Album – Eurythmics – Revenge (1986)

Eurythmics est un duo musical britannique orienté pop rock et new wave, composé d’Annie Lennox (chanteuse à la voix suave et au look androgyne) et de David A. Stewart (compositeur et producteur de génie). Stewart et Lennox furent dans un premier temps membres du groupe The Tourists (à l’origine connu sous le nom The Catch), qui s’est séparé en 1980. Eurythmics s’est formé à Londres cette année là. Le premier album du groupe, In the Garden (1981), n’a pas marché, mais le duo a connu un succès internationnal avec son deuxième album Sweet Dreams (Are Made of This), sorti en 1983. La chanson-titre fut un succès mondial, classé en tête des hit-parades dans divers pays, y compris les États-Unis. Le duo continua à sortir une série de singles et d’albums à succès avant de se séparer en 1990. À cette époque, Stewart était un producteur de disques très prisé, tandis que Lennox commença une carrière d’enregistrement solo en 1992 avec son premier album Diva. Dix ans plus tard, Eurythmics s’est reformé pour enregistrer son neuvième album, Peace, sorti fin 1999. Ils se sont réunis à nouveau en 2005 pour sortir le single « I’ve Got a Life », dans le cadre d’une nouvelle compilation d’Eurythmics, Ultimate Collection.

Le duo a remporté le MTV Video Music Award du meilleur nouvel artiste en 1984, le Grammy Award de la meilleure performance rock d’un duo ou d’un groupe en 1987, le Brit Award pour contribution exceptionnelle à la musique en 1999 et en 2005 l’intronisation au UK Music Hall of Fame. Eurythmics a vendu environ 75 millions de disques dans le monde entier. En 2017, le groupe a été nominé pour l’intronisation au Rock & Roll Hall of Fame.

In the Garden (1981) : a été produit par Conny Plank, dans son studio de Cologne, et a accueilli de nombreux musiciens invités, notamment le batteur de Blondie Clem Burke et le duo Holger Czukay et Jaki Liebezeit. Plank avait déjà travaillé avec le duo alors qu’ils étaient dans leur groupe précédent The Tourists.

Deux singles ont été tirés de l’album au Royaume-Uni, « Never Gonna Cry Again » et « Belinda ». Ni l’album ni les singles n’ont connu beaucoup de succès commercial, bien que « Never Gonna Cry Again » ait atteint la 63ème place dans les Charts singles britanniques.

Sweet Dreams (Are Made of This) (1983) : Après presque deux ans d’échec commercial initial pour Eurythmics, cet album a été un succès pour le duo des deux côtés de l’Atlantique. La chanson-titre est devenue particulièrement populaire et reste l’une des chansons les plus reconnaissables d’Eurythmics. Sa vidéo musicale fut très populaire sur MTV aux États-Unis. Dans la foulée de ce succès, le single « Love Is a Stranger », précédemment un flop, fut réédité et est devenu aussi un succès. L’album s’est classé 3ème au UK Albums Chart et 15ème au Billboard 200. La chanson-titre de l’album a connu un succès mondial, se classant à la première place du Billboard Hot 100 aux États-Unis et à la deuxième des charts britanniques.

Dave Stewart, en collaboration avec Robert Crash et l’ex-bassiste de Selecter Adam Williams, a produit l’album dans le studio 8 pistes relativement primitif d’Eurythmics, gagnant malgré tout des prix pour la qualité de l’enregistrement. Sweet Dreams a vu le duo s’éloigner du son psychédélique et musical de son premier album In the Garden en 1981, se concentrant plutôt sur des synthétiseurs analogiques bruts et des boîtes à rythmes. Alors que le genre «synthpop» avait gagné en popularité au cours des années précédentes, il était souvent associé à des groupes entièrement masculins et à une musique quelque peu clinique et sans émotion. Eurythmics (en particulier grâce aux thèmes vocaux de Lennox) a apporté une touche de musique soul au son électronique, qui s’est avéré populaire auprès d’un public plus large.

Touch (1983) : Au moment de la sortie de Touch, Eurythmics avait obtenu un succès international avec son single « Sweet Dreams » et son album du même nom. Précédé par le single «Who’s That Girl?», Touch a été enregistré et mixé en seulement trois semaines dans le studio d’Eurythmics à Londres, The Church. Un album de remix, Touch Dance, est sorti en 1984. Touch était également le premier album à sortir simultanément sur disque analogique vinyl et en format CD récemment commercialisé aux Etats-Unis. L’album présente les singles « Who’s That Girl? » (classé 3ème en UK et 21ème aux USA), « Right by Your Side » (10ème au Royaume-Uni et 29ème aux USA) et « Here Comes the Rain Again » (8ème au Royaume-Uni et 4ème aux USA).

1984 (For the Love of Big Brother) (1984) : contient la musique enregistrée par le duo pour le film 1984, réalisé par Michael Radford, basé sur le roman dystopique du même nom de George Orwell. Virgin Films a programmé la sortie du film en 1984, et a demandé à Eurythmics d’écrire sa bande sonore. Lennox et Stewart ont travaillé en duo pour ces enregistrements, sans aucune contribution d’autres musiciens. La musique, tout en contenant de nombreux éléments électroniques, était cependant loin d’être uniquement synthpop. Radford avait commandé sa propre partition orchestrale car il n’aimait pas le travail d’Eurythmics. Deux versions du film ont été publiées, l’une mettant en vedette la musique d’Eurythmics, et la version du réalisateur, qui avait remplacé la majeure partie de la musique d’Eurythmics par la partition orchestrale. En acceptant un prix pour le film, Radford se plaignit publiquement du fait que la musique d’Eurythmics lui avait été imposée par Richard Branson. Eurythmics publia une déclaration disant qu’ils avaient accepté le job donné par Virgin de bonne foi, et qu’ils ne l’auraient jamais fait s’ils avaient su que cela ne se faisait pas avec l’approbation du réalisateur.

Be Yourself Tonight (1985) : Largement enregistré à Paris, avec des enregistrements supplémentaires à Detroit et à Los Angeles, cet album a vu Eurythmics s’éloigner de ses précédentes chansons plus expérimentales, basées sur des synthétiseurs, pour un son pop-rock plus commercial. Combinant des éléments de Motown et de musique rock, l’album incorpore une instrumentation plus traditionnelle. Néanmoins, les enregistrements bénéficient toujours  d’un son profond et ciselé, permettant à Stewart de gagner des récompenses pour son travail de production sur l’album. La sortie de l’album a également coïncidé avec un nouveau look pour la chanteuse Annie Lennox, qui a abandonné le look androgyne des précédents albums. Be Yourself Tonight a inclus des apparitions d’artistes notables comme Aretha Franklin, Stevie Wonder et Elvis Costello. Les singles sont : « Would I Lie to You? », « There Must Be an Angel (Playing with My Heart) » et « It’s Alright (Baby’s Coming Back) »

Revenge (1986) : Revenge est le sixième album du duo de musique new wave britannique Eurythmics, sorti en 1986. Faisant suite à leur précédent album, Be Yourself Tonight, Revenge a continué dans cette direction alors que le duo a adopté un style plus « rock ». L’album comprend plusieurs singles à succès et a été un succès commercial. Sa sortie a été suivie d’une vaste tournée dans le monde entier. Un concert de cette tournée fut enregistré en 1987 pendant l’étape australienne. Toutes les chansons de l’album sont écrites par Annie Lennox et David A. Stewart, à l’exception de « When Tomorrow Comes » co-écrit par Patrick Seymour, et « My Guy » par Smokey Robinson et Ronald White. Les singles à succès de l’album sont : « Missionary Man », « Thorn in My Side », « When Tomorrow Comes », « The Last Time » et « The Miracle of Love ». L’album s’est classé 3ème au UK Albums Chart et 12ème au Billboard 200. En 1987, la chanson « Missionary Man » a remporté le Grammy Award de la meilleure prestation vocale rock par un groupe ou un duo.

Savage (1987) : a culminé à la 7ème place au Royaume-Uni et a été certifié Platine par la BPI pour des ventes de plus de 300.000 exemplaires. Après le contenu commercial beaucoup plus mainstream de leurs deux albums précédents, Savage a vu Eurythmics « virer à gauche » (comme Dave Stewart l’a dit), revenant à un son beaucoup plus expérimental. Produit en France (enregistré au Château de Dangu en Normandie et mixé aux Studios Grand Armée à Paris), l’album fait un usage intensif d’un clavier d’échantillonnage numérique. Le seul autre musicien travaillant sur les enregistrements avec Stewart et Annie Lennox était le batteur Olle Romo, qui a géré une grande partie de la programmation du Synclavier. Lennox a apporté un accent féministe à ses paroles accentuées par un album vidéo qui contenait une vidéo pour chaque chanson.

Bien que l’album n’ait pas eu autant de succès commercial que leurs deux albums précédents, au Royaume-Uni, il a atteint le Top 10, et les trois singles qui en sont extraits (« Beethoven (I Love to Listen To) », « Shame », « I Need a Man ») ont atteint le Top 30. Aux USA, il a bien moins marché, mais, malgré cela, Lennox et Stewart eux-mêmes ont déclaré que Savage est leur album préféré de toute la discographie d’Eurythmics.

We Too Are One (1989) : Quand il est sorti en 1989, l’album est entré directement à la première place du classement au Royaume-Uni, où il a depuis été certifié double platine. Il a engendré quatre singles, qui ont tous atteint le top 30 du Royaume-Uni: « Revival », « Don’t Ask Me Why », « The King And The Queen of America », et « Angel ». Aux États-Unis, « (My My) Baby’s Gonna Cry » a également été publié en tant que single, mais n’a pas réussi à percer.

Peace (1999) : Après leur premier concert en 1998, David A. Stewart et Annie Lennox ont commencé à écrire et enregistrer ensemble pour la première fois depuis 1989. Le titre a été conçu pour refléter la préoccupation du duo face aux conflits mondiaux. Le disque a été promu avec un concert sur le navire Rainbow Warrior II de Greenpeace, où ils ont joué un mélange de chansons anciennes et nouvelles. Un tour du monde de 24 dates (intitulé le «Peacetour») a suivi peu après, dont tous les bénéfices ont été reversés à Amnesty International et Greenpeace. Le dernier concert de la tournée, le 6 décembre 1999 au London Docklands Arena, a été filmé et diffusé en vidéo et en DVD.

« I Saved the World Today » a été le premier single de l’album, atteignant la 11ème place des singles du Royaume-Uni (leur plus grand hit dans les charts depuis 1986). Un autre single, « 17 Again », est sorti en janvier 2000. Il atteint le Top 30 britannique et dominé le hit-parade américain durant la même période.

Discographie :

In the Garden (1981)
Sweet Dreams (Are Made of This) (1983)
Touch (1983)
1984 (For the Love of Big Brother) (1984)
Be Yourself Tonight (1985)
Revenge (1986)
Savage (1987)
We Too Are One (1989)
Peace (1999)

Voir sur YouTube : « Eurythmics – When Tomorrow Comes (Official Video) »; « Eurythmics – Here Comes The Rain Again (Remastered) » ; « Eurythmics – Sweet Dreams (Are Made Of This) (Official Video) » ; « Eurythmics – There Must Be An Angel (Playing With My Heart) (Remastered) » ; « Eurythmics – Miracle of Love (Official Video) » ; « Eurythmics – Would I Lie to You? (Official Video) » et « Eurythmics – Thorn In My Side (Official Video) » par EurythmicsVEVO

Oldtimer – Ford GT40 (1964-69)

La GT40 MkI (1964-69) : En 1963, à la demande de Henry Ford II (petit-fils du fondateur de la marque), Lee Lacocca lança la création à Slough d’une unité spécialisée pour la conception d’une Ford taillée pour gagner les 24 Heures du Mans, construite à partir du châssis de la Lola Mk6 conçue par Eric Broadley. John Wyer, ex-responsable du service course chez Aston Martin, dirigea le projet, aidé dans sa tâche par les Anglais Len Bailey, Roy Lunn, et les Américains Ron Martin et Chuck Mountain. Le premier prototype fut présenté à la presse le 1er avril 1964. En janvier 1965, à Daytona, ce fut le début d’une longue série de victoires pour les Ford GT40. Au total, douze prototypes furent réalisés, suivis de 87 GT40 de production. La GT40 originale était équipée du V8 Ford 4,9 litres « small block » (celui monté sur les Mustang), mais au départ, ses démonstrations au Mans en 1964 et 1965 furent plus spectaculaires que durables.

Comme nous le verrons dans le paragraphe qui leur est dédié, les Mark II et IV équipées d’un moteur V8 de 7 litres remporteront Le Man en 1966 et 1967. Pour la saison 1968, la FIA modifia le règlement portant sur la cylindrée des voitures. Celle-ci fut limitée à 3 L pour les prototypes et à 5 L pour les voitures de production (plus de 50 unités). La MkI de Pedro Rodríguez et Lucien Bianchi, aux couleurs de la Gulf Oil (bleu et orange), remporta l’épreuve et en 1969, la même voiture cette fois-ci pilotée par Ickx et Oliver gagna de quelques secondes devant la Porsche 908 de 3 L de Gérard Larrousse et Hans Herrmann. Une deuxième MkI prit la troisième place du podium, à quatre tours.

La GT40 MkII (1965-66) : Les succès de l’AC Cobra bousculèrent un peu les bureaucrates de chez Ford, qui ne croyaient pas à Carrol Shelby, pris pour un doux rêveur, et dont les idées devaient être sans lendemain (il en fut tout autrement puisqu’en 1965, les AC Cobra remportèrent le Championnat du Monde des Constructeurs).

Depuis sa prise de fonction du poste de PDG de la marque Ford au début des années 60, Henry Ford II, caressait l’idée de participer aux 24 Heures du Mans. Il tenta de racheter Ferrari en mai 1963, puis vexé par le refus d’Enzo Ferrari, il décida d’engager sa propre marque dans la compétition. Il contacta le designer anglais Eric Broadley, propriétaire de Lola Cars, pour concevoir la GT40. La victoire se faisant attendre avec le premier moteur de 4,7 litres, Carroll Shelby, le coordinateur du projet décida alors de mettre en œuvre la grosse artillerie et d’installer dans la GT40 le V8 Ford « big block », celui des gros modèles de la gamme Ford, comme la Galaxy. C’était plus facile à dire qu’à faire : il fallut notamment redessiner tout l’arrière de la voiture, sans parler de la suspension et des freins. Ainsi naquit la GT40 Mark II, qui faisait 7 litres de cylindrée pour 505 chevaux à 6400 tr/mn (la plus grosse cylindrée que l’on ait vu en compétition depuis au moins un demi-siècle). 

En 1965, six GT40 s’engagèrent au Mans dont deux Mk II de 7 L préparées par Shelby. Les Mk II furent les plus rapides sur la piste et celle pilotée par Mac Laren et Miles resta en tête. Malheureusement, toutes les GT40 abandonnèrent suite à une casse mécanique dès la 7ème heure de la course, laissant une fois encore la victoire à Ferrari.

En 1966, Ford présenta huit GT40 Mk2 au 24 heures du Mans de 1966. Les trois qui terminèrent la course occupèrent a elles seules les trois places du podium. La dernière Ferrari en course s’était arrêté dès la dixième heure. Suite à cette victoire, Ford pensa à commercialiser un modèle utilisable sur la route, la MKIII.

La GT40 MkIII (1967) : Ford reprit donc une GT40 dont la garde au sol fut augmentée, et l’intérieur rendu plus confortable à l’aide de moquette et de sièges plus doux. John Wyer en supervisa la production qui s’éleva à 7 exemplaires. La cylindrée fut rabaissée à 4,7 litres. Le modèle qui développait 305 ch à 5500 tr/mn pouvait atteindre une vitesse maximale de 285 km/h.

GT40 MkIV (1967) : C’est une nouvelle évolution de la Mark II, avec un châssis et un design différent et une aérodynamique améliorée, équipée du même moteur de 7 litres capable de la propulser à 340 km/h. En 1967, la MkIV d’A. J. Foyt et Dan Gurney est en tête pendant toute l’épreuve du Man et gagne avec quatre tours d’avance sur la Ferrari qui arrive deuxième.

Quand Ford décide de cesser la production, plusieurs sociétés sont intéressées pour une reprise. L’une d’entre elles, l’entreprise anglaise Safir Engineering, rachète la marque « GT40 » et le droit de produire la voiture. La Ford GT40 MkV est lancée en 1985 et est produite jusqu’en 1999.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : V8 OHV 16V ; Position du moteur : Centrale longitudinal ; Cylindrée : De 4195 cm3 (Mk1 et Mk3) à 6997 cm3 (Mk2 et Mk4) ; Puissance maximale : Mk1 : 430 ch, Mk2 et mk4: 505 ch, Mk3 : 305 ch.
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : 5 vitesses manuelles.
Poids et performances : Mk1 : 960 kg ; Mk2 et Mk4 : 1300 kg ; Mk 3 1100 kg ; Vitesse maximale : Mk1 : 320 km/h; Mk2 : 330 km/h ; Mk3 : 285 km/h ; Mk4 : 340 km/h.
Châssis – Carrosserie : Coupé.
Direction : à crémaillère.
Freins : AV et AR : disques.
Dimensions : Longueur : 426 cm ; Largeur : 178 cm ; Hauteur : 103 cm ; Empattement : 241 cm ; Voies AV/AR : 145 cm/142 cm.

Cote actuelle : à partir de 175.000 €.

Hifi Vintage – Altec Lansing Model 14 et JBL L250 (1981-1985)

Voici deux enceintes acoustiques haut de gamme qui ont marqué le début des années 80. Elles abordaient la reproduction sonore de façons différentes certes, mais avec le même perfectionnisme. D’un côté une deux voies à haut rendement (96,5 dB) encaissant 200 watts, équipée d’un boomer de 30 cm et d’une compression de 1 pouce couplée à un pavillon révolutionnaire ; il s’agit de la Model 14 de la firme Altec Lansing. De l’autre, une 4 voies à rendement moyen (90 dB) encaissant 400 watts, équipée d’un boomer de 36 cm, d’un bas médium de 20 cm, d’un haut médium de 13 cm et d’un tweeter de 1 pouce ; c’est la spectaculaire L250 de JBL.

Altec Lansing Model 14 (1981-85) :

Altec Lansing Model 14

À sa sortie en 1981, l’Altec Model 14 était une enceinte unique en son genre dont les performances étaient en avance sur tout ce qui existait sur le marché des enceintes haut de gamme de l’époque. Comme nous le verrons dans la suite de cet article, ce défit fut réalisable grâce au développement d’un nouveau pavillon médium-aigu mis au point par la firme californienne.

La Model 14 utilise un transducteur basse fréquence Altec Lansing de 12 pouces pour reproduire la plage de fréquence comprise entre 35 Hz et 1,5 kHz. On pense parfois qu’il a été fabriqué à tort par RCA en raison du numéro de pièce du kit de cône.

Les fréquences moyennes et hautes entre 1,5 kHz et 20 kHz sont reproduites par la compression Altec Lansing 902-8B monté sur la corne Mantaray MR931-12 nouvellement conçue. La 902-8B utilise une pièce de phase à fentes radiales nommée Tangerine pour une réponse haute fréquence étendue. La Model 14 incorpore également un égaliseur à deux bandes pour corriger l’équilibre tonal des fréquences moyennes et hautes en fonction des préférences d’écoute.

Le Mantaray est un pavillon à directivité constante qui maintient une dispersion homogène des fréquences aigus. Il a été conçu par Clifford A. Henrickson et Mark S. Ureda d’Altec Lansing en utilisant les principes établis par Don Keele d’Electro-Voice (plus tard JBL).

Comme les hautes fréquences sont mieux répartis sur leur zone de couverture par le pavillon à directivité constante, elles semblent atténuées par rapport aux autres cornes. Le driver et sa corne nécessitent donc une augmentation d’égalisation d’environ 6 dB par octave avec un filtre centré entre 2 et 4 kHz (selon la conception de la corne) afin d’avoir un son neutre et équilibré.

En plus de ce système Lansing Tangerine Phase Plug, le filtre a également introduit un circuit sophistiqué de protection des haut-parleurs appelé Automatic Power Control. Altec a affirmé que ce circuit ajoutait « absolument zéro distorsion » et qu’il ne limitait en aucune façon la réponse en fréquence. Son but était de limiter la puissance d’entrée à 75 watts RMS continu tout en permettant des pics dynamiques jusqu’à 200 watts. En cas de surcharge, il réduit automatiquement la puissance délivrée aux drivers en introduisant une grande résistance dans le circuit via un relai. L’auditeur est averti par une Led clignotante sur le panneau de contrôle de l’équalisation.

En fait, l’Altec 14 donna un coup de vieux à un grand nombre de revendications publicitaires de l’époque et aux mythes qu’elles propageaient. Altec les évoquait ainsi dans une de ses publicités :

Mythe numéro 1 : Plus l’angle de dispersion d’un haut-parleur est large, mieux l’enceinte sonne.

Les publicités de haut-parleurs dans les magazines audio de l’époque revendiquaient l’utilisation de larges transducteurs pour améliorer la dispersion du son. Mais ce raisonnement n’est valable qu’à certaines fréquences. La vérité est que dans tous les modèles de haut-parleurs traditionnels, que ce soient des compressions à pavillon, des cônes, des dômes ou autres, le modèle de dispersion est étroitement lié à la fréquence reproduite. Lorsque la fréquence augmente, la dispersion se focalise. Il est possible que le transducteur ait en effet une très grande dispersion aux basses fréquences mais la dispersion se rétrécie aux fréquences plus élevées. Et puisque le rayonnement se produit à des fréquences différentes en fonction des différents types et tailles de transducteurs, plus le système utilise de composants complexes, plus le problème devient complexe.

Dans un système 3 voies typique par exemple, les basses fréquences sont reproduites par le woofer. Lorsque la fréquence augmente, le woofer commence à rétrécir son diagramme de dispersion jusqu’à ce que, à la fréquence de transition, il devienne extrêmement étroit. Au-dessus de la fréquence de croisement, un haut-parleur médium prend le relaie depuis sa fréquence limite inférieure, et le diagramme de dispersion s’élargit à nouveau puis se rétrécit vers son autre extrême. Ce phénomène se renouvelle également depuis ce point de croisement entre le haut médium et les aigus jusqu’aux extrêmes aigus. Le résultat de cette dispersion incohérente est une enceinte acoustique dont l’image stéréo est mal définie et semble instable.

Pour parer à ce phénomène, Altec Lansing a mis au point une famille de pavillons nommés Mantarays. Essentiellement, le nouveau design de ce pavillon produit un son continuellement équilibré sans tenir compte des changements de fréquence. La focalisation est pratiquement éliminée. Pour cette raison, l’image stéréo conserve sa qualité et garde une bonne définition acoustique que vous soyez assis dans la position d’écoute équidistante traditionnelle ou plus à l’écart, dans la pièce. La zone d’écoute optimum est donc beaucoup plus grande qu’avec des modèles d’enceintes classiques. En conservant une énergie maximale dans un angle horizontal de 90° selon une asymétrie de 30° dans la zone verticale supérieure et de 10° dans la verticale inférieure, le Mantaray permet à la zone d’écoute de garder un son homogène, tout en minimisant les réflexions. Et puisque ce pavillon délivre si peu de son énergie sonore aux murs et aux tapis, il ne nécessite pas de calcul particulier pour positionner le pavillon dans la pièce contrairement aux enceintes de type réfléchissant (Bose par exemple). Cela signifie pour vous que pour la première fois, vous pouvez entendre le spectre sonore complet, où que vous soyez dans la zone d’écoute et cela sans coloration sonore due aux réflexions de la pièce et avec l’image stéréo tridimensionnelle la plus impressionnante que vous ayez jamais perçu.

Mythe numéro 2 : Vous ne pouvez pas obtenir une réponse en fréquence étendue à partir d’une enceinte acoustique à deux voies.

Au fil des années, un certain nombre de types différents de haut-parleurs haute fréquence ont été utilisés dans les enceintes. Cependant, presque tous peinaient à reproduire les limites supérieures du spectre de fréquences audio. Pour cette raison, de nombreux fabricants ont décidé d’ajouter un troisième haut-parleur spécialisé ou super tweeter à leurs systèmes. Bien sûr, cela ajouta à la complexité des haut-parleurs et amena à d’autres compromis techniques.
Altec décida d’adopter une approche différente. Plutôt que d’ajouter plus de composants, il opta pour un dispositif à haute fréquence efficace, en l’occurrence, une compression.

Une chambre de compression : (dite aussi driver, compression ou moteur à compression), est constituée d’un transducteur électrodynamique fonctionnant comme un haut-parleur traditionnel mais dont la membrane émet dans un volume (la chambre) qui ne communique avec l’extérieur que par une ouverture de taille réduite, la gorge. Le couplage avec le pavillon se fait au travers d’une « pièce de phase », qui assure le bon fonctionnement de l’ensemble et, en particulier, une bonne restitution des fréquences les plus élevées. Elle est généralement munie de fentes concentriques et est située juste au-dessus de la membrane. Elle débouche sur la gorge du pavillon. Ce n’est pas, contrairement à un haut-parleur classique, le diamètre de la membrane qui définit la taille de la compression mais celui de la gorge. Cette taille est généralement exprimée en pouces, la plupart des compressions se répartissant dans des tailles comprises en un et deux pouces (soit environ 2,5 à 5 cm). 

Dans le passé, les chambres de compression canalisaient leur énergie à haute fréquence à travers deux fentes circulaires équidistantes. Mais à cause de la conception de ces fentes, certaines des fréquences supérieures étaient perdues. Le Tangerine inventé par Altec, est une pièce de phase qui utilise une conception de fente radiale unique permettant un flux sonore dont la réponse en haute fréquence s’étend au-delà de 20 kHz. Et comme beaucoup de gens aiment la flexibilité offerte par le réglage des médiums et des hautes fréquences équipant les systèmes à 3 voies, un égaliseur double bande unique qui permet ajustement séparé des médiums et des aigus a été ajouté. Le résultat est une synthèse prenant le meilleur des 2 et 3 voies dans un seul design.

Mythe numéro 3 : les meilleurs (et les seuls) circuits de protection d’enceintes sont les fusibles et les disjoncteurs.

Au cours des dernières années, il est devenu populaire d’installer des fusibles ou des disjoncteurs en ligne pour protéger les haut-parleurs contre les niveaux de puissance nuisibles. Mais en raison de la nature même de la musique, ces dispositifs offrent vraiment peu de protection, voire aucune. Si vous installez un fusible de faible valeur pour une protection maximale, il va probablement être déclenché pendant les pics musicaux. Installez un fusible de haute valeur pour permettre ces transitoires et le haut-parleur peut être endommagé par des niveaux de puissance élevés et continus. Et si votre haut-parleur a un disjoncteur intégré, vous êtes coincé par la valeur standard que le fabricant a sélectionnée. De toute évidence, il devait y avoir un meilleur moyen. Altec l’a appelé Automatic Power Control.
Ce dispositif de protection contre les surcharges de puissance détecte la puissance (les fusibles et les disjoncteurs ne sont sensibles qu’au courant) délivrés au système et corrige automatiquement les surcharges. Chaque fois que la puissance d’entrée dépasse les limites de sécurité, un voyant s’allume et l’alimentation est automatiquement réduite. Et contrairement à un fusible ou un disjoncteur qui éteint le haut-parleur lorsqu’il est activé, le fonctionnement des haut-parleurs continue mormalement, même lorsque la protection est en fonctionnement. Ainsi, ce système permet des pics musicaux tout en protégeant le haut-parleur. Mais la sophistication du circuit va bien au-delà de la simple protection de l’alimentation. Il est plus sensible aux signaux d’amplificateurs écrêtés qu’aux signaux propres, de sorte qu’il reconnaît la différence entre les vrais pics musicaux et la saturation de l’amplificateur.
De plus, le circuit n’injecte absolument aucune distorsion et ne limite en aucune façon la réponse en fréquence du système. Enfin, le circuit est auto-alimenté et toute la puissance de fonctionnement est dérivée du signal lui-même (et elle est pratiquement nulle par rapport au signal entrant).

Mythe numéro 4 : Vous ne pouvez pas combiner grande efficacité et puissance importante.
Si vous appréciez votre musique à des niveaux d’écoute modérés, vous ne pensez pas avoir besoin de haut-parleurs devant gérer une puissance élevée.
La vérité, cependant, est que même à des niveaux bas, les crêtes musicales peuvent imposer des exigences incroyables à un transducteur. Et si la capacité de puissance d’un haut-parleur ne peut pas répondre à ces exigences, une distorsion audible va apparaître.
Afin de répondre à ces exigences, de nombreux fabricants conçoivent leurs enceintes pour gérer une puissance élevée, mais cela se fait souvent au détriment de l’efficacité. Malheureusement, ces haut-parleurs à faible rendement ont tendance à éliminer l’avantage majeur de leur puissance de traitement, car il faut beaucoup de puissance juste obtenir un niveau d’écoute modéré. De plus, lorsque ces haut-parleurs fonctionnent aux niveaux de puissance élevés dont ils ont besoin, leur plage dynamique (la variation entre les niveaux de musique les plus forts et les plus faibles) est compressée. Le résultat est un son vague, lointain et qui manque de réalisme musical. Altec Lansing, est au fait des haut-parleurs qui associent haute efficacité et haute capacité de traitement et dans le cas du model 14, cette philosophie de conception est appliquée à l’extrême.
Le Model 14 est l’une des enceintes les plus efficaces qu’Altec n’ait jamais produits. En raison de cette efficacité, les 14 peuvent livrer de très haut niveaux d’écoute avec une très faible puissance d’entrée. Mais les 14 sont également très puissantes. Et comme il leur faut peu de puissance pour atteindre un niveau d’écoute réaliste, la marge de puissance supplémentaire pour gérer les pics musicaux sans effort est considérable.

L’écoute : la première chose qui attire immédiatement votre attention pendant l’écoute des Model 14 est la largeur et la profondeur de la scène sonore. C’est impressionnant. La réponse transitoire est non seulement excellente, mais presque parfaitement contrôlée. (Une qualité rare dans les anciens systèmes à pavillon). Les cornes à directivité constante Mantaray fonctionnent donc comme annoncé.

Un attribut plutôt unique des Altec est la façon dont elles sonnent bien autant au niveaux d’écoute normal qu’élevé. Les médiums ont aussi une chaleur exceptionnelle. Les seules faiblesses notables dans le système sont dues à la conception du filtre et de l’égalisation qui atténue légèrement les graves. À l’autre extrémité du spectre de fréquence, les aigus sont parfois atténués par le circuit de filtrage des fréquences, mais c’est peu perceptible. Ainsi, sur certains morceaux musicaux, les hautes fréquences semblent faiblir pendant des passages très subtils de la musique, mais lorsque l’amplitude augmente, elles s’équilibrent à nouveau. Mais ces deux problèmes sont mineurs comparés à la qualité des médiums et à l’agrément d’écoute exceptionnel quelque soit le niveau demandé.

Prix d’occasion : à partir de 1000 $.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

JBL L250 : (1982-85)

JBL L250

En 1982, il était impossible de ne pas être impressionné par l’enceinte phare de la gamme JBL, et cela, avant même de l’avoir entendu, pour la bonne raison que, contrairement à la plupart des autres produits audio, la L-250 avait une présence visuelle affirmée. Dessinée comme une pyramide asymétrique tronquée, elle mesure plus de 130 cm de haut, et même avec la grille acoustique de protection, le tweeter reste exposé, ressemblant à un grand œil doré. La superstructure impeccablement montée est disponible en plusieurs finitions en bois, avec sa grille en tissu acoustique de couleur assortie à l’ébénisterie.

Mais l’apparence du L-250 ne se limite pas à l’œil : la forme suit définitivement la fonction. Par exemple, l’absence virtuelle de surfaces parallèles aide à prévenir les accumulations de résonance dans l’enceinte. Le déflecteur avant est légèrement incliné vers l’arrière, afin d’aligner les centres acoustiques et d’avoir ainsi une erreur de phase minimale, et se rétrécit de bas en haut pour minimiser la zone de déflexion autour de chaque conducteur. JBL arrondit également les bords de l’enceinte pour une diffraction minimale, et construit les haut-parleurs avec des paires d’images miroir, afin de délivrer une imagerie stéréo précise.

Chaque L-250 dispose de quatre haut-parleurs configurés dans un réseau quasi-vertical : un woofer de 14 pouces près du bas de l’enceinte, un bas-médium de 8 pouces, un haut-médium de 5 pouces et un tweeter soft-dome de 1 pouce au sommet. Tous sont moulés en acier, et les deux haut-parleurs du bas de spectre utilisent des structures d’aimants JBL SFG (Symmetrical Field Geometry) pour maintenir la distorsion à un niveau très bas. Le woofer est appuyé par un évent arrière ; les autres haut-parleurs sont isolés par leurs propres sous-matrices pour éviter les interactions acoustiques indésirables.

Le filtrage est réalisé selon des pentes relativement douces de 6 dB par octave pour une erreur de phase faible et des transitions les plus lisses possibles entre les haut-parleurs. JBL indique qu’il a sélectionné les points de croisement réels (400 Hz, 1,5 kHz et 5 kHz) pour assurer une faible distorsion, une capacité de gestion de puissance élevée, une large dispersion à toutes les fréquences et une réponse en fréquence douce sur et hors axe. La manufacture a également pris l’initiative inhabituelle d’ajouter des condensateurs de dérivation en polypropylène de haute qualité en parallèle avec les électrolytiques à forte capacité dans les circuits de filtrage. Le but, selon JBL, est d’améliorer les caractéristiques du filtre.

Les connexions de l’amplificateur sont réalisées avec une paire de bornes de raccordement codées par couleur près du bas d’un grand renfoncement dans le panneau arrière. Le reste de l’insert est occupé par des atténuateurs à trois positions pour chacun des deux médiums et un atténuateur à quatre positions pour le tweeter. Pour assurer un transfert de courant sans entrave, JBL a choisi d’utiliser des barres vissées au lieu de commutateurs ou de potentiomètres pour sélectionner le degré d’atténuation. Cela tend à décourager les réajustements fréquents, car la modification du réglage sur un seul haut-parleur nécessite le retrait et le replacement de six vis.

Les chiffres :

La sensibilité de l’enceinte est modérément élevée (90 dB/ 1w/1m), et sa capacité à encaisser la puissance est excellente (400 w). La distorsion harmonique totale (DHT) est exceptionnellement faible, même à des niveaux très élevés. À un niveau de pression acoustique (SPL) de 100 dB, la DHT est en moyenne inférieur à 1% entre 30 Hz à 10 kHz et ne dépasse jamais 5% à n’importe quelle fréquence.

L’impédance varie régulièrement avec la fréquence, atteignant un maximum de 21,5 ohms à 20 Hz et un minimum de 6,1 ohms à environ 110 Hz. Étant donné que l’impédance moyenne est de 9,6 ohms, n’importe quel ampli décent peut driver une paire de L-250 en parallèle.

La réponse varie de ± 4 dB entre environ 30 Hz et 20 kHz dans l’axe et 16 kHz en dehors de l’axe. Cependant, ces chiffres reflètent mal la douceur globale des courbes. Par exemple, de 30 Hz à 10 kHz, la réponse est d’environ ± 2,5 dB sur l’axe et de ± 3,5 dB hors de l’axe. Et l’extension des basses est clairement extraordinaire, surtout à la lumière de l’absence d’un effet de mur à proximité.

L’écoute :

Cet aspect particulier des performances de la L250 souligne que sa portée, son impact et sa clarté en bas de spectre sont tout simplement stupéfiants. Dans l’ensemble, le son est très doux, avec un léger pincement occasionnel sur les instruments tels que les triangles. Le L-250 parvient en quelque sorte à abriter confortablement sous un même toit une qualité audacieuse et originale et une délicatesse sensible de la reproduction rarement réunies sur une même enceinte.

La scène sonore est généralement excellente, avec une bonne précision, une bonne répartition latérale et un bon sens de la profondeur et de l’ouverture. Il y a une certaine tendance à la stratification verticale en fonction de la fréquence, ce qui fait parfois que les sons aigus sont localisés quelque peu au-dessus des sons graves. Mais ceci est assez commun parmi les haut-parleurs ayant plusieurs transducteurs distribués verticalement sur une grande façade et est rarement intrusif.

Prix d’occasion : à partir de 1500 €.

Caractéristiques Techniques : Voir notice ci-dessous.

Album – Johnny Hates Jazz – Turn Back The Clock (1987)

Johnny Hates Jazz est un groupe de pop rock britannique, composé de Clark Datchler (compositeur, chanteur, claviers), Mike Nocito (guitariste, bassiste, producteur, ingénieur) et Calvin Hayes (batteur et guitariste). En avril 1987, ils ont remporté un grand succès international avec leur single « Shattered Dreams ».

Les débuts du groupe :

Après avoir été chanteur, guitariste et claviériste dans de nombreux groupes à l’adolescence, Datchler a sorti son premier single à l’âge de 17 ans, sur le label indépendant londonien Bluebird Records, soutenu par des membres du groupe de reggae Aswad. Il a continué à travailler avec Rusty Egan de Visage, fusionnant la musique électronique avec la soul, et a joué souvent sur la scène des clubs de Londres. Il a ensuite signé chez Warner Brothers Music en tant que compositeur puis a déménagé à Los Angeles.

Nocito, guitariste dans des groupes étudiants, a grandi aux côtés d’un ami devenu producteur de disques, Phil Thornalley, ainsi que des membres du groupe Katrina and the Waves. Il est devenu ingénieur du son et a travaillé avec Pink Floyd, Police, The Cure, Duran Duran et les Thompson Twins.

Datchler et Nocito se sont rencontrés en 1982 aux studios RAK à Londres. Datchler venait de devenir le chanteur principal du groupe Hot Club, aux côtés du troisième et dernier membre original de Johnny Hates Jazz, Calvin Hayes, qui fut le batteur de Kim Wilde sur son premier album. La formation comprenait également le bassiste Glen Matlock et le guitariste James Stevenson. En 1983, Hot Club sort un single sur RAK Records et se produit au Marquee Club de Londres, une performance qui impressionne Mickie Most, le patron de RAK et père de Calvin Hayes. Il décide de signer Datchler sur le label en tant qu’artiste solo. C’est Most qui a suggéré à Datchler de travailler avec Nocito, qui était ingénieur chez RAK Studios à l’époque. Au cours des quatre années suivantes, ils ont travaillé ensemble sur les enregistrements solo de Datchler.

Turn Back The Clock (1987) : En avril 1986, Datchler, Nocito et Hayes sortent le premier single de Johnny Hates Jazz, « Me and My Foolish Heart », sur RAK Records. Ce ne fut pas un succès commercial, mais le disque passa beaucoup à l’antenne et fut désigné disque de la semaine par le magazine Sounds.

Datchler commença alors à écrire de nouvelles chansons, notamment « Shattered Dreams ». JHJ fit à cette époque une représentation au Jazz Club de Ronnie Scott, et signa ensuite chez Virgin Records. « Shattered Dreams » sortit en mars 1987 et devint un hit du top 5 au Royaume-Uni, en Europe continentale et en Asie, et atteignit la deuxième place au Japon. Il fut suivi par trois autres succès mondiaux, « I Don’t Want To Be A Hero », « Turn Back The Clock » (mettant en vedette Kim Wilde sur les choeurs) et « Heart of Gold ». En 1988, «Shattered Dreams» atteint la deuxième place au palmarès du Billboard Hot 100 des États-Unis, n ° 1 au US Adult Contemporary et grimpa à la 4ème place au Canada. Cette même année, leur album, Turn Back The Clock, entra dans le UK Albums Chart à la première place, et fut vendu à quatre millions d’exemplaires.

À la fin de 1987, JHJ a réalisé deux clips vidéo avec le réalisateur David Fincher. Les vidéos étaient pour les versions américaines de « Shattered Dreams » et « Heart of Gold ». Datchler quitte le groupe à la fin de 1988.

Hayes et Nocito ont continué le groupe et ont remplacé Datchler par leur ami Phil Thornalley, un ingénieur du son et producteur de disques primé aux Grammy Awards et un ancien bassiste de The Cure. La formation ainsi renouvelée a publié un deuxième album, Tall Stories, en 1991.

Tall Stories (1991) : Publié plus de trois ans après le premier album de JHJ, cet album met en vedette le producteur et compositeur d’autrefois Phil Thornalley en tant que chanteur, après le départ du chanteur original Clark Datchler. Mais à la veille de la sortie de l’album, Thornalley et le claviériste Calvin Hayes furent impliqués dans un grave accident de voiture qui compromit définitivement sa promotion. Une fois qu’ils furent rétablis, l’album était devenu un flop commercial. L’album comprenait des contributions de Dave Gregory de XTC (lead guitar) et de Kasim Sulton. Le groupe s’est dissous l’année suivante.

Entre 1992 et 2009, Datchler a de son côté enregistré quelques albums en solo.

Datchler et Nocito ont reconstitué le groupe en 2009, après que Datchler ait écrit une chanson intitulée « Magnetized », qui , selon lui, était idéale pour Johnny Hates Jazz. Peu de temps après, ils ont décidé d’enregistrer un nouvel album. Datchler est retourné au Royaume-Uni et a écrit le reste des chansons pour le projet.

Magnetized (2013) : L’enregistrement de Magnetized a duré une grande partie de 2011 et 2012, et a eu lieu au Real World Studios près de Bath et aux Angel Studios à Londres. Il mettait en vedette Datchler en tant que compositeur/chanteur/claviériste, et Nocito en tant que producteur/ingénieur. Il y a aussi des arrangements de cordes et des claviers supplémentaires d’Anne Dudley, qui avait arrangé les cordes sur « Turn Back The Clock ». Les autres contributeurs incluent le batteur Alex Reeves, les guitaristes David Rhodes et Marcus Bonfanti, le joueur de synthétiseur Pete Watson et l’ingénieur de mixage Stephen W. Tayler.

Le premier single, « Magnetized », est sorti au Royaume-Uni le 28 avril 2013 et a été largement diffusé sur les ondes de BBC Radio 2. Il est également sorti en Allemagne et a connu un succès similaire à la radio. L’album a ensuite été publié le 5 mai au Royaume-Uni. Cependant, le sort a continué à s’acharner sur le groupe, et Datchler est tombé malade à Londres, peu après cette période. En conséquence, toute la promotion a été annulée. Datchler s’est rétabli l’année suivante mais à ce moment-là, l’album avait perdu beaucoup de son élan.

Voir sur YouTube : « Johnny Hates Jazz – Shattered Dreams » ; « Johnny Hates Jazz – Turn Back The Clock » ; « Johnny Hates Jazz – Magnetized [Official Video] » ; « Johnny Hates Jazz – I Don’t Want To Be A Hero » ; « Johnny Hates Jazz – Heart Of Gold » ; « Johnny Hates Jazz – Don’t Say It’s Love » par JohnnyHatesJazzVEVO

Youngtimer – Alfa Romeo SZ (1989-91) & RZ (1992-93)

En reprenant en 1989 la dénomination SZ (S pour Sport et Z pour Zagato) pour son nouveau coupé, Alfa Romeo recherchait visiblement à renouer avec le passé sportif qui avait fait, au début des années soixante, la gloire des coupés SZ dérivés de la célèbre berline Giulietta. Pourquoi pas, puisque même Ferrari venait d’utiliser ce stratagème avec la 288 GTO!

Un superbe moteur :

Plus question de disputer la Targa Florio ou les 1000 km du Nürburgring : ces courses avaient disparu depuis longtemps et la SZ ne s’y serait trouvé guère à l’aise. Pourtant l’esprit reste présent, qui donne la priorité aux performances et au caractère sportif à partir d’une mécanique de série : le superbe V6 Busso trois litres des berlines 75 ou 164 dont la puissance a été augmentée de 20 chevaux. La plate-forme, elle, est héritée de la 75 et reçoit par collage des panneaux de plastique composite, réalisés par la société italienne Carplast. Le toit en alu, l’aileron en carbone, l’intérieur en cuir beige et le tableau de bord en carbone finissaient la voiture.

L’assemblage se fait chez Zagato (à Rho, dans la banlieue de Milan) qui n’est cependant pas l’auteur du dessin de la carrosserie, dû au bureau du style Alfa Romeo. Le style très tranché de la carrosserie, presque brutal, avec des arêtes dures et très marquées, correspond parfaitement à la destination de la voiture et à l’image recherchée.

Un comportement sportif : 

Avec ses articulations de suspensions montées sur rotule et des pneus Pirelli P Zero ultraperformants, le coupé SZ offre à la fois une stabilité et une agilité exceptionnelles, deux qualités souvent contradictoires. Au point de faire rêver d’un moteur encore plus brillant…

En 1992, Alfa sort le roadster RZ : 

La SZ fut construite à 1036 exemplaires. En 1992, Alfa Romeo lança la RZ (Roadster Zagato) qui reprend les lignes générales de la SZ, mais avec un poids augmenté de 132 kg par le renforcement de la structure ouverte de l’habitacle. Cette série est limitée à 278 exemplaires qui sont produits jusqu’en septembre 1993. Les couleurs de carrosserie, outre le rouge Alfa traditionnel, comprennent le jaune et le noir. Les deux versions sont maintenant très recherchées.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur et transmission : Moteur V6 ; Cylindrée : 2959 cm3 ; Puissance maximale : 210 ch ; Transmission : 5 vitesses, manuelle ; Roues arrières motrices ; Boîte-pont à l’arrière avec autobloquant à 25 %.
Poids et performances : Poids à vide : 1256 (SZ)/1388 kg (RZ) ; Vitesse : 245 km/h.
Châssis et Carrosserie : Carrosserie SZ : coupé ; RZ : cabriolet. Châssis : plate-forme en acier avec panneaux composites collés ; assiette variable par vérins hydrauliques ; suspension arrière de Dion.
Dimensions : Longueur : 4059 mm ; Largeur : 1730 mm ; Hauteur : 1311/1201 mm.

Prix du modèle neuf en 1990 : 420.000 F soit 99.367 € avec 55% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 60.000 €.