Film – Un Monde Sans Pitié (1989)

Ce film d’Eric Rochant, est une comédie dramatique qui brosse avec talent le portrait d’un jeune homme désabusé, revendiquant sans complexe son droit à la paresse hérité de la «Bof-génération», celle apparue à la fin des années 1950 et arrivée à l’âge adulte après les événements de mai 1968, qui est devenue «incapable de trouver la passion dans un monde sans émotion». Il semblerait que de nos jours, cette dernière ait plus ou moins disparu pour laisser la place à la « LOL génération », où le domaine d’expression de la critique de la société est passé de la rue à internet. À moins qu’il ne s’agisse de la « BEAUF génération », complètement auto-centrée et devenue addict aux smartphones, aux réseaux sociaux ainsi qu’à la télé-réalité.

Incarné par un Hippolyte Girardot parfait dans son rôle d’anti-héros, Hippo rêve d’un idéal féminin, mais veut garder sans vergogne son statut de glandeur professionnel et de parasite de la société. Il assiste sans espoir au déclin d’une France dominée par la crise économique et sociale, un monde en changement où l’amour reste la dernière aventure salutaire. On se souviendra du monologue d’introduction censée refléter la pensée d’Hippo : « Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu’un. Si au moins on pouvait croire qu’on sert à quelque chose, qu’on va quelque part. Mais qu’est-ce qu’on nous a laissé ? Les lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On n’a que dalle, on n’a plus qu’à être amoureux, comme des cons. Et ça, c’est pire que tout. »

L’histoire :

Hippo vit au jour le jour de parties de poker occasionnelles et des magouilles de son frère Xavier (Jean-Marie Rollin), lycéen sur lequel il est sensé veiller, mais qui trafique du shit et invite régulièrement ses amis à des soirées dans leur grand appartement parisien. Sa routine est troublée par les appels de Francine (Cécile Mazan), une femme plus âgée que lui auprès de laquelle il va parfois chercher un peu de tendresse et de réconfort lorsqu’il est au creux de la vague sentimentale. Hostile à toute forme de changement, décidé à rester volage, il tombe cependant amoureux de Nathalie Rozen (Mireille Perrier), une brillante normalienne qui est son opposé, à la fois arriviste dans sa vie professionnelle et sentimentalement coincée. Le choc de leurs deux modes de vie met du piment dans leur rencontre mais révèle l’impossibilité pour Hippo de partager ses sentiments, peurs et espoirs. Alors il se console en traînant ses guêtres avec Halpern (Yvan Attal), son ami d’infortune qui lui aussi est un brin désabusé avec les filles («En ce moment, les nanas elles délirent, elles supportent plus les branleurs. Faudrait tous qu’on devienne des youppies putain»)…

On trouve dans ce film un certain romantisme, comme la célèbre scène de la tour Eiffel qu’Hippo simule éteindre en claquant des doigts à minuit pour épatter sa belle, ou encore, les plans à la robert Doisneau évoquant deux amoureux marchant enlacés au milieu d’une rue parisienne au petit matin. Ce film devenu culte reflète la désillusion des jeunes, avec en fond, la triste absence de vision de nos dirigeants, incapables de mettre en œuvre des projets d’avenir qui portent le peuple grâce à des idéaux moins terre à terre que la consommation et le fric. Comme le dit un vendeur de journaux à Hippo en réponse à sa quête des nouvelles du jour : « Le patronat exploite les salariés, le capital produit de la plus-value et le prolétariat se paupérise. Rien de neuf ». On peut aussi mesurer tout le vide qui sépare Hippo et Halpern de Nathalie et ses amis lors d’une soirée à son domicile. Un fossé qui s’est creusé encore plus depuis 30 ans pour devenir maintenant un abysse d’incompréhension entre Bo-bos, Bofs, Lols ou Beaufs qui chacun vont de leur discours autiste dans la cacophonie de désinformation ambiante.

Ce film fut couronné César du meilleur premier film en 1990 et César du meilleur espoir masculin 1990 pour Yvan Attal.

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Film – Police Fédérale Los Angeles (1985)

Richard Chance (William L. Petersen) et Jimmy Hart (Michael Greene) sont des agents du F.B.I. bossant au bureau de Los Angeles à la section contrefaçon. Chance a une réputation de tête brûlée, alors que Hart se la joue tranquille à seulement trois jours de la retraite. Hart enquête sans son coéquipier dans un entrepôt situé dans le désert, qu’il suppose être une imprimerie du faux-monnayeur Rick Masters (Willem Dafoe). Après que Hart se soit fait tuer par Masters et Jack, son garde du corps, Chance explique à son nouveau partenaire, John Vukovich (John Pankow), qu’il veut faire tomber Rick Masters quoi qu’il arrive.

Les deux agents tentent d’obtenir des informations sur Rick Masters en mettant sous surveillance un de ses associés criminels, l’avocat Max Waxman. Vukovich trop fatigué s’endort dans sa planque, et par suite, ils échouent à coincer Masters en train d’assassiner Waxman (Christopher Allport). Alors que Vukovich veut respecter la procédure, Chance devient de plus en plus imprudent et bafoue l’éthique dans son obstination à stopper Masters. Grâce à son informatrice et amante Ruth Lanier (Darlanne Fluegel), Vukovich rencontre en privé l’avocat de Masters, Bob Grimes (Dean Stockwell). Grimes, reconnait un conflit d’intérêts potentiel qui pourrait ruiner sa pratique juridique, et accepte de mettre en place une réunion entre son client et les deux agents, qui engagent Masters en se faisant passer pour des banquiers corrompus de Palm Springs intéressés par ses services de contrefacteur. Masters est réticent à travailler avec eux, mais accepte finalement d’imprimer pour 1.000.000 $ de faux billets.

À son tour, Masters exige 30.000 $ d’acompte pour imprimer la fausse monnaie, soit trois fois la limite autorisée par l’agence fédérale. Pour obtenir l’argent, Chance persuade Vukovich de l’aider à voler Thomas Ling, un homme connu de son informatrice Ruth comme disposant de 50.000 $ de cash pour acheter des diamants volés. Chance et Vukovich interceptent Ling à la gare et s’emparent de l’argent dans une zone industrielle. Mais l’affaire tourne mal, et Ling qui est un agent infiltré, se fait tirer accidentellement dessus par son équipe de couverture. Chance et Vukovich tentent de leur échapper à travers une course poursuite épique…

Réalisation et anecdotes :

Le réalisateur William Friedkin (déjà connu pour ses films L’Exorciste ou French Connection) a reçu le roman de Gerald Petievich sous forme de manuscrit et l’a trouvé très authentique. Petievich est un ancien agent des services secrets et il apparaît dans un caméo en tant qu’agent du FBI. Le cinéaste était également fasciné par la « nature absolument surréaliste » du travail d’un agent secret à Washington DC. Friedkin avait un budget relativement faible de 6 millions de dollars pour le film, aussi, les acteurs et l’équipe furent obligés de travailler pour des salaires relativement bas. En conséquence, le film ne put bénéficier d’aucune star.

Friedkin a tout filmé sur place et a travaillé rapidement, utilisant souvent la première prise pour donner un sentiment d’immédiateté. Il n’aimait pas les répétitions, aussi, il créait des situations où les acteurs pensaient répéter une scène alors qu’en fait, il tournait pour de bon. La scène pendant laquelle Petersen court entre les tapis roulants du terminal de l’aéroport international de Los Angeles a causé des problèmes entre le cinéaste et la police de l’aéroport. L’aéroport avait interdit cette scène, principalement pour la sécurité de Petersen, car ils estimaient que leur assurance ne l’aurait pas couvert s’il s’était blessé. L’acteur a dit à Friedkin qu’ils devraient tourner la scène de toute façon, alors le réalisateur a proposé qu’ils simulent une répétition alors que les caméras tournaient la scène ; bien que la pilule fut difficile à avaler par les responsables de l’aéroport, la prise était dans la boîte.

La fabrication de fausse monnaie a l’air authentique parce que Friedkin a consulté des contrefacteurs réels. Le « consultant » a réalisé les scènes qui ne montrent pas l’acteur Willem Dafoe à la caméra pour donner plus d’authenticité à cette séquence, même si l’acteur a appris à imprimer des faux Dollars. Plus d’un million de faux billets furent imprimés mais avec trois erreurs délibérées de sorte qu’ils ne pourraient pas être utilisés en dehors du film. Les cinéastes brûlèrent la plus grande partie de la fausse monnaie mais certains exemplaires échappèrent à la destruction, et furent utilisés à leur insu. Le fils d’un des membres de l’équipe essaya d’utiliser une partie de l’argent pour acheter des bonbons dans un magasin local et il fut arrêté. Trois agents du FBI de Washington interrogèrent les membres de l’équipe chargés du travail d’impression des faux billets ainsi que le réalisateur. Vu la dimension que prenait l’affaire, Friedkin offrit de montrer le film au secrétaire du Trésor et de retirer tout ce qui représentait un danger pour la sécurité nationale. Mais l’affaire se tassa et ce fut la dernière fois qu’il entendit parler des services du gouvernement.

La poursuite en voiture à contre-sens sur une partie d’autoroute de Los Angeles a été l’une des dernières scènes tournées dans le film et il a fallu six semaines pour la réaliser. À ce stade, Friedkin travaillait avec une équipe très dépouillée. Il a eu l’idée d’organiser une poursuite à contre-sens le 25 février 1963 alors qu’il rentrait chez lui après un mariage à Chicago. Il s’était assoupi au volant et avait retrouvé sa vigilance alors qu’il s’était engagé sur la mauvaise voie avec le trafic venant en sens inverse se dirigeant directement vers lui. Il s’est rabattu sur le côté et a reculé ; pendant les 20 années suivantes, il s’est demandé comment il allait utiliser cet évènement périlleux de sa vie dans un film. Pour live and die in LA, il a déclaré au coordinateur de cascades Buddy Joe Hooker que s’il pouvait réaliser une poursuite mieux que celle du film The French Connection (qu’il avait tourné en 1971), il était preneur. Sinon, il ne l’utiliserait pas.

Petersen a fait beaucoup de séances de conduite sans doublure au cours de cette séquence et les réactions stressées de l’acteur John Pankow étaient réelles. Trois week-ends ont été consacrés au tournage sur des tronçons de l’autoroute de Terminal Island près de Wilmington, en Californie, qui ont été fermés pendant quatre heures pour permettre à l’équipe d’organiser la poursuite chaotique. Pour ajouter à la sensation oppressante de la poursuite, Friedkin l’a mis en scène sur un tronçon où le flux de la circulation autoroutière est inversé (comme si on se trouvait au Royaume-Unis) puisqu’elle se déroule sur la voie droite de l’autoroute à contre-sens, et non sur la voie gauche.

Musique du film :

Selon Friedkin, la raison principale pour laquelle il a choisi Wang Chung pour composer la bande originale était parce que le groupe « se démarquait du reste de la musique contemporaine. […] Ce qu’ils ont finalement enregistré n’a pas seulement amélioré le film, mais lui a donné de la profondeur et une dimension plus puissante ». Après avoir écouté l’album précédent du groupe, Points on the Curve, Friedklin décida que Wang Chung composerait l’intégralité de la partition musicale de son film. Mais il appréciait tellement l’album qu’il y puisa une des chansons, « Wait », afin de l’utiliser dans le cadre de la bande-son. « Wait » apparaît à la fin du film. Les chansons de la bande-son, à l’exclusion de la chanson titre et de « Wait », ont été écrites et enregistrées en deux semaines. Ce n’est qu’après que Wang Chung ait vu une ébauche du film que le groupe produisit la chanson-titre.

Voir sur YouTube et Dailymotion : « Police fédérale Los Angeles (1985) Bande annonce française » par Otto Rivers ; « Police Fédérale Los Angeles » courses poursuites par DIRECTVISION1

Film – Matrix (1999)

Matrix est un film de science-fiction écrit et réalisé en 1999 par les sœurs Wachowskis, avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving et Joe Pantoliano. Il décrit un futur dystopique dans lequel le monde perçu par la plupart des humains est en fait une réalité simulée appelée «matrice», créée par des machines intelligentes pour soumettre la population humaine, tandis que la chaleur et l’activité électrique de leur corps sont utilisées comme source d’énergie. Le programmeur informatique Neo (Keanu Reeves) apprend cette vérité en étant contacté par ce qu’il pense être un groupe de hackers avec à leur tête Morpheus (Laurence Fishburne). Mais ils lui font vite découvrir que son univers quotidien est un monde virtuel dans lequel les êtres humains sont gardés sous contrôle. Morpheus pense que Neo est l’Élu et il l’entraîne dans une rébellion contre les machines.

Matrix est sorti aux États-Unis le 31 mars 1999 et a rapporté plus de 460 millions de dollars dans le monde entier. Il a été bien reçu par les critiques et a remporté de nombreuses récompences (BAFTA Awards et Saturn Awards). Les critiques ont fait l’éloge de Matrix pour ses effets visuels, sa cinématographie et sa valeur de divertissement novateurs. Les prémisses du film furent à la fois critiquées pour être dérivées des travaux de science-fiction précédents et louées pour être intrigantes. L’action polarisa également les critiques, certains la décrivant comme impressionnante, mais d’autres la rejetant comme une distraction banale inspirée d’une idée inintéressante. Le succès du film a conduit à la sortie de deux longs métrages, écrits et réalisés par les Wachowskis:  Matrix Reloaded et Matrix Revolutions.

Les sources littéraires du film :

Le film est un exemple du sous-genre cyberpunk. Il contient de nombreuses références à des idées philosophiques et religieuses et rend particulièrement hommage à des œuvres telles que l’Allégorie de la Caverne de Platon, Simulacres et Simulation de Jean Baudrillard et Les aventures d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Dans les années soixante, plusieurs grands romanciers de science-fiction s’étaient déjà interrogés sur la réalité et sa représentation par des simulacres, comme Philip K. Dick dans Simulacres (1964) et dans certains de ses romans précurseurs, L’œil dans le ciel (1957) et Le Temps désarticulé (1959), ainsi que Daniel F. Galouye avec Simulacron 3.

Mais alors que dans Matrix, les humains sont réels, seul leur cerveau étant branché sur le simulateur, dans Simulacron 3 de Galouye, les humains eux-mêmes sont entièrement simulés (cette idée est reprise dans le film Passé virtuel). Cependant, les opérateurs de la machine effectuant la simulation finissent par avoir des doutes sur le réalité de leur propre monde, dans une mise en abyme vertigineuse. Dans son roman Simulacre, qui présente une société futuriste et totalitaire dominée par une matriarche, Nicole, Dick lui, a imaginé des mondes simulés par des décors et des manipulations psychiques, au service de forces politiques.

Le sujet de la simulation a dépassé le cadre de la science-fiction pour susciter des interrogations philosophiques, voire physiques, sur la réalité du monde dans lequel nous vivons. Se pose alors la question de savoir s’il est possible ou non de détecter que nous vivons dans une simulation : c’est l’hypothèse de simulation.

Voir sur YouTube : « Matrix – La pilule rouge » par Aleste404

Film – Sabata (1969)

Sabata est un Western Spaghetti italien de 1969, dirigé par Gianfranco Parolini. C’est le premier film de la trilogie Sabata, avec Lee Van Cleef dans le rôle du héros ayant donné le titre au film. Parolini avait déjà eu un succès majeur avec le premier western spaghetti de la série Sartana en 1968 avec Gianni Garco dans le rôle principal, mais la suite a été confiée à d’autres réalisateurs, comme Giuliano Carnimeo. Le producteur Alberto Grimaldi a contacté Parolini pour une série similaire nommée Sabata.

Comme le rappelle Parolini: «Grimaldi est un producteur très intelligent ; il a eu le nez creux dans les affaires et nombre de ses films furent des succès. Il m’a demandé de faire un film pour le marché américain et, comme d’habitude, j’ai accepté avec enthousiasme». Pour le scénario, il a appelé Renato Izzo, qui avait déjà travaillé sur Sartana. Pour Parolini : « C’est une scénario bien écrit autour d’hommes qui s’affrontent sur fond de chasse au magot. »

Les personnages :

Sabata est un chasseur de primes et un joueur professionnel dont la précision au tir est quasiment surhumaine ; il résout la majorité de ses problèmes avec ses revolvers. Ses armes de choix sont un Derringer spécial à quatre canons, et un fusil à canon amovible.

Banjo (William Berger) est le seul homme du film qui est presque à égalité avec Sabata. Se cachant dans la ville après quelques problèmes à Denver, il semble savoir tout ce qui se passe dans la ville et essaie de gagner de l’argent à la fois sur le dos de Sabata et de Stengel. Il emporte son banjo partout où il va.

Carrincha (Ignazio Spalla) est un vétéran de la guerre de sécession devenu alcoolique, adepte du lancé de couteau, qui s’ennuie dans la vie civile. La plupart de ses phrases finissent par des rires insensés.

Alley Cat (Franco Ressel) est le seul ami de Carrincha ; c’est un Indien silencieux qui effectue des acrobaties incroyables et peut échapper à tout poursuivant sans difficultés.

Jane (Linda Veras) : est une fille de saloon qui est attirée par Banjo.

Stengel (Franco Ressel) est le méchant de l’histoire. Ce grand propriétaire terrien et ses deux complices eux aussi notables de la ville, ont conçu le vol sur lequel est charpenté l’intrigue entière du film. Très confiant dans la conviction qu’il est supérieur au reste de l’humanité, il tue les gens avec un pistolet caché dans sa canne lançant un dart mortel.

L’histoire :

Sabata, un tireur habile qui parle peu, arrive à Daugherty, une petite ville du Texas et il découvre qu’il n’est pas le seul étranger dans la ville, puisqu’au même hôtel réside Banjo, un vagabond apparemment sans but – et ancien associé de Sabata – qui a un talent inné pour se retrouver dans les mauvais endroits exactement au bon moment. Alors qu’il boit un verre au saloon, il apprend que 100.000 $ appartenant à l’armée viennent d’être dérobés à la banque. Une prime de 5000 dollars est offerte en récompense à celui qui retrouvera le butin, ce qui incite Sabata à partir à la recherche des voleurs. Ils neutralise les 7 hommes et restitue l’argent volé. Mais tout le monde n’est pas content de l’intervention de Sabata puisque le vol a été organisé par le notable local, Stengel, avec la complicité du juge O’Hara (Gianni Rizzo) et de Fergusson (Antonio Gradoli), le propriétaire du saloon.

Il ne faut pas longtemps à Sabata pour comprendre que Stengel et ses deux acolytes voulaient utiliser cet argent pour acheter les terrains bordant la future ligne de chemin de fer en vue de juteuses plus-values, et il commence aussitôt à les faire chanter en leur demandant des sommes de plus en plus élevées en échange de son silence. Stengel, bien sûr, n’est pas enchanté par l’affaire, et il tente de se débarrasser de Sabata. Mais ses propres hommes de main s’avèrent parfaitement incapable de régler le problème, tout comme la succession de tueurs professionnels qu’il a engagés. Ferguson se retourne alors vers Banjo – qui est également un tireur expert – lui offrant 100.000 $ pour éliminer son vieil ami…

Voir sur YouTube : « Sabata » par WesternFilms Online

Film – Le Capitaine Nemo et la ville sous-marine (1969)

Le Capitaine Nemo et la ville sous-marine est un film britannique qui est sorti en 1969. Ce film réalisé par Jack Hill, présentait un casting composé de quelques acteurs réputés, américains pour certains, tels Robert Ryan (Le capitaine Nemo) et Chuck Connors (Le sénateur Fraser) ou bien britanniques : Nanette Newman (Hellena Bekett), John Turner (Joab) ou Allan Cuthbertson (Lomax), à l’exception de Luciana Paluzzi (Mala) qui était italienne. Le script a été écrit par Pip et Jane Baker. Il présente le personnage du capitaine Nemo et s’inspire du roman de Jules Verne, 20.000 lieux sous les mers.

L’histoire :

Le submersible du capitaine Nemo, le Nautilus, sauve de la noyade quelques passagers d’un navire en perdition et les prend sous sa protection dans une ville sous-marine secrète, Templemer, où on leur signifie qu’ils devront désormais habiter sans espoir de retour à la surface. Les survivants comprennent les frères Barnaby (Bill Fraser) et Swallow Bath (Kenneth Connor), Lomax (Allan Cuthbertson), Helena Beckett (Nanette Newman) et son fils, et le sénateur Robert Fraser (Chuck Connors).

Peu à peu, les nouveau hôtes prennent leur marques au milieu des habitants de Templemer et Nemo les emmène faire un tour de plongée autour de la ville. Lomax tente de voler des engins de plongée et de s’échapper mais est il est capturé. Joab, le second de Nemo, montre aux frères Bath comment la ville produit de l’oxygène et de l’eau douce dont le sous-produit est essentiellement l’or, devenu si abondant ici, qu’on l’assimile à un déchet. L’idée leur vient de s’évader en emportant de l’or, mais Joab leur conseille de ne pas faire de tentatives. De son côté, Lomax s’obstine et essaie d’utiliser la machine générant de l’oxygène pour provoquer la rupture du dôme de la ville. Sa tentative échoue et il ne parvient qu’à inonder la salle de contrôle de la machine tout en se noyant durant le processus. Au cours de cet épisode, les frères Bath se glissent dans la zone interdite où ils découvrent un deuxième sous-marin, le Nautilus II, et le voient comme un moyen de quitter la ville sous-marine.

Les frères Bath demandent à Fraser de les aider ; celui-ci accepte et demande à apprendre le fonctionnement du sous-marin. Fraser dit à Nemo qu’il aimerait quitter la cité pour aider son pays en pleine guerre civile mais Nemo refuse et au lieu de cela, il lui offre un poste de commandement à Templemer. Cela inquiète Joab, qui, sentant son poste menacé, aide Fraser et les Baths à voler le Nautilus II, à condition qu’ils partent sans effusion de sang, et qu’ils permettent à l’équipage de revenir avec le sous-marin intact. Ils parviennent à s’emparer du submersible, mais ils sont poursuivis par Nemo dans son appareil…

Production du film :

Réalisé avec un budget de 1,5 million de dollars, ce film est une combinaison de deux romans de Jules Verne (« 20.000 lieux sous les mers » et « Une ville flottante »), que le réalisateur Roger Corman voulait adapter à l’écran. Bien que son film n’ait jamais dépassé la phase de planification, le producteur de MGM, Steven Pallos, a réussit à recréer le projet en lisant une série d’articles très inspirants sur les expériences de Jacques Cousteau sur les habitats en eaux profondes et le «flottant» a été transformé en «sous l’eau». Le film s’inspirait fortement du charme supposé de l’ère victorienne, suite à un accord entre le réalisateur et les scénaristes pour produire une atmosphère d’évasion populaire, plus près de celle du Tour du monde en 80 jours de Michael Todd que celle du film de Disney, 20.000 lieux sous les mers.

Voir sur YouTube : « Captain Nemo And The Underwater City (Original Theatrical Trailer) » par warnerarchive