Disque – Indochine – 3 (1985)

Banlieue sud à l’aube de 1980, une petite annonce passé dans Rock & Folk pour le groupe Les Espions va être le début d’une grande aventure musicale. Un certain Dominik Nicolas débarque pour une audition comme guitariste. Finalement, il est pris comme bassiste. Nicolas Sirkis quand à lui deviendra chanteur. Et puis, petit à petit, Nicolas et Dominik deviennent amis et finissent par quitter le groupe. Ils recrutent un saxo débutant, Dimitri Bodianski. Indochine est né. Premier concert au Rose Bonbon, fameux night-club parisien. Dans la foulée, premier 45 tours « Dizzidence politik » en 1982. Puis arrive le quatrième laron, Stéphane, le frère jumeau de Nicolas, qui de guitariste passe aux synthétiseurs. L’étape suivante, c’est le premier album. On y trouve « L’Aventurier », le tube de l’été 1983. En 1985, ceux qui attendaient le groupe au tournant en sont pour leur frais. Désormais Indochine est un groupe à succès. L’abum 3 est celui qui assoit définitivement la réputation du groupe en tête de la Pop française avec les singles « 3ème Sexe » et « Tes Yeux Noirs ».

Quelques albums remarquables : 

3 (1985) : est le troisième album studio d’Indochine, sorti en 1985. Présenté par les médias de l’époque comme l’album de la maturité, il marque la première évolution musicale du groupe à travers des textes qui abordent de nouveaux thèmes, jugés plus sérieux. En termes de succès populaire, 3 est aussi l’album de la consécration, toute une génération reprenant en chœur les titres phares qui le composent : « 3e sexe » est un hymne à la tolérance vestimentaire ou sexuelle, au droit à la différence, et devient le deuxième énorme tube du groupe. « Canary Bay » aborde le thème de l’homosexualité féminine. « Trois nuits par semaine » est directement inspiré du roman à forte connotation érotique et sensuelle L’Amant de Marguerite Duras. « Tes yeux noirs » est une chanson sur la séparation amoureuse et le désir de l’autre. 

Après une première apparition dans les charts en 1985, l’album atteint la deuxième place du Top 20 en mai 1986 et sera certifié double disque de platine en octobre de la même année. À ce jour, plus de 800.000 exemplaires ont été vendus en France. Il a également été distribué en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Canada, au Danemark et en Suède.

Paradize (2002) : Le 9e album studio d’Indochine est souvent considéré comme l’album du renouveau de la carrière d’Indochine. Nicola Sirkis explore ses thèmes de prédilection depuis les débuts d’Indochine : le sexe, la religion, le mal-être adolescent ou encore ici le décès de son frère jumeau Stéphane Sirkis (Electrastar). Le single « J’ai demandé à la lune », devenu un morceau mythique du groupe et incontournable en concert, a été écrit et composé par Mickael Furnon, du groupe Mickey 3D.

L’album s’est vendu à environ 1,5 million d’exemplaires, ce qui a fait renouer le groupe avec le succès après une « traversée du désert » durant les années 90.

13 (2017) : est le treizième album studio du groupe français Indochine. Son premier single est « La vie est belle ». Il est disponible en plusieurs formats notamment le disque compact, le vinyl et même la cassette audio. Sur la pochette du disque, réalisée par le photographe néerlandais Erwin Olaf, figurent 13 jeunes filles disposées sur deux rangées. Le cliché compose une photo de classe fictive sur laquelle les élèves portent des uniformes colorés imaginaires, certains arborant aussi des écharpes-drapeaux. L’esthétique de l’album est notamment inspirée des tableaux du peintre Henry Darger. « Un été français » est le deuxième single d’Indochine qui est lui aussi disponible dans plusieurs formats (CD, Vinyl et K7 audio). Cette chanson évoque principalement la montée du Front national dans les sondages, et son passage au second tour de l’élection présidentielle 2017. Le clip a été tourné sur le toit de l’Arche de la Défense.

Discographie : 

1982 : L’Aventurier
1983 : Le Péril jaune
1985 : 3 (820.000 ventes)
1987 : 7000 danses
1990 : Le Baiser
1993 : Un jour dans notre vie
1996 : Wax
1999 : Dancetaria
2002 : Paradize 
2005 : Alice & June
2009 : La République des Meteors
2013 : Black City Parade
2017 : 13

Voir sur YouTube : « Indochine – 3e sexe (Clip officiel) » ; Indochine – Tes yeux noirs (Clip officiel) ; Indochine – L’aventurier (Clip officiel) ; Indochine – Des fleurs pour Salinger (Clip officiel) ; Indochine – J’ai demandé à la lune (Clip officiel) ; Indochine – Savoure le rouge (Clip officiel) ; Indochine – Un été français (Clip officiel) par Indochine officiel

Présentation de la webradio

La webradio du blog est en ligne depuis le début du mois d’avril 2018. Elle reprend (entre autre) la musique des artistes et groupes qui sont évoqués sur Echoretro à la rubrique Disques. Elle est essentiellement consacrée au Pop-Rock, et dans une moindre mesure au Funk, au Disco et à la Variétés Française, dans une fourchette chronologique allant des années 60 à fin 90, bien que certains titres soient plus récents ou actuels. Si vous avez apprécié ces articles, vous aimerez sûrement la radio. Alors, n’hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessous.

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Disque – Michel Polnareff – La Compilation (1991)

Michel Polnareff est un auteur-compositeur-interprète français, né le 3 juillet 1944 à Nérac. Pianiste et mélodiste pop, il cultive une apparence singulière. Il est le compositeur et l’interprète d’un grand nombre de succès populaires, notamment : La Poupée qui fait non, Tout pour ma chérie, Je suis un homme, Le Bal des Laze, On ira tous au paradis, Lettre à France ou encore Goodbye Marylou. Les musiques de Polnareff s’inspirent de styles anglo-américains, suivent parfois une ligne néo-classique (telle Âme câline). L’artiste affiche un look androgyne (qui ne cesse d’évoluer), et écrit certains textes prônant la liberté sexuelle. La presse ne le lâche pas et le considère comme un symbole de la décadence de la jeunesse, à cause de son apparence jugée efféminée (point commun avec David Bowie) et de ses textes qui choquent. L’Amour avec toi (repris par Étienne Daho en 1989) est d’ailleurs interdit d’antenne avant 22 heures.

L’enfance :

Michel Polnareff est russe du côté de son père, et Breton du côté de sa mère. Il passe toute son enfance dans la musique. Son père Leib Polnareff (Léo Poll) a écrit des chansons pour Édith Piaf et Mouloudji, c’est d’ailleurs à lui que l’on doit les arrangements français de la chanson Le Galérien (d’après une mélodie populaire russe). Sa mère Simone Lane, est danseuse. Michel Polnareff commence le piano à quatre ans et reçoit à douze ans le premier prix de solfège au conservatoire du 8e arrondissement de Paris.

En 1957, il se familiarise avec la langue anglaise lors d’un séjour linguistique dans le Dorset. À 20 ans, il quitte le cocon familial qu’il juge étouffant, et s’installe sur les marches du Sacré-Cœur avec une guitare achetée avec ses économies. Ses premières notes seront celles de La Poupée qui fait non.

Les débuts :

Il devient beatnik, pacifiste et fait la manche en reprenant les standards rock de l’époque. En 1965, repéré et invité par André Pousse, il remporte un concours de rock organisé par Disco Revue au club alors branché La Locomotive. Le premier prix est un contrat avec Barclay, que Polnareff refuse.

Gérard Woog, un ami d’enfance, insiste pour le présenter à Lucien Morisse, patron d’Europe 1 et futur manager. Michel accepte de signer avec la maison Disc’AZ de Morisse à condition d’enregistrer à Londres avec Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse (futurs Led Zeppelin). À son grand étonnement, la maison de disques accepte, et La Poupée qui fait non sort le 26 mai 1966. Cette chanson connaît un véritable triomphe et sera reprise par de nombreux artistes.

Il enchaîne alors les tubes, de la complainte Love Me, Please Love Me (Rose d’or au festival d’Antibes, numéro 1 au Brésil) au romantique Bal des Laze en passant par l’existentiel Sous quelle étoile suis-je-né ? ou encore l’électrique et revanchard Roi des fourmis. Polnareff expérimente un système quadriphonique pour le disque Polnareff’s, ou encore fait tourner le micro tel un lasso pour enregistrer les chœurs de On ira tous au paradis.

L’exil américain :

Revenant d’une tournée internationale à l’été 1973, Polnareff découvre que son déficit bancaire se calcule en millions de francs, son homme de confiance Bernard Seneau l’a escroqué : avec son argent, il lui a loué un logement et une voiture sans les lui acheter (alors que Polnareff se croyait propriétaire), puis il est parti avec ses sous sans laisser d’adresse, et bien sûr sans avoir payé les impôts du chanteur. Polnareff se retrouve donc non seulement les poches vides, mais débiteur d’une énorme dette fiscale, et il faudra des années pour que ses avocats prouvent sa non-complicité dans cet impayé fiscal d’un million de francs. Sa mère meurt au même moment et Polnareff, dépressif, doit faire une nouvelle cure de sommeil avant de s’exiler, le 10 octobre 1973, aux États-Unis à bord du paquebot France, dont c’est un des derniers trajets (avant d’être désarmé en 1974 puis revendu).

Le retour en France :

En 1984, il signe la bande originale de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury. Durant cette période, Michel Polnareff réside épisodiquement en France. De 1985 à 1987, il s’installe à l’hôtel Le Manoir de Chaubuisson à Fontenay-Trésigny en région parisienne, et compose Goodbye Marylou qui devient immédiatement un tube à sa sortie. Lorsque le manoir ferme, il s’installe pendant 20 mois dans l’appartement des propriétaires du Café des Trois-Valets, à Fontenay-Trésigny, nourri, logé, blanchi. Néanmoins, ce que Polnareff écrit dans son autobiographie sur cette expérience est ressenti négativement par la famille propriétaire du café. C’est à cette époque qu’Epic (Sony Music aujourd’hui), lui propose un contrat.

À partir de septembre 1989, il réside (durant huit cents jours) à l’hôtel Royal Monceau, où il commence l’enregistrement de l’album Kâmâ Sutrâ avec l’aide de Ben Rogan à la production et Mike Oldfield à la guitare. Le disque sort en février 1990 et est un succès (près d’un million d’exemplaires vendus) grâce aux tubes Kâma Sûtra, LNA HO, Toi et moi. L’image de Michel Polnareff devient symbolique, dans ses clips et sur les pochettes, on ne voit que sa silhouette ou ses lunettes. « Période bleue » confiera l’intéressé, à l’image du clip Kâmâ Sutrâ où l’on aperçoit son ombre hanter les couloirs du Royal Monceau.

Quelques Albums remarquables :

Love Me, Please Love Me (1966) : Âgé d’à peine 22 ans au moment où il enregistre son premier album, Polnareff verra son disque publié aux États-Unis, qui pourtant faisaient peu de cas du rock français, sous le titre French Rock Blues. Folk rock, dans la veine de Bob Dylan, des Byrds ou des Kinks, avec des mélodies qui évoquent celles de Brian Wilson, et des expérimentations sur le son et le mixage dont l’exemple le plus frappant est Sous quelle étoile suis-je né ?

Michel Polnareff, dans cette seconde moitié des sixties, fut donc l’un des rares artistes pop français (avec Serge Gainsbourg et aussi Jacques Dutronc qui émerge la même année) à rivaliser en France avec les Anglo-Saxons, tant dans la qualité des compositions que dans la production sonore.

Coucou me revoilou (1978) : est le 6e album studio de Michel Polnareff sorti en 1978, premier album de Polnareff en langue française depuis son exil. Il suit la sortie de la chanson Lettre à France. 

Lettre à France : En 1972, Polnareff reçoit une lettre d’une agence immobilière qui lui réclame six mois de loyers impayés et apprend par la suite que ses biens – sa Rolls et sa maison – ne lui appartiennent pas, mais sont en location. Il a été trahi par son homme de confiance qui l’a spolié en lui prenant son argent et en laissant le chanteur endetté. De plus, le fisc lui réclame plus d’un million de franc, mais Polnareff est ruiné. L’opinion publique refusant de croire en sa bonne foi et supportant mal ce désamour, Polnareff décide de quitter la France, alors qu’il est menacé d’emprisonnement, pour refaire sa vie ailleurs.

Il s’exile alors en Californie où il publie un single qui se classe rapidement au Billboard Hot 100, hit-parade américain. Mais la France lui manque, et, pris d’un coup de blues, Polnareff griffonne sur une nappe en papier les premières notes de la chanson qui ne se nomme pas encore Lettre à France. Il enregistre la musique sur cassette et l’envoie à son parolier Jean-Loup Dabadie. Dabadie écrit alors un texte avec deux niveaux de lecture : on peut soit y voir une simple lettre d’amour d’un homme loin de sa dulcinée ou alors celle d’un homme exilé qui rêve de revoir son pays, la France. Ce double sens des paroles séduit Polnareff. Sorti durant l’été 1977, Lettre à France se classe au classement des sondages de l’IFOP à la 15e place à la date du 23 juillet 1977. Le titre progresse au hit-parade et atteint la 4e place le 27 août 1977, avant de chuter à la cinquième place durant les deux premières semaines de septembre 1977. Il apparaît pour la dernière fois dans le top 20 le 8 octobre 1977. Le single se vend à 840.000 exemplaires. Le succès de « Lettre à France » permet à Polnareff de revenir en France en octobre 1978 pour régler ses affaires avec le fisc et d’être innocenté par la justice, qui reconnaît la culpabilité de l’homme de confiance, toujours en fuite au moment du jugement. Toutefois, Polnareff est toujours redevable d’un million de francs à l’administration fiscale.

Cet album a pris plus d’un an de travail à l’artiste, qui en garde cependant un mauvais souvenir. Quelques titres se sont néanmoins imposés, comme Une simple mélodie, l’ironique Le Cigare à moteur, ou encore J’ai tellement de choses à dire et Le Clochard des jumbos qui dénoncent son exil forcé.

Bulles (1981) : Cet album fit renouer Polnareff avec le succès avec 800.000 exemplaires vendus. Bulles est un album en totale harmonie avec le son de l’époque et prouva à l’artiste que le public français ne l’avait pas oublié. À son lancement les trois chansons « Radio », « Je t’aime », et « Tam-Tam » furent les plus diffusées par les radios nationales. Cet album marqua aussi un tournant dans l’orientation musicale du chanteur. En effet, Polnareff s’imposait désormais dans un style plus rock, et les ballades dont on avait l’habitude à ses débuts ne sont pas présentes (à l’exception de « Je t’aime »).

Kâma-Sûtra (1990) : Cet album a été composé à Paris, à l’hôtel Royal Monceau, où le chanteur resta plus de 800 jours sans en sortir pour les besoins de sa création d’abord, mais aussi en raison de sa myopie devenant une cécité totale. Kâma-Sûtra est le fruit de prouesses techniques. En effet, Polnareff enregistrait les voix depuis le bar de l’hôtel, « L’Aquarius », et écoutait, par téléphone ou par bande transmise via un ordinateur, les sons mixés en studio parfois à plusieurs milliers de kilomètres. Les parties cordes ont été enregistrées aux studios Abbey Road. Annoncé par le single Goodbye Marylou (sorti en juin 1989), Kâma-Sûtra réintègre les mélodies au piano qui ont fait le succès de Polnareff, absentes de ses deux précédents albums, Bulles et Incognito.

Accompagné lors de sa sortie de l’un des premiers clips en 3D (LNA HO), abordant de manière inédite les rapports sentimentaux par réseaux, ici le minitel avec Goodbye Marylou, cet album peut être considéré comme le plus avant-gardiste de Polnareff. Mike Oldfield a joué des solos de guitare sur deux morceaux de cet album (Besoin de toi et LNA HO).

La Compilation (1991) : Les meilleurs titres de Michel Polnareff sur un double album qui sera rééditée en 1998.

Discographie : 

1966 : Love Me, Please Love Me
1968 : Le Bal des Laze
1971 : Polnareff’s
1972 : Polnarévolution
1974 : Michel Polnareff
1975 : Fame à la mode
1978 : Coucou me revoilou
1981 : Bulles
1982 : Show télé 82/Public
1985 : Incognito
1990 : Kâma-Sûtra
1996 : Live at the Roxy
2007 : Ze re Tour 2007
2016 : À l’Olympia

Voir sur YouTube : « Michel Polnareff Lettre A France Remastered » par sacha oudot ; Michel Polnareff – « La poupee qui fait non ( Rare Original Video 1966 ) » par exclusivevids1000 ; « Michel Polnareff ( Ame caline ) 1967 » par Babyhowdy233 ; « Michel Polnareff : on ira tous au paradis » par sdup

 

Album – Wilson Phillips – Shadows and Light (1992)

Wilson Phillips est un groupe pop rock vocal américain composé de Carnie Wilson, Wendy Wilson, et Chynna Phillips, respectivement les filles de Brian Wilson (Beach Boys) et de Marilyn Rovell (The Honeys), tandis que Phillips est la fille de John et Michelle Phillips (The Mamas & the Papas).

Leur premier album éponyme qui est sorti en 1990, s’est vendu à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde et a placé trois singles à la première place sur le Billboard Hot 100, faisant du trio le groupe féminin le plus vendu de tous les temps, battant ainsi The Supremes. En 1990, le groupe a remporté le Billboard Music Award du Hot 100 Single de l’année pour «Hold On», et a également été nominé pour cinq Grammy Awards et deux American Music Awards.

Le Groupe :

Les soeurs Wilson et Phillips ont grandi ensemble dans le sud de la Californie dans les années 1970 et 1980. Partageant toutes les trois un goût prononcé pour la musique et l’écriture, elles ont développé leur propre style d’harmonies vocales. En 1989, le trio a signé chez SBK Records.

Les Albums : 

Wilson Phillips (1990) : « Hold On », leur premier single, arrive en tête du Billboard Hot 100 au USA le 9 juin 1990, dépassant le titre « Vogue » de Madonna. Le single était aussi numéro 1 sur le Billboard Adult Contemporary aux États-Unis et est devenu un succès mondial, culminant à la deuxième place en Australie, au sixième rang au Royaume-Uni, au septième rang en Irlande, au 10e rang en Suède et au 15e rang aux Pays-Bas et Suisse. Il a également remporté le Billboard Music Award pour le Single le mieux classé de l’année 1990. Les deuxième et quatrième singles de l’album sont également devenus numéro un sur le Billboard Hot 100 : « Release Me » (deux semaines) et « You’re in Love » (une semaine). Les singles « Impulsive » et « The Dream Is Still Alive » ont respectivement atteint le numéro la 4ème et la 12ème place sur le Hot 100.

En 1991, le groupe sort un enregistrement de « Daniel », célébrant les chansons d’Elton John et de Bernie Taupin. Bien qu’il ne soit pas sorti en single, il a atteint la 7ème place au hit parade en raison de sa forte rotation en radio. Ils ont également sorti la chanson « You’re in Love » la même année, qui a  atteint la première place.

Shadows and Light (1992) : Cet album était profondément personnel et adoptait un ton plus sérieux, avec des pistes explorant des problèmes tels que la maltraitance des enfants («Where Are You») et leur éloignement de leurs pères («Flesh and Blood», «All the Way From New York»). Le premier single, « You Won’t See Me Cry » a culminé à la 20ème place aux États-Unis et à la 18ème au Royaume-Uni, et ce fut la première fois que le groupe eût un single classé aussi haut au Royaume-Uni qu’aux États-Unis. L’album a atteint la 4ème place du Billboard 200 et a été certifié platine aux États-Unis et double disque de platine au Canada. Peu de temps après la sortie de Shadows and Light en 1992, Chynna Phillips a annoncé son désir d’entamer une carrière solo. Le groupe a donc décidé de se dissoudre. 

En 1993, Wendy et Carnie Wilson ont sorti un album sur le thème des vacances de Noël, Hey Santa !, une collection de thèmes de vacances classiques avec une chanson originale (la chanson-titre). En 1995, Chynna Phillips a sorti un album solo, Naked and Sacred. La même année, Carnie a organisé sa propre émission télévisée de courte durée intitulée Carnie! En 1997, Carnie et Wendy, avec leur père Brian Wilson, sortent The Wilsons et le single « Monday Without You ». Capitol Records sort la compilation Greatest Hits en 2000, bien que le groupe ne se réunisse pas officiellement pour sa sortie, le 29 mars 2001, ils s’est reconstitué momentanément pour interpréter la chanson des Beach Boys «You’re So Good to Me» lors d’un spectacle hommage à Brian Wilson au Radio City Music Hall de New York. Chynna Phillips a dédié la performance à son propre père John Phillips, décédé quelques jours plus tôt.

California (2004) : Cette année là, le groupe se reforme pour sortir un album de reprises. Un single, « Go Your Own Way », une chanson enregistrée à l’origine par Fleetwood Mac, a culminé à la 13ème place du Billboard Adult Contemporary. L’album a débuté à la 35ème place sur le Billboard 200 avec 31.000 exemplaires vendus dans sa première semaine de sortie. En Nouvelle-Zélande, l’album a été un succès surprise, atteignant le top 10 et devenant disque d’or après que « Go Your Own Way » ait été classé au hit-parade pendant plusieurs semaines.

Christmas in Harmony (2010) : L’album a produit un single, « I Wish It Could Be Christmas Everyday, » une reprise de l’air populaire chanté par le groupe de glam-rock anglais Wizzard qui fut un succès en 1973.

Dedicated (2012) : est un nouvel album studio composé de reprises de chansons des Beach Boys et Mamas and the Papas. Le 3 avril 2012, le groupe a publié le single « Dedicated », qui a culminé à la 29ème place sur le Billboard 200.

Voir sur YouTube : « Wilson Phillips – Give It Up [Official] » par nevergonnaletudown ; « Wilson Phillips – Hold On » par WilsonPhillipsVEVO ; Wilson Phillips « Already Gone » 2004 -Video par zoggyzoggo ; « Wilson Phillips – Dream Is Still Alive » et « Wilson Phillips – Impulsive » par PWestlake0114 ; Wilson Phillips « Go Your Own Way » 2004 -Video par zoggyzoggo

Album – Kool & The Gang – Emergency (1984)

Ils ont débuté au milieu des années 60, à Jersey City, comme ensemble de jazz. Le groupe qui fut dans un premier temps nommé The Jazziacs, fut créé par les frères Robert et Ronald Bell avec quelques amis d’enfance. Plus tard dénommé Kool and the Gang, ils sont devenus l’un des groupes Funk parmi les plus inspirés et les plus influents des années 70 et l’un des groupes de R & B les plus populaires des années 80. Tout aussi funky que James Brown ou Parliament, Kool & the Gang s’est appuyé sur ses origines musicales et sur la longue amitié de ses musiciens pour former un groupe très soudé en amenant l’interaction et l’improvisation d’une ligne jazz, appuyée par l’énergie d’un groupe ayant des liens avec la soul, le R & B et le funk.

Les débuts du groupe :

Robert « Kool » Bell et son frère Ronald (ou Khalis Bayyan) ont grandi à Jersey City, New Jersey, et ont attrapé le virus de la musique de leur père, un boxeur professionnel qui était aussi amoureux du jazz et un ami proche de Thelonious Monk. Avec Robert à la basse et Ronald aux saxophones ténor, soprano et au clavier, le duo forme les Jazziacs en 1964 avec plusieurs amis du quartier : le tromboniste Clifford Adams, les guitaristes Charles Smith et Woody Sparrow, le trompettiste Robert « Spike » Michens, le saxophoniste alto Dennis Thomas, le clavier Ricky West et le batteur Funky George Brown (tous, sauf Michens et West, seront toujours dans le groupe plus de 30 ans plus tard).

La présence croissante de la soul music dans le thème de leur musique a poussé les Jazziacs à tempérer leur sensibilité jazz avec des rythmes plus proches du R & B. Le groupe d’abors rebaptisé The New Dimensions puis Kool and the Flames (en hommage aux Famous Flames de James Brown), a commencé à jouer dans des clubs à Greenwich Village. En 1969, le producteur Gene Redd les remarque et leur propose un contrat d’enregistrement sur son label Redd Coach Records qui deviendra plus tard De-Lite Records. Il optent alors pour leur nom définitif, Kool and the Gang. Trois singles de leur premier album éponyme ont atteint les charts pop, et même si leur position n’était pas des plus élevée, Kool & the Gang connut un rapide succès sur les charts R & B. Cet album sera suivi par deux enregistrements lives.

Le succès :

Puis des albums de Studio ont suivi en 1972 et 1973, mais c’est avec leur album Wild and Peaceful, qu’ils ont atteint le succès. « Funky Stuff » est devenu leur premier hit du Top 40 à la fin de 1973. Puis « Jungle Boogie » et « Hollywood Swinging » ont atteint le pop Top 10. Au cours des quatre années suivantes, cependant, Kool & the Gang n’a généré qu’un succès occasionnel au Top 40 (« Higher Plane » sur Spirit of the Boogie), et bien qu’ils aient gagné un Grammy Award pour « Open Sesame » (tiré de la bande-son de Saturday Night Fever), la montée du disco – un mouvement musical centré sur la production et les chanteurs, et non sur les instrumentistes – sembla mettre fin à leur popularité.

Ladies Night (1979) : Cette année là, le groupe a recruté deux nouveaux chanteurs, Earl Toon, Jr. et, plus important encore, James « J.T. » Taylor, un ancien chanteur de boîte de nuit de Jersey. Kool & the Gang a également commencé à travailler avec l’arrangeur de jazz fusion Eumir Deodato, qui produira leurs disques de 1979 à 1982. Le premier album, Ladies Night, fut leur plus grand succès, le premier de trois albums platine consécutifs, avec le Top Ten « Too Hot » et la chanson-titre.

Celebrate! (1980) : a engendré le seul succès numéro un de Kool & the Gang, « Celebration », un standard repris dans d’innombrables réceptions et évènements internationaux depuis. Avec Deodato, le groupe a produit plusieurs autres hits, dont les singles « Take My Heart », « Get Down It », « Big Fun », et les albums Something Special en 1981 et As One, un an plus tard. Après le départ de Deodato à la fin de 1982, Kool & the Gang ont prouvé que leur succès n’était pas uniquement dû à lui. Ils ont eu deux hits immenses entre 1984 et 1985 (« Joanna » et « Cherish »), ainsi que deux autres Top Tens, « Misled » et « Fresh ».

Emergency (1984) : est le seizième album studio du groupe américain Kool & the Gang. Il est finalement devenu l’album le plus vendu du groupe, gagnant le statut de disque Double Platine en Amérique, de disque Platine au Canada et Angent au Royaume-Uni. L’album a produit quatre singles à succès dans le top 20 américain, dont « Fresh » (Classé 9ème aux USA); « Misled » (Classé 10ème aux USA); la chanson titre « Emergency » (Classée 18ème) et le plus grand succès de l’album, « Cherish » (qui a atteint la deuxième place des hits US). « Fresh », « Misled », et « Cherish » ont également dépassé le top 40 au Royaume-Uni atteignant respectivement la 11ème, 28ème et 4ème place, tandis que « Emergency » n’atteignait que la 50ème place dans ce pays.  

La série de sept disques d’or ou de platine du groupe s’est poursuivie jusqu’en 1986 avec l’abum Forever et le tube « Stone Love », après quoi James « J.T. » Taylor a amicalement quitté le groupe pour une carrière solo.

Bien que Taylor se soit plutôt bien débrouillé avec ses enregistrements solo (dont beaucoup ont été produits par Ronald Bell), Kool & the Gang coula rapidement sans ses prestations vocales. Ils ont remplacé Taylor par trois chanteurs, Skip Martin (venu du groupe Dazz), Odeen Mays et Gary Brown, mais n’ont pas réussi à mettre en avant leurs albums Sweat (1989) et Unite (1993). Taylor est finalement revenu dans le groupe en 1995 pour la sortie d’un nouvel album, State of Affairs. Le groupe s’est plutôt bien maintenu tout au long des années 2000, en publiant The Gangland en 2001, The Hits : Reloaded en 2004 et Still Kool en 2007 (enregistré après la mort en 2006 du cofondateur Charles Smith). Ils ont souvent collaboré avec de plus jeunes talents.

Discographie studio : 

Kool and the Gang (1969)
Good Times (1972)
Music Is the Message (1972)
Wild and Peaceful (1973)
Light of Worlds (1974)
Kool Jazz (1974)
Spirit of the Boogie (1975)
Love and Understanding (1976)
Open Sesame (1976)
Behind the Eyes (1976)
The Force (1977)
Everybody’s Dancin’ (1978)
Ladies’ Night (1979)
Celebrate! (1980)
Something Special (1981)
As One (1982)
In the Heart (1983)
Twice as Kool (compilation, 1983)
Emergency (1984)
Forever (1986)
Everything’s Kool and the Gang: Greatest Hits and More (compilation, 1988)
Sweat (1989)
Unite (1993)
State of Affairs (1996)
Gangland (2001)
The Hits : Reloaded (2004)
Still Kool (2007)

Voir sur YouTube : « Kool & The Gang – Fresh » ; « Kool & The Gang – Cherish » ; « Kool & The Gang – Stone Love » ; « Kool & The Gang – Celebration » ; « Kool & The Gang – Victory » par KoolAndTheGangVEVO