Album – Eurythmics – Revenge (1986)

Eurythmics est un duo musical britannique orienté pop rock et new wave, composé d’Annie Lennox (chanteuse à la voix suave et au look androgyne) et de David A. Stewart (compositeur et producteur de génie). Stewart et Lennox furent dans un premier temps membres du groupe The Tourists (à l’origine connu sous le nom The Catch), qui s’est séparé en 1980. Eurythmics s’est formé à Londres cette année là. Le premier album du groupe, In the Garden (1981), n’a pas marché, mais le duo a connu un succès internationnal avec son deuxième album Sweet Dreams (Are Made of This), sorti en 1983. La chanson-titre fut un succès mondial, classé en tête des hit-parades dans divers pays, y compris les États-Unis. Le duo continua à sortir une série de singles et d’albums à succès avant de se séparer en 1990. À cette époque, Stewart était un producteur de disques très prisé, tandis que Lennox commença une carrière d’enregistrement solo en 1992 avec son premier album Diva. Dix ans plus tard, Eurythmics s’est reformé pour enregistrer son neuvième album, Peace, sorti fin 1999. Ils se sont réunis à nouveau en 2005 pour sortir le single « I’ve Got a Life », dans le cadre d’une nouvelle compilation d’Eurythmics, Ultimate Collection.

Le duo a remporté le MTV Video Music Award du meilleur nouvel artiste en 1984, le Grammy Award de la meilleure performance rock d’un duo ou d’un groupe en 1987, le Brit Award pour contribution exceptionnelle à la musique en 1999 et en 2005 l’intronisation au UK Music Hall of Fame. Eurythmics a vendu environ 75 millions de disques dans le monde entier. En 2017, le groupe a été nominé pour l’intronisation au Rock & Roll Hall of Fame.

In the Garden (1981) : a été produit par Conny Plank, dans son studio de Cologne, et a accueilli de nombreux musiciens invités, notamment le batteur de Blondie Clem Burke et le duo Holger Czukay et Jaki Liebezeit. Plank avait déjà travaillé avec le duo alors qu’ils étaient dans leur groupe précédent The Tourists.

Deux singles ont été tirés de l’album au Royaume-Uni, « Never Gonna Cry Again » et « Belinda ». Ni l’album ni les singles n’ont connu beaucoup de succès commercial, bien que « Never Gonna Cry Again » ait atteint la 63ème place dans les Charts singles britanniques.

Sweet Dreams (Are Made of This) (1983) : Après presque deux ans d’échec commercial initial pour Eurythmics, cet album a été un succès pour le duo des deux côtés de l’Atlantique. La chanson-titre est devenue particulièrement populaire et reste l’une des chansons les plus reconnaissables d’Eurythmics. Sa vidéo musicale fut très populaire sur MTV aux États-Unis. Dans la foulée de ce succès, le single « Love Is a Stranger », précédemment un flop, fut réédité et est devenu aussi un succès. L’album s’est classé 3ème au UK Albums Chart et 15ème au Billboard 200. La chanson-titre de l’album a connu un succès mondial, se classant à la première place du Billboard Hot 100 aux États-Unis et à la deuxième des charts britanniques.

Dave Stewart, en collaboration avec Robert Crash et l’ex-bassiste de Selecter Adam Williams, a produit l’album dans le studio 8 pistes relativement primitif d’Eurythmics, gagnant malgré tout des prix pour la qualité de l’enregistrement. Sweet Dreams a vu le duo s’éloigner du son psychédélique et musical de son premier album In the Garden en 1981, se concentrant plutôt sur des synthétiseurs analogiques bruts et des boîtes à rythmes. Alors que le genre «synthpop» avait gagné en popularité au cours des années précédentes, il était souvent associé à des groupes entièrement masculins et à une musique quelque peu clinique et sans émotion. Eurythmics (en particulier grâce aux thèmes vocaux de Lennox) a apporté une touche de musique soul au son électronique, qui s’est avéré populaire auprès d’un public plus large.

Touch (1983) : Au moment de la sortie de Touch, Eurythmics avait obtenu un succès international avec son single « Sweet Dreams » et son album du même nom. Précédé par le single «Who’s That Girl?», Touch a été enregistré et mixé en seulement trois semaines dans le studio d’Eurythmics à Londres, The Church. Un album de remix, Touch Dance, est sorti en 1984. Touch était également le premier album à sortir simultanément sur disque analogique vinyl et en format CD récemment commercialisé aux Etats-Unis. L’album présente les singles « Who’s That Girl? » (classé 3ème en UK et 21ème aux USA), « Right by Your Side » (10ème au Royaume-Uni et 29ème aux USA) et « Here Comes the Rain Again » (8ème au Royaume-Uni et 4ème aux USA).

1984 (For the Love of Big Brother) (1984) : contient la musique enregistrée par le duo pour le film 1984, réalisé par Michael Radford, basé sur le roman dystopique du même nom de George Orwell. Virgin Films a programmé la sortie du film en 1984, et a demandé à Eurythmics d’écrire sa bande sonore. Lennox et Stewart ont travaillé en duo pour ces enregistrements, sans aucune contribution d’autres musiciens. La musique, tout en contenant de nombreux éléments électroniques, était cependant loin d’être uniquement synthpop. Radford avait commandé sa propre partition orchestrale car il n’aimait pas le travail d’Eurythmics. Deux versions du film ont été publiées, l’une mettant en vedette la musique d’Eurythmics, et la version du réalisateur, qui avait remplacé la majeure partie de la musique d’Eurythmics par la partition orchestrale. En acceptant un prix pour le film, Radford se plaignit publiquement du fait que la musique d’Eurythmics lui avait été imposée par Richard Branson. Eurythmics publia une déclaration disant qu’ils avaient accepté le job donné par Virgin de bonne foi, et qu’ils ne l’auraient jamais fait s’ils avaient su que cela ne se faisait pas avec l’approbation du réalisateur.

Be Yourself Tonight (1985) : Largement enregistré à Paris, avec des enregistrements supplémentaires à Detroit et à Los Angeles, cet album a vu Eurythmics s’éloigner de ses précédentes chansons plus expérimentales, basées sur des synthétiseurs, pour un son pop-rock plus commercial. Combinant des éléments de Motown et de musique rock, l’album incorpore une instrumentation plus traditionnelle. Néanmoins, les enregistrements bénéficient toujours  d’un son profond et ciselé, permettant à Stewart de gagner des récompenses pour son travail de production sur l’album. La sortie de l’album a également coïncidé avec un nouveau look pour la chanteuse Annie Lennox, qui a abandonné le look androgyne des précédents albums. Be Yourself Tonight a inclus des apparitions d’artistes notables comme Aretha Franklin, Stevie Wonder et Elvis Costello. Les singles sont : « Would I Lie to You? », « There Must Be an Angel (Playing with My Heart) » et « It’s Alright (Baby’s Coming Back) »

Revenge (1986) : Revenge est le sixième album du duo de musique new wave britannique Eurythmics, sorti en 1986. Faisant suite à leur précédent album, Be Yourself Tonight, Revenge a continué dans cette direction alors que le duo a adopté un style plus « rock ». L’album comprend plusieurs singles à succès et a été un succès commercial. Sa sortie a été suivie d’une vaste tournée dans le monde entier. Un concert de cette tournée fut enregistré en 1987 pendant l’étape australienne. Toutes les chansons de l’album sont écrites par Annie Lennox et David A. Stewart, à l’exception de « When Tomorrow Comes » co-écrit par Patrick Seymour, et « My Guy » par Smokey Robinson et Ronald White. Les singles à succès de l’album sont : « Missionary Man », « Thorn in My Side », « When Tomorrow Comes », « The Last Time » et « The Miracle of Love ». L’album s’est classé 3ème au UK Albums Chart et 12ème au Billboard 200. En 1987, la chanson « Missionary Man » a remporté le Grammy Award de la meilleure prestation vocale rock par un groupe ou un duo.

Savage (1987) : a culminé à la 7ème place au Royaume-Uni et a été certifié Platine par la BPI pour des ventes de plus de 300.000 exemplaires. Après le contenu commercial beaucoup plus mainstream de leurs deux albums précédents, Savage a vu Eurythmics « virer à gauche » (comme Dave Stewart l’a dit), revenant à un son beaucoup plus expérimental. Produit en France (enregistré au Château de Dangu en Normandie et mixé aux Studios Grand Armée à Paris), l’album fait un usage intensif d’un clavier d’échantillonnage numérique. Le seul autre musicien travaillant sur les enregistrements avec Stewart et Annie Lennox était le batteur Olle Romo, qui a géré une grande partie de la programmation du Synclavier. Lennox a apporté un accent féministe à ses paroles accentuées par un album vidéo qui contenait une vidéo pour chaque chanson.

Bien que l’album n’ait pas eu autant de succès commercial que leurs deux albums précédents, au Royaume-Uni, il a atteint le Top 10, et les trois singles qui en sont extraits (« Beethoven (I Love to Listen To) », « Shame », « I Need a Man ») ont atteint le Top 30. Aux USA, il a bien moins marché, mais, malgré cela, Lennox et Stewart eux-mêmes ont déclaré que Savage est leur album préféré de toute la discographie d’Eurythmics.

We Too Are One (1989) : Quand il est sorti en 1989, l’album est entré directement à la première place du classement au Royaume-Uni, où il a depuis été certifié double platine. Il a engendré quatre singles, qui ont tous atteint le top 30 du Royaume-Uni: « Revival », « Don’t Ask Me Why », « The King And The Queen of America », et « Angel ». Aux États-Unis, « (My My) Baby’s Gonna Cry » a également été publié en tant que single, mais n’a pas réussi à percer.

Peace (1999) : Après leur premier concert en 1998, David A. Stewart et Annie Lennox ont commencé à écrire et enregistrer ensemble pour la première fois depuis 1989. Le titre a été conçu pour refléter la préoccupation du duo face aux conflits mondiaux. Le disque a été promu avec un concert sur le navire Rainbow Warrior II de Greenpeace, où ils ont joué un mélange de chansons anciennes et nouvelles. Un tour du monde de 24 dates (intitulé le «Peacetour») a suivi peu après, dont tous les bénéfices ont été reversés à Amnesty International et Greenpeace. Le dernier concert de la tournée, le 6 décembre 1999 au London Docklands Arena, a été filmé et diffusé en vidéo et en DVD.

« I Saved the World Today » a été le premier single de l’album, atteignant la 11ème place des singles du Royaume-Uni (leur plus grand hit dans les charts depuis 1986). Un autre single, « 17 Again », est sorti en janvier 2000. Il atteint le Top 30 britannique et dominé le hit-parade américain durant la même période.

Discographie :

In the Garden (1981)
Sweet Dreams (Are Made of This) (1983)
Touch (1983)
1984 (For the Love of Big Brother) (1984)
Be Yourself Tonight (1985)
Revenge (1986)
Savage (1987)
We Too Are One (1989)
Peace (1999)

Voir sur YouTube : « Eurythmics – When Tomorrow Comes (Official Video) »; « Eurythmics – Here Comes The Rain Again (Remastered) » ; « Eurythmics – Sweet Dreams (Are Made Of This) (Official Video) » ; « Eurythmics – There Must Be An Angel (Playing With My Heart) (Remastered) » ; « Eurythmics – Miracle of Love (Official Video) » ; « Eurythmics – Would I Lie to You? (Official Video) » et « Eurythmics – Thorn In My Side (Official Video) » par EurythmicsVEVO

Album – Johnny Hates Jazz – Turn Back The Clock (1987)

Johnny Hates Jazz est un groupe de pop rock britannique, composé de Clark Datchler (compositeur, chanteur, claviers), Mike Nocito (guitariste, bassiste, producteur, ingénieur) et Calvin Hayes (batteur et guitariste). En avril 1987, ils ont remporté un grand succès international avec leur single « Shattered Dreams ».

Les débuts du groupe :

Après avoir été chanteur, guitariste et claviériste dans de nombreux groupes à l’adolescence, Datchler a sorti son premier single à l’âge de 17 ans, sur le label indépendant londonien Bluebird Records, soutenu par des membres du groupe de reggae Aswad. Il a continué à travailler avec Rusty Egan de Visage, fusionnant la musique électronique avec la soul, et a joué souvent sur la scène des clubs de Londres. Il a ensuite signé chez Warner Brothers Music en tant que compositeur puis a déménagé à Los Angeles.

Nocito, guitariste dans des groupes étudiants, a grandi aux côtés d’un ami devenu producteur de disques, Phil Thornalley, ainsi que des membres du groupe Katrina and the Waves. Il est devenu ingénieur du son et a travaillé avec Pink Floyd, Police, The Cure, Duran Duran et les Thompson Twins.

Datchler et Nocito se sont rencontrés en 1982 aux studios RAK à Londres. Datchler venait de devenir le chanteur principal du groupe Hot Club, aux côtés du troisième et dernier membre original de Johnny Hates Jazz, Calvin Hayes, qui fut le batteur de Kim Wilde sur son premier album. La formation comprenait également le bassiste Glen Matlock et le guitariste James Stevenson. En 1983, Hot Club sort un single sur RAK Records et se produit au Marquee Club de Londres, une performance qui impressionne Mickie Most, le patron de RAK et père de Calvin Hayes. Il décide de signer Datchler sur le label en tant qu’artiste solo. C’est Most qui a suggéré à Datchler de travailler avec Nocito, qui était ingénieur chez RAK Studios à l’époque. Au cours des quatre années suivantes, ils ont travaillé ensemble sur les enregistrements solo de Datchler.

Turn Back The Clock (1987) : En avril 1986, Datchler, Nocito et Hayes sortent le premier single de Johnny Hates Jazz, « Me and My Foolish Heart », sur RAK Records. Ce ne fut pas un succès commercial, mais le disque passa beaucoup à l’antenne et fut désigné disque de la semaine par le magazine Sounds.

Datchler commença alors à écrire de nouvelles chansons, notamment « Shattered Dreams ». JHJ fit à cette époque une représentation au Jazz Club de Ronnie Scott, et signa ensuite chez Virgin Records. « Shattered Dreams » sortit en mars 1987 et devint un hit du top 5 au Royaume-Uni, en Europe continentale et en Asie, et atteignit la deuxième place au Japon. Il fut suivi par trois autres succès mondiaux, « I Don’t Want To Be A Hero », « Turn Back The Clock » (mettant en vedette Kim Wilde sur les choeurs) et « Heart of Gold ». En 1988, «Shattered Dreams» atteint la deuxième place au palmarès du Billboard Hot 100 des États-Unis, n ° 1 au US Adult Contemporary et grimpa à la 4ème place au Canada. Cette même année, leur album, Turn Back The Clock, entra dans le UK Albums Chart à la première place, et fut vendu à quatre millions d’exemplaires.

À la fin de 1987, JHJ a réalisé deux clips vidéo avec le réalisateur David Fincher. Les vidéos étaient pour les versions américaines de « Shattered Dreams » et « Heart of Gold ». Datchler quitte le groupe à la fin de 1988.

Hayes et Nocito ont continué le groupe et ont remplacé Datchler par leur ami Phil Thornalley, un ingénieur du son et producteur de disques primé aux Grammy Awards et un ancien bassiste de The Cure. La formation ainsi renouvelée a publié un deuxième album, Tall Stories, en 1991.

Tall Stories (1991) : Publié plus de trois ans après le premier album de JHJ, cet album met en vedette le producteur et compositeur d’autrefois Phil Thornalley en tant que chanteur, après le départ du chanteur original Clark Datchler. Mais à la veille de la sortie de l’album, Thornalley et le claviériste Calvin Hayes furent impliqués dans un grave accident de voiture qui compromit définitivement sa promotion. Une fois qu’ils furent rétablis, l’album était devenu un flop commercial. L’album comprenait des contributions de Dave Gregory de XTC (lead guitar) et de Kasim Sulton. Le groupe s’est dissous l’année suivante.

Entre 1992 et 2009, Datchler a de son côté enregistré quelques albums en solo.

Datchler et Nocito ont reconstitué le groupe en 2009, après que Datchler ait écrit une chanson intitulée « Magnetized », qui , selon lui, était idéale pour Johnny Hates Jazz. Peu de temps après, ils ont décidé d’enregistrer un nouvel album. Datchler est retourné au Royaume-Uni et a écrit le reste des chansons pour le projet.

Magnetized (2013) : L’enregistrement de Magnetized a duré une grande partie de 2011 et 2012, et a eu lieu au Real World Studios près de Bath et aux Angel Studios à Londres. Il mettait en vedette Datchler en tant que compositeur/chanteur/claviériste, et Nocito en tant que producteur/ingénieur. Il y a aussi des arrangements de cordes et des claviers supplémentaires d’Anne Dudley, qui avait arrangé les cordes sur « Turn Back The Clock ». Les autres contributeurs incluent le batteur Alex Reeves, les guitaristes David Rhodes et Marcus Bonfanti, le joueur de synthétiseur Pete Watson et l’ingénieur de mixage Stephen W. Tayler.

Le premier single, « Magnetized », est sorti au Royaume-Uni le 28 avril 2013 et a été largement diffusé sur les ondes de BBC Radio 2. Il est également sorti en Allemagne et a connu un succès similaire à la radio. L’album a ensuite été publié le 5 mai au Royaume-Uni. Cependant, le sort a continué à s’acharner sur le groupe, et Datchler est tombé malade à Londres, peu après cette période. En conséquence, toute la promotion a été annulée. Datchler s’est rétabli l’année suivante mais à ce moment-là, l’album avait perdu beaucoup de son élan.

Voir sur YouTube : « Johnny Hates Jazz – Shattered Dreams » ; « Johnny Hates Jazz – Turn Back The Clock » ; « Johnny Hates Jazz – Magnetized [Official Video] » ; « Johnny Hates Jazz – I Don’t Want To Be A Hero » ; « Johnny Hates Jazz – Heart Of Gold » ; « Johnny Hates Jazz – Don’t Say It’s Love » par JohnnyHatesJazzVEVO

Album – Men At Work – Business As Usual (1981)

Men at Work est un groupe de new wave australien formé en 1978 à Melbourne et connu pour son succès de 1981, « Down Under ». Le groupe fut créé par le chanteur Colin Hay entouré de Jerry Speiser à la batterie et de Ron Strykert à la guitare. Ils ont été rejoints ensuite par Greg Ham à la flûte, au saxophone et aux claviers et par John Rees à la basse. Cette formation a obtenu un succès national et international au début des années 80. En janvier 1983, ils furent les premiers artistes australien à avoir simultanément un album et un single classés à la première place au Billboard des Etats-Unis avec respectivement Business as Usual (sorti début novembre 1981) et « Down Under ». Avec les mêmes œuvres, ils ont obtenu la même distinction dans d’autres pays notamment sur les charts australien, néo-zélandais et britannique. Leur deuxième album, Cargo (sorti début mai 1983) fut également n ° 1 en Australie, n ° 2 en Nouvelle-Zélande, n ° 3 aux États-Unis et n ° 8 au Royaume-Uni. Leur troisième album, Two Hearts (3 avril 1985), a atteint le top 20 en Australie et le top 50 aux États-Unis.

Men At Work a été primé aux Grammy Awards de 1983 dans la catégorie Meilleur nouvel artiste. Lors des ARIA Music Awards de 1994, ils ont été intronisés au Hall of Fame Autralien. Men at Work a vendu plus de 30 millions d’albums dans le monde. Selon le musicologue australien, Ian McFarlane, « leur succès phénoménal a créé inextricablement un intérêt mondial pour l’Australie et la musique australienne ». Le groupe s’est dissous en 1986 et reformé en 1996 pour se séparer à nouveau en 2002.

Les Albums :

Business as Usual (1981) : est le premier album de Men at Work, sorti en novembre 1981 en Australie et en avril 1982 aux États-Unis. Il a passé neuf semaines au sommet des hit parades Australiens de décembre 1981 à mars 1982. La pochette de l’album sorti en Australie était en noir et blanc ; les versions à l’étranger avaient un design similaire, mais dans un schéma de couleurs noir et jaune. Business as Usual eut un énorme succès international. Au début des années 80, Business as Usual était l’un des albums australiens les plus vendus, avec 6 millions d’exemplaires vendus aux États-Unis et 15 millions vendus dans le monde entier. Les singles extraits du disque sont : « Down Under » et « Who can It Be Now? »

Down Under : Les paroles évoquent un Australien voyageant dans le monde entier, fier de sa nationalité et de ses interactions avec les gens qu’il rencontre lors de ses voyages. Les termes d’argot et de drogue sont utilisés dans les paroles : « Travelling in a fried-out Kombi, on a hippie trail, head full of zombie » (Voyager dans un Kombi frit, sur une piste hippie, la tête pleine de zombies). Dans l’argot australien « fried-out » signifie surchauffé, Kombi se réfère à la fourgonnette combinée Volkswagen Type 2, et ayant « une tête pleine de zombie » se réfère à l’utilisation d’une variété de marijuana. L’argot culturel est également utilisé : après le deuxième verset, le refrain est « where beer does flow and men chunder « ; (où la bière coule et les hommes chuchotent) mais « chunder » en argot signifie aussi vomir.

En février 2010, un juge de la Cour fédérale de Sydney constata que le riff de flûte de « Down Under » avait été plagié à partir de la chanson australienne « Kookaburra Sits in the Old Gum Tree » , écrite en 1934 par Marion Sinclair. Celui-ci étant décédé en 1988, les droits d’auteur (attribués à Larrikin Music) était donc toujours en vigueur. Le juge conclut qu’une «partie substantielle de la chanson originale» avait été reproduite dans «Down Under». Larrikin Music avait suggéré que 60% des redevances seraient une compensation appropriée, mais le tribunal décréta qu’ils ne recevraient que 5% sur les droits de la chanson et seulement depuis 2002 et sur les bénéfices futurs.

Cargo (1983) : a atteint la première place sur les charts Australiens, fut n ° 2 en Nouvelle-Zélande, n ° 3 aux États-Unis. États Billboard 200, et n ° 8 sur le hit parade des albums du Royaume-Uni. Quatre titres ont été tirés de cet album, «Overkill» étant l’un des 10 titres les plus populaires au Canada, en Irlande, en Norvège et au Billboard Hot 100 aux États-Unis en 1983. L’album a été produit par Peter McIanet et fut terminé au milieu de 1982, mais sa sortie a été repoussée en raison du succès persistant de leur premier album, Business as Usual. Trois autres singles furent extraits de l’album, à savoir l’excellent « It’s a Mistake » ainsi que « Dr. Heckyll & Mr. Jive » et « High Wire ».

« It’s a Mistake » : Les paroles de la chanson traitent de la mentalité des militaires du monde entier dans les années 1980, se demandant si et quand les pays démocratiques de l’OTAN et les pays communistes du Pacte de Varsovie mettront fin à la guerre froide et aux risques d’une bataille conventionnelle ou d’un échange nucléaire.

Two Hearts (1985) : est le troisième et dernier album studio du groupe australien Men at Work. Le batteur Jerry Speiser et le bassiste John Rees quittèrent le groupe avant la production de l’album, tandis que le guitariste Ron Strykert laissa le groupe pendant les sessions d’enregistrement. L’album a été enregistré par les membres restants Colin Hay et Greg Ham avec quelques musiciens supplémentaires invités pour l’occasion.

En 1984, le groupe a fait une pause pendant que les membres poursuivaient d’autres centres d’intérêt. Lors de la préparation du nouvel album, les tensions pendant les répétitions entre entre Hay et Speiser au sujet de l’écriture de chansons et de la direction du groupe ont entraîné une scission. On a dit à Rees et à Speiser que leur présence n’était plus requise, car Hay, Ham et Strykert utilisaient des musiciens de session à leur place : principalement Jeremy Alsop à la basse (ex. Ram Band, Pyramid, Broderick Smith) et Mark Kennedy à la batterie (Spectrum, Ayers Rock, Marcia Hines). Strykert, bien que crédité en tant que membre à part entière sur l’album fini, a quitté le groupe peu de temps avant la fin des sessions de l’album, apparaissant sur huit des dix pistes.

Two Hearts a été produit par Hay et Ham. Ce fut un échec critique et commercial par rapport à leurs albums précédents. Il a culminé à la 16ème place en Australie et à la 50ième sur le charts américain. Quatre morceaux sont sortis en single : « Everything I Need », « Man with Two Hearts », « Maria » et « Hard Luck Story ». Seul le premier single a été classé en Australie (37ème place) et aux États-Unis (47ème place). L’album s’appuyait fortement sur des boîtes à rythmes et des synthétiseurs, et réduisait la présence du saxophone de Ham, changeant significativement l’atmosphère de cet album par rapport à ses prédécesseurs.

Voir sur YouTube : « Men At Work – Down Under » ; « Men At Work – Who Can It Be Now? » ; « Men At Work – Overkill » ; « Men At Work – It’s a Mistake par MenAtWorkVEVO » ; « Men At Work – Everything I Need par ColinHay.com.br » ; « Be Good Johnny – Men At Work par Juan Classic »

Album – Al Stewart – On the Border (1999)

Al Stewart, est un musicien et chanteur écossais de Folk-rock, né à Glasgow en 1945, qui a connu le succès dans les Années 70. Auteur-compositeur-interprète, il a développé un style unique combinant des chansons folk-rock avec des personnages de conte et des événements historiques.

Al Stewart est surtout connu pour son single « Year of the Cat » sorti en 1976, la chanson-titre de l’album du même nom. Bien que l’album Year of the Cat et son successeur Time Passages sorti deux ans plus tard aient valu à Stewart ses plus grands succès commerciaux mondiaux, des albums précédents tels que Past, Present et Future de 1973 sont souvent considérés comme de meilleurs exemples de son folk-rock historique et intimiste, style auquel il est revenu dans des albums récents.

Stewart fut une figure clé de la musique britannique et a participé au renouvau de son folklore musical. Il a joué au tout premier festival de Glastonbury en 1970, a connu Yoko Ono avant qu’elle ne rencontre John Lennon, a partagé un appartement à Londres avec Paul Simon alors tout jeune et a joué au club folk « Les Cousins » ​​à Londres dans les années 1960.

Depuis Bedsitter Images, son premier album sorti en 1967, Stewart a sorti seize albums et trois albums live et continue de faire de nombreuses tournées aux États-Unis, au Canada, en Europe et au Royaume-Uni. Son dernier album s’intitule Uncorked, sorti sur le label indépendant de Stewart, Wallaby Trails Recordings.

Stewart a travaillé avec Peter White, Alan Parsons, Jimmy Page, Richard Thompson, Rick Wakeman, Francis Monkman, Tori Amos et Tim Renwick, et plus récemment a joué avec Dave Nachmanoff et l’ancienne guitariste des Wings Laurence Juber.

Quelques albums remarquables : 

Year of the Cat (1976) : le septième album studio d’Al Stewart fut produit et réalisé par Alan Parsons ; il est considéré son chef-d’œuvre, et ses ventes furent boostées par le single « Year of the Cat », une de ces chansons mystérieuses co-écrites par Peter Wood. L’autre single de l’album était « On the Border ». Stewart a aussi écrit « Lord Grenville » en hommage au marin explorateur élisabéthain Sir Richard Grenville (1542-1591).

Stewart avait écrit et entièrement enregistré toute la musique et l’orchestration du disque avant même d’avoir un titre pour l’une des chansons. Dans une interview à une radio canadienne, il a déclaré avoir fait cela pour six de ses albums ; souvent, il écrit aussi quatre séries de paroles différentes pour chaque chanson. La chanson titre dérive d’une chanson que Stewart a écrit en 1966, intitulée « Foot of the Stage » avec des paroles prémonitoires sur Tony Hancock, l’un des comédiens préférés de Grande-Bretagne qui s’est tragiquement suicidé deux ans plus tard. Lorsque Stewart a découvert que Hancock était peu connu aux États-Unis, il a transformé son titre original par « Year of the Cat ».

Time Passages (1978) : est le huitième album studio d’Al Stewart. Cet album, tout comme Modern Times de 1975 et Year of the Cat de 1976, a été une fois de plus produit par Alan Parsons. Les chansons « Time Passages » (qui, une fois édité, a atteint la septième place sur le Billboard) et « End of the Day » ont été co-écrites par Peter White. L’album a également atteint la première place sur les charts pendant 10 semaines. Une version numérique remasterisée de l’album est sortie en 2004.

On the Border (Best of) (1999) : On y retrouve « On The Border », « Song On The Radio », « Merlin’s Time », « Flying Sorcery », « Between The Wars » et une version live de son titre le plus célèbre, « Year Of The Cat ». On The Border contient quelques chansons qui ne sont pas sur les « Greatest Hits » déjà publiés et qui présentent tout de même l’avant-garde du travail ‘Al Stewart. Il a déclaré lors d’un concert (en janvier 2005 à Bryn Mawr, Pennsylvanie) qu’il était considéré comme un « chanteur Folk historique » chez lui en Angleterre et qu’il n’écrit généralement pas de chansons sentimentales. « Year of the Cat », son single le plus connu aux Etats-Unis, ne fait pas ressortir la réelle mesure de ce talent « folk » et vous aurez besoin d’albums comme « Border » pour mieux ressentir la vraie nature de son travail. Les fans seront ravis d’écouter cet album qui comprend des versions inédites de certaines de ses chansons.

Discographie :

1967 : Bed-Sitter Images
1969 : Love Chronicles
1970 : Zero She Flies
1972 : Orange
1973 : Past, Present and Future
1975 : Modern Times
1976 : Year of the Cat
1978 : Time Passages
1980 : 24 P/Carrots (avec Shot in the Dark)
1981 : Live/Indian Summer
1984 : Russians and Americans
1988 : Last Days of the Century
1992 : Rhymes in Rooms (album live)
1993 : Famous Last Words
1995 : Between the Wars (avec Laurence Juber)
1996 : Seemed Like a Good Idea at the Time
1999 : On the Border (Best of) (1999)
2000 : Down in the Cellar
2005 : A Beach Full of Shells
2008 : Sparks of Ancient Light

Voir sur YouTube : « Al Stewart – The Year Of The Cat – ( Alta Calidad ) HD » par Largarife2 ; « Al Stewart – On the Border (live) » par mitzy1234 ; « Al Stewart – Time Passages – 11/12/1978 – Capitol Theatre (Official) » par Pop on MV

Album – Bruce Springsteen – 18 Tracks (1999)

Bruce Springsteen est un auteur-compositeur-interprète américain né en 1949, et célèbre pour son travail avec son groupe, le E Street Band. Surnommé «The Boss», il est connu pour ses chansons poétiques, mais aussi pour ses paroles engagées parfois centrées sur son New Jersey natal, sa voix distinctive et ses performances scéniques longues et énergiques – avec des concerts durant parfois jusqu’à quatre heures.

Un grand parolier :

Springsteen jouait de la guitare dans les clubs new-yorkais quand on  lui proposa d’enregistrer son premier disque. Il se révéla tout de suite être un parolier de la stature de Dylan. « J’ai vu l’avenir du rock’n roll, il s’appelle Bruce Springsteen. Une nuit où j’avais besoin de me sentir jeune, il m’a fait me sentir comme si c’était la première fois que j’entendais de la musique. » Cette déclaration de John Landau, Critique musical mais aussi producteur de son troisième album, a beaucoup marqué Bruce, cet admirateur d’Elvis qui avait grandi dans le rock et la soul music. En 1975, CBS orchestra une énorme campagne de presse autour de lui avec notamment les couvertures de Time et Newsweek la même semaine! Springsteen faillit ne pas s’en relever. Par la suite, sa réputation reprit des proportions normales, mais il reste l’un des meilleurs paroliers des années 70-80 , adulé par les artistes de sa génération, notamment Patti Smith à qui il offrit « Because the Night », une de ses plus belles compositions.

Un des artistes ayant vendu le plus de disque dans l’histoire du rock:

Les enregistrements de Springsteen comprennent à la fois des albums de rock accessibles (Born in the U.S.A.) et des œuvres plus sombres et hermétiques (Darkness on the Edge of Town). Ses albums studio les plus réussis, Born to Run (1975) et Born in the USA (1984) trouvent ses racines dans les luttes de la vie quotidienne américaine. Il a vendu plus de 120 millions de disques dans le monde entier et plus de 64 millions de disques aux États-Unis, ce qui en fait l’un des artistes les plus vendus de tous les temps. Il a reçu de nombreux prix pour son travail, y compris 20 Grammy Awards, deux Golden Globes et un Academy Award. Il a également été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en tant qu’auteur-compositeur ainsi qu’au Panthéon du Rock and Roll en 1999. Dans son autobiographie « Born to Run » publiée en 2016, Bruce Springsteen révèle son combat contre la dépression depuis des décennies, et précise qu’il a mis entre parenthèses sa carrière en 1988 pour entamer une psychanalyse.

Quelques albums remarquables : 

The River (1980) : Ce double-album de Bruce Springsteen fut produit par Jon Landau, Bruce Springsteen et Steven Van Zandt. Il contient le tube « Hungry Heart ». Certains morceaux de ce disque notamment «Independence Day», «Point Blank», «The Ties That Bind», «Ramrod» et «Sherry Darling» proviennent d’enregistrements précédent de Springsteen qui n’avaient pas pu figurer sur son album précédent, Darkness on the Edge of Town, mais avaient été présentés sur la tournée de 1978. « The River » avait été écrite en septembre 1979 lors des concerts de Musicians United for Safe Energy, présenté sur le documentaire documentaire No Nukes. The River est devenu célèbre pour son mélange de chansons frivoles et solennelles. C’était intentionnel comme Springsteen l’a dit lors d’une interview : « Je suis enfin arrivé à un point de mon existence où j’ai réalisé que la vie avait des paradoxes, et que vous devez vivre avec eux « .  

Born in the U.S.A. (1984) : a été écrit par Springsteen puis enregistré avec son groupe l’E Street Band. L’abum a été produit par Chuck Plotkin et Jon Landau aux studios Power Station et Hit Factory à New York. Dès qu’il est sorti, il a reçu des critiques positives et un énorme succès commercial. Les sept singles qui en furent extrais (notamment le titre-album) atteignirent le top-10 et furent promus lors d’une tournée mondiale. Born in the U.S.A. est devenu l’album de Springsteen le plus célèbre et l’un des disques les plus vendus de tous les temps, après avoir été vendu à plus de 30 millions de copies en 2012. Il a également été cité par les critiques comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. L’album a reçu une nomination pour l’album de l’année aux Grammy Awards 1985.

Tunnel Of Love (1987) : Aux États-Unis, cet album se classa à la première place du Billboard 200 où il resta classé pendant 44 semaines. Il  fut certifié triple disque de platine. Cinq singles seront tirés de cet album, « Brilliant Disguise », « Tunnel of Love », « One Step Up », « Tougher Than the Rest » et « Spare Parts ». La chanson « Tunnel of Love » gagnera le Grammy Award de la meilleure performance vocale rock en solo en 1988 et son clip vidéo sera primé à plusieurs reprises.

Après le succès colossal de Born in the U.S.A., Bruce Springsteen décide de composer et enregistrer un album plus intimiste dans la lignée de Nebraska. Au bord de la rupture sentimentale avec sa première femme, le thème principal de l’album tourne autour de l’amour, trouvé, perdu où gâché, le mariage, les peurs et les craintes. Tunnel of Love fut enregistré en grande partie chez Bruce Springsteen dans le New Jersey avec quelques enregistrements additionnels effectués aux studios Hit Factory de New York, Kren Studios et A&M Studios de Los Angeles où aura lieu le mixage de l’album. Il fut produit par Bruce Springsteen, Jon Landau et Chuck Plotkin.

Bruce Springsteen enregistra la musique de la plupart des titres seul, assurant les parties de batterie avec une boîte à rythmes. Il ne fit appel aux membres du E Street Band qu’avec parcimonie sur certains titres. Le groupe sera d’ailleurs mis entre parenthèse après le « Tunnel of Love Express Tour » fin 1988 et ce jusqu’en 1995. Sa future compagne Patti Scialfa chante aussi sur cet album et participera à la tournée durant laquelle sa relation avec Springsteen devint publique.

18 Tracks (1999) : est tiré de Traks, une superbe rétrospective qui rassemble des documents inédits couvrant toute la carrière de Bruce Springsteen en un coffret de 4 disques qui contient 66 chansons jamais éditées, diffusées sur des Faces-B ou qui ont été cédées à d’autres artistes. Deux chansons sur ce disque n’étaient pas disponibles sur le coffret : il s’agit de «The Fever» et «The Promise». Les fans de Springsteen, achèteront le coffret de 4 disques, mais ce CD vous permettra d’avoir un aperçu d’un pan inconnu de son œuvre musicale incluant notamment une excellente version acoustique de « Born in The U.S.A. » qui entre nous, est bien meilleure que celle qui fut retenue sur l’album éponyme.

Discographie : 

Greetings from Asbury Park, N.J. (1973)
The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle (1973)
Born to Run (1975)
Darkness on the Edge of Town (1978)
The River (1980)
Nebraska (1982)
Born in the U.S.A. (1984)
Tunnel of Love (1987)
Human Touch (1992)
Lucky Town (1992)
The Ghost of Tom Joad (1995)
18 Tracks (1999)
The Rising (2002)
Devils & Dust (2005)
We Shall Overcome: The Seeger Sessions (2006)
Magic (2007)
Working on a Dream (2009)
Wrecking Ball (2012)
High Hopes (2014)

Voir sur YouTube : « Born In The USA (acoustic from Tracks) » par QTANTOBA ; « Bruce Springsteen – Tunnel of Love » ; « Bruce Springsteen – Dancing In the Dark » ; « Bruce Springsteen – Human Touch » ; « Bruce Springsteen – Streets of Philadelphia » par BruceSpringsteenVEVO