Film – L’Homme de Rio (1964)

Qui n’a pas rêvé de destinations lointaines, d’exploration de territoires vierges et de chasse au trésor, devant ce célèbre film d’aventure réalisé par Philippe de Broca avec, dans les rôles principaux, Jean-Paul Belmondo en jeune bidasse aventurier, Françoise Dorléac en jolie fiancée exigeante et lunatique, et Jean Servais en vieil archéologue envieux qui s’avère être un assassin sans scrupules.

L’histoire :

Une statuette brésilienne de la civilisation maltèque est volée au musée de l’Homme. Elle faisait partie d’un ensemble de trois statues, ramenées par trois explorateurs : le professeur Catalan (Jean Servais) qui travaille au musée de l’Homme, le professeur Villermosa tragiquement disparu et Mario de Castro (Adolfo Celi), qui est devenu un richissime architecte brésilien. Le professeur Catalan est enlevé devant le musée.

Soldat de deuxième classe, en permission pour 8 jours, Adrien Dufourquet (Jean-Paul Belmondo) arrive à Paris pour assister à l’enlèvement de sa fiancée (Agnès Villermosa) par deux inconnus. Sans réfléchir une seconde, il vole une moto et se lance à la poursuite des ravisseurs. Il monte ainsi clandestinement, à bord d’un avion en partance pour Rio de Janeiro. Adrien parvient à délivrer Agnès, mais celle-ci l’engage, avec une magnifique inconscience, dans de nouvelles aventures…

Ils se rendent dans la maison où Agnès habitait avec son père et réussissent à déterrer une des trois statues que ce dernier a enfouie dans le jardin, des années plus tôt. Mais ils se la font voler. Ils cherchent dès lors le troisième archéologue pour le prévenir de ne pas se laisser voler la statuette. Pour le trouver, ils vont en voiture jusqu’à Brasília (alors en construction). Sur le trajet, ils libèrent le professeur Catalan de ses ravisseurs.

Ils retrouvent l’architecte de Castro qui les emmène chez lui où il donne une grande fête en leur honneur. Pendant la fête, de Castro emmène Catalan voir la statue en sa possession, mais celui-ci l’étrangle pour s’emparer de l’objet si convoité. Il s’en va en emmenant Agnès dont il est amoureux. Adrien se lance à nouveau à leur poursuite…

Le tournage :

Le tournage a eu lieu du 16 mai au 2 août 1963 à Paris et au Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à Brasília, ville-nouvelle alors en construction et quasi déserte imaginée par Niemeyer. Belmondo a réalisé lui-même toutes les cascades sans protection, notamment celle où il change de chambre en passant par l’extérieur de la façade de l’hôtel à Copacabana ou encore celle où il passe d’un immeuble à l’autre suspendu à un câble et pendant laquelle il a eu une défaillance l’obligeant à revenir en arrière.

Un scénario largement Inspiré par l’œuvre d’Hergé :

De nombreux passages du film font référence aux aventures du célèbre reporter Tintin, imaginées par Hergé, en l’occurrence :

L’Oreille cassée : le musée de l’Homme rappelle le Musée ethnographique (une réplique du fétiche des Arumbayas semble d’ailleurs apparaître à côté de la statue volée), de même que les fléchettes empoisonnées ; Le Secret de la Licorne : la chasse aux trois fétiches, dans lesquels ont été dissimulés trois parchemins qu’il faut superposer face à une source lumineuse, pour voir apparaître la clé de l’énigme : « C’est de la lumière que viendra la lumière » (qui devient dans le film « Tout vient de la lumière ») ; Le Lotus bleu et Le Temple du Soleil : la rencontre et la complicité d’un jeune indigène ; Les Sept Boules de cristal : une malédiction plane sur les trois explorateurs ayant découvert les statuettes sacrées (dans l’aventure de Tintin, ils sont sept à avoir profané la tombe où reposait la momie de Rascar Capac ; Adrien et Agnès, comme Tintin et le Capitaine Haddock, déploient avec difficulté sous une pluie battante, la capote de leur voiture ; Agnès, comme le professeur Tournesol, est kidnappée et droguée par ses ravisseurs afin de pouvoir être emmenée en Amérique du Sud ; Les Cigares du Pharaon : la poursuite de l’hydravion, dans un petit avion volé, se termine par une chute en pleine jungle, rappelant les circonstances de la fuite de Tintin ; Tintin au Congo : Suspendu à un fil au dessus des crocodiles et délivré par un piroguier.

Spielberg s’inspirera à son tour de « L’Homme de Rio » pour ses « Aventuriers de l’Arche perdue » sorti en 1981 :

Lors de la mise en chantier du projet, Steven Spielberg a revu à plusieurs fois L’Homme de Rio, avec Jean-Paul Belmondo, sorti en 1964 aux États-Unis. Il écrivit même plus tard à Philippe de Broca, pour lui dire à quel point son film avait été une source d’inspiration. Ironie du sort, Spielberg, lors de la tournée européenne de promotion des Aventuriers de l’Arche perdue, découvrit les albums de Tintin, dont s’inspira de Broca pour L’Homme de Rio.

Voir sur YouTube : « L’HOMME DE RIO de Philippe de Broca – Official Trailer – 1964 » par FURY

Rétroactu 1964 – Série TV : Destination Danger

Quelques évènements de l’année 1964 :

9 janvier : Émeutes au Panama contre les États-Unis ; 21 Panaméens et quatre soldats américains sont tués (Día de los Mártires).
15 janvier : Une HLM en construction s’effondre boulevard Lefebvre à Paris dans le XVe : plus de 20 morts et une vingtaine de blessés. Quatre ans plus tard 9 personnes seront reconnus coupables de négligences et écoperont de peines de prisons avec sursis et devront indemniser financièrement les victimes.
27 janvier : La France reconnait la République populaire de Chine.
8 et 15 mars : Élections cantonales.
23 mars – 15 juin : La première CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) réunie 123 États à Genève (Suisse). La France, partisane de relever les prix mondiaux des matières premières pour constituer un fonds d’aide aux pays en développement s’oppose au Royaume-Uni qui préconise de baisser les droits de douanes des produits manufacturés par les pays du Tiers-monde ; le projet français échoue.
31 mars : Coup d’État militaire au Brésil.
20 avril : Accord pour la réduction de la production de matières fissiles par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’URSS.
4 mai : Ouverture à Genève du Kennedy Round, premier cycle de négociations du GATT. Abaissement des barrières douanières (fin le 30 juin 1967).
18 juin : Décès de Giorgio Morandi (peintre et graveur italien).
27 mai-3 juin : Célébration du 8e centenaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
27 juin : Loi no 64-621. Réforme de l’Office de radiodiffusion-télévision française le rendant plus autonome vis-à-vis du pouvoir politique.
4 juillet : Décès de Gaby Morlay (actrice française)
10 juillet : Loi programmant la suppression des départements de la Seine et de Seine-et-Oise au profit de la création des départements des Yvelines, de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise. L’entrée en vigueur de la loi est fixée au 1er janvier 1968.
Loi relative à l’organisation des associations communales et intercommunales de chasse agréées.
12 août : Décès de Ian Fleming (romancier britannique).
14 juillet : Cinquième victoire de Jacques Anquetil dans le Tour de France cycliste.
18 juillet : Création de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
20 juillet : Colombie : création du FARC, groupe de guérilla d’obédience marxiste issue du parti communiste et du ELN, groupe de guérilla d’obédience guévariste. Début du Conflit armé colombien (1964-2016).
25 juillet : Décès d’Henri Marret, peintre français (° 15 février 1878).
28 juillet : Inauguration par André Malraux de la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.
10 août : La naissance du S.E.A.T.M. (Service d’Étude et d’Aménagement Touristique de la Montagne) consacre le début du « Plan Neige » français qui va permettre la création des stations intégrées dites de « troisième génération ».
31 août-9 septembre : Réunion à Genève de la 3e Conférence internationale sur l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques.
25 septembre : Début de la guerre d’indépendance du Mozambique.
28 septembre : Décès d’Harpo Marx (acteur américain).
5 – 10 octobre : La conférence des non-alignés au Caire réunit les représentants de 47 pays.
14 octobre : Union soviétique : Nikita Khrouchtchev est relevé de ses fonctions. On lui reproche ses échecs en matière de politique agraire et industrielle ainsi qu’en politique extérieure122. Léonid Brejnev lui succède comme premier secrétaire du PCUS. Alexis Kossyguine prend la présidence du Conseil, tandis que Nikolaï Podgorny succède à Anastase Mikoyan à la présidence du Soviet suprême. Au début de sa carrière, Brejnev fait preuve d’un certain dynamisme, mais à partir de 1974, malade, il se crispe sur le statu quo, laissant se développer les mafias et la corruption pour mieux consolider son pouvoir.
15 octobre : Décès de Cole Porter (compositeur et parolier américain).
16 octobre : Début du ministère travailliste d’Harold Wilson, Premier ministre du Royaume-Uni (fin en 1970).
17 octobre : Début du blocus de Gibraltar par Franco.
3 novembre : Élection du démocrate Lyndon B. Johnson comme président des États-Unis. Eduardo Frei Montalva est élu président démocrate chrétien du Chili (fin en 1970).
24 – 26 novembre : Opération Dragon rouge contre la « rébellion Simba » à Stanleyville.
16 décembre : Loi relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution.
19 décembre : Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, célèbre discours d’André Malraux.

Série TV : Destination Danger :

Série télévisée britannique d’espionnage créée par Ralph Smart. Une première saison de 39 épisodes de 30 minutes a été diffusée entre le 11 septembre 1960 et le 20 janvier 1962 et trois autres saisons totalisant 47 épisodes de 60 minutes, entre le 13 octobre 1964 et le 12 janvier 1968 sur le réseau ITV. En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1961 sur RTF Télévision puis sur la première chaîne de l’ORTF. La deuxième chaîne de l’ORTF, TF1, TV6 et Antenne 2 l’ont par la suite rediffusée. Au milieu des années 1990, la série était proposée le samedi à 17 h sur M6, dans La Saga des séries. 1,2 million de téléspectateurs étaient au rendez-vous.

Cette série raconte les aventures de John Drake (Patrick McGoohan), agent secret se déplaçant aux quatre coins du monde, travaillant pour l’OTAN pendant la saison 1. Puis pour le MI6, service secret britannique, durant les autres saisons.
Solitaire et non violent, il n’est jamais armé, préférant utiliser son intelligence. Néanmoins, tout comme James Bond, il est équipé de gadgets mis au point par le service pour lequel il travaille. Très apprécié par ses supérieurs pour son efficacité, il lui arrive cependant de s’opposer à eux et d’aller à l’encontre de leurs ordres, quand il estime qu’ils ont tort.

Voir sur YouTube : « Destination danger s01e21 Patrick McGoohan 1960 » par luc lebelgo039 ; « Culte: les actualités télérévisées, le journal du 1er avril de Francis Blanche | Archive INA » par Ina Culte

Oldtimer – Porsche 356 SC (1963-65)

Testament de Ferdinand Porsche, la 356 a joui d’une étonnante carrière commerciale : quinze ans d’existence au firmament dans la catégorie des voitures de sport. La 356 voit le jour en 1947 à Gmünd, en Autriche. Conçue à partir d’éléments Volkswagen (la Coccinelle, créée par Ferdinand Porsche), elle porte le numéro 356, référence du dessin d’étude retenu. Le styliste Erwin Komenda est le père des lignes incomparables de cette dévoreuse de bitume. En 1960, près de vingt ans après sa conception, la 356, qui a fait l’objet d’améliorations innombrables et constantes, accuse néanmoins son âge. Alors que son successeur, la 901 (alias 911) est sur les planches à dessins, la 356 SC de juillet 1963 qui reprend apparemment les caractéristiques principales et visuelles de la type B de 1959-60, offre cependant des progrès considérables.

De nombreuses améliorations au fil du temps : 

Entre le modèle 356 de base à moteur de 1086 cm3 de 40 ch et l’ultime version, la SC, la fameuse Carrera RS (moteur 2 arbres à cames en tête de 1498 cm3) vient entre autres modèles s’intercaler en 1955 et permet à Porsche d’affirmer sa notoriété en compétition. Compte tenue de l’augmentation constante des performances, les vaillants freins à tambour des 356 A et B, quoique raffinés, ne suffisent plus à la tâche. Avec 175 km/h de vitesse de pointe et un poids de 950 kg à vide, il était temps d’opter pour les freins à disques, d’autant que bien des berlines plus sages en étaient déjà dotées. Si la qualité de fabrication est encore supérieure, la 356 SC est adoucie au niveau des suspensions, marché américain oblige. Deux carrosseries seulement sont offertes : coupé et cabriolet, et deux moteurs en 1600 cm3, un 75 ch et un 95 ch.

Chassée par la 911 :

La 356 SC a été produite entre 1963 et 1965. Elle représente la quintessence de la longue lignée de 356. En 1964, la 911 à moteur 6 cylindres apparut au catalogue, et prit rapidement, la place de l’ancien modèle. En avril 1965, le dernier exemplaire de la Porsche 356 (numéro 76.302) fut assemblé. La fin d’une époque.

Caractéristiques Techniques : Voir  photo 8.

Cote actuelle : à partir de 60.000 € pour un coupé et de 80.000 € pour un cabriolet.

Oldtimer – Facel Véga II (1961-64)

Vers 1960, les lignes de la Facel Vega HK 500 (le modèle haut de gamme du prestigieux constructeur automobile français), commençaient doucement à prendre l’âge. Son pare-brise panoramique, son échappement débouchant dans le pare-choc, sa silhouette bien enveloppée, autant de détails qui étaient trop caractéristiques des années 50. Il est vrai que la mécanique quant à elle gardait toute son actualité. Le V8 Chrysler, après 10 ans de course à la puissance était au top. Depuis 1960, le modèle était équipé de freins à disques aux 4 roues. D’ailleurs son succès ne faiblissait pas, malgré les déboires de la firme engendrés par la petite Facellia dont le premier moteur était peu fiable. Facel présenta donc en octobre 1961, la Facel II, avec une carrosserie plus au goût du jour.

Spécial Police : 

Les lignes étaient plus tendues, les arêtes plus aiguisées, les surfaces plus planes. Les montants du pavillon étaient amincis à l’extrême avec un immense pare-brise et une lunette arrière plus généreuse encore. La Facel II se présentait, comme le plus rapide coupé 4 places du marché mondial. Le V8 Chrysler Typhoon, qui faisait partie d’une série spéciale réalisée pour la police californienne, annonçait une puissance de 390 ch. Elle préfigurait ainsi les muscle cars des années 60.

La plus belle voiture française du début des années 60 :

Présentée au Salon de Paris en octobre 1961, elle reçut un accueil très enthousiaste, les observateurs ne manquant pas de la comparer aux créations des meilleurs stylistes italiens.

Ses performances étaient exceptionnelles pour l’époque avec une vitesse de pointe qui s’établit aux alentours de 225 km/h avec la boîte automatique « Chrysler Torqueflite » et 245 km/h avec la boîte mécanique « Pont-à-Mousson ». Sur la fin de la production, certains modèles reçoivent un moteur Chrysler V8 6,8 litres développant plus de 400 ch. Le freinage est assuré par des disques Dunlop aux quatre roues amplifiés par un servo-frein. La direction assistée, les vitres teintées, le système d’air conditionné étaient disponibles en option de même que le poste radio PO-OM-GO-FM avec antenne télescopique électrique.

La Facel II fut construite à 182 exemplaires.

Caractéristiques :

Moteur et transmission : V8 Chrysler à 90° ; Cylindrée : 6270 à 6769 cm3 ; Puissance maximale : 355 à 400 ch.

Transmission : BV mécanique Pont-à-Mousson à 4 rapports ; BV automatique Chrysler à 3 rapports.

Poids et performances : Poids à vide : 1660 kg ; Vitesse maximale : 225 à 248 km/h. Accélération : 0 à 100 km/h en 7,5 s.

Dimensions : Longueur : 4750 mm ; Largeur : 1760 mm ; Hauteur : 1280 mm ; Empattement : 2660 mm.

Cote Actuelle :  à partir de 100.000 

Oldtimer – Renault R8 Gordini (1964-70)

En 1964, Renault présenta la voiture qui devait marquer toute une génération de pilotes et d’amateurs : la R8 Gordini. Elle se distinguait extérieurement du modèle normal par sa peinture bleu de France avec des bandes blanches compétition et un échappement à la sonorité plus rauque. On la regarda d’abord avec scepticisme, voire ironie. Mais elle deviendra rapidement une icône dans le monde du sport automobile français grâce à son prix abordable et à son comportement sur-vireur dû au moteur en porte-à-faux arrière qui facilite la conduite sportive.

La version 1100 :

À sa sortie, la R8 Gordini annonçait une puissance de 95 ch SAE pour une cylindrée de 1100 cm3, (plus du double de la R8 ordinaire), grâce à une culasse hémisphérique à soupapes inclinées et à deux carburateurs double corps horizontaux Solex. Le soutien logistique était efficacement assuré par une suspension durcie, une direction plus directe et un servofrein.

La version 1300 : 

En 1967, le moteur eut une cylindrée portée à 1300 cm3 (au lieu de 1100 cm3) avec une boîte de vitesse à 5 rapports. La puissance atteignait 103 ch SAE (88 ch DIN) et la vitesse de pointe, 180 km/h. La version 1300, qui est reconnaissable à ses quatre projecteurs et à ses ouïes de refroidissement de chaque côté derrière le pare-chocs avant, ajoute aussi un volant à trois branches et un réservoir supplémentaire de 25 litres dans le coffre avant. La R8 Gordini fut construite à un peu plus de 12.000 exemplaires au total. Elle céda la place en 1970 à la R12 Gordini qui ne la remplaça pas dans le cœur des fanatiques.

Un beau palmarès sportif : 

Un mois seulement après la présentation de la Renault 8 Gordini, Jean Vinatier remporte à son volant le rallye du Tour de Corse 1964, puis Pierrot Orsini et Jean-François Piot récidivent respectivement en 1965 et 1966 devant les Alfa Romeo GTA et autres Porsche 911. En 1968, Jean-Pierre Nicolas, sur Renault 8 Gordini, s’impose au Rallye du Maroc (voir palmarès détaillé dans l’article Gordini).

La coupe Gordini quant à elle, mettra surtout la R8 Gordini en orbite, permettant à une pléiade de jeunes pilotes (Andruet, Cudini, Darniche, Jabouille, Jarier, Leclère, Malcher, Ragnotti et Thérier) d’exprimer leur talent, et marquant le renouveau de la compétition automobile en France.

Caractéristiques Techniques :

Moteur : 4 cylindres en ligne, 8 soupapes, arbre à cames latéral ; Position : longitudinal AR ; 2 carburateurs Solex double corps ; Cylindrée : 1108 et 1255 cm3 ; Puissance : 77,5 ch DIN à 6500 tr/mn et 88 ch DIN à 6750 tr/mn.
Transmission : AR ; Boîte de vitesses : manuelle 4 et 5 rapports.
Freins Av-Ar : 4 disques.
Poids : 795 et 855 kg.
Dimensions : Longueur : 3990 mm ; Largeur : 1490 mm ; Hauteur : 1400 mm.
Performances : Vitesse maxi (km/h) : 170 et 180 km/h.
400 m D.A : 19 s et 17,3 s
1000 m D.A : 35 s et 32,3 s
Prix du modèle neuf en 1965 : 11.500 F
Côte actuelle : à partir de 40.000 €