Youngtimer – Audi TT [8N] (1998-2006)

Sa ligne radicale assez osée pour l’époque est la transposition fidèle du concept car présenté au Salon de Francfort de 1995. L’aluminium, omniprésent dans la voiture, lui donne un style high-tech et l’équipement est particulièrement complet. Les performances du moteur 1781 cm3 de 180 ch, pourtant excellentes, seront largement dépassées par celles du coupé quattro développant 225 ch. L’Audi TT est disponible également en roadster. Le nom de TT provient du modèle NSU Prinz TT (La marque NSU a été absorbée par Audi en 1977) qui signifie Tourist Trophy, une course de moto qui se déroule sur les routes de l’île de Man pendant la première semaine du mois de juin.

Des moteurs de plus en plus puissants : 

Basé sur la plate-forme A de Volkswagen,  (regroupant notamment les compactes Audi A3, VW Golf, Jetta et Scirocco…) le coupé, proposé en septembre 1998, et le roadster, proposé en août 1999, sont initialement équipés d’un moteur quatre cylindres turbo compressé à cinq soupapes par cylindre (d’où l’inscription 5V inscrite sur le cache du moteur) développant 180 chevaux pour une vitesse maximale de 238 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 7,4 s. Le modèle quattro qui lui est supérieur, possède quatre roues motrices (option sur le modèle de 180 ch) délivre 225 ch avec une vitesse maximale de 253 km/h et effectue le 0 à 100 km/h en 6,4 s. Un VR6 musclé de 3,2 L développant 250 ch, complète la gamme au début de 2003.

D’un point de vue esthétique, un aileron arrière dut être installé et la suspension modifiée en raison de problèmes de stabilité de l’arrière du véhicule qui s’allégeait à haute vitesse à cause de la forme de la voiture et pouvait créer des accidents. L’aileron ajouté augmenta l’appui aérodynamique et fit disparaître le problème.

En octobre 2004 une transmission mécanique séquentielle DSG à double embrayage fut proposée en option. Ainsi équipée, les vitesses passent en 200 millisecondes vers 3250 tr/min avec un petit coup de gaz automatique pour faciliter l’enclenchement du rapport, ce qui assure une linéarité aussi bien en accélérant qu’en rétrogradant.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : 4 cylindres en ligne ; Disposition : Transversal avant ; Alimentation : Gestion intégrale Bosch Motronic ; Suralimentation : Turbo KKK (1.8 bar) + intercooler ; Distribution : Double arbre à cames en tête ; Nombre de soupapes : 5 par cylindre ; Cylindrée 1781 cc ; Puissance 180 chevaux à 5500 tr/min.

Transmission : Boite de vitesse 5 rapports ; Puissance fiscale 11 chevaux ; Type Traction AV ; Antipatinage de Serie ; ESP de Serie.

Châssis : Direction assistée ; Suspensions Av Mc Pherson ; Suspensions Ar Bras tirés ; Cx 0.34 ; Freins avant Disques ventilés ; Freins arrière Disques ; ABS de Serie

Dimensions : Longueur 404 cm ; Largeur 176 cm ; Hauteur 136 cm ; Coffre : 220 litres ; Poids 1305 kg.

Performances : Vitesse max : 226 km/h ; 0 à 100 km/h en 7.7 sec ; 0 à 160 km/h en 18.3 sec ; 400 mètres DA en 15.8 sec : 1000 mètres DA en 28.5 sec.

Prix du modèle neuf en 1999 : 30.032 € et 33.800 € pour la quattro. 36.100 € pour la 225 ch quattro soit 46.755 € avec 29,5 % d’inflation sur la période.

Prix d’occasion : à partir de 3000 €.

Livre SF – Pierre Bordage – Le cycle Abzalon (1998)

Le cycle d’Abzalon parle d’un monde au bord de la destruction, où les prisonniers de Doec et le peuple archaïque des Kroptes se retrouvent embarqués de force à bord de l’Estérion, un vaisseau spatial qui a pour but la colonisation d’un nouveau monde. La suite, Orchéron, reprend l’histoire plusieurs siècles après l’arrivée du vaisseau.

L’auteur :

Pierre Bordage, né le 29 janvier 1955 à La Réorthe, en Vendée, est un auteur de science-fiction français. C’est avec sa trilogie Les Guerriers du silence, publiée aux éditions de l’Atalante et vendue à 50.000 exemplaires, qu’il rencontre le succès. Ce space opera ainsi que le cycle de Wang sont salués par la critique littéraire comme des œuvres majeures du renouveau de la science-fiction française des années 1990, genre qui était alors dominé par les auteurs anglophones.

Au fil de ses publications, Pierre Bordage acquiert la notoriété et une reconnaissance parmi les meilleurs romanciers populaires français. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages ainsi que de nouvelles, publiés chez différents éditeurs (notamment Au Diable Vauvert) et de différents genres (fantasy historique avec L’Enjomineur, science fantasy avec Les Fables de l’Humpur, polar, etc.), il a aussi conçu des novélisations et réalisé quelques scénarios pour le cinéma, pour ensuite s’essayer à l’adaptation théâtrale, ainsi qu’à celle de sa propre œuvre en bande dessinée.

Les ouvrages de Pierre Bordage ont une orientation humaniste, axée sur la découverte de la spiritualité, la lutte contre le fanatisme, ou encore le détournement du pouvoir politico-religieux au profit de quelques-uns. Bien qu’issu de la science-fiction, il travaille davantage sur ses personnages que sur la science et les technologies qu’il met en scène, et s’inspire des épopées et des mythologies du monde entier.

Pierre Bordage a reçu de nombreux prix littéraires tels que le grand prix de l’Imaginaire (1993) et le grand prix Paul-Féval de littérature populaire (2000).

Source

Pierre Bordage – Abzalon

Abzalon : 

« Abzalon » la planète de départ est proche de la destruction. La fin approchant, les dirigeants, dont la religion du Moncle et les mentalistes, décident d’envoyer un vaisseau colonisateur vers un autre monde. C’est un voyage de 120 ans à bord d’un gigantesque vaisseau spatial : L’Estérion. À bord, passagers malgré eux : 5000 Deks, anciens prisonniers du plus terrible des bagnes, et 5000 Kroptes, les derniers survivants d’un peuple pacifique et religieux du sud d’Ester, aujourd’hui décimé. Au centre du vaisseau, censés réguler les humeurs des passagers et les empêcher de se rencontrer : des moines de l’Église monclale, dont certains semblent décidés à ce qu’aucun des passagers n’arrive jamais à bon port. Les prisonniers vont-ils continuer à accepter le joug imposé? Les femmes vont-elles continuer à supporter le poids de la tradition kropte?

Deux personnages forts font vibrer le roman : Ellula et Abzalon. Ellula, de tradition kropte ne supporte plus le statu quo traditionnel qui lui est imposé en tant que femme. Abzalon, monstrueux tueur en série, se révèle être autre chose qu’un psychopathe musclé. Ces deux personnages permettront le rapprochement des deux communautés au départ opprimées sur leur planète. Mais l’équilibre se maintiendra-t-il? Que fait l’église du Moncle en coulisse? Est-ce que cette rencontre va à l’encontre de l’église monclale ou bien était-ce prévu? Qui dirige réellement le jeu? Est-ce les Qvals, peuple de légende dont la rumeur affirme qu’ils furent les premiers habitants d’Ester…

Pierre Bordage – Orchéron

Orchéron :

Ce roman est la suite d’Abzalon, qui racontait la quête d’une nouvelle planète par un vaisseau arche peuplé de repris de justice et de représentants d’un peuple polygame. Au terme d’un voyage mouvementé, et gangrené par les luttes intestines, les colons débarquaient sur une planète vierge. C’est cette dernière qui sert de cadre au livre.  Les passagers de l’Estérion, après de nombreuses péripéties et un siècle de voyage mouvementé, ont enfin trouvé leur Eden. Ils étaient 10000 lors du départ. Ils ne sont plus que 500 à l’heure de l’atterrissage dans ce nouveau monde.

Depuis, cinq siècles se sont écoulés. L’épopée de l’Estérion est désormais un mythe et ses héros des dieux, les fondements idéologiques de cette jeune société où chacun à sa place et où le meurtre n’existe pas. Sur cette nouvelle planète s’est installé une manière de vivre matriarcale ou presque : les mathelles.

D’autres communautés sont nées sur le continent du Triangle, autour des grands domaines agricoles matriarcaux gérés par les mathelles : les chasseurs lakchas qui traquent des troupeaux de yonks ; les djemales, disciples de Qval Djema, à la recherche de « l’éternel présent » ; les ventresecs, nomades des plaines jaunes. Fragile équilibre que celui de cette colonie entre tradition de ignorance.

Les umbres, mystérieux et terribles prédateurs volants, font peser une menace permanente sur sa survie. Des hommes masqués, les protecteurs des sentiers, sorte de secte au dogmatisme fanatique tente d’imposer leur manière de voir le monde. Prenant le pouvoir violemment, ces Protecteurs change l’ordre des choses au nom d’un passé révolu et instaurent la terreur au nom d’un dieu oublié de l’arche des origines ; ils ont juré d’éteindre les « lignées maudites ».

Mais doucement la résistance s’installe. Au milieu de tout cela évolue Orchéron, abandonné enfant ; il développe aujourd’hui des pouvoirs étranges qui sont loin de plaire au fanatiques que sont les Protecteurs des Sentiers. Orchéron, fils adoptif d’une mathelle, devenu leur proie désignée, se lance dans une fuite éperdue au bout de laquelle le rejoindront Alma, la jeune djemale boiteuse, et Ankrel l’apprenti chasseur.

Film – Dark city (1998)

L’histoire :

Un homme se réveille soudain dans une chambre d’hôtel, il est dans son bain et une goutte de sang perle sur son front. Il est complètement amnésique. Il s’habille et recherche des indices sur son identité ; il trouve une carte postale de Shell Beach. Le téléphone sonne et l’homme au bout du fil lui dit de fuir. L’amnésique trouve le corps nu et mutilé d’une femme dans la pièce. Il déguerpit mais il est poursuivi par des homme étranges, pâles et chauves, tout vêtus de noir, les étrangers, auxquels il échappe. Dans un restaurant, on lui restitue son portefeuille qu’il avait oublié précédemment et il découvre son identité : il s’appelle John Murdoch.

Sur le point d’être arrêté par deux flics à la recherche du tueur en série qui assassine des prostituées, il est tiré d’affaire par May, prostituée elle-même. Mais une fois dans son appartement, il s’enfuit. Les étrangers de l’hôtel essayent en vain de le rattraper. Sa femme Emma va au poste de police pour signaler sa disparition et découvre que l’inspecteur Bumstead a identifié John comme le principal suspect dans les meurtres en série. Le Docteur Schreber, un psychiatre qui travaille pour les hommes en noir le recherche aussi.

Au fur et à mesure de sa quête sur son passé, John cherche à comprendre pourquoi la ville est dans une perpétuelle obscurité et pourquoi tous les habitants deviennent subitement inconscients à minuit pendant quelques minutes alors que des changement géophysiques impressionnants restructurent des pans entiers de la cité. Lors d’un de ces étranges épisodes, il se rend compte que le Dr. Schreber injecte de nouveaux souvenirs et change l’identité de certaines personnes préalablement choisies dans la population par les étranger. Ces derniers créent et détruisent aussi la matière – de nouveaux bâtiments surgissent de la terre tandis que d’autres sont engloutis – tout cela grâce à la « syntonisation », un pouvoir terrifiant qu’ils tiennent d’une machine souterraine qu’ils pilotent par la pensée. Cependant, leurs expériences sont perturbés par le don psychique que possède John, et ils leur faut à tout prix le capturer.

John part à la recherche de Shell Beach où il pense pouvoir trouver toutes les réponses à ses problèmes mais l’endroit s’avère être un simple panneau publicitaire fixé sur un mur de briques. Le mystère se dévoilera après qu’il ait démoli le mur…

Un film superbe d’Alex Proyas : 

L’imagerie onirique d’Alex Proyas fait évoluer le film entre un monde noir hermétiquement scellé et un repaire souterrain semblable à une métropole étonnamment fluide. Avec ses styles architecturaux changeants, ses lignes de métro confuses et ses échos constants venus du passé, Dark City évoque un cauchemar de la vie urbaine ; Murdoch semble toujours découvrir de nouvelles crevasses et des couloirs alors qu’il cherche des réponses pour expliquer le cauchemar qu’il vit. Une grande partie du film repose sur le manque de fiabilité des mémoires. «Comment pensez-vous que je pourrais oublier une chose pareille?», Se plaint l’inspecteur Bumstead (William Hurt) quand il ne peut pas se remémorer la route pour se rendre à Shell Beach où bien la dernière fois qu’il a vu le jour.

Dark City s’impose comme un classique de l’histoire du cinéma. Il fait à la fois référence à des films cultes, notamment Metropolis de Fritz Lang, et est prescient dans la façon dont il anticipe le même thème que Matrix (qui est sorti un an plus tard). Les décors du film ont d’ailleurs été réutilisés pour le tournage de Matrix : notamment pour la scène d’introduction où Trinity échappe aux agents en sautant d’immeuble en immeuble. De nombreux éléments narratif ont aussi des similarité. Bien qu’il soit devenu culte, le film a été un échec commercial, rapportant environ 27.200.000 $ au box-office mondial, dont 14.378.000 $ en Amérique du Nord, pour un budget de 27.000.000 $.

Dark City, est un film de science-fiction australo-américain réalisé par Alex Proyas, sorti en 1998.
Scénario : Alex Proyas, Lem Dobbs, David S. Goyer.
Acteurs principaux :
Rufus Sewell : John Murdoch
William Hurt : l’inspecteur Frank Bumstead
Kiefer Sutherland : Dr Daniel P. Schreber
Jennifer Connelly : Emma Murdoch / Anna

Voir sur YouTube : « Dark City – Bande-annonce [VF] » par Les extraterrestres au cinéma

Sono Vintage – Amplificateur Crown K2 (1997-2002)

Cet amplificateur professionnel est exceptionnel a plus d’un titre : d’abord, comme une bonne partie du matériel haut de gamme sono, il tient la dragée haute au matériel dit « hi end » parfois beaucoup plus onéreux. Chez certains audiophiles, le K2 est employé uniquement pour alimenter un caisson de basse, ou de bas médium en multi-amplification. Certains professionnels du son l’utilisent encore en studio d’enregistrement car il est silencieux (autant par son électronique : aucun souffle, que par son système de refroidissement : pas de ventilateur), il dispose d’une réserve d’énergie à couper le souffle (2x500w), d’un médium 100% neutre avec aucune distortion (ce qui chagrine beaucoup les possesseurs d’amplis à tubes, amateurs de distorsion harmonique paire, qui le trouvent sans âme), de basses puissantes et d’une écoute à haut niveau impressionnante. Sa neutralité mettra aussi en avant le moindre défaut dans un système ou dans un enregistrement audio.

Dans le Crown K2, c’est le châssis d’aluminium qui assure la dissipation thermique. On notera que l’alimentation est classique et non à découpage, contrairement au fonctionnement de l’amplificateur, ce qui explique son poids relativement élevé de 17,3 kg. Réaliser un ampli d’une telle puissance, totalement dépourvu de ventilateur n’était pas évident à l’époque. Pourtant, Crown l’a fait dès 1997 avec le K2 en mettant au point sa technique BCA, Balanced Current Amplifier, ce qui pourrait se traduire par Amplificateur à Courant Équilibré ou Symétrique. Cette technique réside dans une structure particulière d’amplification à commutation, conduisant à un rendement plus élevé que sur une amplification à découpage classique.

La façade, moulée dans un alliage en aluminium, épouse la forme du transformateur d’alimentation torique. Les signaux entrent à l’arrière sur des prises XLR doublées par des jacks. Quatre commutateurs adaptent le fonctionnement de l’appareil à différents besoins. Le premier adapte la sensibilité de l’entrée du premier ampli à la tension de sortie du périphérique. Le second passe l’ampli en pont. Le troisième relie les deux entrées en parallèle et le dernier change la sensibilité de l’autre amplificateur. Ces commutations permettent donc de relier les amplificateurs les uns aux autres en parallèle, de travailler en pont ou en deux canaux.

En façade, les potentiomètres ajustent le gain et une série de diodes indique le comportement de chaque amplificateur : présence de signal, écrêtage, entrée en service du limiteur de distorsion et intervention de la protection thermique car, si cet amplificateur n’a effectivement pas de ventilateur, il chauffe lorsque l’on atteint ses limites. Dès que le voyant commence à s’allumer, il faut baisser un peu le niveau de sortie, sinon il le fait lui-même automatiquement. Le K2 bénéficie aussi d’un niveau de veille : en présence d’un signal d’entrée trop faible, le circuit de commutation se voit complètement coupé et aucun signal ne sort. Ce noise gate sera avantageusement supprimé en utilisation Hifi. Pour cela, il suffit de faire un strap entre deux points de soudure sur le circuit imprimé situé au fond à gauche de l’ampli, capot ouvert. Voir photo ci-dessous.

Prix de vente en 1997 : 14.280 Francs soit 2854 Euros avec 31% d’inflation. Prix d’occasion : 500 Euros.

Technique : L’amplification numérique et la classe D :

L’amplification numérique utilisée dans de nombreux amplis actuels depuis quelques années est une modulation en largeur d’impulsion, en anglais (PWM). La majeure partie des amplificateurs en Classe D avec une entrée numérique comporte un convertisseur audio, un DAC qui transformera le signal numérique PCM de votre source en train d’impulsion PWM dans des transistors ou intégrés de type mosfet. Malgré ses avantages indéniables au niveau de l’efficacité (entre 85% et 90% comparé au 60% de l’analogique), du dégagement de chaleur et des coûts de construction moindres, elle est connue pour générer des parasites hautes-fréquences, du moins pour les réalisations d’entrée de gamme, ce qui est ennuyeux en Hifi.

La classe D est souvent associée à tord à l’amplification numérique mais elle est en fait analogique. La lettre D est utilisée pour désigner ce type d’amplificateur car c’est la lettre qui vient après C, cela n’est pas une abréviation de « digital ». Les amplificateurs de classe D et E sont parfois qualifiés, à tort, de numériques. Cette confusion vient de la forme d’onde de la sortie qui ressemble à un train d’impulsions numériques. En fait, ces amplificateurs fonctionnent sur le principe de la modulation de largeur d’impulsion. Un signal de sortie numérique serait en modulation d’impulsion codée. La classe D est elle aussi difficile à mettre en œuvre, notamment à cause du filtre de sortie qui doit être efficace sous peine d’avoir des parasites désagréables, en raison des problème des rayonnements de fréquences de découpage… 

C’est le même problème pour les alimentations à découpage. Le rayonnement dû aux fréquences de découpage parasite l’audio (surtout vers le haut du spectre), c’est quelquefois problématique.

Album – Robbie Williams – I’ve Been Expecting You (1998)

De tous les membres du boys band Take That, Robbie Williams est le seul qui n’a jamais vraiment semblé s’intégrer. Non seulement il avait du charisme, mais il était aussi indépendant, ce qui le rendait plus distinctif que ses compagnons de scène. Il s’opposait d’ailleurs régulièrement aux membres du groupe et à leur direction, principalement parce qu’il avait parfois une aversion à être trop lourdement drivé par les producteurs. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait été le premier à quitter le groupe au début de l’été 1995 pour poursuivre une carrière en solo (selon certains, il a même été renvoyé du groupe).

Bien qu’il ait été le premier à partir, il lui fallut un certain temps pour débuter. En 1995, il a essayé d’augmenter sa crédibilité en rejoignant les frères Gallagher sur la scène du festival rock de Glastonbury, fondant l’espoir que Noël Gallagher lui donnerait quelques chansons pour le lancer. Celui-ci ne l’a jamais fait, mais son temps passé avec Oasis l’a propulsé dans le monde de la fête, buvant, et se droguant parfois lourdement. Au cours de 1996, on ne l’a entendu que dans les colonnes de commérages, et chaque photo publiée indiquait qu’il avait pris beaucoup de poids. De temps en temps, il a été cité comme disant que sa musique à venir abandonnerait la pop primesautière des boys band pour une Brit-pop traditionnelle beaucoup plus carrée, mais son premier single fut une reprise de Freedom! de George Michael. Sorti à la fin de 1996, le single fut un désastre, par contre son deuxième single, «Old Before I Die» de 1997, était plus à l’image de ses premières déclarations, avec une influence marquée provenant d’Oasis.

Williams sort son premier album solo, Life Thru a Lens, en 1997. L’album remporte un grand succès en Grande-Bretagne. Dans cet album, la dernière chanson prévue dans la campagne promotionnelle est la ballade Angels. Sortie à la période de Noël 1997, elle propulse Life Thru a Lens à la première place des classements. En 1998, à Glastonbury, environ 80 000 personnes reprennent en cœur le titre. À l’occasion de la 25e édition des Brit Awards, un Brit spécial a été décerné pour cette chanson : meilleur single des vingt-cinq dernières années. Le dernier single de l’album sera « Let Me Entertain You » qui lui servira plus tard à ouvrir ses concerts. Parallèlement à cela, ses liens avec les membres d’Oasis se détériorent. Lui et les frères Gallagher s’affrontent par voie de presse. Ces derniers trouvent que l’album de Williams sonne trop comme du Oasis et le qualifient de « gros chanteur de karaoké ». Robbie Williams envoie une carte au Daily Mirror stipulant : « Pour Noel et Liam, j’ai écouté votre dernier album, sincères condoléances »

Son second album, I’ve Been Expecting You, sort en octobre 1998. Le succès se confirme au Royaume-Uni et commence à gagner l’Europe mais les États-Unis y demeurent insensibles. Le single Millennium en est le parfait exemple : conçu autour d’un sample de la chanson « You Only Live Twice » du James Bond « On ne vit que deux fois », il se classe numéro un au Royaume-Uni fin 1998 mais atteint seulement la 72e place aux États-Unis. Les autres singles de l’album seront successivement : « No Regrets », « Strong » et « She’s The One/It’s Only Us ». Il tente à nouveau sa chance la même année en sortant un best of exclusif de ses deux albums solo intitulé The Ego Has Landed, mais le public américain le boude toujours. À ce stade, Robbie Williams restait cependant l’une des stars européennes de la pop, connue pour ses singles autant que ses albums à succès. De plus, son travail solo lui avait permis de vendre beaucoup plus de disques que son travail avec Take That.

En 1999, il apparaît sur l’album Reload de Tom Jones avec une reprise de Are You Gonna Go My Way de Lenny Kravitz.
En 2002, Williams signe un énorme contrat avec EMI (plus de 80 millions de dollars selon une rumeur), mais il subit la perte de son partenaire de production de longue date Guy Chambers. Escapology, le cinquième album de Robbie Williams (et le dernier à inclure Chambers), a été vendu à des millions d’exemplaires en Europe, bien qu’il n’ait toujours pas réussi à persuader le public américain. En conséquence, le concert de 2003, Live at Knebworth, ne sortira pas aux États-Unis. Williams prend un nouveau partenaire musical, Stephen Duffy, avec une paire de chansons de sa compilation Greatest Hits, puis réapparait en 2005 avec Intensive Care. Bien que l’album ait atteint le sommet des charts en Europe et aidé Williams à établir une quantité record de concerts – sa tournée mondiale 2006 lui a permis de vendre plus d’un million et demi de billets en une journée – une certaine atrophie créative se mettait en place, en dépit de la nouvelle entrée De Duffy.

En un an, il avait enregistré et sorti Rudebox, un album de danse enregistré avec une demi-douzaine de producteurs extérieurs, quelques invités en vedette, et plusieurs reprises au lieu de matériel auto-écrit. Rudebox atteint la première place des Charts en Europe, et est certifié double disque de platine en Angleterre, mais il reste quand même son album studio le moins vendu à ce jour. En conséquence, dans son prochain album de Williams sorti en 2009, Reality Killed the Video Star, il revient au son de ses albums plus anciens, avec Trevor Horn des Buggles qui prend les commandes.

L’année suivante, Robbie Williams revient avec Take That, et sort un nouvel album, Progress, et quelques nouvelles chansons enregistrées avec Gary Barlow bandmate qui ont été publiés sur une nouvelle collection Williams hits, In and Out Of Consciousness: Greatest Hits 1990-2010. Barlow participe aussi à la rédaction et la production du neuvième album studio de Robbie Williams, Take the Crown, sorti à la fin de 2012. Produit par Williams aux côtés de Jacknife Lee (Snow Patrol, REM, Bloc Party), l’album a vu Williams revenir à la pop éclectique originelle avec « Candy » écrit par Williams et Barlow. Le single a atteint le numéro un à travers l’Europe, y compris en Angleterre, tout comme l’album, qui a été certifié platine.

Williams travaille à nouveau avec Guy Chambers sur son deuxième album de swing, Swings Both Ways, qui comprenait un mélange de standards et d’originaux. Sorti en fin 2013, il présentait une grande variété d’invités dont Lily Allen, Olly Murs, Rufus Wainwright, Kelly Clarkson et Michael Bublé. Par la suite, Williams fait une pause, s’installant dans sa vie de famille avec son épouse Ayda Field et leurs deux enfants. Il sort Under the Radar – Vol 1 à la fin de 2014, qui compile des chansons non utilisés pour ses derniers albums.

En Mai 2016, Willaims quitte Universal Music pour Sony Music. La somme évoquée  pour la signature du contrat avoisine les 120 millions d’euros. Il retourne à la Pop en fin d’année 2016 avec la sortie de son onzième album, The Heavy Entertainment Show, qui présente la production de Guy Chambers et Richard Flack, ainsi que des contributions de compositeurs comme Killers, Stuart Price et Rufus Wainwright. The Heavy Entertainment Show est devenu son douzième album classé au sommet des Charts britanniques.

Discographie : 

1997 : Life thru a Lens
1998 : I’ve Been Expecting You
2000 : Sing When You’re Winning
2001 : Swing When You’re Winning
2002 : Escapology
2005 : Intensive Care
2006 : Rudebox
2009 : Reality Killed the Video Star
2012 : Take The Crown
2013 : Swings Both Ways
2014 : Under the Radar – Vol 1
2016 : The Heavy Entertainment Show

Voir sur YouTube : « Robbie Williams – Old Before I Die » ; « Robbie Williams – Strong » ; « Robbie Williams – Millennium » et « Robbie Williams – Feel » par robbiewilliamsvevo