Youngtimer – Opel Monza (1978-86)

Un peu d’histoire :

Avant que la firme Opel n’aborde la production automobile à la fin du 19ème siècle, elle s’était déjà fait une réputation en fabriquant des machines à coudre, des bicyclettes et des motocyclettes. Les frères Opel acquirent les droits de production de la voiture Lutzmann, et en 1898, ils construisirent l’Opel “Sytème Lutzmann”. En 1928, Opel est le premier producteur d’automobile en Allemagne mais en 1929, suite à la crise, la General Motors devint actionnaire majoritaire et réorganisa l’ensemble du groupe. Sous cette impulsion, Opel devint le plus grand constructeur européen en 1939. Les usines furent détruites pendant la seconde guerre mondiale en 1944 et, dès que celle-ci fut terminée, les anciens employés d’Opel reconstruisirent la chaîne de Russelheim où la production redémarra en douceur. Vinrent les modèles Kadett (1962-79), la Kapitan (1964-68), l’Admiral et la Diplomat (1964-77), puis la fameuse GT (1968-73), l’Ascona et la Manta (1970-88).

Le coupé Monza : 

Succédant à sa façon au prestigieux modèle Diplomat V8, une berline de luxe – également disponible en coupé – qui fut retirée des chaînes de production de Russelheim en 1977, l’Opel Monza fut dévoilée en même temps que la berline Senator au Salon de Francfort de 1977. Étroitement dérivée de cette dernière, ce coupé spacieux offrait une carrosserie plus élancée, caractérisée par une poupe Fastback sans décrochement. Comme la Senator, la Monza sera proposée, au choix, avec un six cylindres de 2,8 litres de 140 chevaux à caburateur double corps ou un six cylindres de 3 litres à injection Bosch L-Jetronic développant 180 chevaux DIN.

Élégant, mais en manque d’image : 

Doté d’une présentation attrayante, d’une habitabilité généreuse et d’un comportement routier plutôt sain, le coupé Monza souffrira néanmoins d’un singulière absence d’image tout au long de sa carrière, un handicap préjudiciable dans sa catégorie, monopolisée par les grandes routières de prestige renommées.

Fin 1982, la gamme est remaniée (avec le modèle A2) et intègre en plus du six cylindres en lignes 2,5 litres (qui passe à l’injection) et du 3 litres, un moteur plus économique de 4 cylindre en ligne, le 2 litres à injection de 110 ch DIN. À cette occasion, la face avant est restylée avec une nouvelle calandre, des optiques plus grandes équipées de clignotants blancs, tandis qu’un nouveau bouclier peint dans la couleur de la carrosserie remplace l’ancien pare-chocs chromé. En 1983, le modèle GSE s’équipe d’un petit déflecteur arrière, de sièges Recaro, d’un tableau de bord digital et d’un pont autobloquant. Enfin, pour le millésime 1985, le quatre cylindres devient un 2,2 litres de 115 ch.

Un succès en demi-teinte : 

En 1987, la série Senator/Monza sera supprimée du programme de production après avoir été diffusé à 130.000 exemplaires seulement. A l’instar de quelques autres constructeurs généralistes, Opel a une fois de plus réalisé avec ce modèle, que le marché haut de gamme ne lui était guère favorable.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur(s) : 4 et 6 cylindres en ligne ; Cylindrée : 2.0, 2.2, 2.5E, 2.8, 3.0, 3.0E ; Puissance maximale : 115 à 180 ch DIN ; Couple maximal : 248 Nm.
Transmission : Aux roues AR ; Boîte de vitesses ; Manuelle à 5 vitesses ou automatique à trois rapports.
Poids et performances : Poids à vide : 1350 kg. Vitesse maximale : 215 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 8,5 s.
Châssis – Carrosserie : Carrosserie : Coupé 2 portes ; Châssis : Opel Senator.
Freins : Disques ventilés/Disques.
Dimensions : Longueur : 4719 mm ; Largeur : 1720 mm ; Hauteur : 1379 mm ; Empattement : 2670 mm ; Voies AV/AR : 1,44 mm/1,47 mm.

Prix du modèle neuf en 1986 : de 110.000 F à 178.000 F (47.124 €  avec 74% d’inflation) pour le 3 litres à injection.

Cote actuelle : à partir de 3000 €

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