Oldtimer – Facel Véga II (1961-64)

Vers 1960, les lignes de la Facel Vega HK 500 (le modèle haut de gamme du prestigieux constructeur automobile français), commençaient doucement à prendre l’âge. Son pare-brise panoramique, son échappement débouchant dans le pare-choc, sa silhouette bien enveloppée, autant de détails qui étaient trop caractéristiques des années 50. Il est vrai que la mécanique quant à elle gardait toute son actualité. Le V8 Chrysler, après 10 ans de course à la puissance était au top. Depuis 1960, le modèle était équipé de freins à disques aux 4 roues. D’ailleurs son succès ne faiblissait pas, malgré les déboires de la firme engendrés par la petite Facellia dont le premier moteur était peu fiable. Facel présenta donc en octobre 1961, la Facel II, avec une carrosserie plus au goût du jour.

Spécial Police : 

Les lignes étaient plus tendues, les arêtes plus aiguisées, les surfaces plus planes. Les montants du pavillon étaient amincis à l’extrême avec un immense pare-brise et une lunette arrière plus généreuse encore. La Facel II se présentait, comme le plus rapide coupé 4 places du marché mondial. Le V8 Chrysler Typhoon, qui faisait partie d’une série spéciale réalisée pour la police californienne, annonçait une puissance de 390 ch. Elle préfigurait ainsi les muscle cars des années 60.

La plus belle voiture française du début des années 60 :

Présentée au Salon de Paris en octobre 1961, elle reçut un accueil très enthousiaste, les observateurs ne manquant pas de la comparer aux créations des meilleurs stylistes italiens.

Ses performances étaient exceptionnelles pour l’époque avec une vitesse de pointe qui s’établit aux alentours de 225 km/h avec la boîte automatique « Chrysler Torqueflite » et 245 km/h avec la boîte mécanique « Pont-à-Mousson ». Sur la fin de la production, certains modèles reçoivent un moteur Chrysler V8 6,8 litres développant plus de 400 ch. Le freinage est assuré par des disques Dunlop aux quatre roues amplifiés par un servo-frein. La direction assistée, les vitres teintées, le système d’air conditionné étaient disponibles en option de même que le poste radio PO-OM-GO-FM avec antenne télescopique électrique.

La Facel II fut construite à 182 exemplaires.

Caractéristiques :

Moteur et transmission : V8 Chrysler à 90° ; Cylindrée : 6270 à 6769 cm3 ; Puissance maximale : 355 à 400 ch.

Transmission : BV mécanique Pont-à-Mousson à 4 rapports ; BV automatique Chrysler à 3 rapports.

Poids et performances : Poids à vide : 1660 kg ; Vitesse maximale : 225 à 248 km/h. Accélération : 0 à 100 km/h en 7,5 s.

Dimensions : Longueur : 4750 mm ; Largeur : 1760 mm ; Hauteur : 1280 mm ; Empattement : 2660 mm.

Cote Actuelle :  à partir de 100.000 

Disque – Indochine – 3 (1985)

Banlieue sud à l’aube de 1980, une petite annonce passé dans Rock & Folk pour le groupe Les Espions va être le début d’une grande aventure musicale. Un certain Dominik Nicolas débarque pour une audition comme guitariste. Finalement, il est pris comme bassiste. Nicolas Sirkis quand à lui deviendra chanteur. Et puis, petit à petit, Nicolas et Dominik deviennent amis et finissent par quitter le groupe. Ils recrutent un saxo débutant, Dimitri Bodianski. Indochine est né. Premier concert au Rose Bonbon, fameux night-club parisien. Dans la foulée, premier 45 tours « Dizzidence politik » en 1982. Puis arrive le quatrième laron, Stéphane, le frère jumeau de Nicolas, qui de guitariste passe aux synthétiseurs. L’étape suivante, c’est le premier album. On y trouve « L’Aventurier », le tube de l’été 1983. En 1985, ceux qui attendaient le groupe au tournant en sont pour leur frais. Désormais Indochine est un groupe à succès. L’abum 3 est celui qui assoit définitivement la réputation du groupe en tête de la Pop française avec les singles « 3ème Sexe » et « Tes Yeux Noirs ».

Quelques albums remarquables : 

3 (1985) : est le troisième album studio d’Indochine, sorti en 1985. Présenté par les médias de l’époque comme l’album de la maturité, il marque la première évolution musicale du groupe à travers des textes qui abordent de nouveaux thèmes, jugés plus sérieux. En termes de succès populaire, 3 est aussi l’album de la consécration, toute une génération reprenant en chœur les titres phares qui le composent : « 3e sexe » est un hymne à la tolérance vestimentaire ou sexuelle, au droit à la différence, et devient le deuxième énorme tube du groupe. « Canary Bay » aborde le thème de l’homosexualité féminine. « Trois nuits par semaine » est directement inspiré du roman à forte connotation érotique et sensuelle L’Amant de Marguerite Duras. « Tes yeux noirs » est une chanson sur la séparation amoureuse et le désir de l’autre. 

Après une première apparition dans les charts en 1985, l’album atteint la deuxième place du Top 20 en mai 1986 et sera certifié double disque de platine en octobre de la même année. À ce jour, plus de 800.000 exemplaires ont été vendus en France. Il a également été distribué en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Canada, au Danemark et en Suède.

Paradize (2002) : Le 9e album studio d’Indochine est souvent considéré comme l’album du renouveau de la carrière d’Indochine. Nicola Sirkis explore ses thèmes de prédilection depuis les débuts d’Indochine : le sexe, la religion, le mal-être adolescent ou encore ici le décès de son frère jumeau Stéphane Sirkis (Electrastar). Le single « J’ai demandé à la lune », devenu un morceau mythique du groupe et incontournable en concert, a été écrit et composé par Mickael Furnon, du groupe Mickey 3D.

L’album s’est vendu à environ 1,5 million d’exemplaires, ce qui a fait renouer le groupe avec le succès après une « traversée du désert » durant les années 90.

13 (2017) : est le treizième album studio du groupe français Indochine. Son premier single est « La vie est belle ». Il est disponible en plusieurs formats notamment le disque compact, le vinyl et même la cassette audio. Sur la pochette du disque, réalisée par le photographe néerlandais Erwin Olaf, figurent 13 jeunes filles disposées sur deux rangées. Le cliché compose une photo de classe fictive sur laquelle les élèves portent des uniformes colorés imaginaires, certains arborant aussi des écharpes-drapeaux. L’esthétique de l’album est notamment inspirée des tableaux du peintre Henry Darger. « Un été français » est le deuxième single d’Indochine qui est lui aussi disponible dans plusieurs formats (CD, Vinyl et K7 audio). Cette chanson évoque principalement la montée du Front national dans les sondages, et son passage au second tour de l’élection présidentielle 2017. Le clip a été tourné sur le toit de l’Arche de la Défense.

Discographie : 

1982 : L’Aventurier
1983 : Le Péril jaune
1985 : 3 (820.000 ventes)
1987 : 7000 danses
1990 : Le Baiser
1993 : Un jour dans notre vie
1996 : Wax
1999 : Dancetaria
2002 : Paradize 
2005 : Alice & June
2009 : La République des Meteors
2013 : Black City Parade
2017 : 13

Voir sur YouTube : « Indochine – 3e sexe (Clip officiel) » ; Indochine – Tes yeux noirs (Clip officiel) ; Indochine – L’aventurier (Clip officiel) ; Indochine – Des fleurs pour Salinger (Clip officiel) ; Indochine – J’ai demandé à la lune (Clip officiel) ; Indochine – Savoure le rouge (Clip officiel) ; Indochine – Un été français (Clip officiel) par Indochine officiel

Présentation de la webradio

La webradio du blog est en ligne depuis le début du mois d’avril 2018. Elle reprend (entre autre) la musique des artistes et groupes qui sont évoqués sur Echoretro à la rubrique Disques. Elle est essentiellement consacrée au Pop-Rock, et dans une moindre mesure au Funk, au Disco et à la Variétés Française, dans une fourchette chronologique allant des années 60 à fin 90, bien que certains titres soient plus récents ou actuels. Si vous avez apprécié ces articles, vous aimerez sûrement la radio. Alors, n’hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessous.

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La Playlist est :

100 % Anglo-saxonne tous les jours de 00h00 à 22h00.
100% française tous les jours de 22h00 à 00h00.
AOR (Rock FM) et Rock Sudiste entre 00h00 et 01h00.

Bonne écoute.

Oldtimer – Iso Rivolta Fidia 300 (1967-74)

Avec la marque Iso Rivolta, l’Italie rejoignait les autres constructeurs européens utilisant une motorisation américaine dans des caisses fabriquées sur place, comme Facel Vega en France qui fut le pionnier dans ce domaine, Monteverdi en Suisse ou Gordon-Keeble et Jensen en Grande Bretagne. Le premier modèle d’Iso Rivolta fut la GT 300. Sa motorisation était empruntée à Chevrolet et en particulier aux moteurs et boîtes des Corvette. Le Châssis plate-forme avait été dessiné par l’ingénieur Giotto Bizzarini qui était l’auteur de la Ferrari GTO. Le pont était un De Dion et la suspension était assurée par des triangles et amortisseurs. La carrosserie était un gros coupé à deux portes dû au crayon de Giorgetto Giugiaro de chez Bertone. Très bien fini, il pouvait rivaliser avec les plus belles GT du marché. Il fut suivi par un coupé deux places sport, la Grifo et, en 1968, apparut la berline Fidia présentée à Francfort en 1967.

D’abord S4 puis Fidia :

La Fidia, était le seul modèle à quatre portes d’Iso. La production ne commença que peu de temps après la présentation initiale de la voiture, et son lancement eut lieu à Athènes, plus d’un an plus tard, en février 1969. Au moment de sa promotion à la presse spécialisée, 15 voitures avaient déjà été construites, mais ce n’est qu’en février 1969 que la voiture échangea son nom « S4 » pour « Fidia », jugé plus euphonique. Le choix d’Athènes pour le lancement presse était lié au nouveau nom de la voiture, Fidia, qui était le nom (communément orthographié « Phidias » par les classiques anglophones) de l’artiste qui avait supervisé 24 siècles plus tôt la création des frises du Parthenon (et qui en 1816 réapparurent au British Museum, suite à leur retrait controversé en 1802 par Lord Elgin). À certains égards, Athènes n’était pas un bon choix pour ce lancement : le carburant disponible localement était de trop mauvaise qualité pour l’unique voiture mise à la disposition des journalistes, et le bref essai routier dans les banlieues de la ville fut un fiasco.

Une voiture luxueuse et fiable : 

La voiture fut commercialisée comme une combinaison unique de confort et de performance sportive, et le slogan qui apparut dans les brochures de vente fut évocateur : « Le quattro poltrone piu veloci del mondo » (« les quatre fauteuils les plus rapides du monde »). La Fidia, remarquable mélange de l’élégance italienne et de la fiabilité d’un gros moteur américain, telle était la solution adoptée par Iso Rivolta. Le design de la carrosserie était l’œuvre de Giorgetto Giugiaro (alors chez Ghia). L’intérieur présentait du bois poli et du cuir cousu à la main. Les coûts de développement élevés engendrèrent un prix d’achat plus élevé que celui d’une Rolls-Royce. Les principaux concurrents de la Fidia étaient d’autres berlines luxueuses et sportives comme la Maserati Quattroporte. La deuxième Fidia (et la première avec conduite à droite) fut achetée par la Popstar anglaise John Lennon.

En 1971 la voiture reçut un nouvel intérieur, qui l’aligna avec l’Iso Lele. Le tableau de bord en bois fut remplacé par un tableau en cuir, que les commentateurs trouvèrent plus élégant mais aussi moins pratique.

La Fidia, comme les autres voitures de la marque Iso, était à l’origine propulsé par un moteur Chevrolet V8, et était assez rapide. En 1973, après que General Motors ait exigé le paiement avant l’expédition, le fournisseur du moteur fut changé et les voitures furent livrées avec un V8 Ford de 5,8 litres et une boîte manuelle ZF à cinq vitesses ou bien avec le propre Cruise-O-Matic de Ford pour la boîte de vitesses automatique.

Un succès relatif :

Dans le segment de marché raréfié qu’elle occupait, la voiture avait tendance à se trouver éclipsée par la Maserati Quattroporte, elle-même jamais vendeuse de masse. Jusqu’à ce que Maserati se retire du marché en réaction au choc économique qui avait entraîné une hausse élevée des prix du pétrole, le Fidia se vendit bien face à son concurrent de Modène. Au total, 192 furent construites, et 87% de la production fut expédiée au USA.

Caractéristiques techniques : Voir Brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 85.331 Francs soit 97.213 € avec 647 % d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 80.000 €.

Film – Fight Club (1999)

Le film commence très fort, alors que Jack, notre narrateur (Edward Norton), lorgne avec effroi sur le canon d’un pistolet dont l’extrémité est enfoncée dans sa bouche. L’action se situe dans un grand loft avec vue sur la ville obscure. L’arme est tenue par un homme du nom de Tyler (Brad Pitt) qui vérifie régulièrement sa montre, et engage un décompte avant l’explosion des immeubles piégés qui leur font face. Jack se rappelle comment il a rencontré Tyler et nous projette au tout début de l’histoire.

Fight Club est inspiré du livre de Chuck Palahniuk. C’est un de ces rares films qui fait qu’après l’avoir visionné, vous n’êtes plus tout à fait le même. Et bien qu’il commence par la fin, vous n’êtes pas à l’abri de moultes surprises et rebondissements. Certes, le film est violent. Mais la violence n’est utilisée ici que de façon salutaire, comme vecteur d’un message et non comme une fin en soi. Les dialogues choisis sont là pour nous réveiller de notre léthargie de zombie endormi par le système néolibéral et certains passages dénoncent notre société consumériste sans aucun filtre, ce qui n’est pas courant. Le jeu d’acteur est parfait (y a-t-il eu un personnage plus mémorable que Brad Pitt dans le rôle de Tyler Durden?), La musique, le scénario, l’éclairage, le rythme, tout est réussi.

Avec David Fincher, (« Seven », « The Game »), on pouvait s’attendre à une bonne intrigue et un excellent jeu d’acteur mais au final, on trouve beaucoup plus. Une satire sociale reflétant l’état de notre pauvre monde à la fin du siècle dernier, lequel en l’espace de presque 20 ans, à d’ailleurs bien empiré. Un film qui mérite largement son statut de film culte et vous donne un sacré coup de poing dans la figure…

L’histoire : 

Jack est insomniaque depuis six mois. Son travail en tant que spécialiste itinérant du rappel de produits pour une entreprise automobile n’aide pas son insomnie puisqu’il doit voyager souvent, ressentant des périodes de décalage horaire en plus du stress quotidien de sa position. Comme dérivatif, il parcourt les catalogues d’Ikea ​​en achetant le prochain décor à ajouter à son appartement ; il est un esclave autoproclamé du consumérisme. Il se rend chez son médecin pour demander de l’aide, mais tout ce que le médecin peut faire c’est de lui suggérer de consulter un groupe de soutien de l’église méthodiste pour les malades du cancer des testicules afin de voir ce qu’est la vraie douleur. Là, le narrateur rencontre Robert «Bob» Paulson (Meat Loaf), le «gros nounours», un ex-bodybuilder et utilisateur de stéroïdes qui souffre d’un cas extrême de gynécomastie due à un traitement hormonal après que ses testicules ont été enlevés. Coincé entre les énormes seins de Bob, Jack trouve enfin la paix et éclate en sanglots. La libération émotionnelle lui permet de dormir et il devient ensuite accro aux groupes de soutien, cartographiant sa semaine en assistant à différentes réunions et feignant la maladie. Cependant, l’apparition d’une femme nommée Marla Singer (Helena Bonham Carter) détraque le «système» du narrateur. Il la reconnaît comme une «touriste» bluffeuse, l’ayant vue à de multiples réunions, et il est perturbé par ses mensonges au point de ne plus pouvoir dormir à nouveau.

Après une réunion, Jack se confronte à elle mais elle rétorque qu’elle fait exactement la même chose que lui, que les groupes sont «moins chers qu’un film et qu’il y a du café gratuit». Au lieu de se quereller, ils acceptent de se répartir les séances. Malgré ses efforts, l’insomnie du narrateur continue. Sur un vol de retour d’un de ses voyages d’affaires, Jack rencontre Tyler Durden. Tyler lui offre une perspective unique sur les manuels de procédures d’urgence dans l’avion et entame une conversation informelle. Tyler est un vendeur de savon, mais travaille aussi les nuits en tant que projectionniste et glisse des images subliminales de porno entre les rouleaux de pellicules. Edward arrive à la consigne de bagages pour découvrir que sa valise a été confisquée, en raison d’une vibration mystérieuse, avant de rentrer chez lui. Cependant, la maison, une copropriété située au quinzième étage, a explosé dans la nuit suite à une fuite de gaz. N’ayant nulle part où aller, le narrateur retrouve la carte de visite de Tyler et l’appelle. Ils se retrouvent dans un parking derrière un bar où Tyler l’invite à venir vivre chez lui… à une condition : qu’il le frappe du mieux qu’il peut. Jack, bien que perplexe, se conforme à sa demande et ils s’engagent dans un combat de poing avant de partager quelques verres. L’expérience est pour lui étonnamment euphorique.

Tyler et Jack s’engagent dans d’autres combats au cours des prochains jours et attirent rapidement l’attention d’autres «durs». Constatant la croissance de leur petit groupe de combat, Tyler fonde un club de combat clandestin dans le sous-sol du bar où ils ont eu leur premier combat. Les adhésions augmentent rapidement et Tyler et le narrateur façonnent une série de règles, les deux premières étant «il est interdit de parler du Fight Club». 

Peu à peu, Jack découvre une nouvelle façon de vivre et de voir les choses. Tyler le pousse à s’affranchir des règles sociales, ce qui a vite des conséquences sur son travail. Mais il s’en moque car il a pris goût au Fight Club et à la violence. Par contre, il n’apprécie pas que Tyler commence une relation avec Marla Singer. Il s’inquiète aussi de la dernière trouvaille de Tyler, le mystérieux Projet Chaos qui amène les membres du Fight Club à se transformer en une milice dont le but reste peu clair. Il reproche à Tyler de le tenir à l’écart et décide d’arrêter le projet lorsqu’une opération de sabotage provoque la mort d’un de ses membres, Bob, l’ami du narrateur rencontré lors de sa première réunion de soutient chez les cancéreux des testicules…

Voir sur YouTube : « Fight Club (VF) » par Films YouTube