Film & Oldtimer – Le Corniaud (1965) – Cadillac Deville Convertible (1963-64)

Pour le scénario de ce film, Gérard Oury s’est inspiré de la mésaventure d’un présentateur de la télévision française, Jacques Angelvin, qui fut arrêté aux États-Unis en 1962 au volant d’une Buick Invicta provenant de France et dans laquelle plus de cinquante kilogrammes d’héroïne pure avaient été dissimulés. Lors de son arrestation, la voiture ne contenait plus la drogue et Angelvin clama d’abord son innocence en prétendant avoir été dupé. Il fut pourtant prouvé que la voiture du français avait bien servi à transporter la drogue depuis Marseille jusqu’aux États-Unis et qu’il avait touché dix mille dollars pour cela. Plaidant coupable lors de son procès, le présentateur de Paris-Club fut incarcéré pendant cinq ans. Cette arrestation est un des épisodes du démantèlement de la «French Connection».

Dès le début, Gérard Oury sait à quels acteurs il fera appel pour les deux rôles principaux : Bourvil et Louis de Funès. Les deux acteurs s’étaient déjà côtoyés dans les films Poisson d’avril (1954), Les Hussards (1955) et La Traversée de Paris (1956) et ont envie de travailler à nouveau ensemble. Tandis que Bourvil est une vedette depuis près de dix ans, Louis de Funès, lui, commence à en devenir une : il est un second rôle remarqué et apprécié du public et, lorsque Oury prépare Le Corniaud, l’acteur tourne un film dont personne n’imagine alors le succès et qui le rendra définitivement célèbre, Le Gendarme de Saint-Tropez. Côté anecdote, le cachet de Bourvil pour Le Corniaud fut trois fois plus important que celui octroyé à de Funès.

L’Histoire :

Alors qu’elle n’a parcouru que quelques dizaines de mètres sur le chemin de ses vacances estivales vers l’Italie, la 2CV du petit VRP Antoine Maréchal, se disloque, percutée en plein Paris par la Rolls Royce de Léopold Saroyan, directeur d’une maison d’import-export. D’abord de mauvaise foi, celui-ci reconnaît ses torts et offre à Maréchal la possibilité de poursuivre, tous frais compris, son voyage au volant de la superbe Cadillac Deville convertible neuve d’un de ses clients américains. Ce dernier devra ainsi conduire le véhicule de Naples à Bordeaux (où il est prévu qu’il soit embarqué pour les États-Unis).

Séduit par la proposition, Maréchal ne se doute pas que Saroyan est en réalité le parrain d’un syndicat de gangsters, et qu’il a truffé la Cadillac de produits illégaux : drogue (héroïne), or et pierres précieuses (dont le Youkounkoun, «le plus gros diamant du monde»), dont il espère bien que sa «mule» pourra assurer le transport, y compris devant les douanes. Voici donc le naïf Maréchal sur les routes d’Italie puis du Sud de la France, ignorant tout de sa précieuse cargaison, et ne remarquant pas que le malfaiteur le suit à distance pour veiller sur la marchandise, qui est également convoitée par une bande rivale menée par Mickey dit «le bègue».

Après une traversée de l’Italie marquée par de nombreux incidents, Maréchal arrive à la frontière et il va découvrir qu’il a été pris par Saroyan pour un «Corniaud». Il se vengera à sa façon lors d’une halte à Carcassonne tout en continuant d’emmener la Cadillac à Bordeaux où il découvrira la cachette du Younkounkoun…

Voir sur YouTube : « Le corniaud – La bande annonce VF » par Films Tous Publics

La Cadillac Deville (1949-2005) :

En 1949, une nouvelle carrosserie fait son apparition chez Cadillac : un coupé sans montant central, appelé «hard-top» en anglais. L’origine de cette carrosserie se trouve dans le comportement de l’épouse d’un dessinateur du bureau de style de la GM qui possède un cabriolet mais qui roule constamment avec la capote relevée et les vitres baissées. Voyant que la capote ne sert jamais, le dessinateur propose de la rendre définitivement fixe en reprenant le dessin du coupé dont il enlève le montant central entre la vitre de portière et la vitre de custode. Le dessin est adopté pour les trois marques de gamme supérieure de la GM : Oldsmobile, Buick et Cadillac. Baptisée « Holiday » chez Oldsmobile et Riviera chez Buick, le coupé hard-top prend l’appellation de Coupé DeVille chez Cadillac. Le Coupe DeVille apparaît en 1949. Il s‘agit d’une version sans montant central du « Club Coupe » de la Série 62 établi sur un empattement de 3,20 m. La mécanique est commune aux autres Cadillac ; moteur V8 de 5,4 litres et 160 ch.

Un nouveau châssis apparaît pour 1957, un châssis tubulaire en X dont l’absence de longerons latéraux permet la création des carrosseries surbaissées souhaitées par les stylistes. S’il résiste mieux à la torsion, ce châssis manque cruellement de résistance aux chocs latéraux. L’empattement est de 3,29 m. La puissance du V8 de 6 litres atteint 285 ch.

Les Cadillac de 1959 reçoivent une nouvelle carrosserie caractérisée par ses immenses ailerons arrière comportant une nacelle pour les feux et leur calandre en miroir. Les berlines se dédoublent avec une carrosserie à six glaces latérales et une autre à quatre glaces latérales et lunette arrière panoramique. Le moteur est réalésé à 6,4 litres ; il développe 325 ch. L’empattement est légèrement allongé à 3,30 m.

Des lignes plus tendues apparaissent dès 1962 :

Après les ailes de chauve-souris qu’exhibaient les modèles 1959, les ailerons des Cadillac commencèrent à se résorber avec le début des années soixante. C’est que Harley Earl, le Cecil B. de Mille de l’automobile américaine avait pris sa retraite. Son successeur était William Mitchell : il avait moins la passion des accessoires spectaculaires, et préférait les lignes nettes, anguleuses, avec des arrêtes vives et des formes bien définies. Évidemment la transition demanderait plusieurs années. Mais dès 1962, l’évolution était visible sur tous les modèles Cadillac. On remarquait une prédominance des horizontales avec des ailes pratiquement rectilignes. Les ailerons étaient encore présents. Ils s’achevaient en pointe plus offensive que jamais, mais ne s’élevaient qu’à une hauteur modeste. Un autre aileron, plus discret encore, soulignait la base des ailes. L’ensemble marquait une certaine tension crispée, bien éloignée de la flamboyante exubérance de naguère.

Les Cadillac sont donc entièrement redessinées pour 1961 (sauf la Série 75). Tout en conservant leur châssis en X, revenu à 3,29 m d’empattement, et leur moteur de 325 ch, elles reprennent les lignes générales des Eldorado Brougham précédentes. Elles se caractérisent par le pare-brise qui n’est plus panoramique mais dont les montants adoptent un dessin à double courbure, ainsi que par les « skegs », ces ailerons situés en bas de caisse qui filent à l’horizontale du passage de roue avant jusqu’aux pare-chocs arrière.

Cadillac Deville (1963-64) (Sixième génération) : En cinq générations, les Deville ont bien changé. Les modèles de 1963 se différencient de ceux de la cinquième génération en adoptant une nouvelle carrosserie plus longue sur le même châssis de 3,29 m d’empattement, mais aux lignes plus nettes, avec des flancs lisses, avec des ailerons moins hauts et avec des montants de pare-brise droits. Les ailes avant sont allongées, la calandre s’étend jusque sous les phares avec une pointe en avant plus prononcée. Sous le capot, le moteur est entièrement nouveau. conservant une cylindrée de 6,4 litres, il est plus léger de 23 kg grâce à un vilebrequin plus léger mais plus robuste. Il est accouplé à la boîte de vitesses automatique Hydra-Matic. Les modèles DeVille se distinguent toujours par l’inscription de leur type en lettre cursives à l’extrémité des ailes arrière. Ils peuvent recevoir un toit recouvert de vinyle en option.

Un léger restylage est effectué pour 1964. La calandre est désormais scindée en deux par une large barre horizontale peinte dans le ton de la carrosserie, et la grille déborde sur les côtés jusqu’aux passages de roue. Les ailerons diminuent encore. Le moteur est réalésé à 7 litres et il développe 340 ch. Désormais, seule l’inscription DeVille en lettres cursives figure sur les ailes arrière. Le 8 juillet 1964, l’usine Cadillac est fermée pour l’extension des chaînes de montage et le réoutillage nécessaire à la production des nouveaux modèles. Elle ouvre de nouveau le 24 août 1964, prête à produire les nouveaux modèles de 1965.

Prix du modèle neuf en 1965 : 5500$

Cote actuelle : 26.000€

Caractéristiques Techniques : Voir Brochure ci-dessous

Film – L’Homme de Rio (1964)

Qui n’a pas rêvé de destinations lointaines, d’exploration de territoires vierges et de chasse au trésor, devant ce célèbre film d’aventure réalisé par Philippe de Broca avec, dans les rôles principaux, Jean-Paul Belmondo en jeune bidasse aventurier, Françoise Dorléac en jolie fiancée exigeante et lunatique, et Jean Servais en vieil archéologue envieux qui s’avère être un assassin sans scrupules.

L’histoire :

Une statuette brésilienne de la civilisation maltèque est volée au musée de l’Homme. Elle faisait partie d’un ensemble de trois statues, ramenées par trois explorateurs : le professeur Catalan (Jean Servais) qui travaille au musée de l’Homme, le professeur Villermosa tragiquement disparu et Mario de Castro (Adolfo Celi), qui est devenu un richissime architecte brésilien. Le professeur Catalan est enlevé devant le musée.

Soldat de deuxième classe, en permission pour 8 jours, Adrien Dufourquet (Jean-Paul Belmondo) arrive à Paris pour assister à l’enlèvement de sa fiancée (Agnès Villermosa) par deux inconnus. Sans réfléchir une seconde, il vole une moto et se lance à la poursuite des ravisseurs. Il monte ainsi clandestinement, à bord d’un avion en partance pour Rio de Janeiro. Adrien parvient à délivrer Agnès, mais celle-ci l’engage, avec une magnifique inconscience, dans de nouvelles aventures…

Ils se rendent dans la maison où Agnès habitait avec son père et réussissent à déterrer une des trois statues que ce dernier a enfouie dans le jardin, des années plus tôt. Mais ils se la font voler. Ils cherchent dès lors le troisième archéologue pour le prévenir de ne pas se laisser voler la statuette. Pour le trouver, ils vont en voiture jusqu’à Brasília (alors en construction). Sur le trajet, ils libèrent le professeur Catalan de ses ravisseurs.

Ils retrouvent l’architecte de Castro qui les emmène chez lui où il donne une grande fête en leur honneur. Pendant la fête, de Castro emmène Catalan voir la statue en sa possession, mais celui-ci l’étrangle pour s’emparer de l’objet si convoité. Il s’en va en emmenant Agnès dont il est amoureux. Adrien se lance à nouveau à leur poursuite…

Le tournage :

Le tournage a eu lieu du 16 mai au 2 août 1963 à Paris et au Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à Brasília, ville-nouvelle alors en construction et quasi déserte imaginée par Niemeyer. Belmondo a réalisé lui-même toutes les cascades sans protection, notamment celle où il change de chambre en passant par l’extérieur de la façade de l’hôtel à Copacabana ou encore celle où il passe d’un immeuble à l’autre suspendu à un câble et pendant laquelle il a eu une défaillance l’obligeant à revenir en arrière.

Un scénario largement Inspiré par l’œuvre d’Hergé :

De nombreux passages du film font référence aux aventures du célèbre reporter Tintin, imaginées par Hergé, en l’occurrence :

L’Oreille cassée : le musée de l’Homme rappelle le Musée ethnographique (une réplique du fétiche des Arumbayas semble d’ailleurs apparaître à côté de la statue volée), de même que les fléchettes empoisonnées ; Le Secret de la Licorne : la chasse aux trois fétiches, dans lesquels ont été dissimulés trois parchemins qu’il faut superposer face à une source lumineuse, pour voir apparaître la clé de l’énigme : « C’est de la lumière que viendra la lumière » (qui devient dans le film « Tout vient de la lumière ») ; Le Lotus bleu et Le Temple du Soleil : la rencontre et la complicité d’un jeune indigène ; Les Sept Boules de cristal : une malédiction plane sur les trois explorateurs ayant découvert les statuettes sacrées (dans l’aventure de Tintin, ils sont sept à avoir profané la tombe où reposait la momie de Rascar Capac ; Adrien et Agnès, comme Tintin et le Capitaine Haddock, déploient avec difficulté sous une pluie battante, la capote de leur voiture ; Agnès, comme le professeur Tournesol, est kidnappée et droguée par ses ravisseurs afin de pouvoir être emmenée en Amérique du Sud ; Les Cigares du Pharaon : la poursuite de l’hydravion, dans un petit avion volé, se termine par une chute en pleine jungle, rappelant les circonstances de la fuite de Tintin ; Tintin au Congo : Suspendu à un fil au dessus des crocodiles et délivré par un piroguier.

Spielberg s’inspirera à son tour de « L’Homme de Rio » pour ses « Aventuriers de l’Arche perdue » sorti en 1981 :

Lors de la mise en chantier du projet, Steven Spielberg a revu à plusieurs fois L’Homme de Rio, avec Jean-Paul Belmondo, sorti en 1964 aux États-Unis. Il écrivit même plus tard à Philippe de Broca, pour lui dire à quel point son film avait été une source d’inspiration. Ironie du sort, Spielberg, lors de la tournée européenne de promotion des Aventuriers de l’Arche perdue, découvrit les albums de Tintin, dont s’inspira de Broca pour L’Homme de Rio.

Voir sur YouTube : « L’HOMME DE RIO de Philippe de Broca – Official Trailer – 1964 » par FURY

Rétroactu 1964 – Série TV : Destination Danger

Quelques évènements de l’année 1964 :

9 janvier : Émeutes au Panama contre les États-Unis ; 21 Panaméens et quatre soldats américains sont tués (Día de los Mártires).
15 janvier : Une HLM en construction s’effondre boulevard Lefebvre à Paris dans le XVe : plus de 20 morts et une vingtaine de blessés. Quatre ans plus tard 9 personnes seront reconnus coupables de négligences et écoperont de peines de prisons avec sursis et devront indemniser financièrement les victimes.
27 janvier : La France reconnait la République populaire de Chine.
8 et 15 mars : Élections cantonales.
23 mars – 15 juin : La première CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) réunie 123 États à Genève (Suisse). La France, partisane de relever les prix mondiaux des matières premières pour constituer un fonds d’aide aux pays en développement s’oppose au Royaume-Uni qui préconise de baisser les droits de douanes des produits manufacturés par les pays du Tiers-monde ; le projet français échoue.
31 mars : Coup d’État militaire au Brésil.
20 avril : Accord pour la réduction de la production de matières fissiles par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’URSS.
4 mai : Ouverture à Genève du Kennedy Round, premier cycle de négociations du GATT. Abaissement des barrières douanières (fin le 30 juin 1967).
18 juin : Décès de Giorgio Morandi (peintre et graveur italien).
27 mai-3 juin : Célébration du 8e centenaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
27 juin : Loi no 64-621. Réforme de l’Office de radiodiffusion-télévision française le rendant plus autonome vis-à-vis du pouvoir politique.
4 juillet : Décès de Gaby Morlay (actrice française)
10 juillet : Loi programmant la suppression des départements de la Seine et de Seine-et-Oise au profit de la création des départements des Yvelines, de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise. L’entrée en vigueur de la loi est fixée au 1er janvier 1968.
Loi relative à l’organisation des associations communales et intercommunales de chasse agréées.
12 août : Décès de Ian Fleming (romancier britannique).
14 juillet : Cinquième victoire de Jacques Anquetil dans le Tour de France cycliste.
18 juillet : Création de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
20 juillet : Colombie : création du FARC, groupe de guérilla d’obédience marxiste issue du parti communiste et du ELN, groupe de guérilla d’obédience guévariste. Début du Conflit armé colombien (1964-2016).
25 juillet : Décès d’Henri Marret, peintre français (° 15 février 1878).
28 juillet : Inauguration par André Malraux de la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.
10 août : La naissance du S.E.A.T.M. (Service d’Étude et d’Aménagement Touristique de la Montagne) consacre le début du « Plan Neige » français qui va permettre la création des stations intégrées dites de « troisième génération ».
31 août-9 septembre : Réunion à Genève de la 3e Conférence internationale sur l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques.
25 septembre : Début de la guerre d’indépendance du Mozambique.
28 septembre : Décès d’Harpo Marx (acteur américain).
5 – 10 octobre : La conférence des non-alignés au Caire réunit les représentants de 47 pays.
14 octobre : Union soviétique : Nikita Khrouchtchev est relevé de ses fonctions. On lui reproche ses échecs en matière de politique agraire et industrielle ainsi qu’en politique extérieure122. Léonid Brejnev lui succède comme premier secrétaire du PCUS. Alexis Kossyguine prend la présidence du Conseil, tandis que Nikolaï Podgorny succède à Anastase Mikoyan à la présidence du Soviet suprême. Au début de sa carrière, Brejnev fait preuve d’un certain dynamisme, mais à partir de 1974, malade, il se crispe sur le statu quo, laissant se développer les mafias et la corruption pour mieux consolider son pouvoir.
15 octobre : Décès de Cole Porter (compositeur et parolier américain).
16 octobre : Début du ministère travailliste d’Harold Wilson, Premier ministre du Royaume-Uni (fin en 1970).
17 octobre : Début du blocus de Gibraltar par Franco.
3 novembre : Élection du démocrate Lyndon B. Johnson comme président des États-Unis. Eduardo Frei Montalva est élu président démocrate chrétien du Chili (fin en 1970).
24 – 26 novembre : Opération Dragon rouge contre la « rébellion Simba » à Stanleyville.
16 décembre : Loi relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution.
19 décembre : Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, célèbre discours d’André Malraux.

Série TV : Destination Danger :

Série télévisée britannique d’espionnage créée par Ralph Smart. Une première saison de 39 épisodes de 30 minutes a été diffusée entre le 11 septembre 1960 et le 20 janvier 1962 et trois autres saisons totalisant 47 épisodes de 60 minutes, entre le 13 octobre 1964 et le 12 janvier 1968 sur le réseau ITV. En France, la série a été diffusée à partir du 7 janvier 1961 sur RTF Télévision puis sur la première chaîne de l’ORTF. La deuxième chaîne de l’ORTF, TF1, TV6 et Antenne 2 l’ont par la suite rediffusée. Au milieu des années 1990, la série était proposée le samedi à 17 h sur M6, dans La Saga des séries. 1,2 million de téléspectateurs étaient au rendez-vous.

Cette série raconte les aventures de John Drake (Patrick McGoohan), agent secret se déplaçant aux quatre coins du monde, travaillant pour l’OTAN pendant la saison 1. Puis pour le MI6, service secret britannique, durant les autres saisons.
Solitaire et non violent, il n’est jamais armé, préférant utiliser son intelligence. Néanmoins, tout comme James Bond, il est équipé de gadgets mis au point par le service pour lequel il travaille. Très apprécié par ses supérieurs pour son efficacité, il lui arrive cependant de s’opposer à eux et d’aller à l’encontre de leurs ordres, quand il estime qu’ils ont tort.

Voir sur DailyMotion : « Destination danger  »

Voir sur YouTube : « Culte: les actualités télérévisées, le journal du 1er avril de Francis Blanche | Archive INA » par Ina Culte

Oldtimer – Porsche 356 SC (1963-65)

Testament de Ferdinand Porsche, la 356 a joui d’une étonnante carrière commerciale : quinze ans d’existence au firmament dans la catégorie des voitures de sport. La 356 voit le jour en 1947 à Gmünd, en Autriche. Conçue à partir d’éléments Volkswagen (la Coccinelle, créée par Ferdinand Porsche), elle porte le numéro 356, référence du dessin d’étude retenu. Le styliste Erwin Komenda est le père des lignes incomparables de cette dévoreuse de bitume. En 1960, près de vingt ans après sa conception, la 356, qui a fait l’objet d’améliorations innombrables et constantes, accuse néanmoins son âge. Alors que son successeur, la 901 (alias 911) est sur les planches à dessins, la 356 SC de juillet 1963 qui reprend apparemment les caractéristiques principales et visuelles de la type B de 1959-60, offre cependant des progrès considérables.

De nombreuses améliorations au fil du temps : 

Entre le modèle 356 de base à moteur de 1086 cm3 de 40 ch et l’ultime version, la SC, la fameuse Carrera RS (moteur 2 arbres à cames en tête de 1498 cm3) vient entre autres modèles s’intercaler en 1955 et permet à Porsche d’affirmer sa notoriété en compétition. Compte tenue de l’augmentation constante des performances, les vaillants freins à tambour des 356 A et B, quoique raffinés, ne suffisent plus à la tâche. Avec 175 km/h de vitesse de pointe et un poids de 950 kg à vide, il était temps d’opter pour les freins à disques, d’autant que bien des berlines plus sages en étaient déjà dotées. Si la qualité de fabrication est encore supérieure, la 356 SC est adoucie au niveau des suspensions, marché américain oblige. Deux carrosseries seulement sont offertes : coupé et cabriolet, et deux moteurs en 1600 cm3, un 75 ch et un 95 ch.

Chassée par la 911 :

La 356 SC a été produite entre 1963 et 1965. Elle représente la quintessence de la longue lignée de 356. En 1964, la 911 à moteur 6 cylindres apparut au catalogue, et prit rapidement, la place de l’ancien modèle. En avril 1965, le dernier exemplaire de la Porsche 356 (numéro 76.302) fut assemblé. La fin d’une époque.

Caractéristiques Techniques : Voir  photo 8.

Cote actuelle : à partir de 60.000 € pour un coupé et de 80.000 € pour un cabriolet.

Oldtimer – Facel Véga Facel II (1961-64)

Vers 1960, les lignes de la Facel Vega HK 500 (le modèle haut de gamme du prestigieux constructeur automobile français), commençaient doucement à prendre l’âge. Son pare-brise panoramique, son échappement débouchant dans le pare-choc, sa silhouette bien enveloppée, autant de détails qui étaient trop caractéristiques des années 50. Il est vrai que la mécanique quant à elle gardait toute son actualité. Le V8 Chrysler, après 10 ans de course à la puissance était au top. Depuis 1960, le modèle était équipé de freins à disques aux 4 roues. D’ailleurs son succès ne faiblissait pas, malgré les déboires de la firme engendrés par la petite Facellia dont le premier moteur était peu fiable. Facel présenta donc en octobre 1961, la Facel II, avec une carrosserie plus au goût du jour.

Spécial Police : 

Les lignes étaient plus tendues, les arêtes plus aiguisées, les surfaces plus planes. Les montants du pavillon étaient amincis à l’extrême avec un immense pare-brise et une lunette arrière plus généreuse encore. La Facel II se présentait, comme le plus rapide coupé 4 places du marché mondial. Le V8 Chrysler Typhoon, qui faisait partie d’une série spéciale réalisée pour la police californienne, annonçait une puissance de 390 ch. Elle préfigurait ainsi les muscle cars des années 60.

La plus belle voiture française du début des années 60 :

Présentée au Salon de Paris en octobre 1961, elle reçut un accueil très enthousiaste, les observateurs ne manquant pas de la comparer aux créations des meilleurs stylistes italiens.

Ses performances étaient exceptionnelles pour l’époque avec une vitesse de pointe qui s’établit aux alentours de 225 km/h avec la boîte automatique « Chrysler Torqueflite » et 245 km/h avec la boîte mécanique « Pont-à-Mousson ». Sur la fin de la production, certains modèles reçoivent un moteur Chrysler V8 6,8 litres développant plus de 400 ch. Le freinage est assuré par des disques Dunlop aux quatre roues amplifiés par un servo-frein. La direction assistée, les vitres teintées, le système d’air conditionné étaient disponibles en option de même que le poste radio PO-OM-GO-FM avec antenne télescopique électrique.

La Facel II fut construite à 182 exemplaires.

Caractéristiques :

Moteur et transmission : V8 Chrysler à 90° ; Cylindrée : 6270 à 6769 cm3 ; Puissance maximale : 355 à 400 ch.

Transmission : BV mécanique Pont-à-Mousson à 4 rapports ; BV automatique Chrysler à 3 rapports.

Poids et performances : Poids à vide : 1660 kg ; Vitesse maximale : 225 à 248 km/h. Accélération : 0 à 100 km/h en 7,5 s.

Dimensions : Longueur : 4750 mm ; Largeur : 1760 mm ; Hauteur : 1280 mm ; Empattement : 2660 mm.

Cote Actuelle :  à partir de 100.000