Hifi vintage – Enceintes JBL 4312 Mk2 (Réédition 95)

La 4312 – héritière de la 4310 née en 1968 – était une enceinte de monitoring destinée principalement aux professionnels des studios d’enregistrement. Ce n’est qu’en raison de son prestige qu’elle est arrivée chez les amateurs, du moins chez les plus fortunés en raison de son prix. La version rééditée en 95 reste globalement identique à l’original et il ne faut donc pas s’étonner d’un côté nettement rétro dans son esthétique.

La forme d’abord. La 4312 est un gros cube peu compatible avec les canons de l’esthétique des 90’s où les formes colonnes, ou au moins étroites, étaient favorisées, surtout dans cette gamme de volume.

La construction ensuite, puisque les faces avant et arrière sont en retrait et la couleur enfin avec une face avant bleu nuit lorsqu’on retire le cache en mousse acoustique noire. Si l’on ajoute la présence de deux potentiomètres pour régler le niveau du médium et de l’aigu, on aura un véritable objet venu tout droit du passé.

En revanche, les transducteurs eux sont bien des années 90. La 4312 est une enceinte 3 voies avec une disposition des haut-parleurs inhabituelle puisqu’ils ne sont pas alignés verticalement mais disposés au plus près les uns des autres. La caisse réalisée est massive et la chasse aux réflexions parasites a été très bien menée.

Pour le grave : la 4312 utilise le boomer 30 cm référencé 2213H de la gamme pro, doté d’une bobine à trois pouces, avec un superbe saladier en métal moulé. La membrane papier est pourvue de nombreuses corrugations et a été traité avec un enduit spécial blanchâtre. La suspension périphérique en petits plis remplace avantageusement le demi rouleau en mousse synthétique traitée qui a une tenue dans le temps très incertaine. Ce HP de grave est utilisé en charge bass-réflex : un évent coudé à l’intérieur et traité contre les vibrations trouve place au sommet de l’enceinte. Le volume interne est amorti par des plaques en laine de verre.

Le médium est confié à un haut-parleur à cône de 13 cm très performant (le 104 H3) pourvu d’un cache bobine plat et d’une petite suspension en tissu enduit. Sa sensibilité étant élevée (94 db/1w/1m), il ne faudra pas hésiter à atténuer cette gamme de fréquence avec le bouton de réglage pour le rendre un peu moins envahissant. La courbe de l’enceinte sera alors parfaitement linéaire.

Pour l’aigu : JBL a remplacé le tweeter à cône employé dans les anciennes versions des années 70 par le 035 TI équipé d’un dôme en titane pur et disposant d’une bobine ferrofluidée, solution généralisée aux autres modèles haut de gamme de la marque en 1990. Il développe un champ de 1,4 Tesla, ce qui est excellent pour un aigu. Le potentiomètre de l’aigu gagnera quant à lui à être avantagé pour compenser le léger retrait en sensibilité du transducteur.

Le filtre est très simple puisque seul le tweeter est filtré en passe-haut à 12 db/octave. C’est l’atténuation naturelle de la réponse des haut-parleurs qui limite leur montée en fréquence. Une conception efficace que l’on retrouve dans un certain nombre de réalisations prestigieuses.

Le son est excellent à condition de monter le potentiomètre d’aigu et de baisser celui des médium, le gave lui étant parfait pour ceux qui aiment le son made in U.S.A. La distorsion reste très faible quelque soit la puissance (100 w maximum) et la sensibilité est bonne.

Caractéristiques : Dimensions: 367 x 598 x 298 mm ; Poids : 21 kg ; Puissance : 100 w ; Sensibilité : 92 db/1w/1m ; Réponse en fréquence : 45 – 20000 hz à + ou – 3 db : Prix : 8000 Francs la paire en 1995 soit 1660 Euros avec 36% d’inflation. Prix d’occasion : à partir de 500 Euros la paire.

Album – Steve Winwood – The Finer Things (1995)

Né à Birmingham, en Angleterre, en 1948, Stephen Lawrence Winwood était le fils d’un musicien et lâcha l’école à 15 ans pour poursuivre sa propre carrière musicale à temps plein. Au cours de la décennie suivante, il fut un membre clé de plusieurs groupes de rock pionniers, dont Traffic et Blind Faith. Sa carrière solo est monté en flèche dans les années 1980 avec une paire d’albums populaires, Back in the High Life et Roll With It.

Premières années : 

Stephen Lawrence Winwood est né le 12 mai 1948 à Birmingham en Angleterre. Son père, Lawrence, était un musicien semi-professionnel qui jouait de la clarinette et du saxophone. Sa mère aimait chanter. Des deux fils, Steve est le plus jeune; son frère Muff, a attrapé lui aussi le virus de la musique. Dès que Steve Winwood eût huit ans, les enfants jouèrent avec leur père dans un groupe local.

En tant que jeune ado, Winwood a rejoint Muff dans un nouveau groupe qu’il avait monté, le Muff Woody Jazz Band. Steve s’est fait expulser de plusieurs écoles, notamment parce qu’il privilégiait plus la musique que les études. En 1963, les frères Winwood décident de faire de la musique à temps plein, un geste approuvé par leur père, qui encourage ses enfants à vivre leur passion.

La même année, les Winwood ont rejoint le groupe Spencer Davis, ce qui a permis à Steve de mettre en valeur ses qualités vocales et ses qualités de pianiste. Les singles du groupe comprenaient une série de hits britanniques et américains, tels que «I Am a Man», «Keep on Running» et le très populaire «Gimme Some Lovin», qui a grimpé jusqu’à la septième place des charts américains.

Traffic : 

Mais les intérêts musicaux de Winwood ne se limitent pas à un seul genre, et en 1967, il quitte le groupe Spencer Davis pour former un nouveau groupe, Traffic, avec le guitariste Dave Mason, le batteur Jim Capaldi et le comédien Chris Wood. L’année suivante, Traffic sort son premier album, Mr. Fantasy, dont la chanson «Dear Mr. Fantasy» fusionne les racines du groupe avec le psychédélisme.

Poussés ensemble par leur amour mutuel de l’expérimentation musicale, les membres du groupe ont été souvent tiraillés par des perceptions différentes sur l’avenir du groupe. Durant les sept ans d’existence du groupe, il y a eu de nombreuses querelles et des changements musiciens mais le son est devenu de plus en plus révolutionnaire.

Le deuxième album du groupe, sorti en 1968, incluant des chansons comme Feelin’ Alright (plus tard repris par Joe Cocker), «No Time to Live» et « Vagabond Virgin », est largement considéré comme le meilleur disque du groupe .

Winwood quitte le groupe en 1969 et rejoint Eric Clapton, ainsi que l’ancien compagnon de Clapton dans le groupe Cream, le batteur, Ginger Baker, pour former un nouveau groupe, Blind Faith.

Beaucoup de buzz entoure cette collaboration musicale et en 1969, le groupe sort son album éponyme. Mais la pression et les attentes sur les musiciens conduisent rapidement à l’éclatement du groupe. Avant la fin de l’année, Blind Faith se sépare et Winwood finit par reformer Traffic.

La carrière solo de Steve Winwood :

Quelques albums et cinq ans plus tard, Winwood dissout définitivement le groupe. Il fait face à l’obsession croissante des britanniques pour la Punk Music et à l’étreinte du Disco aux U.S.A. Son premier album sort en 1977 mais ne marche pas. Mais c’est avec les deux albums suivants, Arc of a Diver en 1980 et Talking Back to the Night en 1982, qu’il rencontrera le succès.

Arc of a Diver (1980) est le premier succès solo avec le single « While You See a Chance » (qui a culminé à la neuvième place sur le Billboard Hot 100 aux États-Unis) ; ce fut le véritable avènement de Winwood en tant qu’artiste solo. Il culmine au n ° 3 sur le Billboard 200 et sa carrière est lancée. La pochette de l’album est une œuvre de Tony Wright.

Talking Back to the Night (1982) : Sort moins de deux ans après Arc of a Diver, il n’a pas autant de succès que son prédécesseur, mais atteint la 28ème place sur le Billboard 200. « Valerie » a été un succès mineur en 1982, mais la chanson remixée en 1987 pour la première compilation de Winwood : Chronicles, devient un Hit du top 10. Les morceaux de l’album « Help Me Angel » et « Talking Back to the Night » ont également été réenregistrés pour Chronicles. Dans cet album, Winwood joue tous les instruments.

Back in the High Life (1986) : Il est classé au Top 10 sur les charts aux États-Unis, culminant à la troisième place, et est vendu à plus de cinq millions d’exemplaires. Le single « Higher Love » est en tête du classement des singles et remporte le Grammy Award pour « le disque de l’année » ; « Back in the High Life Again » (USA n ° 13), « The Finer Things » (US n ° 8, le deuxième plus grand succès de l’album) et « Freedom Overspill » (US n° 20) ont également été de grands succès. C’était le dernier album studio de Winwood avec le label Island Records après 20 ans de production chez eux.

Roll with It (1988) : Il est classé dans les charts aux États-Unis et s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires. En plus du single éponyme qui fut classé quatre semaines à la première place du Billboard Hot 100 singles chart à l’été 1988, l’album reçut un énorme succès grâce aux singles « Don’t You Know What the Night Can Do? », «Hearts on Fire» et «Put on Your Dancing Shoes» qui passent également en continue sur la FM.

Refugees of the Heart (1990) : est paru le 6 novembre 1990 sur le label Virgin Records. Cet album se classa à la 27e place du Billboard 2001 et à la 26e place des charts anglais.

The Finer Things (1995) : est un une compilation d’enregistrements de Steve Winwood comprenant 4 CD. Cet Album inclut des chansons de ses débuts avec le Spencer Davis Group, le groupe Traffic, Blind Faith mais aussi ses principaux tubes en solo. C’est sûrement le « best of » le plus représentatif de sa carrière.

Junction Seven (1997), About Time (2003) et Nine Lives (2008) se vendent mal mais restent d’un bon niveau.
En 2004, Trafic a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame. Winwood est également récipiendaire du prix Classic Rock Award des musiciens. Plusieurs universités lui ont accordé des grades honorifiques et en 2015 Winwood a été intronisé au Walk Of Fame à Nashville, Tennessee.

Voir sur YouTube : « Steve Winwood – Valerie (1987 Remix) » par TR47, « Steve Winwood – Freedom Overspill » par SteveWinwoodVEVO et « Steve Winwood – Night Train » par SteveWinwoodVEVO

Série TV – X-Files (1993-2002)

X-Files est une série TV de science-fiction qui a été diffusée sur la chaine américaine Fox de 1993-2002. Elle relate les investigations des agents du FBI Fox Mulder (David Duchovny) et Dana Scully (Gillian Anderson). La série est inséparable de sa mythologie qui correspond aux enquêtes non classées sur certains cas inexpliqués d’activité paranormale et extraterrestre. Mulder croit avec ferveur au paranormal, et est obsédé par la recherche de sa sœur qui a disparu quand il était adolescent. Convaincu que sa sœur a été enlevée par des extraterrestres et qu’il y a une conspiration gouvernementale massive pour cacher l’existence de ces aliens, Mulder ne se laissera arrêter par aucun obstacle pour mettre à jour les secrets du gouvernement et retrouver sa sœur. Il crée le service des affaires non classées dans un obscur bureau au sous-sol du FBI. Scully, fraichement diplômée du bureau fédéral, se voit assigné Mulder comme partenaire, à l’origine pour rendre compte à ses supérieurs des activités de Mulder, mais aussi pour contrôler son travail. Elle est à l’origine médecin et de par sa formation, elle croit qu’un grand nombre de ces phénomènes «paranormaux» ont des explications scientifiques. Dans ses recherches, Fox Mulder dispose de l’appui de trois informaticiens conspirationnistes : Melvin Frohike (Tom Braidwood), John Byers (Bruce Harwood) et Richard Langly (Dean Haglund), qui sont à la tête du journal « Lone Gunmen » dénonçant les secrets du gouvernement. Son travail est soumis aux directives du Directeur Adjoint Walter S. Skinner (Mitch Pileggi), lui-même sous les ordres d’un mystérieux fumeur (William B. Davis), prêt à tout pour dissimuler la vérité. Mulder a aussi des indics, notamment un certain « Gorge profonde » (Jerry Hardin).

Dans l’ensemble, les épisodes de X-Files peuvent être divisés en deux catégories: les épisodes de la mythologie, qui font partie de l’arc global sur les aliens et les conspirations gouvernementales, et les épisodes de «monstres de la semaine» qui sont des épisodes autonomes. En théorie, on pouvait ne regarder que les épisodes de la mythologie et zapper les histoires de tueurs psychopathes, mais il y a quelques épisodes vraiment exceptionnels qui ne doivent pas être ratés. On peut se permettre de mentionner que X-Files a eu deux saisons de trop (la 8 et 9). Nous éviterons aussi de parler de la 10ème (sortie début 2016) qui est encore plus lamentable! Le créateur Chris Carter a cru que la septième saison de l’émission serait la dernière, et la plupart des fans et des critiques sont d’accord pour dire qu’elle aurait pu s’arrêter là. Les saisons 2 à 6 sont sans doute les plus fortes. Le tournage de la série a débuté en mars 1993, à Vancouver au Canada. Les cinq premières saisons ont été tournées et produites là-bas, mais à partir de la 6e saison (1998), la série a été tournée à Los Angeles, au sud de la Californie sur la côte Pacifique. La musique du générique devenue célèbre est due au génie de Mark Snow.

Au cours de ses neuf saisons, la série influente est passée d’un grand succès de science-fiction à un succès mondial massif et est devenue l’une des séries télévisés les plus réussie de tous les temps. Le spectacle, a remporté 16 Emmy Awards, 5 Golden Globes et 1 Peabody Award.

La Mythologie X-Files :

L’histoire dans son intégralité est un peu décousue, redondante, d’une qualité contrastée (parfois exceptionnelle, souvent excellente mais quelquefois à la limite du comique involontaire) car modifiée au gré des envies de son créateur et des allées et venues des acteurs principaux ; mais bien que compliquée, elle peut se résumer quand même.

Les Mayas ont prédit que le 21 décembre 2012, le monde serait envahit par des colons extra-terrestres, qui projettent l’anéantissement de la race humaine. Ces colons sont arrivés à l’époque de la préhistoire et ont conservé sous terre un pathogène évolué appelé l’huile noire, un virus étranger qui peut infecter les humains et prendre le contrôle de leur corps.

Le gouvernement des États-Unis a d’abord découvert le plan d’invasion extraterrestre après l’accident d’OVNI de 1947 à Roswell, après quoi ils ont capturé les colons du vaisseau spatial crashé et ont mis la main sur leur technologie avancée pour pratiquer du rétro-ingénieuring. Une organisation secrète appelée le Syndicat, qui comprenait « l’homme à la cigarette » et Bill Mulder le père de Fox, a été formé au sein du département d’État pour combattre l’invasion imminente, mais est devenue plus tard une entité toute puissante cachée et autonome du gouvernement. Pour gagner du temps, le Syndicat, a décidé de faire semblant de coopérer avec les Colons, tout en travaillant secrètement à créer une race hybride humain/E.T. qui serait immunisée contre l’Huile Noire.

Quand Fox Mulder avait douze ans, le Syndicat décida ainsi que chacun de ses membres sacrifieraient un proche qui subirait des expérimentations en échange du fœtus alien qui leur permettrait de créer l’hybride immunisé contre les effets de l’huile noire. Les parents de Mulder l’avaient choisi lui, mais au lieu de cela les colons ont enlevé sa sœur de huit ans, Samantha, parce qu’ils avaient besoin d’une jeune fille pour leurs expériences. Il n’aura de cesse, tout au long de la série, de la rechercher, pensera l’avoir retrouvée, mais en en fait il s’agira d’un de ses clones.

Scully elle aussi est enlevée et ses ovules sont utilisées pour des expériences d’hybridation. L’ex-épouse de Spender, Cassandra, qui a été sacrifiée aux étrangers avec Samantha devient plus tard le premier hybride réussi. Leurs recherches n’aboutissant pas, le Syndicat veut livrer Cassandra aux Colons en échange du vaccin les immunisant du cancer noir, évènement déclencheur d’une colonisation anticipée, quand toute l’équipe est mise à mort par des rebelles aliens sans visage qui s’opposent à la colonisation…

Voir sur YouTube : « X-Files – best of Season one » par Udo Köhler

Film – L’armée des douze singes (1995)

L’ambitieux film « L’armée des 12 singes » de Terry Gilliam a été co-écrit par David Peoples, qui est le scénariste de « Blade Runner ». Ce monde là, où tout est désolation, rouille et ruine, n’est pas sans rappeler le film Brazil du même réalisateur. L’histoire commence dans un futur proche, en 2035 et le protagoniste est un voyageur temporel essayant de sauver le monde d’un virus mortel.

Le voyageur, un certain Cole (Bruce Willis), est un prisonnier qui vit dans des conditions sordides avec une poignée d’autres survivants humains enfermés dans un abri souterrain aux mains de scientifiques sans scrupules. La surface de la planète a été récupérée par les animaux, après la mort de 5 milliards de personnes pendant la grande pandémie virale létale de 1996.

Cole est arraché de sa cage et envoyé en surface par les dirigeants de ce domaine, qui espèrent apprendre assez sur ce virus pour le vaincre. Plus tard, il est choisi pour une mission plus cruciale: il doit voyager dans le temps et rassembler des informations sur le virus avant qu’il n’ait muté, et s’il mène sa mission à bien, il sera libre. Le film ne prévoit aucun espoir qu’il puisse «l’intercepter» avant qu’il ne sévisse: de son point de vue, la maladie est déjà arrivé, et ainsi les scientifiques cherchent le traitement, pas la prévention. Cole débarque trop tôt, en 1990. Il est jeté en prison, interné et on lui assigne une psychiatre, le Dr Kathryn Railly (Madeleine Stowe). L’erreur est corrigée, Il est localisé et ramené dans son présent par l’équipe de savants, puis après une nouvelle erreur d’aiguillage temporel, il se retrouve enfin en 1996, quelques semaines avant que n’éclate l’épidémie qui doit détruire presque toute l’humanité. Là, il kidnappe la psy qui le pense délirant quand il soutient être un visiteur de l’avenir (« Vous comprendrez que je ne suis pas fou quand les gens commenceront à mourir le mois prochain ») parce qu’il a besoin d’aide pour trouver « l’armée des 12 singes » à Philadelphie. Ils sont supposés détenir le virus sous sa forme « pure » avant qu’il ne se transforme, plus tard cette année, en un tueur d’humains .

Cole découvre qu’un des malades mentaux, Jeffrey Goines (Brad Pitt), qu’il a rencontré en 1990, est un activiste des droits des animaux dont le père (Christopher Plummer) possède un laboratoire qui peut potentiellement héberger le virus mortel. Jeffrey veut-il déchaîner le virus sur terre, afin que la terre revienne aux animaux? Il peut aussi s’agir de son père, ou un autre membre de l’équipe, notamment l’adjoint du patron. . .

Tout cela est juste l’assemblage de l’intrigue. Le décor ressemble d’ailleurs à une associations d’éléments épars piochés au 20ème siècle. Les scientifiques travaillent encore dans des laboratoires qui ressemblent à ceux que l’on trouve imprimé sur ces vieilles cartes postales sépias représentant les installations désuètes des premiers inventeurs. Des tueurs sont lancés à la poursuite de Cole et de Railly et il y a beaucoup de combats sanglants. Peu à peu la psychiatre en vient à croire, après la vérifications d’une série de prédictions précises de son patient, qu’il vient réellement du futur.

Ce film n’est pas, un simple thriller d’anticipation. Une grande partie de son intérêt provient de la nature du personnage de Cole. Il est simple, confus, mal informé, épuisé et traversé par des sentiments de trahison. Il y a aussi un autre facteur, une allusion perceptible dès la première image du film et confirmée à sa clôture : Cole a peut-être déjà été témoin de la fin de l’histoire.

L’intrigue de ce film, si vous le suivez de près, implique un paradoxe temporel. Presque tous les films de voyage dans le temps font cela. Mais au fond, c’est peu important. Ce qui est intéressant dans le film, c’est la façon dont Gilliam, ses assistants et ses comédiens créent un univers aliéné et paranoïaque qui est contenu dans seulement 130 minutes d’action. Du Terry Gilliam pur jus.

Le scénario de « L’armée des 12 singes » installe une solide relation entre Cole et Railly qui campe les rares moments de stabilité du film. Mais pour le reste, Gilliam rend la folie contagieuse : Le personnage de Brad Pitt, crachant des visions compulsives de paranoïa et de terreur, a une influence puissante sur l’histoire, suggérant que la logique ne peut pas résoudre les problèmes posés par l’intrigue du film. D’autres personnages – ceux en charge du monde futur souterrain, ainsi que les conspirateurs autour du personnage de Plummer – se comportent comme des êtres émanant d’un récit fantasmé par H.G. Wells. La photographie bizarre avec des plan inclinés et l’utilisation de prise de vues en champ élargi, associées à la confusion ainsi qu’à l’épuisement de Cole finissent par nous gagner et comme lui, nous sommes alors transportés à travers le temps, flirtons avec la folie, et finissons par chuter lourdement sur le béton de la réalité qui est des plus sombre.

Voir sur YouTube : « Armee des 12 Singes – Bande Annonce – VF » par TamalaNeko

Youngtimer – Alfa Romeo 164 (1988-97)

La 164 est le premier fruit du mariage, obligé sous peine de faillite, d’Alfa Romeo avec Fiat. Porteuse d’un nom prestigieux entre tous, mais aussi concurrente de la Thema au sein même de la société Alfa-Lancia constituée par Fiat au lendemain du rachat d’Alfa Romeo à l’état italien, elle symbolise la renaissance de la marque.

Une Base partagée à quatre : 

La Plate-forme utilisée pour la 164 est commune à la Fiat Croma, à la Lancia Thema et la Saab 9000, pour d’évidentes raisons de prix de revient. Sur elle se greffent des carrosseries bien différentes, mais il est évident que la plus belle de toutes, et la plus aérodynamique, est celle de la 164, due à Pininfarina particulièrement bien inspiré. Le train avant de la 164 est spécifique, avec les jambes du train MacPherson inclinées pour permettre l’abaissement du capot.

Un superbe moteur : 

Au dessus des versions 2,5 l turbo-diesel, 2 litres essence et 2 litres turbo-essence trône le 3 litres V6 né en 2,5 litres en 1979. Il reste un modèle du genre et offre tout à la fois une puissance respectable, un couple généreux, un fonctionnement silencieux et une prodigieuse souplesse. Dommage que le comportement routier de la 164, peu sportif car trop orienté vers le confort, ne permette pas toujours d’exploiter pareille mécanique.

Les différentes versions :

En 1987 le moteur était le 3.0 V6 12v de 192 ch à 5600tr/mn conçu par l’ingénieur Giuseppe Busso. La version 2 litres essence faisait 148 ch. La motorisation diesel qui était fiable, robuste et peu gourmande, était équipée du moteur VM Motori de 2,5 litres faisant 117 ch jusqu’en 1992, puis 125 jusqu’à la fin de sa carrière.

En 1988 Alfa Romeo présenta une version turbo équipée d’un moteur 2 litres d’origine Lancia. En 1990 la puissance du 3.0 V6 12v fut portée à 200 ch.

En 1991 Alfa Romeo présenta une version 2.0 V6 Turbo, développant 210 ch en permanence et 240 ch avec l’overboost enclenché.

De 1993 à 1997, Alfa Romeo présenta la version 3.0 V6 24v de 211 ch puis 230 ch. Une version 4×4 intégrale permanente figurait aussi au catalogue.

Production : 274.000 exemplaires
Moteur et transmission : Moteur(s) : Essence (2.0 Twin Spark ou 3.0 V6 à 60° tout aluminium) ; Diesel (2.5) ; traction AV ; embrayage monodisque à sec
Poids et performances : Poids : 1 300 kg ; Vitesse maximale : 232 km/h (3 litres V6)
Dimensions : Longueur : 4 554 mm ; Largeur : 1 760 mm ; Hauteur : 1 390 mm

Prix neuve : 200.000 Francs en 1989 (pour le 3 litres V6) soit 48.000 € avec 59 % d’inflation.

Prix actuel : De 3000 jusqu’à 8.000 € pour un modèle dans un état irréprochable.

Ci-dessous Photos extraites d’une Brochure  Alfa Romeo 1990