rapport à une 328 GTB) mais le poids croît également. Parallèlement, et grâce à la soufflerie nouvellement installée chez Pininfarina, l’aérodynamisme progresse aussi de façon nette.

Un modèle délaissé :

La 348 est la première Ferrari née après la mort d’Enzo ce qui la pénalisera toujours auprès des puristes. Mais sa mauvaise réputation est en partie injustifiée. Contrairement à bien des concurrentes, l’accessibilité mécanique est bien étudiée malgré l’implantation centrale arrière du moteur. Le moteur est civilisé et fiable et il n’est pas nécessaire de garder l’œil sur la température du liquide de refroidissement, comme dans les anciennes Ferrari… Malgré tout, l’entretien est exigeant et rapidement coûteux, il faut s’y résigner chez Ferrari. Les modèles sortis en 1989 sont à proscrire, car construits dans la précipitation et trop enclins au survirage en conduite extrême (ce qui ne pénalise pas les pilotes amateurs moins téméraires). Consciente et alertée du caractère relativement pointu du comportement de la 348, l’usine Ferrari revoit sa berlinette à la fin de l’année 1993. Le régime maximum est augmenté et l’agrément d’utilisation fait un bond en avant qui va de pair avec l’augmentation de puissance : 320 ch, ce qui la rend encore plus vive et bouillante, dès que l’on sollicite la cavalerie la plus généreuse que Ferrari ait jamais offert avec un V8 sur un modèle routier. En 1993 apparaît également l’ultime évolution du modèle avec la très élégante 348 Spider à capote en toile. Cette version présentée à Genève a une ligne superbe, tout en étant plus sportive que la Mondial, l’autre cabriolet V8 de Maranello avec ses 4 places.

Caractéristiques :

Moteur : Type : 8 cylindres en V à 90°, 32 soupapes ; Position : longitudinal Central AR ; Alimentation : Gestion électronique Bosh Motronic ; Cylindrée (cm3) : 3405 ; Puissance maxi (ch DIN à tr/mn) : 300 à 7200 / 320 à 7200 : Puissance Fiscale : 21 / 22 CV ; Couple maxi (Nm à tr/mn) : 323 à 4200 / 321 à 5000
Transmission : AR ; Boîte de vitesses : manuelle (5)
Freins Av-Ar : Disques ventilés étriers 4 pistons + ABS
Dimensions : Longueur 423 cm ; Largeur 189 cm ; Hauteur 117 cm
Poids : 1393 kg
Performances : Vitesse maxi : 275 km/h
1000 m DA : 25″6
0 à 100 km/h : 5″8

Prix du modèle neuf : 617.000 F pour la TB et 630.000 Francs pour la TS soit 153.386 € avec 59,7% d’inflation sur la période.

Prix occasion 2017 : à partir de 40.000 €