Album – Crosby, Stills and Nash (& Young) – Déjà vu (1970)

En 1968, l’Amérique se cherchait encore de nouveaux Beatles. Elle faillit bien les trouver avec ce quatuor. David Crosby et Graham Nash ayant quitté leur groupe respectif (Byrds and Hollies) avaient décidé de former un duo vocal. La perfection de leurs harmonies enchanta Steve Stills, lui aussi au chômage après la séparation des Buffalo Springfield. Ainsi réuni sous les meilleurs auspices, le groupe produisit  un fantastique premier album. Puis il fit appel à Neil Young, ancien collègue de Stills chez les Buffalo Springfield.

Le second album  porte tout entier sa marque, alors que, déjà, le trio semble s’essouffler. Un album live, « Four way street », montre dès 1970 le désir des musiciens d’aller chacun de son côté. Ils ne se retrouveront que quatre ans plus tard, le temps d’un concert. Mais la magie n’est plus là et tous les efforts pour la retrouver seront inutiles.

Pourtant un espoir se fait jour quand Crosby Stills & Nash se reforme pour réaliser CSN en 1977 et Daylight Again en 1982. Ce dernier disque est principalement une collaboration entre Stills et Nash, Crosby ayant de sérieux problèmes de dépendance à la cocaïne, il n’apparaît que sur deux chansons de l’album, Mike Finnigan, Timothy B. Schmit des Eagles ou Art Garfunkel accompagnant Stills et Nash sur les autres chansons. Crosby est arrêté en 1985 pour possession d’arme, ce qui interrompe la tournée du trio.

CSN & Y se reforme au complet en 1988 pour American Dream, Neil Young ayant fait la promesse de rejoindre le groupe pour ce disque si Crosby se tirait de ses ennuis avec la drogue. Ce sont deux compositions de Young qui ressortent tout particulièrement, This Old House et American Dream. Mais la contribution de Young s’arrête là ayant sa propre carrière avec Crazy Horse.

CSN enregistre en 1990, avec les collaborations de Peter Frampton et de Branford Marsalis, le très pop « Live It Up » et en 1994 « After the Storm ».

En 1999, CSN & Y réalisent un nouvel album Looking Forward avec la maison de disques de Young, Reprise Records. Ils font aussi des tournées en 2000 et 2002.

En 2006, CSN & Y se reforment pour la tournée « Freedom of Speech », aux États-Unis.

L’album : Déjà vu (1970) : Un de leur chef d’œuvre. Le « Carry on » de Stills est dans la même veine que sa suite. Mais la présence de Neil Young et de ses compositions confère une autre dimension à l’album (Helpless, Country girl). De leur côté, Crosby et Nash semblent déjà préparer  leur avenir en duo. Ils sont à part, ne se mêlant pas à cette lutte fratricide Stills-Young.

Discographie : 

1969 : Crosby, Stills & Nash
1970 : Déjà Vu*
1971 : 4 Way Street*
1974 : So Far* (compilation)
1974 : Journey Through the Past*
1977 : CSN
1980 : Replay (compilation)
1982 : Daylight Again
1983 : Allies
1988 : American Dream*
1990 : Live It Up
1991 : CSN (coffret)
1994 : After the Storm
1998 : Carry On (compilation)
1999 : Looking Forward*
2005 : Greatest Hits (compilation)
2008 : Déjà Vu Live*
2009 : Demos* (compilation)
2012 : CSN 2012 (live)
2014 : CSNY 1974* (live)

(* enregistré avec Neil Young)

Voir sur YouTube : « Crosby Stills and Nash, « Carry On » mis en ligne par gtar101  ;  « Crosby Stills & Nash – Southern Cross » par CSNYTApp

 

Oldtimer – Citroën SM (1970-75)

La SM (« S » pour projet S et « M » pour Maserati) fut la grande vedette de Salon de Genève de mars 1970. Cette Citroën, née de la collaboration forcée entre Citroën et Maserati – Citroën ayant pris le contrôle de la firme italienne-, offrait Plusieurs innovations techniques, en plus de la déjà célèbre suspension Hydropneumatique.

Ligne et direction :

La direction assistée était caractérisée par un durcissement automatique en fonction de la vitesse; l’assistance diminuait progressivement au fur et à mesure de l’accroissement de la vitesse du véhicule, pour être quasiment nulle à très haute vitesse. Quant à la ligne, particulièrement aérodynamique, elle rappelait un peu celle de la DS et préfigurait par ailleurs la future CX.

Un mariage éphémère :

Avec son moteur Maserati, la SM – une traction avant- fut à son époque la voiture française la plus rapide. Modèle de pointe de la gamme Citroën entre 1970 et 1974, la SM fut la concrétisation du contrôle financier opéré sur Maserati depuis 1968 par la société Citroën et qui devait, théoriquement par la suite, mener à un accord de collaboration technique et financière avec Fiat. Mais le mariage franco-italien échoua et Citroën passa, en 1974, sous la coupe de Peugeot, signant l’arrêt de la production de la prestigieuse SM.

Particularités :

Un nez surbaissé, une vitrine de six phares à iode équipé d’un dispositif hydraulique de correction d’assiette automatique composent un ensemble qui n’a jamais vieilli. La forme du volant répond à celle des cadrans. Dessiné comme un arc, la planche de bord est ultramoderne, avec des matériaux à touches sophistiqués.

Caractéristiques :

Moteur: Maserati 6 cylindres en V à 90°; cylindrée 2670 cm3; puissance réelle, 179 ch DIN à 5500 tr/mn; 2×2 arbres à cames en tête; dimensions: longueur,  4,90m; largeur, 1,84 m; poids, 1450 kg; performance: Vitesse de pointe, 220 km/h. Production: 12920 exemplaires.

Prix en 1970 et prix actualisé en 2016 en tenant compte de l’inflation : 46.000 F soit un prix actualisé de 49.637 €.

Cote constatée en 2016 : 15.000 € et jusqu’à 30.000 € pour un modèle fiabilisé et en parfait état.

Ci-dessous Photos extraites d’une Brochure Citroën 1971

Voir Sur YouTube : « Citroën SM : impressions au volant (2/3) » mis en ligne par Petites Observations Automobiles