Youngtimer – TVR Griffith (1991-2002)

Un peu d’histoire : 

TVR fut fondée en 1947 par Trevor Wilkinson, qui utilisa trois consonnes de son prénom pour créer le nom de sa société. La première voiture est fabriquée en 1949. En 1953, la marque inaugure le concept d’une carrosserie en plastique à renfort de verre sur un châssis en acier tubulaire et cette conception perdure jusqu’à présent. L’histoire de la société peut être divisée en 4 périodes en fonction du dirigeant de la société : de 1947 à 1965 : Trevor Wilkinson, de 1965 à 1981 : Martin Lilley, de 1981 à 2004 : Peter Wheeler et de 2004 à 2012 : Nikolai Smolensky. En juillet 2012, Nikolai Smolensky annonce la cessation des activités de la marque, qui n’est plus assez rentable.

TVR a toujours présenté des modèles qui, année après années, ont connu un développement constant. Les Griffith issues de la série S sont caractérisées par une cylindrée généreuse et un style nouveau plus aérodynamique. Sa désignation rend hommage à un modèle de 1963 à moteur Ford V8 créé par un concessionnaire américain importateur de la TVR Grantura dans les années 60. Il eût l’idée de prendre une Grantura et de remplacer le 4 cylindres 98 chevaux d’origine par un Ford V8 4,7 litres. Le résultat fut une voiture aux accélérations stupéfiantes qui rapidement se compara à l’AC Cobra.

Un gros moteur V8 :

Le haut de gamme de la gamme TVR fut longtemps la célèbre Tuscan (le modèle du début des années 70), équipée d’un moteur Ford V8 et V6, et construite pour essayer (sans y parvenir) de rivaliser avec les AC Cobra. La Griffith apparaitra 20 ans plus tard. Elle était rapide et relativement confortable.  Son prix était également très abordable pour une voiture de cette puissance. L’offre moteur au départ se résuma aux versions 4.0 et 4.3 équipées des V8 Rover à injection multipoint. Le 3950 cm3 développe dans sa première version 240 chevaux, ce qui en fait déjà une petite bombe vu son poids de seulement 1060 kg! Puis apparaissent la 400 HC (280 ch), la 450 (300 ch) et enfin la brutale 500 commercialisée en août 1993 (345 ch), qui accélère tellement fort (0 à 100 km/h en 4,1″) que sa puissance sera abaissée à 320 ch en 1997 afin de la rendre plus civilisée.

Un vrai cabriolet :

La châssis multitubulaire à 4 roues indépendantes est habillé d’une carrosserie en résine de polyester renforcée de fibre de verre dépouillée d’ornementation, aux courbes très élégantes, qui rompt avec les lignes boursouflées des productions japonaises. Ce cabriolet est d’une finition irréprochable, et sa simplicité mécanique le situe bien au dessus des voitures italiennes ou allemandes qui demandent un entretient fastidieux peu apprécié par le marché américain. Les Griffith étaient équipées de série d’un différentiel autobloquant. La 500 sera équipée à partir de 1994 de la direction assistée, de la climatisation et des sièges chauffants.

Cote actuelle : à partir de 20.000 €.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : 8 cylindres en V à 90°, 16 soupapes ; Position : longitudinal AV ; Alimentation : Injection électronique ; Cylindrée : 4997 cm3 ; Puissance maxi : de 240 à 345 ch.
Transmission : AR
Boîte de vitesses : manuelle 5 rapports.
Poids : 1075 kg.
Performances : Vitesse maxi : de 245 à 260 km/h.
Suspensions : Double triangulation superposée indépendante (AV et AR).
Dimensions : Longueur : 3970 mm ; Largeur : 1740 mm : Hauteur : 1880 mm ; Empattement : 2280 mm.

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