Rétroactu 1990 – Émission TV : La TV des Inconnus (1990)

Quelques évènements de l’année 1990 :

17 janvier : Mort de Charles Hernu (homme politique français).
25 janvier : Mort d’Ava Gardner (actrice américaine).
23 février : Accord Renault-Volvo.
15 avril : Mort de Greta Garbo (actrice suédoise).
8-9 mai : Profanation de 34 tombes juives à Carpentras. Début de l’Affaire de la profanation de Carpentras.
17 mai : L’Organisation mondiale de la santé retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales.
18 mai : Le TGV établit le record du monde de vitesse sur rail à 515,3 km/h.
30 mai-3 juin : À Camp David, Bush et Gorbachev s’entendent sur les grandes lignes d’un désarmement futur : réduction de 50 % des armes stratégiques et réduction de 50 % des armes chimiques.
7 juillet : Le groupe français de Bernard Tapie prend le contrôle du groupe d’équipements sportifs Adidas.
16 juillet : Un trafic d’armes est démantelé à l’ambassade de France au Liban1.
27 juillet : Citroën arrête la production de la 2CV.
2 août : Début de la guerre du Koweït (1990-1991). Les troupes irakiennes de Saddam Hussein envahissent le Koweït.
4 août : Casse de 10 millions de francs à la bijouterie Chaumet de Paris.
7 août : Les États-Unis lancent l’opération Bouclier du désert. Des troupes, des chars et des avions de combat sont envoyés en Arabie saoudite.
8 août : L’Irak annexe officiellement le Koweït.
26 septembre : Mort d’Alberto Moravia (écrivain italien).
14 octobre : Mort de Léonard Bernstein (compositeur et chef d’orchestre américain).
8 novembre : Le président américain George H. W. Bush ordonne l’envoi de 200.000 soldats supplémentaires dans le Golfe. Les forces américaines dépassent les 300.000 hommes.
12 novembre : Manifestation de 100.000 lycéens à Paris, suivie de scènes d’émeutes. Lionel Jospin promet un plan d’urgence.
18 novembre : Florence Arthaud remporte la 4ème route du Rhum.
22 novembre : Mme Margaret Thatcher annonce sa démission du poste de Premier Ministre Britannique.
28 novembre : John Major devient Premier ministre britannique.
1er décembre : Jonction du tunnel de service sous la Manche. Les travaux, estimés initialement à 47,5 Milliards de Francs, auront coûté environ 100 milliards de Francs.
3 décembre : L´armée libanaise se déploie dans Beyrouth réunifiée.
9 décembre : Lech Walesa est élu Président de la République de Pologne.
29 décembre : Création de la CSG (Contribution Sociale Généralisée), entraînant une fiscalisation partielle de l´assiette des cotisations de Sécurité Sociale.

Émission TV : La TV des Inconnus (1990) :

La Télé des Inconnus est le titre d’une série d’émissions de télévision française du début des années 1990 animée par le trio d’humoristes Les Inconnus, composé de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus, et diffusée sur la chaine Antenne 2 puis France 2. L’émission a attiré entre 6,9 et 9,5 millions de téléspectateurs. Une grande majorité des sketches ont été compilés dans l’anthologie Ze Inconnus Story.

Voir sur YouTube : « 20h Antenne 2 du 1er décembre 1990 – Jonction du tunnel sous la Manche – Archive INA » par Ina Actu

Album – Michael Franks – Blue Pacific (1990)

Un grand chanteur-compositeur :

Michael Franks est un chanteur de jazz américain né le 18 septembre 1944 à La Jolla en Californie. Ses parents fans de jazz et de swing lui donnent le goût de la musique à travers les artistes tels que Peggy Lee, Nat King Cole, et Ira Gershwin. A 14 ans, il s’achète sa première guitare et apprend à en jouer de manière autodidacte. Au lycée, Michael commence à se produire sur scène et après de longues années d’études supérieures, il enregistre son premier album éponyme. Influencé par la musique folk-rock et la musique brésilienne, il finit par décrocher un contrat avec Warner et a sorti depuis une quinzaine d’albums. Son style évolue entre pop et smooth jazz. Il a enregistré avec un grand nombre d’artistes connus, tels que Patti Austin, Brenda Russell, Art Garfunkel, et David Sanborn. Certaines de ses chansons ont été reprises par The Manhattan Transfer, Patti Labelle, Carmen McRae, Diana Krall, Kurt Elling, Shirley Bassey, Gordon Haskell et The Carpenters. Son dernier album « Rendezvous in Rio » est sorti en 2006.

L’Album :

Son meilleur album depuis « Tiger in the Rain » sorti en 1979. Méditatif, luxuriant, c’est clairement le travail d’un artiste voué à faire de la musique personnelle indépendamment des tendances. Blue Pacific est aussi ouvert et beau que l’océan dont il a emprunté le nom. Le retour de l’équipe de production de Tommy LiPuma et Al Schmitt ne fait pas de mal non plus, et avec des professionnels comme Dean Parks, John Guérin, John Patitucci et Peter Erskine à bord, comment Franks aurait-il pu louper son disque? Avec le soutien supplémentaire de production et d’ingénierie de Walter Becker et Roger Nichols, la connexion avec Steely Dan a finalement été faite en donnant des résultats probants. Il est inutile de sélectionner des chansons individuelles, car il s’agit d’un travail de groupe unifié. L’album marque une renaissance totale pour Franks.

Discographie : 

1973 – Michael Franks (Brut)
1975 – Art of Tea (Reprise)
1977 – Sleeping Gypsy (Warner Brothers)
1978 – Burchfield Nines (Warner Brothers)
1979 – Tiger in the Rain (Warner Brothers)
1980 – One Bad Habit (Warner Brothers)
1980 – Michael Franks with Crossfire: Live (Warner Brothers)
1982 – Objects of Desire (Warner Brothers)
1983 – Passionfruit (Warner Brothers)
1985 – Skin Dive (Warner Brothers)
1987 – The Camera Never Lies (Warner Brothers)
1990 – Blue Pacific (Reprise)
1993 – Dragonfly Summer (Warner Brothers)
1995 – Abandoned Garden (Warner Brothers)
1998 – The Best Of Michael Franks: A Backward Glance (Warner Brothers)
1999 – Barefoot on the Beach (Windham Hill)
2003 – The Michael Franks Anthology: The Art Of Love (Warner Brothers)
2003 – Watching The Snow (Rhino) – réédité en 2007 par Koch Records
2004 – Love Songs (Original Recordings Remastered) (Warner Brothers)
2006 – Rendezvous in Rio (Koch Records)
2011 – Time Together (Shanachie Records)

Voir sur YouTube : « Michael Franks – WOMAN IN THE WAVES »

Album – Genesis – Abacab (1981)

Genesis est un de ces groupes de rock qui ont réussi à toucher, sans que l’on comprenne exactement pourquoi, un très large public international. Dans le peloton de tête de la musique « progressive », Genesis a su réinventer un style de prestation scénique, grâce entre autre aux qualités théâtrales de Peter Gabriel. Des expériences audacieuses des premiers albums, le groupe à conservé jusqu’en 1975 une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.

Formé en 1966 à la Charterhouse de Londres par Peter Gabriel, Tony Banks, Mike Rutherford et Anthony Phillips, ils enregistrent une bande démo qui attire l’attention du producteur Jonathan King qui leur fait enregistrer leurs premier 45 Tours « Silent Sun » chez DECCA. Puis, From Genesis to revelation sort en 1969. Cet album ne plaît pas mais le succès vient avec Tresspass en 1970. Vers la fin de 1970, quand Anthony Phillips et John Mayhew quittent le navire, Phil Collins et Steve Hackett sont recrutés grâce à une annonce passée sur le « Melody Maker ». Avec Peter Gabriel à leur tête, la théâtralisation est poussée à l’extrême et l’emprise du chanteur sur le groupe devient évidente.

The Lamb lies down on Broadway (1974) : C’est l’apogée de la « première » période de Genesis, juste avant l’éclatement de tensions internes. Fasciné par les USA où ils venaient d’effectuer des tournées, Peter Gabriel convainquit ses collègues de réaliser un double album fabuleux, rempli d’une musique à la fois chaude et dure, limpide et tendue, à la limite de la rupture. Les instrumentistes (Phil Collis à la batterie, Mike Rutherford à la base , Steve Hackett aux guitares et Tony Banks aux claviers) atteignent ici le meilleur de leur forme. Les spectacles utilisent un tripe écran, des mannequins et une mise en scène spéciale ou le groupe joue l’intégralité des deux disques.

Second out (1977) : Peter Gabriel quitta Genesis aussitôt après la fin de la tournée, mais les spéculations concernant l’avenir du groupe se dissipèrent bien vite. En effet, Phil Collins se décida à alterner son rôle de batteur avec celui de chanteur, naguère tenu par Peter Gabriel. Sur scène, il s’adjoindra Bill Brufford puis Chester Thomson à la batterie. Les remarquables qualités d’instrumentistes des autres membres du groupe firent le reste, et Genesis se libéra rapidement de Peter pour continuer à jouer une musique ambitieuse mais quelque peu assagie néanmoins.

Duke (1980) : est un nouvel album concept de Genesis – leur premier en fait depuis « The lamb lies down on Broadway ». Il n’y a plus que trois musiciens dans le groupe, tous partagent le travail de production, de réalisation et d’arrangement. Les climats varient selon que les thèmes sont signés Collins, Banks ou Rutherford. Mais le son est bien celui de Genesis.

Abacab (1981) : En 1979, Tony Banks enregistre son premier album solo « A curious feeling » ; en 1980, Mike Rutherford fait de même avec « Small creeps day », mais c’est Phil Collins qui décroche la timbale avec « Face Value » et son fameux « In the air tonight ». Quand chacun rentre au bercail, les membres du groupes sortent l’album « Abacab ». Il est resté classé durant vingt-sept semaines en Angleterre, dont vingt-deux semaines consécutives et il a atteint la première place durant les deux premières semaines de sa présence dans les charts. Le mot ABACAB représente les accords de la chanson titre:  « partie A », « partie B », « partie A », « partie C », « partie A », « partie B » sur le papier durant les répétitions en studio où le mot « ABACAB » est apparu et a été retenu. L’album sonne très Rock FM, une qualité pour certains (dont je fais partie), une déception pour les puristes, amateurs de rock progressif.

Genesis (1983) : est le douzième album du groupe, sorti en 1983. Il contient entre autres Mama et That’s All.

Invisible Touch (1986) : Cet album  est le plus gros succès commercial du groupe. De cet album sont extraits la chanson éponyme ainsi que « Throwing It All Away », « Land of Confusion », « Tonight, Tonight, Tonight » et « In Too Deep ». Le morceau « Anything She Does » a fait l’objet d’une vidéo mais n’est pas sorti en single.

We Can’t Dance (1991) : est le quatorzième album du groupe. L’album s’est vendu à plus de 10 millions d’exemplaires. Avec We Can’t Dance, Genesis fait une entrée tonitruante dans les années 1990. Mais c’est aussi le dernier album studio du groupe avec Phil Collins à la barre. Il quitte la formation en 1996 et est remplacé le temps de l’album Calling All Stations par Ray Wilson, ex-chanteur du groupe Stiltskin. L’album We Can’t Dance est ainsi nommé pour se moquer de la musique commerciale des discothèque de l’époque qu’ils rejettent. Avec cet album, le groupe s’éloigne du rock progressif. « No Son of Mine » montre l’usage par Genesis de guitares saturées qui donnent à ce morceau une ambiance lourde et pesante bien en accord avec l’histoire narrée par le titre, celle d’une mésentente entre père et fils. « Jesus He Knows Me » est une chanson satirique sur les télévangélistes américains. « Driving the Last Spike » traite des conditions de vie des ouvriers inexpérimentés qui construisirent les voies de chemin de fer en Angleterre au début du XIXe siècle. Quant à « Since I Lost You », il s’agit d’un hymne dédié à Eric Clapton qui venait de perdre son fils. Les singles de cet album sont « No Son of Mine », « I Can’t Dance », « Hold on My Heart », « Jesus He Knows Me » et « Tell Me Why ».

Calling all stations (1997) :  est le quinzième album du groupe Genesis. Ray Wilson est le chanteur du groupe depuis le départ de Phil Collins. L’album connaitra un modeste succès commercial à sa sortie en 1997. « Congo », « Shipwrecked » et « Not About Us » en ont été les extraits.

Discographie : 

1969 : From Genesis to Revelation
1970 : Trespass
1971 : Nursery Cryme
1972 : Foxtrot
1973 : Selling England by the Pound
1974 : The Lamb Lies Down on Broadway
1976 : A Trick of the Tail
1976 : Wind and Wuthering
1977 : Spot the Pigeon (maxi 45T – 3 titres)
1978 : … And Then There Were Three…
1980 : Duke
1981 : Abacab
1983 : Genesis
1986 : Invisible Touch
1991 : We Can’t Dance
1997 : Calling All Stations

Voir sur YouTube : « Genesis – Abacab » par emimusic ; « Genesis – Mama » par emimusic ; « GENESIS – Land of Confusion (1986) » par Jamesnov1970 et « Genesis – I can’t dance (1991) » par too0pathetic

Film TV & Livre – La route inconnue (1983)

Un Film TV inspiré du livre d’André Dhôtel :

« La route inconnue » est un téléfilm en deux épisodes réalisé par Jean Dewever et inspiré du roman d’André Dhôtel sorti en 1980. André Dhôtel est un écrivain français né le 1er septembre 1900 à Attigny (Ardennes) et mort le 22 juillet 1991 à Paris. Lorsque le film sort en 1983, André Dhôtel a 82 ans et est auteur d’une cinquantaine d’ouvrages publiés, dont 40 romans. Cet auteur surprend par la jeunesse de son esprit. Rien d’étonnant cependant lorsque l’on sait que ce jeune homme de l’âme que François Mauriac considérait comme « le créateur le plus étrange de nos univers romanesque », n’a cessé vivre auprès des jeunes et de la nature. Enfant à Autun et dans les Ardennes, collectionneur de pierres et de journées d’écoles buissonnières, il a appris à quadriller de l’œil et de l’esprit une campagne vivante et parlante. Plus tard, la bicyclette et la moto lui feront découvrir des routes inconnues sur lesquelles il se grise de vitesse. Par la suite professeur de philosophie à Athènes, puis à Coulommiers, il est très proche de ses élèves mais établit une règle de conduite: « Chacun a son âge. Les adultes doivent rester eux-mêmes. Il ne faut pas qu’ils soient des copains. Il faut laisser les jeunes vivre selon eux ». Respecter le moment privilégié de l’adolescence et préserver ses idéaux, protéger discrètement cette parenthèse unique entre l’enfance et l’âge d’homme, voilà ce qu’exprime André Dhôtel dans son œuvre « La route inconnue ». « Ce sont des jeunes qui s’amusent et qui regardent  le monde ». André Dhôtel était un homme qui défendait avant tout la liberté, même celle du regard. « Un jour en entrant en classe, on s’est aperçu que les peintres avaient barbouillé les vitres de peinture. Eh bien je n’ai pas commencé mon cours tant qu’on n’eut pas fini de les gratter avec des lames de rasoir, pour que les élèves puissent voir à l’extérieur… »

Le Film TV :

Filmé dans les beaux paysages des Ardennes, cette histoire d’amour entre deux adolescents, Valentin et Angèle, se déroule entre rêve et réalité. Valentin, 19 ans, fils d’un quincailler aime Angèle, mais il est trop timide pour le lui avouer… C’est alors que surgit dans les forêts brumeuses, sur les routes pleines de brouillard, un mystérieux groupe de cyclistes conduit par une jeune femme, Agathe. Est-ce elle qui a commis un vol dans le château? Qui est-elle? Comment fait-elle pour disparaître puis apparaître comme par magie? Pourquoi semble-t-elle fuir? Valentin croit tomber amoureux d’elle. Angèle est persuadée qu’Agathe est sa sœur, morte à 6 ans dans un tremblement de terre. La vérité se dévoile lentement.

Le Film TV est interprété par de jeunes comédiens peu connus à l’époque (Grégoire Ingold, Pascale Raynaud, Sophie Edmond) mais on y voit aussi apparaître Jean-Pierre Mocky dans le rôle du châtelain. La musique du générique est composée par Pierre Perret. Le premier épisode diffusé sur TF1 le 25 Août 1983 s’appelle « L’épine-vinette » (nom d’un arbuste au fleurs jaunes et aux fruits rouges et acidulés dont on peut faire des confitures). Le second épisode diffusé une semaine plus tard se nomme « Agathe ».

Pour pouvez vous laisser imprégner par les atmosphères magiques d’André Dhôtel en lisant son livre. Malheureusement, j’ai été dans l’impossibilité de mettre la main sur les films TV, même en consultant les archives de l’INA. Seul un extrait du second épisode est disponible sur YouTube.

François

Voir sur YouTube : « Extrait du téléfilm « La route inconnue » (1983) » mis en ligne par Harmoniica62

Hifi Vintage – Amplificateur Technics SE-A1/SU-A2 (1977-79)

Un peu d’histoire :

Technics, né en 1965 est une marque de la Panasonic Corporation, grande firme japonaise qui existe depuis 1955.  Elle est spécialisée dans la productions de matériel Hi-Fi, tels que platines disques, amplificateurs, tuners, magnétophones, lecteurs CD et enceintes acoustiques.  Dans les années 70-80, Technics concurrençait des marques haut de gamme telles que Nakamichi (lecteurs enregistreurs hi end)  ou Revox (platines à bande). À partir de 2002, les produits sont labellisés Panasonic excepté au Japon et en ex-Union soviétique, où la marque reste en haute estime. En Europe et aux USA, la marque continue d’être utilisé pour l’équipement DJ, les pianos électroniques et les micro-systèmes Hi-Fi.

Technics au départ était présenté comme une marque d’enceintes acoustiques haut de gamme commercialisées par Matsushita en 1965. Le nom est devenu célèbre grâce aux ventes internationales de platines disque à entraînement direct.

En 1969, Technics lance la SP-10, le premier modèle à entraînement direct pour le marché professionnel, suivi en 1971 par le SL-1100 pour le marché de la consommation. La SL-1100 était utilisé par l’influent DJ Kool Herc pour le premier système sonore qu’il a mis en place après avoir émigré de la Jamaïque à New York City. Ce dernier modèle était le prédécesseur de la SL-1200 qui, comme la SL-1200 MK2 mis à niveau, est devenu un platine largement utilisé par les DJs.

Une machine robuste :

La SL-1200 MK2 (commercialisée en octobre 1972), incorporait un mécanisme de contrôle de vitesse de la rotation du plateau par potentiomètre et une stabilisation par quartz qui maintenait une vitesse constante, ce qui la rendit très populaire dans le monde de la discothèque. Le modèle SL-1200, souvent considéré comme la plate-forme standard des DJ, continua à évoluer avec la série M3D, suivie par la série MK5 en 2003. Bien qu’orienté vers les clients de la hi-fi haut de gamme, au début des années 1980 Technics offrait aussi une gamme complète d’équipements de niveau plus modeste.

En 1972, Technics introduisit un système autoreverse dans une platine cassette (la Technics RS-277US) et en 1973, ce fut le premier système d’enregistrement à trois têtes dans une platine cassette (Technics RS-279US). En 1976, Technics commercialisa deux platines disque pour le marché de masse, le SL-20 et le SL-23. La différence principale entre les deux modèles était l’ajout, dans le SL-23, d’un fonctionnement semi-automatique et d’un contrôle de vitesse réglable avec une lumière stroboscopique intégrée. Ils offraient des spécifications techniques et des caractéristiques rivalisant avec des platines plus coûteuses, des bras en forme de S bien conçus avec des réglage de compensation de poids et des ajustements anti-patinage.

Les amplificateurs de puissance haut de gamme :

Dans la longue série des modèles haut de gamme SE-A, [Les  amplificateurs de puissance SE-A1 (350 w en classe A), SE-A3 (200 w en classe A), SE-A3MKII (300 w en classe New AA) et SE-A100 (170 w en Classe New AA)] produits dans les années 80, nous parlerons bien sûr ici du plus déraisonnable, le SE-A1, et du préamplificateur qui lui est affecté, le SU-A2 produits tous deux de 1977 à 1980.

L’ amplificateur de puissance SE-A1 :

Ampli SE-A1

Cet amplificateur stéréo de puissance fonctionne en classe A et développe une puissance de 350 w en stéréo sous 8 ohms. En théorie, la classe A ne génère pas de distorsion de commutation ou de distorsion de croisement. D’autre part, elle est peu efficace, il est donc difficile de produire un ampli de classe A de haute puissance. La Classe A + employée dans le SE-A1 était semblable à la Classe A, qui nécessite constamment un courant électrique, mais avec un potentiel de masse flottant. Ce système fournit une tension élevée synchronisée avec l’amplitude du signal audio. Cela a permis d’obtenir une puissance de sortie élevée sans utiliser un ventilateur à air forcé, et autorise un boîtier plus compact.

L’alimentation est confiée à deux transformateurs toroïdaux et le filtrage à une impressionnante batterie de condensateurs électrolytiques de haute capacité. Le SE-A1 est structuré en 2 étages monophoniques de quatre sources d’alimentation soit un total de huit sources d’alimentation. Bref, une réserve d’énergie incroyable qui le rend apte à restituer tout style de musique à un niveau réaliste et à alimenter les enceintes acoustiques les moins sensibles de l’époque (à partir de 87 db/1w/1m).

Caractéristiques : La distorsion est quasiment nulle (0,003%). La bande passante est de 0-200 Khz à + ou – 1 dB. Il pèse 51 kg.  Ses dimension sont 450 x 249 x 550 mm (LPH). Les SE-A1 et SU-A2 étaient fabriqués sur commande, et une seule unité était produite par jour. L’ampli seul valait 1.000.000 yens en 1977 soit 10.600 euros avec l’inflation.

Le préamplificateur SU-A2 :

Préampli SU-A2

Afin d’éliminer complètement la distorsion de commutation et la distorsion de croisement, chaque étage de préamplification fonctionne en classe A.
Cela permet d’avoir une distorsion de 0,003% sur la voie Phono sur une fréquence de 20Hz – 20kHz, pour 1V de sortie. Grâce à son fonctionnement en classe A sur tous les étages, le SU-A2 était totalement exempt de problèmes de commutation et de distorsion de croisement, et disposait d’une faible distorsion et d’un rapport S/N élevé. Avec la structure d’amplificateur DC, le SU-A2 n’utilisait aucun condensateur et reproduisait ainsi une forme d’onde fidèle. De l’entrée Phono MM aux bornes de sortie, le facteur de distorsion nominale était de 0,003% dans la plage de 20 Hz à 20 kHz (à la sortie 1-V). Le SU-A2 était équipé d’un double FET à faible bruit et d’un transistor à faible bruit nouvellement développé pour la section préampli MC. L’utilisation du servo-amplificateur actif minimise la dérive DC. Malgré la multifonctionnalité, le câblage et les commutateurs simplifiés dans chaque section offrent une diaphonie minimale.

Ce préampli est équipé d’un équaliseur de fréquence universel (UFE) de quatre voies à droite et à gauche. Deux éléments à l’intérieur de cet égaliseur peuvent être utilisés en les modifiant également comme un contrôle de tonalité flottant.
En outre, une correction de champ sonore peut être effectuée en utilisant pleinement un oscillateur (signal sinusoïdal intégrée, signal carré, un bruit rose, bruit blanc, un micro de contrôle).

Caractéristiques : Rapport S/B Phono: 95 dB. Distorsion: 0,003% en voie auxiliaire et 0,005% en Phono. Bande Passante: 20HZ-20Khz + ou – 0,2 dB. Il pèse 38,5 kg.  Ses dimension sont : 450 x 205 x 574 mm (LPH). Il valait 1.600.000 yens en 1977 soit 17.000 € avec l’inflation.

Technique audio : La classe A

Les principales techniques les plus utilisées dans le domaine des amplificateurs à transistors sont l’amplification en classe A, l’amplification en classe B, l’amplification en classe AB et l’amplification en classe D. La plupart des amplificateurs moyenne gamme fonctionnent en classe AB et les résultats sont tout à fait honorables. Depuis quelques années, les amplificateurs classe A ont refait leur apparition chez les revendeurs à la demande des audiophiles. Enfin, depuis le milieu des années 2000, l’amplification en classe D devient de plus en plus courante. Il faut dire qu’elle a de quoi séduire en terme de rendement. Pour autant, elle a aussi ses inconvénients propres et ses détracteurs.

Voici les différentes classes d’amplification :

Les dénominations A, B, AB, G, etc. concernent les étages de sorties des amplificateurs, c’est-à-dire, la partie où des transistors (ou des tubes) vont transformer le signal électrique de faible amplitude du pré amplificateur en signal de forte amplitude capable de délivrer beaucoup de courant.

La Classe A : Pour rester simple: Un amplificateur Classe A reproduit de façon très fidèle le son, possède la meilleure linéarité, la distorsion la plus basse mais à pour inconvénient de dégager une chaleur énorme. Ainsi les amplificateurs classe A sont généralement peu puissants (30 à 50W max.), énormes, chauffent, consomment beaucoup de courant et sont très cher. Ils sont rares sur le marché. L’étage de sortie classe A est néanmoins utilisé systématiquement sur les étages de sortie bas niveau, telle la sortie d’un préamplificateur ou la sortie d’un CD, car sa mise en place est simple pour des signaux faibles. Chaque transistors de sortie va reproduire la partie positive et négative du signal. Pour cela, on applique au signal une tension, dite de polarisation, qui va rendre le signal à amplifier positif.

Le problème dans un amplificateur est que le transistor va dissiper en permanence beaucoup de courant, en pure perte (chaleur). Il dissipera en moyenne la tension de polarisation, même lorsque le signal est un silence. Si on augmente la puissance de l’ampli, les pertes augmentent au carré ! Il y a eu des variations de cette technique pour réduire les pertes, comme un courant de polarisation variable, ou commuté, suivant l’intensité du signal…Ce qui fait qu’on a pu voir des amplis classe A de 100W par exemple, ou des ampli classe A « abordable » coté prix, puis un retour aux valeurs avec des amplis de 20W appelé « vrai Classe A ». La classe A utilisée sur le Technics SE-A1 fonctionnait plutôt bien, en tout cas bien mieux que la classe New AA mise au points dès 1981 par la firme.