Youngtimer – Audi TT [8N] (1998-2006)

Sa ligne radicale assez osée pour l’époque est la transposition fidèle du concept car présenté au Salon de Francfort de 1995. L’aluminium, omniprésent dans la voiture, lui donne un style high-tech et l’équipement est particulièrement complet. Les performances du moteur 1781 cm3 de 180 ch, pourtant excellentes, seront largement dépassées par celles du coupé quattro développant 225 ch. L’Audi TT est disponible également en roadster. Le nom de TT provient du modèle NSU Prinz TT (La marque NSU a été absorbée par Audi en 1977) qui signifie Tourist Trophy, une course de moto qui se déroule sur les routes de l’île de Man pendant la première semaine du mois de juin.

Des moteurs de plus en plus puissants : 

Basé sur la plate-forme A de Volkswagen,  (regroupant notamment les compactes Audi A3, VW Golf, Jetta et Scirocco…) le coupé, proposé en septembre 1998, et le roadster, proposé en août 1999, sont initialement équipés d’un moteur quatre cylindres turbo compressé à cinq soupapes par cylindre (d’où l’inscription 5V inscrite sur le cache du moteur) développant 180 chevaux pour une vitesse maximale de 238 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 7,4 s. Le modèle quattro qui lui est supérieur, possède quatre roues motrices (option sur le modèle de 180 ch) délivre 225 ch avec une vitesse maximale de 253 km/h et effectue le 0 à 100 km/h en 6,4 s. Un VR6 musclé de 3,2 L développant 250 ch, complète la gamme au début de 2003.

D’un point de vue esthétique, un aileron arrière dut être installé et la suspension modifiée en raison de problèmes de stabilité de l’arrière du véhicule qui s’allégeait à haute vitesse à cause de la forme de la voiture et pouvait créer des accidents. L’aileron ajouté augmenta l’appui aérodynamique et fit disparaître le problème.

En octobre 2004 une transmission mécanique séquentielle DSG à double embrayage fut proposée en option. Ainsi équipée, les vitesses passent en 200 millisecondes vers 3250 tr/min avec un petit coup de gaz automatique pour faciliter l’enclenchement du rapport, ce qui assure une linéarité aussi bien en accélérant qu’en rétrogradant.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : 4 cylindres en ligne ; Disposition : Transversal avant ; Alimentation : Gestion intégrale Bosch Motronic ; Suralimentation : Turbo KKK (1.8 bar) + intercooler ; Distribution : Double arbre à cames en tête ; Nombre de soupapes : 5 par cylindre ; Cylindrée 1781 cc ; Puissance 180 chevaux à 5500 tr/min.

Transmission : Boite de vitesse 5 rapports ; Puissance fiscale 11 chevaux ; Type Traction AV ; Antipatinage de Serie ; ESP de Serie.

Châssis : Direction assistée ; Suspensions Av Mc Pherson ; Suspensions Ar Bras tirés ; Cx 0.34 ; Freins avant Disques ventilés ; Freins arrière Disques ; ABS de Serie

Dimensions : Longueur 404 cm ; Largeur 176 cm ; Hauteur 136 cm ; Coffre : 220 litres ; Poids 1305 kg.

Performances : Vitesse max : 226 km/h ; 0 à 100 km/h en 7.7 sec ; 0 à 160 km/h en 18.3 sec ; 400 mètres DA en 15.8 sec : 1000 mètres DA en 28.5 sec.

Prix du modèle neuf en 1999 : 30.032 € et 33.800 € pour la quattro. 36.100 € pour la 225 ch quattro soit 46.755 € avec 29,5 % d’inflation sur la période.

Prix d’occasion : à partir de 3000 €.

Youngtimer – Alfa Romeo Alfasud (1972-84)

En 1967, l’Etat italien chargea la firme Alfa Romeo de concevoir une voiture populaire et de la faire fabriquer dans le Mezzogiorno, pour contribuer à l’industrialisation du sud de la péninsule, fort défavorisé par rapport au nord. Alfa Romeo construisit donc des usines à Pomigliano d’arco, au pied du Vésuve ; mais c’est évidement l’usine mère de Milan qui fut la tête pensante du projet sous la responsabilité de l’ingénieur Rudolf Hruska. Le design fut en revanche confié à Giorgetto Giugiaro.

De nombreuses innovations :

L’Alfasud fut la voiture des grandes premières pour Alfa Romeo : elle fut en effet, et en autres innovations, la première traction avant de la marque et la première à disposer du moteur quatre cylindres à plat refroidis par eau monté en porte-à-faux à l’avant, une cloison antibruit mettant la batterie, la bobine, le servofrein (apparu en 1973) et d’autres accessoires électriques à l’abris de la chaleur.

Première série (1972-80) : 

Présentée au Salon de Turin de 1971, mais disponible seulement l’année suivante, l’Alfasud fut immédiatement saluée comme une digne représentante de la marque ; elle offrait en effet une excellente tenue de route, grâce au carrossage négatif des roues et à l’emploi de pneus inspirés de la compétition. Populaire, l’Alfasud était cependant nerveuse pour ses 1200 cm3, son habitabilité était assez confortable et son allure générale très séduisante. Le plaisir de conduite était largement au rendez-vous. Seules réserves, une qualité globale insuffisante (notamment la rouille prématurée sur les premières carrosseries non traitées par cataphorèse et les défauts d’assemblage), les suspensions un peu raides et la cylindrée un peu juste avec un manque de chevaux à bas régime. Conscient de cette dernière lacune, Alfa Romeo produira un peu plus tard un modèle TI.

L’Alfasud Ti à 2 portes apparait en 1973. Les différences concernaient : nouveaux groupes optiques avec quatre projecteurs circulaires, clignotants avant sur le pare-chocs, butoirs sur les pare-chocs, jantes spécifiques en acier et pneus plus larges, spoiler avant et aileron arrière noirs réduisant le Cx, montant central et grille d’aération noirs. L’intérieur était plus soigné grâce à des nouveaux sièges sportifs avec bande centrale en tissu et côté en skaï, des appuis-tête avant, un volant à 3 branches, une moquette au sol et une dotation qui comprenait finalement un compte-tours, un manomètre d’huile et un thermomètre d’eau. D’un point de vue technique, elle se distinguait par son moteur poussé à 68 ch (grâce aux nouveaux arbres à cames), à sa boîte 5 vitesses et à un servofrein. En 1976, la cylindrée est augmentée à 1286 cm3 et la puissance passe à 75 ch.

En 1975, une version break à 3 portes appelée Giardinetta est introduite, mais en raison de son absence de succès, sa production fut abandonnée en 1980.

Deuxième série (1980-1984) :

En 1980, l’Alfasud est relookée à l’avant, (la calandre et les groupes optiques), et à l’arrière avec un nouvel couvercle de coffre (avec finalement des pivots d’articulation invisibles) et des feux plus larges, les pare-chocs en plastique noir, gouttières noires et un intérieur refait. La gamme comprenait : la 1.2 4m (moteur de 63 ch et boîte 4 vitesses) ;  la 1.2 5m (moteur de 68 ch et boîte 5 vitesses) ; la 1.3 (moteur de 79 ch) et la 1.5 (moteur de 84 ch). En 1980, les versions TI sont également mises à jour, tout comme la berline 4 portes. La puissance des moteurs est également revue : le 1 351 cm3 à 86 ch et le 1 490 cm3 à 95 ch.

En 1982, un hayon est finalement proposé sur les versions 5 portes SC, tandis que la version 3 portes était déjà disponible depuis 1981. En début de gamme, une version S à 4 portes était encore proposée, alors que le haut de gamme était représenté par la 1.5 à 5 portes Quadrifoglio Oro, avec un moteur 1,5 l carburateur double corps de 95 ch et une finition très soignée : intérieur velours, volant bois, calandre chromée. La gamme de l’année 1982 comprenait : la 1.2 4p S (boîte 4 vitesses, moteur de 63 ch) ; la 1.2 4p/5p SC (boîte 5 vitesses, moteur de 68 ch) ; la 1.3 4p/5p SC (moteur de 79 ch) et la 1.5 5p Quadrifoglio Oro (moteur de 95 ch). En 1982, la 1.5 Ti laisse la place à une version plus puissante : 1.5 Ti Quadrifoglio Verde de 105 ch reconnaissable à ses jantes Speedline en alliage, ses bas de caisse et ses sièges plus sportifs.

Alfasud Sprint (1976-86) : 

En 1976, Alfa Romeo lança l’Alfasud Sprint, un beau coupé 4 places avec une carrosserie fastback et hayon, dessiné par Giugiaro et fortement inspiré par l’Alfetta GT. Le moteur était le boxer 1286 cm3 de 75 ch, brillant mais pas très puissant. En 1978, la gamme fut étendue avec l’introduction des versions Veloce 1.3 et Veloce 1.5, dotées des moteurs boxer à carburateur double corps de 1351 cm3 (86 ch) et 1490 cm3 (95 ch).

En 1983, un restylage (nouveaux pare-chocs en plastique, nouvelle calandre, nouveaux feux arrière, bandes latérales plus larges, peinture noire de toutes les parties auparavant chromées et nouveaux intérieurs) lança la seconde série. Deux versions étaient disponibles : 1.3 (1351 cm3, 86 ch) et 1.5 Quadrifoglio Verde (QV) (1490 cm3, 105 ch). Le modèle QV se caractérisait par une boîte de vitesses courte. Ce dernier est reconnaissable grâce aux lignes vertes sur les pare-chocs et des sièges sport avec appuis-tête percés.

En 1986, la ligne est allégée grâce à l’élimination des bandes latérales et par quelques modifications aux pare-chocs. La cylindrée de la Quadrifoglio Verde, qui adopta un petit spoiler couleur carrosserie à l’arrière, passa de 1490 cm3 à 1712 cm3 (118 ch). Les dernières unités produites seront écoulées en 1989.

En 1983 Alfa Romeo présente le modèle qui succédera à l’Alfasud, l’Alfa Romeo 33 qui sera commercialisée dès 1984. Seule la Sprint continua sa carrière jusqu’en 1988.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1982 : Alfasud Super 1350 : 43.830 F ; Alfasud 1500 TI : 52.124 F ; Alfasud Sprint Veloce : 54.256 F soit 18.036 € avec 118 % d’inflation.

Prix actuel d’occasion : à partir de 4000 € pour une sprint.

Youngtimer – Alfa Romeo SZ (1989-91) & RZ (1992-93)

En reprenant en 1989 la dénomination SZ (S pour Sport et Z pour Zagato) pour son nouveau coupé, Alfa Romeo recherchait visiblement à renouer avec le passé sportif qui avait fait, au début des années soixante, la gloire des coupés SZ dérivés de la célèbre berline Giulietta. Pourquoi pas, puisque même Ferrari venait d’utiliser ce stratagème avec la 288 GTO!

Un superbe moteur :

Plus question de disputer la Targa Florio ou les 1000 km du Nürburgring : ces courses avaient disparu depuis longtemps et la SZ ne s’y serait trouvé guère à l’aise. Pourtant l’esprit reste présent, qui donne la priorité aux performances et au caractère sportif à partir d’une mécanique de série : le superbe V6 Busso trois litres des berlines 75 ou 164 dont la puissance a été augmentée de 20 chevaux. La plate-forme, elle, est héritée de la 75 et reçoit par collage des panneaux de plastique composite, réalisés par la société italienne Carplast. Le toit en alu, l’aileron en carbone, l’intérieur en cuir beige et le tableau de bord en carbone finissaient la voiture.

L’assemblage se fait chez Zagato (à Rho, dans la banlieue de Milan) qui n’est cependant pas l’auteur du dessin de la carrosserie, dû au bureau du style Alfa Romeo. Le style très tranché de la carrosserie, presque brutal, avec des arêtes dures et très marquées, correspond parfaitement à la destination de la voiture et à l’image recherchée.

Un comportement sportif : 

Avec ses articulations de suspensions montées sur rotule et des pneus Pirelli P Zero ultraperformants, le coupé SZ offre à la fois une stabilité et une agilité exceptionnelles, deux qualités souvent contradictoires. Au point de faire rêver d’un moteur encore plus brillant…

En 1992, Alfa sort le roadster RZ : 

La SZ fut construite à 1036 exemplaires. En 1992, Alfa Romeo lança la RZ (Roadster Zagato) qui reprend les lignes générales de la SZ, mais avec un poids augmenté de 132 kg par le renforcement de la structure ouverte de l’habitacle. Cette série est limitée à 278 exemplaires qui sont produits jusqu’en septembre 1993. Les couleurs de carrosserie, outre le rouge Alfa traditionnel, comprennent le jaune et le noir. Les deux versions sont maintenant très recherchées.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur et transmission : Moteur V6 ; Cylindrée : 2959 cm3 ; Puissance maximale : 210 ch ; Transmission : 5 vitesses, manuelle ; Roues arrières motrices ; Boîte-pont à l’arrière avec autobloquant à 25 %.
Poids et performances : Poids à vide : 1256 (SZ)/1388 kg (RZ) ; Vitesse : 245 km/h.
Châssis et Carrosserie : Carrosserie SZ : coupé ; RZ : cabriolet. Châssis : plate-forme en acier avec panneaux composites collés ; assiette variable par vérins hydrauliques ; suspension arrière de Dion.
Dimensions : Longueur : 4059 mm ; Largeur : 1730 mm ; Hauteur : 1311/1201 mm.

Prix du modèle neuf en 1990 : 420.000 F soit 99.367 € avec 55% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 60.000 €.

Youngtimer – BMW M3 [E36] (1992-1999)

En 1993, un célèbre magazine auto la présentait ainsi : « Qu’est-ce qui est plus performant que les meilleures sportives, largement plus confortable et suffisamment discret pour ne pas déclencher d’émeutes dans les rues? Réponse : le coupé BMW M3. Qui s’offre en prime le luxe d’être raisonnablement cher? Et si s’était tout simplement la voiture du siècle? »

La BMW M3 série 1 :

La BMW M3 est la version sportive de la BMW Série 3, revue par la branche Motorsport de la marque bavaroise. Construite sur la base du châssis E30, elle a vu le jour en 1986. À l’origine conçue dans le but de gagner des courses, les générations suivantes furent avant tout développées à destination d’une clientèle amatrice de voitures sportive. La première M3 était équipée d’un moteur 4 cylindres à 16 soupapes proposé en deux cylindrées, d’abord un 2,3 L de 200 ch puis un 2,5 L de 238 ch. Mais la E36 qui fut commercialisée à partir de 1992 n’avait plus grand chose à voir avec cette première mouture.

Un nouveau moteur 6 cylindres pour la M3 série 2 :

D’un point de vue esthétique, la ligne de la M3 série 2 [E36] est entièrement revue, mais c’est au niveau du moteur que la division « M » de BMW a effectué les plus gros changements : le quatre cylindres de l’E30 est remplacé par un six-cylindres en ligne de 3 litres et gagne ainsi, dans un premier temps, plus de cinquante chevaux pour atteindre, sur la première version de la E36, 286 ch. D’autre modifications apparaissent en 1996 avec un six cylindres de 3,2 L d’une puissance de 321 ch, accouplé à une boîte à six rapports.

Encensée par la presse automobile :

Comme évoqué en introduction, la BMW M3 [E36] fut l’objet d’un article dithyrambique sur la revue Auto Plus n° 241 du 20 avril 1993 (voir le scan en bas de page). Elle fut aussi désignée comme étant la voiture la plus maniable de l’époque par le magazine américain Car and Driver.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1993 : 320.000 F soit 68.903 € avec 41,2 % d’inflation.

Prix d’occasion : à partir de 10.000 €.

Youngtimer – Maserati 3200 GT (1998-2002)

La carrosserie de la Maserati 3200 GT fut signée par Italdesign, le bureau d’étude de Giorgetto Giugiaro, qui avait déjà fait le job pour les Maserati Ghibli, Bora et Merak. C’était le premier modèle entièrement étudié et mis au point après la reprise du constructeur au Trident par Fiat et sa prise en charge par Ferrari. Proposée en cabriolet à l’été 2001, la 3200 GT ne recevra pas en option de boîte séquentielle F1 d’origine Ferrari, mais une plus classique à convertisseur, livrée par BTR.

Moteur et suspensions exceptionnels :

Le moteur, placé en long à l’avant, est un Maserati V8 de 3200 cm3 biturbo à 32 soupapes et 4 arbres à came en tête, développant 370 ch. Il est dérivé de celui utilisé sur la Shamal et sur la quatrième série de la Quattroporte. Ce moteur permet à la 3200 GT d’atteindre une vitesse maximale de 285 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en à peine 5,2 secondes. Le V8 biturbo est associé à une boite mécanique à 6 rapports bien étagés mais dont la commande est assez dure, c’est une des raisons pour lesquelles presque la moitié de la clientèle optera pour la boite automatique dès 2001.

La suspension de la Maserati 3200 GT est équipée de leviers triangulés transversaux double à l’avant et à l’arrière avec pilotage automatique de l’amortissement qui peut être sollicité à partir d’un bouton « sport » sur la planche de bord. Cette option durcit les liaisons au sol et déconnecte partiellement l’antipatinage.

Un carrière très brève :

Avec un tarif de 80.900 €, la 3200 GT était  beaucoup plus accessible que le coupé Ferrari 360 Modena affiché quant à lui à 137.000 €. De même, elle était moins chère à l’entretient. On la trouve d’occasion à moins de 20.000 €. En 2002, la Maserati 3200 GT fut remplacée par la Coupé. Elle doit sa courte carrière à ses feux arrière à Led en forme de boomerang non homologués aux U.S.A., qui, certes lui donnaient beaucoup de charme, mais lui interdisaient d’y être exportée.

Caractéristiques techniques :

Moteur : Essence V8 à 90°,32 soupapes ; Cylindrée : 3217 cm3 ; Puissance : 370 ch;  Transmission : Propulsion ; Boîte manuelle 6 rapports et Automatique.
Poids et performances : Poids à vide: 1587 kg ; Vitesse maximale : 285 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 5,2 s.
Carrosserie : Coupé et cabriolet.
Dimensions : Longueur : 4511 mm ; Largeur : 1821 mm ; Hauteur : 1306 mm ; Empattement : 2659 mm.