Film – Tykho Moon (1996)

L’histoire :

Dans le futur, quelque part sur la Lune, existe une colonie de deux millions d’humains, confinés dans une cité qui est la réplique d’un Paris délabré et poussiéreux protégé du vide par un dôme. Le Dictateur Mac Bee (Michel Piccoli) règne d’une main de fer sur la ville. Un étrange mal le ronge, lui et sa descendance, les condamnant à une mort certaine. Leur seul espoir, retrouver Anikst Vsoloko alias Tyko Moon (Johan Leysen), le mystérieux donneur potentiel dont les cellules cérébrales peuvent enrayer cette maladie. Malgré les efforts de son chirurgien personnel pour le guérir, cette affection grave qui se manifeste par des tâches cutanées bleues fait peu à peu basculer MacBee de la paranoïa à la schizophrénie. Le Dictateur lance ses troupes à la recherche de Tykho Moon, mais c’est sans compter sur les tueurs implacables qui veulent décimer les MacBee…

Le film :

Le deuxième film d’Enki Bilal après Bunker palace hotel, réalisé sept ans plus tôt, reflète avec talent son univers paradoxalement onirique et kafkaïen. Les prises de vue sont superbes et les décors collent parfaitement à ses BD. Il nous dévoile d’ailleurs ici autant ses talents de cinéaste que de plasticien. Avec bonheur, il pallie à l’absence d’effets spéciaux par la suggestion d’ambiances et réussit à rendre la Lune omniprésente sans la montrer, d’ailleurs cela fonctionne bien puisque pas une fois on ne se sent sur notre planète. Le film est bercé par la mélodie de « Mister Sun » interprété sensuellement par Brigitte Bardot. Les acteurs ont du talent et leur jeu se combine à merveille : Michel Piccoli en dictateur dégénéré, Jean-Louis Trintignan en chirurgien psychopathe, Johan Leysen en artiste amnésique amoureux de la belle et pâle July Delpy qui a un rôle de tueuse, et avec qui il échange des dialogues parfois étonnants (« la sculpture, ça fait mal aux mains, mais ça soulage la tête », ou bien, « je n’ai gardé qu’une toile, un auto-portrait que j’ai donné à un ami. C’est très ressemblant, ça ne ressemble à rien » ou bien encore « j’aime bien comme vous êtes, vous dites n’importe quoi »). Il y a aussi Richard Bohringer, en tueur philosophe qui règle leur compte aux MacBee et Marie Laforêt, en femme de dictateur qui se révèle avoir aidé le héros à échapper à la mort 20 ans plus tôt, alors que son mari voulait l’utiliser comme réservoir de cellules et banque d’organes pour sa survie.

Extrait du scénario du film tiré du livre d’Enki Bilal : Scénario d’un film (Chistian Desbois Edition, 1996) : La scène de début.

« Un homme, Anikst Vsoloko, frappe sur une sculpture. Il est torse nu et couvert de poussière. Le bas de son visage est enroulé dans un foulard. On découvre le lieu dans lequel il se trouve ; une catacombe de pierres grises, grande, fruste, dépourvue de meubles à l’exception d’un fauteuil et d’un grand lit. Des livres traînent un peu partout. Une grosse bombonne d’oxygène repose sur le sol. Anikst continue de frapper. Mais la pierre est trop dure. Il reçoit un éclat sur la joue et porte la main sur son visage. Un mince filet de sang coule sur sa peau. Il abandonne ses outils et s’assied sur le bord de son lit. Il prend un coton, de l’alcool et nettoie la plaie sur sa joue. Il colle dessus un bout de sparadrap. Il se relève et appuie machinalement sur son magnétoscope relié à un antique poste TV. Les paysages du générique se remettent à défiler.  Anikst sort du champs. Les coups reprennent, faisant trembler le téléviseur ».

Voir sur Dailymotion : « Tykho Moon » par bande annonce film

Album – The Cranberries – To the Faithful Departed (1996)

Le groupe de pop rock Cranberries s’est formé à Limerick City, en Irlande, en 1990. Les membres du groupe sont : la chanteuse Dolores O’Riordan, le guitariste Noel Hogan, le bassiste Mike Hogan et le batteur Fergal Lawler. Renommés pour leur son de guitare « Indie » ainsi que l’empreinte vocale Celtique de leur chanteuse, les Cranberries remportèrent un succès fulgurant au début des années 90. Ils ont vendu plus de 40 millions d’albums dans le monde entier et sont mieux connus pour leurs tubes «Linger», «Zombie» et «Dreams». Leur premier album s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires aux États-Unis et fut classé numéro 1 dans plusieurs pays autour du globe y compris le Royaume-Uni.

Les débuts du groupe : 

À l’origine, le groupe se nomme Cranberry Saw Us. Les frères Noel et Mike Hogan (guitare et basse, respectivement) ont formé le groupe à Limerick, en Irlande, avec le batteur Fergal Lawler en 1990. Après le départ du chanteur original du groupe, Niall Quinn, le trio plaça une annonce pour trouver une chanteuse. Dolores O’Riordan répondit à l’annonce et auditionna en écrivant des paroles et des mélodies à certaines des démos déjà existantes du groupe. Quand elle revint avec une version approximative de « Linger », le groupe fut séduit l’engagea sur place. Peu de temps après son entrée, le groupe enregistra une bande de démonstration et la vendit dans des magasins de disques dans toute l’Irlande. Une fois la version originale de 300 copies épuisée, le groupe tronqua son nom pour Cranberries et envoya une autre bande de démonstration, qui présentait les premières versions de « Linger » et de « Dreams » à des maisons de disques. La cassette fut enregistrée aux Xeric Studios dirigés par Pearse Gilmore, qui deviendra plus tard leur manager. Au moment de la sortie de la cassette, tous les membres étaient encore à la fin de leur adolescence.

La bande de démonstration attira l’attention de l’industrie de la presse et de l’enregistrement britannique, et il y a eu bientôt une guerre d’enchères entre les principales maisons de disques du pays. Finalement, le groupe signa avec Island Records. Les Cranberries choisirent le studio de Gilmore qu’ils prirent comme producteur pour enregistrer leur premier single, «Uncertain». Le titre se révéla prophétique, car le groupe était effectivement mal à l’aise sur le single, ce qui leur donna de mauvaises critiques dans la presse, en plus des tensions entre le groupe et Gilmore. Avant qu’ils ne fassent leurs débuts en 1992, les Cranberries découvrirent que Gilmore avait signé un accord secret avec Island pour améliorer ses studios. Les tensions au sein du groupe devinrent si grandes que le groupe faillit se séparer. Mais au lieu de cela, les Cranberries décidèrent d’écater Gilmore pour embaucher Geoff Travis de Rough Trade en tant que nouveau manager et Stephen Street, qui avait déjà travaillé avec les Smith comme producteur.

Everybody Else Is Doing It, So Why Can Not We ? : est sorti au printemps 1993, suivi du single « Dreams ». Au départ, ni l’album ni le single n’attirèrent beaucoup d’attention, et il en fut de même pour deuxième single, « Linger ». Au cours de l’été et de l’automne 1993, le groupe partit en tournée aux États-Unis, en première partie des groupes The The et Suede. Souvent, les Cranberries reçurent un accueil plus chaleureux que le groupe présenté en tête d’affiche. Ces spectacles live remarqués conduisirent MTV à mettre « Linger » en forte rotation dans sa programmation. À la fin de l’année, le single était sur le point de devenir un succès. Finalement, le single atteignit la 8ème place sur les Charts des U.S.A., et l’album devint double platine. Everybody Else et « Linger » commencèrent à décoller en Grande-Bretagne au début de 1994 ; L’album atteignit la première place pendant l’été.

Dolores O’Riordan épousa le directeur de la tournée du groupe, Don Burton, lors d’une cérémonie très médiatisée en juillet 1994. Le mariage, ainsi que les vidéos du groupe, ont mis l’accent sur la chanteuse en tant que point focal du groupe. La position d’O’Riordan dans le groupe a continué à s’assoir avec la sortie à l’automne du deuxième album du groupe, No Need to Argue.

No Need to Argue (1994) : Doté d’un son un peu plus difficile et plus rationalisé, l’album, encore produit par Stephen Street, débuta au sixième rang sur les chars des États-Unis et finalement dépassa son prédécesseur. En un délai d’un an, il devint triple platine, engendrant le titre phare qui devint N°1 « Zombie » et « Ode to My Family » qui fut classé N°11.

Au cours de la tournée de No Need to Argue, les rumeurs ont commencé à faire circuler que O’Riordan allait quitter le groupe pour poursuivre une carrière solo, ce que le groupe a réfuté avec véhémence. Néanmoins, les rumeurs persistèrent jusqu’à ce que les Cranberries commencent à enregistrer leur prochain album avec le producteur Bruce Fairbairn, qui avait précédemment travaillé avec Aerosmith. L’album résultant, To the Faithful Departed, était un album plus orienté vers le rock.

To the Faithful Departed (1996) : Le changement de producteur engendre un résultat étonnant ; le son donné par Stephen Street était en parfait accord avec le style du groupe, mais le travail de Fairbairn est différent. O’Riordan, quant à elle, décide de devenir une porte-parole engagée de sa génération, reprenant complètement l’écriture de certains morceaux. Le titre des chansons en dit d’ailleurs beaucoup sur ses opinions : «War Child», «I Just Shot John Lennon», ainsi que «Bosnia». Il y a aussi «Salvation», chanson qui prêche contre la dépendance à l’héroïne. L’album est entré dans les charts à la sixième place, mais son premier single, « Salvation », n’a pas réussi à devenir un succès du même niveau que « Zombie », « Linger » ou « Ode to My Family ». L’album a quand même été certifié platine, mais c’est un peu décevant quand on considère le statut de leader de ce groupe de rock au milieu des années 90. L’album est dédié à Danny Cordell, un ami du groupe, et à Joe, grand-père de Dolores O’Riordan, morts tous les deux cette année-là. Randy Raine-Reusch participe à l’excellent « Free to Decide » où il joue du khène (un instrument polyphonique de la famille des orgues à bouche originaire de l’Asie du Sud Est).  

Au cours de l’automne 1996, le groupe annule sa tournée australienne et européenne, suscitant une autre rumeur sur la question de savoir si O’Riordan était sur le point de lancer une carrière solo.

Bury the Hatchet (1999) : quatrième album studio du groupe, l’album s’est vendu à 377 000 exemplaires en avril 2007 et a reçu une certification or le 2 juin 1999 au U.S.A. C’est le premier album publié par le groupe après leur première pause datant de 1996. Dolores avait pris le temps de se soigner contre les maladies induites par le stress, et a également eu son premier enfant, Taylor, pendant cette période. Ce dernier inspire certaines des pistes de l’album, principalement sur « Animal Instinct » et « You and Me ». Les thèmes des chansons varient de la maternité et des enfants au divorce et à la maltraitance des enfants. La couverture de l’album a été conçue par Storm Thorgerson. À réécouter : le tube « Just My Imagination ».

Wake Up and Smell the Coffee (2001) : est le cinquième album studio des Cranberries. L’album s’était vendu à 170.000 exemplaires aux États-Unis en avril 2007. Dans le monde entier, l’album s’est vendu à 1.300.000 exemplaires en 2002. « Wake up and smell the coffee » est une expression populaire signifiant « réveille-toi ! » (dans le sens de « cesse de rêver et agis »). C’est le seul album du groupe chez MCA Records. Ils ont été transférés sur le label MCA après la fusion de PolyGram (propriétaire de leur Label précédent, Island Records) avec Universal Universal Music Group de MCA en 1999. En 2003, peu de temps après la publication d’une compilation des succès majeur, Stars : The Best de 1992-2002, les Cranberries déclarent officiellement qu’ils faisaient une pause. Cela a finalement donné à O’Riordan le temps dont elle avait besoin pour travailler sur son album solo Are You Listening qui est sorti en 2007. En 2009, O’Riordan a sorti son deuxième album solo, No Baggage. Au même moment, les Cranberries se sont réunis pour une tournée nord-américaine qui a continué dans toute l’Europe en 2010. Plusieurs albums live sont également sortis en 2010.

Roses (2012) : En 2011, le groupe a commencé à travailler sur un nouvel album à Toronto avec le producteur de longue date Stephen Street. L’album résultant, Roses, est paru en mars 2012. Une tournée de soutien a suivi, enregistrée pour la postérité sur le Live 2012, enregistrée au Hammersmith Apollo de Londres et sorti au début de l’année 2013. À la fin de l’année, O’Riordan a effectué un concert du Nouvel An À Limerick avec un quatuor à cordes du Irish Chamber Orchestra. Inspiré par l’interprétation classique du son de Cranberries, elle s’approcha du groupe avec une idée pour célébrer leur anniversaire d’argent. Le résultat fut un album complet comprenant des interprétations de quatuors à cordes des plus grands succès du groupe.

Something Else (2017) : le septième album studio du groupe de rock alternatif The Cranberries sort en ce moment chez BMG. L’album, qui comprend des versions orchestrales de dix singles précédemment sortis et trois nouvelles chansons, a été enregistré avec l’Irish Chamber Orchestra de l’Université de Limerick.  Le single principal de l’album, une version acoustique du hit « Linger » sorti en 1993, est sorti le 16 mars 2017. Le même jour, « Why » a également été publié.

Discographie :

Everybody Else Is Doing It, So Why Can’t We? (1993)
No Need to Argue (1994)
To the Faithful Departed (1996)
Bury the Hatchet (1999)
Wake Up and Smell the Coffee (2001)
Roses (2012)
Something Else (2017)

Voir sur YouTube : « The Cranberries – Free To Decide » par Sahail’away ; « The Cranberries – Linger » ; « The Cranberries – Just My Imagination » et « The Cranberries – Ode To My Family » par TheCranberriesVEVO

Album – Simply Red – Greatest Hits (1996)

Simply Red est un groupe de pop rock britannique originaire de Manchester, formé en 1984 par le chanteur Mick « Red » Hucknall (08-06-1960) entouré de David Fryman (guitare), Tony Bowers (basse), Fritz McIntyre (claviers et chants), Tim Kellett et Chris Joyce (batterie). Bowers et Joyce avaient tous deux été membres des groupes post-punk The Durutti Column et The Mothmen ; Kellett avait également été membre de The Durutti Column, mais pas en même temps que Bowers et Joyce. Simply Red, sont devenu des stars internationales avec leur premier album, Picture Book. Suite au tube « Holding Back the Years », Hucknall a prouvé qu’il pouvait chanter sa blue-eyed soul avec talent, alors que sur leur reprise de « Money’s Too Tight (To Mention) » des Valentine Brothers, le groupe a démontré qu’ils pouvaient aussi faire du Funk. Et ce fut la même chose pour la pop, le rock, le jazz et le reggae.

Formation et succès précoce :

Le premier groupe créé par Mick Hucknall fut un groupe punk appelé The Frantic Elevators, qui pendant sept ans produisit quelques enregistrements sur des Labels locaux et se sépara en 1984 après l’acclamation par la critique de leur single final, « Holding Back the Years ». Après la disparition de The Frantic Elevators, Hucknall s’associa au manager Elliot Rashman. Au début de 1985, Hucknall et Rashman rassemblèrent un groupe local de musiciens de session. Le groupe adopta le nom «Red» (suite au surnom de Hucknall, en rapport avec sa couleur de cheveux), mais, Hucknall trouva qu’il sonnerait mieux avec l’addition du mot «Simply». Le nom du groupe est également lié au fait que Hucknall était supporter du Club de foot Manchester United, dont la couleur de maillot est rouge.

Simply Red signe un contrat avec Elektra en 1985, mais après avoir enregistré une piste (« Red Box »), Fryman quitte le groupe et est remplacé par le guitariste Sylvan Richardson. « Red Box » finira par sortir en 1985 en tant que face B du premier single du groupe, « Money’s Too Tight (to Mention) », la reprise d’une chanson soul enregistrée à l’origine par The Valentine Brothers. « Money’s Too Tight (To Mention) » remporte un succès international, atteignant le Top 20 britannique et irlandais, puis plus tard le Top 30 des Américains, des Français et des Hollandais, et le Top 5 italien. Il fut inclus dans leur premier album, Picture Book, également Publié en 1985.

Picture Book (1985) : Plusieurs singles suivirent pour le groupe. Parmi les singles, il y eut le réenregistrement de «Holding Back the Years» de Frantic Elevators, réarrangé en ballade soul. Sorti en tant que troisième single de Simply Red sur l’album Picture Book en 1985, le morceau initialement ne marcha pas. Cependant, après avoir été relancé en 1986, « Holding Back the Years » devint un succès majeur, n ° 1 en Irlande, n ° 2 en Le Royaume-Uni, n ° 3 aux Pays-Bas, n ° 20 en Italie et plus tard n ° 1 aux États-Unis. La chanson est associée à Simply Red et a rendu le nom du groupe familier dans le monde entier.

Men and Women (1987) : Le deuxième album de Simply Red a vu le groupe changer d’accoutrements vestimentaires (chapeaux et costumes colorés au lieu de leur look antérieur). De plus, l’introspection et le commentaire social de leur premier album sont laissés de côté au profit d’une « soul aux yeux bleus » avec des influences funk. L’auteur-compositeur vétéran de la Motown, Lamont Dozier, est co-auteur de deux morceaux avec Hucknall sur l’album, et ces titres ont été crédités à ‘Hucknall / Dozier / Hucknall’ dans les crédits d’album originaux, en hommage à la célèbre équipe d’écriture Motown de Holland / Dozier / Holland. Le single principal de l’album « The Right Thing » fut un autre succès international, classé dans le Top 40 en Europe et en Amérique du Nord. Plusieurs autres singles ont également rencontré du succès.

A New Flame (1989) : a connu un immense succès mondial, notamment avec le titre « If You Don’t Know Me by Now ». Il devint ainsi le premier album du groupe à atteindre la 1e place au Royaume-Uni, y étant certifié 7 fois Disque de Platine par la BPI pour des ventes de plus de 2.100.000 copies dans ce seul pays. Cet album a également été certifié Disque d’Or aux États-Unis par la RIAA.

Après la sortie de Men and Women, le guitariste Richardson quitte le groupe et est remplacé par le brésilien Heitor Pereira. Hucknall était à cette époque une superstar internationale, photographié avec des modèles et des célébrités hollywoodiennes. Cela semblait nuire à la cohérence du groupe en tant qu’unité, avec Hucknall déclarant en 1991 que Simply Red était « essentiellement un projet solo ». La section rythmique de Bowers et Joyce a jeté l’éponge à cette époque. Ils ont été remplacés par le bassiste Shaun Ward (ex Floy Joy and Everyday People) et le batteur Gota Yashiki (souvent considéré comme Gota).

La carrière du groupe a atteint son apogée à la fin de 1991 avec la sortie de Stars, qui a bien marché en Europe et au Royaume-Uni (bien qu’il ait eu beaucoup moins de succès aux États-Unis que leurs albums précédents). Les singles « Something Got Me Started » et « Stars » ont été des succès importants dans toute l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Après la tournée, Tim Kellett est parti pour former le Dance Band « Olive ».

Life (1995) : Le cinquième album du groupe a bien marché, notamment grâce au single à succès « Fairground ». C’était le premier titre du groupe à atteindre la première place des Singles Chart britannique. Il est resté quatre semaines à la première place, et quatorze semaines dans le Top 40. Ce morceau a également atteint le numéro 1 en Irlande et a été Top 10 en Italie, en Autriche et aux Pays-Bas.

Greatest Hits (1996) : En suplément de tous leurs grands tubes, notamment : « Holding Back The Years », « Money’s Too Tight To Mention », « If You Don’t Know Me By Now », « Stars », « Something Got Me Started », cet album présentait un nouveau titre, la reprise du succès « Angel » d’Aretha Franklin (1973), qui a été coproduit avec The Fugees. Publié en single, « Angel » a atteint la quatrième place du Hit Parade au Royaume-Uni.

Heavy-Heavy Blue (1998) :  dont seront extraits quatre Maxi Singles au Royaume-Uni, y compris les hits « Say You Love Me » et « The Air That I Breathe ».

L’album qui a suivi en 1999, Love and the Russian Winter, a été une déception relative, engendrant deux succès mineurs qui n’ont pas réussi à entrer dans le top 10.

Home (2003) : est un mélange de chansons et de reprises, y compris une version de « You Make Me Feel Brand New » de The Stylistics, qui a été classé 7ème au Royaume-Uni. L’album a été certifié double Platine au Royaume-Uni, Or au Canada et Platine en Europe. Deux autres singles à succès sont sortis : « Sunrise » et « Fake » atteignant respectivement la 7ème et la 21ème place en Angleterre.

Simplified (2005) : est principalement un album de versions épurées de leurs succès classiques. Le single « Perfect Love » a obtenu la 30ème place sur les charts du Royaume-Uni.

Stay : Le 12 mars 2007, le groupe sort son dixième (et théoriquement dernier) album. Il était précédé par le single de cet album, « So Not Over You », sorti le 5 mars 2007, qui atteignit la 34ème place au Royaume-Uni.

Big Love (2015) : Le 3 novembre 2014, Simply Red annonce que le groupe se reformera à l’automne 2015 pour une tournée européenne du 30e anniversaire, le «Big Love Tour 2015». Le 19 avril 2015, sur leur page officielle de Facebook, le groupe annonce qu’ils allaient sortir un nouvel album studio contenant 12 nouvelles pistes. Hucknall a déclaré qu’il voulait faire un album comme Stars avec un thème cohérent: «Et le thème ici est la vie du point de vue de la famille. C’est un album qui traite de la naissance, de l’amour, de la mort et de tout ce qui se passe entre les deux».

Discographie : 

1985 : Picture Book
1987 : Men and Women
1989 : A New Flame
1991 : Stars
1995 : Life
1996 : Greatest Hits
1998 : Blue
1999 : Love and the Russian Winter
2003 : Home
2005 : Simplified
2007 : Stay
2015 : Big Love

Voir sur YouTube : « Simply Red – Something Got Me Started » ; « Simply Red – Holding Back The Years » ; « Simply Red – Fairground » ; « Simply Red – Fake » et « Simply Red – Sunrise » par Simply Red

Youngtimer – Fiat Barchetta (1995-2005)

La Fiat Barchetta est un roadster qui rappelle les véhicules de course italiens des années 1950. Elle fut introduite en 1995, et resta commercialisée durant une décennie. À l’origine, le nom du projet était Tipo B Spider 176 et avait été développé de 1990 à 1994. Les stylistes derrière la Barchetta étaient Andreas Zapatinas, Alessandro Cavazza entourés d’autres concepteurs du Fiat Centro Stile sous la supervision de Peter Barrett Davis. Le prototypage fut réalisé par Stola. Dix ans après la Fiat 124 Sport Spider, le concept car de la Barchetta qualifié de « minimaliste mais sophistiqué » fut présenté pour le 95e anniversaire de Bertone. Sa production commença en février 1995 et se termina en juin 2005.

Le même châssis que la Punto, le même moteur que le Coupé :

La voiture repose sur la plateforme de la Fiat Punto de 1993 dont l’empattement a été raccourci puis équipée du moteur de 1747 cm3 16V développant 130 ch à 6300 tr/min dérivé de la Lancia Kappa, le même qui a aussi équipé la Fiat Coupé. Ce moteur, doté d’un variateur de phase sur l’arbre à cames, permettait d’atteindre une vitesse de 201 km/h avec une accélération de 0 à 100 km/h en moins de 9 secondes. Maggiora proposa également un prototype « Sport » avec une garde au sol réduite, un différentiel autobloquant des jantes de 16″ et un moteur porté à 160 ch.

Trois usines pour sa production : 

La production de la Barchetta était décomposée en trois phases opérationnelles. Le châssis et la carrosserie étaient réalisés et assemblés à Sparone, près de Turin. Les caisses nues étaient transportées dans les ateliers de Bertone à Grugliasco au sud de Turin pour y être peintes puis livrées à la Carrozzeria Maggiora à Chivasso où les moteurs provenant de l’usine Fiat de Pratola Serra étaient montés et les voitures équipées de la sellerie intérieure. À la suite de l’arrêt d’activité de la société Maggiora, en fin d’année 2002, plus aucune voiture ne sera fabriquée jusqu’en juin 2003, date à laquelle les unités d’assemblage furent réinstallés dans un atelier de l’usine géante de Fiat-Mirafiori.

La fabrication prit fin en juin 2005, malgré une demande encore importante, notamment du marché britannique, alors que la voiture n’a jamais équipée pour la conduite à gauche. De 1995 à 2005, 57.791 exemplaires de ce modèle ont été commercialisés sur le marché de l’automobile.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous

Prix du modèle neuf en 1995 : 132.500 F soit 27.471 € avec 36% d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 3000 €

 

Film – Los Angeles 2013 (1996)

L’histoire :

À la fin du 20ème siècle, un vague de violence déferle sur les États-Unis. La ville de Los Angeles est ravagée par le crime. Pour protéger et défendre ses citoyens, une unité spéciale de Police est créée. En 1998, un candidat à la présidentielle américaine qui est aussi un théocrate aux discours extrémistes prédit que L.A. sera détruite par un tremblement de terre. Un « Big One » d’une intensité de 9,6 sur l’échelle de Richter frappe Los Angeles le 23 août 2000 ; la vallée de San Fernando est inondée et la région de Los Angeles s’est transformée en une île allant de Malibu à Anaheim.

Après la catastrophe, la constitution est amendée et le Président puritain nouvellement élu obtient un mandat à vie ; il déclare que toute les personnes qui ne se conforment pas aux nouvelles lois de l’Amérique morale qui interdisent des produits tels que le tabac, les boissons alcoolisées, les drogues récréatives, la viande rouge, les armes à feu, les blasphèmes, l’athéisme, la liberté de religion et le sexe extra-conjugal, seront dépouillées de leur citoyenneté et déportées vers l’île de Los Angeles, à moins qu’elles ne choisissent la mort par électrocution. Un mur de confinement est construit autour de l’île, des gardes armés et des tours de guet sont installées, et ceux qui sont à l’extérieur sont bannis définitivement.

En 2013, Cuervo Jones, un révolutionnaire péruvien du Sentier Lumineux, séduit la fille du président, Utopia, via un système holographique de réalité virtuelle et la conditionne afin de lui subtiliser la commande de contrôle à distance d’une super arme nommée « l’Epée de Damoclès » – une chaîne de satellites équipés de bombes à neutron capables de détruire sélectivement ou entièrement tous les dispositifs électroniques sur la planète par impulsion électromagnétique dirigée. Le président a l’intention d’utiliser le système pour détruire les capacités de défense des ennemis de l’Amérique et éventuellement pour dominer le monde.

Utopia s’éjecte d’Air Force 3 à bord d’une nacelle de sauvetage d’urgence avec la boite noire qui contient la télécommande de l’arme par satellite et atterrit sur l’île de Los Angeles. Avec les satellites sous son contrôle, Cuervo promet de reprendre l’Amérique avec l’aide d’une force d’invasion alliée des nations du tiers monde qui est en attente d’attaquer. Cuervo affirme que si le président essaie de l’arrêter, il visera le pays et plongera la capitale dans le noir. Cuervo connaît également le code secret du système pour éliminer l’énergie électrique sur la planète entière.

Snake Plissken (le héros du film New York 1997, du même réalisateur) est capturé pour une nouvelle série de crimes et doit être exilé sur l’île de Los Angeles. À son arrivée, Snake rencontre le président et se voit offrir la mission de récupérer l’arme. Le président dit qu’il lui donnera une amnistie complète s’il réussit. Le président indique qu’il ne se soucie pas si Utopia est retournée ou non, en déclarant qu’elle est une traître. Pour s’assurer de son obéïssance, Snake est infecté par le virus artificiel Plutoxin 7 qui le tuera dans les dix heures en absence d’antidote. S’il accomplit la mission, Snake sera guéri…

Le film : 

le script qui avait été commandé en 1987, fut écrit par le scénariste Coleman Luck. Carpenter déclarera plus tard qu’il était « trop ​​léger, trop plat ». Le projet est resté en veille jusqu’à ce que le tremblement de terre de 1994 et les émeutes de L.A. l’aient relancé. Carpenter et Kurt Russell se sont réunis pour écrire avec leur collaborateur de longue date Debra Hill. Carpenter insiste sur le fait que seule l’obstination de Russell a permis de réaliser le film, car « Snake Plissken » était un personnage qu’il aimait et qu’il voulait interpréter à nouveau.

Le tournage du film a débuté en décembre 1995 et s’est terminé en mars 1996. Il a eu lieu principalement en Californie : dans les Studios Universal, au Los Angeles Memorial Sports Arena, à Long Beach… Certaines scènes ont également été tournée à Miami et à New Braunfels.

John Carpenter a déclaré en parlant de son film : « Los Angeles 2013 est meilleur que New York 1997. Dix fois mieux. Il est plus important. C’est plus mûr. Il va beaucoup plus loin. Je pense que certaines personnes ne l’ont pas aimé parce qu’elles pensaient que c’était un remake, pas une suite… Je suppose que c’est la vieille question de savoir si vous aimez mieux Rio Bravo ou El Dorado? Ils sont essentiellement le même film. Ils ont tous deux leurs forces et leurs faiblesses. Je ne sais pas, vous ne savez jamais pourquoi un film va le faire ou non. Les gens ne voulaient pas voir ce film, mais ils ne voulaient pas voir The Thing non plus… Vous attendez simplement. Vous devez me donner un peu de temps. » 

« Escape From L.A. » est une vision si étrange du monde, qu’elle peut fonctionner sur certains spectateurs comme une satire et sur d’autres comme un reflet de la réalité. En tout cas, même si, contrairement à son premier opus New York 1997 (voir la Bande Annonce ci-dessous), ce film n’a pas remporté beaucoup de succès à sa sortie, revoir Los Angeles 2013 reste un bon antidote pour se remettre des séries diffusées à la TV.

En 2015, la Fox a acheté à StudioCanal les droits de New York 1997 (Escape from New York) de John Carpenter, afin d’en produire un remake. Si le film se fait, John Carpenter devrait en être le producteur exécutif. Sorti en 1981, New York 1997 avait rencontré un important succès, avant de devenir un des films cultes des années 80, notamment grâce au personnage de Snake Plissken incarné par Kurt Russell. Dans un 1997 dystopique où l’île de Manhattan est devenue un pénitencier, le mercenaire Snake Plissken a moins de vingt-quatre heures pour sauver le président des États-Unis (interprété par Donald Pleasence). 

Escape from L.A. : Réalisation : John Carpenter. Scénario : John Carpenter, Debra Hill et Kurt Russell. Image : Gary B. Kibbe. Son : Thomas Causey. Décors : Lawrence G. Paull. Montage : Edward Warschilka. Musique : Shirley Walker et John Carpenter. Avec : Kurt Russell (Snake Plissken), Steve Buscemi (Map to the stars Eddie), Stacy Keach (Roy), Peter Fonda (Pipeline).

Voir sur YouTube : « Bande-Annonce Los Angeles 2013 » par Matt Methos  (et du premier opus de John Capenter avec son héros Snake Plissken) : « New York 1997 (1981) Bande annonce Française » par Otto Rivers