Film – Fight Club (1999)

Le film commence très fort, alors que Jack, notre narrateur (Edward Norton), lorgne avec effroi sur le canon d’un pistolet dont l’extrémité est enfoncée dans sa bouche. L’action se situe dans un grand loft avec vue sur la ville obscure. L’arme est tenue par un homme du nom de Tyler (Brad Pitt) qui vérifie régulièrement sa montre, et engage un décompte avant l’explosion des immeubles piégés qui leur font face. Jack se rappelle comment il a rencontré Tyler et nous projette au tout début de l’histoire.

Fight Club est inspiré du livre de Chuck Palahniuk. C’est un de ces rares films qui fait qu’après l’avoir visionné, vous n’êtes plus tout à fait le même. Et bien qu’il commence par la fin, vous n’êtes pas à l’abri de moultes surprises et rebondissements. Certes, le film est violent. Mais la violence n’est utilisée ici que de façon salutaire, comme vecteur d’un message et non comme une fin en soi. Les dialogues choisis sont là pour nous réveiller de notre léthargie de zombie endormi par le système néolibéral et certains passages dénoncent notre société consumériste sans aucun filtre, ce qui n’est pas courant. Le jeu d’acteur est parfait (y a-t-il eu un personnage plus mémorable que Brad Pitt dans le rôle de Tyler Durden?), La musique, le scénario, l’éclairage, le rythme, tout est réussi.

Avec David Fincher, (« Seven », « The Game »), on pouvait s’attendre à une bonne intrigue et un excellent jeu d’acteur mais au final, on trouve beaucoup plus. Une satire sociale reflétant l’état de notre pauvre monde à la fin du siècle dernier, lequel en l’espace de presque 20 ans, à d’ailleurs bien empiré. Un film qui mérite largement son statut de film culte et vous donne un sacré coup de poing dans la figure…

L’histoire : 

Jack est insomniaque depuis six mois. Son travail en tant que spécialiste itinérant du rappel de produits pour une entreprise automobile n’aide pas son insomnie puisqu’il doit voyager souvent, ressentant des périodes de décalage horaire en plus du stress quotidien de sa position. Comme dérivatif, il parcourt les catalogues d’Ikea ​​en achetant le prochain décor à ajouter à son appartement ; il est un esclave autoproclamé du consumérisme. Il se rend chez son médecin pour demander de l’aide, mais tout ce que le médecin peut faire c’est de lui suggérer de consulter un groupe de soutien de l’église méthodiste pour les malades du cancer des testicules afin de voir ce qu’est la vraie douleur. Là, le narrateur rencontre Robert «Bob» Paulson (Meat Loaf), le «gros nounours», un ex-bodybuilder et utilisateur de stéroïdes qui souffre d’un cas extrême de gynécomastie due à un traitement hormonal après que ses testicules ont été enlevés. Coincé entre les énormes seins de Bob, Jack trouve enfin la paix et éclate en sanglots. La libération émotionnelle lui permet de dormir et il devient ensuite accro aux groupes de soutien, cartographiant sa semaine en assistant à différentes réunions et feignant la maladie. Cependant, l’apparition d’une femme nommée Marla Singer (Helena Bonham Carter) détraque le «système» du narrateur. Il la reconnaît comme une «touriste» bluffeuse, l’ayant vue à de multiples réunions, et il est perturbé par ses mensonges au point de ne plus pouvoir dormir à nouveau.

Après une réunion, Jack se confronte à elle mais elle rétorque qu’elle fait exactement la même chose que lui, que les groupes sont «moins chers qu’un film et qu’il y a du café gratuit». Au lieu de se quereller, ils acceptent de se répartir les séances. Malgré ses efforts, l’insomnie du narrateur continue. Sur un vol de retour d’un de ses voyages d’affaires, Jack rencontre Tyler Durden. Tyler lui offre une perspective unique sur les manuels de procédures d’urgence dans l’avion et entame une conversation informelle. Tyler est un vendeur de savon, mais travaille aussi les nuits en tant que projectionniste et glisse des images subliminales de porno entre les rouleaux de pellicules. Edward arrive à la consigne de bagages pour découvrir que sa valise a été confisquée, en raison d’une vibration mystérieuse, avant de rentrer chez lui. Cependant, la maison, une copropriété située au quinzième étage, a explosé dans la nuit suite à une fuite de gaz. N’ayant nulle part où aller, le narrateur retrouve la carte de visite de Tyler et l’appelle. Ils se retrouvent dans un parking derrière un bar où Tyler l’invite à venir vivre chez lui… à une condition : qu’il le frappe du mieux qu’il peut. Jack, bien que perplexe, se conforme à sa demande et ils s’engagent dans un combat de poing avant de partager quelques verres. L’expérience est pour lui étonnamment euphorique.

Tyler et Jack s’engagent dans d’autres combats au cours des prochains jours et attirent rapidement l’attention d’autres «durs». Constatant la croissance de leur petit groupe de combat, Tyler fonde un club de combat clandestin dans le sous-sol du bar où ils ont eu leur premier combat. Les adhésions augmentent rapidement et Tyler et le narrateur façonnent une série de règles, les deux premières étant «il est interdit de parler du Fight Club». 

Peu à peu, Jack découvre une nouvelle façon de vivre et de voir les choses. Tyler le pousse à s’affranchir des règles sociales, ce qui a vite des conséquences sur son travail. Mais il s’en moque car il a pris goût au Fight Club et à la violence. Par contre, il n’apprécie pas que Tyler commence une relation avec Marla Singer. Il s’inquiète aussi de la dernière trouvaille de Tyler, le mystérieux Projet Chaos qui amène les membres du Fight Club à se transformer en une milice dont le but reste peu clair. Il reproche à Tyler de le tenir à l’écart et décide d’arrêter le projet lorsqu’une opération de sabotage provoque la mort d’un de ses membres, Bob, l’ami du narrateur rencontré lors de sa première réunion de soutient chez les cancéreux des testicules…

Voir sur YouTube : « Fight Club (VF) » par Films YouTube

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