Livre SF – Flashforward – Robert J. Sawyer (1999)

Flashforward est un roman de science-fiction écrit par l’auteur canadien Robert J. Sawyer en 1999. L’histoire se passe au CERN, en 2009, alors que des physiciens effectuent des essais sur l’accélérateur du grand collisionneur de hadrons pour rechercher une nouvelle particule, le boson de Higgs. L’expérience a un effet secondaire spectaculaire : la race humaine entière perd conscience pendant environ deux minutes. Et pendant ces deux minutes, presque tout le monde expérimente sa vie dans le futur, plus exactement, vingt et un ans et six mois dans l’avenir. Ce «flashforward» se traduit par d’innombrables morts et accidents impliquant des véhicules, des avions et tout autre appareil nécessitant un contrôle humain au moment de l’expérience. Le roman a inspiré la série télévisée de 2009 du même nom.

L’histoire :

Lloyd Simcoe, un physicien canadien des particules âgé de 45 ans, supervise les recherches sur le grand collisionneur de hadrons. Il travaille avec sa fiancée Michiko Kamura, qui a une fille, Tamiko. L’expérience apporte de façon inattendue une vision d’un futur plausible dans lequel les personnages ont vingt ans de plus. Les conséquences incluent la mort de Tamiko suite à la perte de contrôle d’un véhicule qui fonce sur elle dans son école. Aucun dispositif d’enregistrement dans le monde n’a fonctionné dans le présent pendant l’événement. Plusieurs autres personnages (ceux qui n’ont rien vu d’eux dans le futur) perdent aussi leur vie dans la vision du flashforward. Cela inclut l’ami de Lloyd, le chercheur Theo Procopides, qui apprend qu’il sera assassiné. Mais Theo tente d’empêcher son propre meurtre. Au fil du temps, il devient clair que les événements du futur ne sont pas prédestinés. Certaines personnes, y compris Dimitrios, le frère de Theo, se suicident après avoir été déprimés par des visions de leur propre avenir lugubre. D’autres personnages se hâtent de transformer ces futurs en réalité. Au CERN, les scientifiques prévoient de répéter l’essai, mais ce coup-ci en avertissant le monde de l’heure exacte, pour que les gens se préparent…

La quatrième de couverture :

« Le roman qui a inspiré la série TV Flashforward ! L’espace de quelques minutes, l’humanité a perdu conscience. Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s’éveille de nouveau, plus rien n’est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore : ces visions ont bouleversé les esprits à jamais. Et vous, qu’avez-vous vu ? »

Extrait du premier chapitre : 

Jour 1 : mardi 21 avril 2009

Une faille dans l’espace-temps…

« Le bâtiment abritant le centre de contrôle du Grand collisionneur de hadrons du CERN était flambant neuf : sa construction avait été autorisée en 2004 et achevée en 2008. Il entourait une cour intérieure centrale, bien entendu surnommée « le noyau ». Chaque bureau possédait une fenêtre donnant soit sur le noyau soit sur le reste du vaste complexe du CERN. Le quadrilatère entourant la cour était haut de deux étages, mais les ascenseurs principaux en distribuaient quatre : les deux niveaux au-dessus du sol, le sous-sol – qui abritait les chaufferies et les entrepôts – et le niveau moins cent mètres, qui ouvrait sur la zone d’embarquement pour le monorail servant à voyager le long de la circonférence de quelque vingt-sept kilomètres du tunnel du collisionneur. Le tunnel lui-même courait sous des champs, les abords de l’aéroport de Genève, et les contreforts du Jura.

Dans le centre de contrôle, le mur sud du couloir principal était divisé en vingt longues sections, chacune décorée d’une mosaïque créée par un artiste d’un des pays membres du CERN. Celle de la Grèce représentait Démocrite et l’origine de la théorie atomique, celle d’Allemagne la vie d’Einstein, celle du Danemark la vie de Niels Bohr. Ces œuvres n’avaient pas toutes la physique pour thème, cependant. Ainsi, celui de France qui représentait la ligne d’horizon de Paris, et l’italien un vignoble avec des milliers d’améthystes polies figurant les grappes de raisin.

La salle de contrôle du Grand collisionneur de hadrons était un carré parfait, avec de larges portes coulissantes placées précisément au centre de deux de ses côtés. La salle était haute de deux étages et sa partie supérieure était vitrée, de sorte que des groupes de visiteurs pouvaient observer le travail mené en contrebas. Le CERN proposait en effet au public une visite de ses installations pendant trois heures, le lundi et le samedi, à 9 heures et 14 heures. Les drapeaux des vingt pays membres étaient accrochés aux murs sous la partie vitrée. La vingt et unième place était occupée par le drapeau bleu et or de l’Union européenne.

La salle de contrôle contenait des dizaines de consoles. L’une était consacrée au maniement des injecteurs de particules et supervisait les débuts des expériences. Juste à côté, on en trouvait une autre avec une face pentue et dix moniteurs intégrés qui afficheraient les résultats rapportés par les détecteurs ALICE (acronyme pour « A Large Ion Collider Experiment » : expérience sur un grand collisionneur d’ions) et CMS (« Compact Muon Solenoid » : solénoïde compact à muons) : deux énormes systèmes souterrains qui enregistreraient et tenteraient d’identifier les particules produites par les expériences du LHC (pour « Large Hadron Collider », la version anglaise de « Grand collisionneur de hadrons »). Les moniteurs d’une troisième console montraient des portions légèrement courbes du tunnel du collisionneur, avec la voie du monorail rivée au plafond.

Lloyd Simcoe, un chercheur d’origine canadienne, était assis devant la console de l’injecteur. Il avait quarante-cinq ans, était grand et rasé de près. Ses yeux étaient bleus et ses cheveux en brosse d’un brun si sombre qu’on pouvait presque les qualifier de noirs, sauf aux tempes où ils grisonnaient »…

La série TV : 

La série télévisée américaine a été adaptée à la télévision par Brannon Braga et David S. Goyer et fut diffusée pour une saison sur ABC entre le 24 septembre 2009 et le 27 mai 2010. Elle est inspirée du roman éponyme de Robert J. Sawyer. La trame des épisodes reprend les grandes lignes du livre : perte de connaissance collective, vision de l’avenir, mort annoncée d’un des personnages,… Mais la comparaison s’arrête là. À l’origine, deux saisons devaient être tournées, mais le 13 mai 2010, il a été signalé que la deuxième saison ne serait pas faite en raison d’un déficit d’audience. L’épisode final de la saison 1 a été tournée avant qu’on sache que le spectacle serait annulé et a dévoilé un autre événement flashforward se produisant plus de 20 ans dans le futur, suivant en cela de près le livre. La série, disponible en DVD, est aussi captivante que le livre. Dommage qu’il n’y ait pas eu de suite…

Voir sur YouTube : « FlashForward – Bande annonce » par Disney FR

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