Série TV & Livre – Les brigades du Tigre (1974-83)

La série TV :

« Au milieu des années 70, les Français découvraient sur leur petit écran « Les Brigades du Tigre », un nouveau feuilleton policier. Les inspecteurs champions de savate traquant les malfaiteurs à bord de leur De Dion-Bouton allaient connaître un immense succès, confirmé depuis par de nombreuses rediffusions » (Charles Diaz). « Les Brigades du Tigre » est une série télévisée en 36 épisodes de 55 minutes, coproduite par la France, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique et la Suisse. Elle fut diffusée entre décembre 1974 et novembre 1983 sur la deuxième chaîne de l’ORTF puis sur Antenne 2. La série a été rediffusée sur TMC en avril 2006. Diffusées de 1981 à 1983, les cinquième et sixième saisons des Brigades du Tigre constituent la série dite Les Nouvelles Brigades du Tigre. Les épisodes des quatre premières saisons se déroulent avant la Première Guerre mondiale et les épisodes des cinquième et sixième saisons ont lieu durant l’entre-deux-guerres, de 1919 à 1930.

Le thème : 

En 1907, au début du XXe siècle est créée une brigade de police motorisée dirigée par le commissaire divisionnaire Faivre. Inspirée par Georges Clemenceau, à l’époque ministre de l’Intérieur et surnommé « le Tigre », elle prend le nom de « Brigades du Tigre ». Le commissaire Paul Valentin (Jean-Claude Bouillon) reçoit une promotion alors qu’il est inspecteur à la Police Judiciaire. Constatant que la police doit impérativement se moderniser, il intègre les Brigades du tigre. Réfléchi, séducteur, têtu et parfois frondeur, il en devient vite l’âme et le moteur (sous la férule de leur directeur, l’intransigeant Monsieur Faivre). L’inspecteur Marcel Terrasson (Pierre Maguelon) est l’un des deux inspecteurs travaillant avec Valentin. Possédant un fort accent méridional, cette force de la nature n’hésite pas à se servir de ses poings pour se défendre. Ami fidèle de Pujol et de Valentin, c’est un homme de terrain prêt pour l’action. L’inspecteur Gustave Pujol (Jean-Paul Tribout) est le second partenaire de Valentin, frêle inspecteur, agile dans ses mouvements et à l’allure de « titi parisien », il se caractérise par sa discrétion exemplaire. Passé maître dans l’art de la filature et du déguisement, il est souvent envoyé par Valentin pour surveiller les suspects. Claude Faivre (François Maistre) qui est le chef des Brigades mobiles, sera remplacé par Gabrielli (Pinkas Braun) à partir de la saison 5, dans Les Nouvelles Brigades du Tigre.

La musique des Brigades du Tigre qui est devenue culte fut composée par Claude Bolling, Les paroles du générique (« La complainte des Apaches »), chanté par Philippe Clay, sont signées Henri Djian.

L’épopée des brigades du tigre – Charles Diaz (Calmann-Levy 1994)

Le livre : L’épopée des Brigades du Tigre de Charles Diaz :

Ce livre relate la véritable et passionnante naissance des brigades mobiles créées par Clemenceau en 1907 pour lutter contre les bandes organisées qui sévissaient impunément sur tout le territoire. Haut responsable de la police judiciaire, Charles Diaz raconte ici cette saga d’une poignée d’hommes attachants, Jules Sébille, dit « le Puritain », le père Faivre ou Jules Belin, apprenti policier et futur tombeur de Landru. De la « bande à Pollet » aux « chauffeurs de la Drôme », de Bonnot au vol de la Joconde, il retrace toutes les grandes enquêtes qui ont forgé la légende des « mobilards » et marqué les débuts de la police moderne.

Charles Diaz, né en 1957, ancien chef d’état-major de la P.J., est commissaire principal à la direction centrale de la police judiciaire et chef de l’Office central pour la répression du trafic des armes, des explosifs et des matières nucléaires.

Extrait de l’avant-propos :

« Au milieu des années 70, au moment où la vague disco battait son plein et que bien des cœurs s’enflammaient pour les exploits des footballeurs de l’A.S. Saint-Etienne, le public français découvrait sur son petit écran un nouveau feuilleton policier : Les Brigades du Tigre.

Cette production made in France, dont l’action se situe à la Belle Époque, c’est-à-dire juste avant la Première Guerre mondiale, tranchait d’emblée avec toutes les séries américaines du moment qui, de Mannix à Kojak, gouvernaient déjà nos soirées. Et pour cause, on était loin, avec elle, des habituels détectives hâlés au soleil de Californie et armés jusqu’aux dents des derniers modèles de chez Smith et Wesson ; loin aussi des courses-poursuites effrénées entre puissantes cylindrées dans un univers d’autoroutes et de gratte-ciel.

A dire vrai, à côté de tout cela, Les Brigades du Tigre avaient quelque chose de résolument « ringard ». Chaque épisode nous ramenait en effet au temps des ancestrales De Dion-Bouton, des Panhard-Levasseur pilotées par des chauffeurs à casquette, lunettes et gros manteau de fourrure. Le héros, le commissaire Valentin, chapeau melon et costume sombre, traquait des « méchants » échappés de l’imagerie de la « bande à Bonnot » et les arrêtait au pistolet ou à la « savate ».

Bien réalisé, bien interprété, le feuilleton allait connaître un vrai succès d’audience, toujours confirmé par de nombreuses rediffusions. À l’instar des Français — dont il me faut avouer que je partage ce goût si particulier pour la nostalgie — , je devins moi-même un assidu téléspectateur des Brigades du Tigre. Quand elles firent leur première apparition T.V., j’étais étudiant en droit à la Sorbonne, et c’est sans remords que je délaissais un instant mes polycopiés et mes Dalloz, terriblement ennuyeux, pour suivre les enquêtes de Valentin et de ses hommes… »

Source

Voir sur YouTube : « (27) Les Brigades du Tigre – Le vampire des Carpates » par Les Brigades du Tigre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *