Youngtimer – Audi V8 (1989-94)

Bien qu’elle soit équipée de la transmission intégrale, l’Audi V8 ne s’appela pas Quattro, même si cela figurait en grosse lettres au bas de la lunette arrière. Non, avec cette berline de luxe, Audi avait préféré mettre l’accent sur la nouveauté : le moteur, mais c’était la première fois qu’une voiture de haut standing proposait une transmission intégrale. En raison de la structure même de l’automobile, le moteur se trouvait nécessairement en porte-à-faux, nécessitant donc un bloc moteur relativement court. Ce dernier, en raison de sa position, devait être le plus léger possible – d’où l’utilisation d’aluminium. En simplifiant, on peut dire que ce V8 est né de l’accouplement de deux 4 cylindres de Golf 16 S (1781 x 2 = 3562 cm3). Les 32 soupapes sont commandées par 4 arbres à cames en tête, le tout étant, bien entendu intégralement géré par un Motronic Bosh. Deux ans après sa sortie, le moteur augmentera de cylindrée pour passer à 4,2 litres.

Une tenue de route exceptionnelle : 

Le comportement routier de l’Audi V8 était extraordinaire. Dans les pires conditions, elle était encore à l’aise, là où ses concurrentes commençaient à demander grâce. Sur route mouillée, elle donnait l’impression de rouler sur du sec. L’insonorisation est telle que le moteur, la transmission et les bruits de roulement sont inaudibles. Les suspensions sont très souples et pourtant, aucune bosse ne les met en butée. Ce n’était pas une sportive, mais pour se déplacer vite, par tous les temps, en silence, dans un confort parfait et en toute sécurité, difficile de trouver mieux à l’époque.

Un équipement pléthorique : 

Côté équipement, tout était compris. Peinture métallisée, vitres athermiques, climatisation automatique, sièges en cuir (chauffants et à réglages mémorisés à l’avant), radio-cassette stéréo à 6 HP, ordinateur de bord, verrouillage centralisé avec chauffage des serrures des portes, lève-vitre et rétroviseurs électriques, lave-phares, boîte automatique ZF (quatre rapports et trois programmes : Economique, Sport, Manuel), direction assistée et ABS, tout cela pour 80.000 F de moins qu’une BMW 750i, ou 140.000 F de moins qu’une Mercedes 560 SE.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : V8, 32s ; Cylindrée : 3562 puis 4170 cm3 ; Puissance maximale : 250 puis 280 ch ; Couple maximal : 340 puis 400 Nm.
Transmission : Quattro.
Poids et performances : Poids à vide : 1710 kg ; Vitesse maximale : 235 puis 250 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 9,2 puis 7 s.
Consommation mixte : 17,5 L/100 km.
Carrosserie : Berline tricorps.
Dimensions : 4874 x 1814 x 1420 mm.
Prix du modèle neuf en 1989 : 420.000 F soit 102.487 € avec 60% d’inflation.
Côte actuelle : à partir de 2500 €.

Disque – Francis Cabrel – Sarbacane (1989)

La musique de Francis Cabrel ne s’est jamais éloignée de ses thèmes de prédilection originaux : de douces et belles réflexions sur la vie chantées de sa voix claire et accompagnées de belles mélodies portées par sa guitare acoustique. Autour de ce noyau, il tisse des histoires sur ses contemporains, sur fond de blues rock, de pop et de soft jazz. Il s’inspire aussi de la chanson hexagonale, notamment de Polnareff et de Dutronc, mais aussi de Brassens dont il a dit : “Brassens est et sera toujours d’actualité, parce-qu’il est intemporel. Une guitare et une contrebasse! Ça ne vieillira pas. Les chanson de Brassens font un ensemble parfait, compact, homogène, riche, intelligent. Ça c’est une oeuvre! Brassens ne se compare à personne. Il fait des petites chansons avec des refrains que tout le monde reprend, mais le cœur des chansons, c’est de la grande poésie. On peut le classer à côté de Baudelaire ou de Verlaine. Je me sens plus proche de sa poésie que celle d’un Brel ou d’une Barbara.” Les paroles de Cabrel, souvent empreintes de poésie, sont très appréciées par un large public ainsi que par les critiques, et ses albums se vendent bien. Son style a également suscité un renouveau d’intérêt pour la musique acoustique en France.

L’intérêt de Cabrel pour la musique a commencé à son lycée dans le sud-ouest de la France. Inspiré par la musique de Bob Dylan, il a appris à jouer de la guitare. Il s’est joint à un groupe appelé Maïna Pub (le nom sera changé plus tard en Virginys) qui reprenait les chansons des Beatles, des Rolling Stones, de Jimi Hendrix, Simon & Garfunkel, Creedence Clairwater Revival…. Le groupe s’est séparé, et Cabrel a commencé à jouer en solo et à travailler sur ses propres créations. En 1974, il a participé a un concours organisé à Toulouse par Sud Radio, destiné aux chanteurs-auteurs-compositeurs et il a obtenu la première place. Le prix obtenu a été l’occasion d’enregistrer un single, mais le jury (composé notamment de Daniel et Richard Seffont) a tellement été impressionnés par son talent qu’ils lui a demandé d’enregistrer un LP. L’album résultant, Les Murs de Poussière, sera publié en 1977.

Quelques albums remarquables :

Les Murs de Poussière (1977) : Deux singles en sont extraits : “Petite Marie”, chanson dédiée à son épouse Mariette et “Les Murs de Poussière”. Voici ce qu’il dit de cette chanson sur une interview de Gilles Médoni publiée dans l’Express du 04/06/2007 : “Cette chanson m’a défini d’emblée et me défini encore aujourd’hui. Au départ, je pensais décrire quelqu’un de l’extérieur qui rêvait d’un ailleurs, mais c’est finalement de moi que je parlais. J’imaginais d’une façon inconsciente ce qui allait m’arriver et la façon dont je réagirais. Ce fameux “vieil arbre tordu au milieu” vers lequel revient le personnage du texte, je le voyais de ma fenêtre. Il montre la puissance des racines… J’ai fais plusieurs fois le tour du monde et je sais que partir loin longtemps ne me convient pas : je rejoins vite ma terre d’Aquitaine.”

Sarbacane (1989) : le septième album de Francis Cabrel sorti en 1989 a été certifié disque de diamant (2.000.000 d’exemplaires vendus en France). C’est un disque emblématique de Cabrel, tant par l’énorme succès des singles qui résonnent encore à nos oreilles vingt ans plus tard (“Animal”, “Sarbacane”, “C’est écrit” et “Tout le monde y pense”), que par le thèmes des chansons, notables pour quelques-unes d’entre elles : il rend hommage à sa fille dans “Sarbacane” (une chanson bluesy au mémorable solo de guitare signé Michel Françoise), dans “Dormir debout”, il rend hommage à Daniel Balavoine, l’auteur de Sauver l’amour disparu trois ans auparavant (“L’homme qui pouvait sauver l’amour est parti sans laisser d’adresse…”). La chanson “Rosie” est une reprise en français d’une chanson de Jackson Browne qui figure sur l’album Running on Empty. “Je Sais Que Tu Danses”, chanson énergique à la “Encore Et Encore”, est également superbe. Aux Victoires de la musique 1990, Francis Cabrel repartira avec trois récompenses : Meilleur artiste, Meilleur album et Meilleur spectacle musical de l’année 1989. 

Des roses et des orties (2008) : est le onzième album de Francis Cabrel. L’album fut le disque le plus vendu de l’année 2008 en France. Il est certifié disque de diamant avec plus de 800.000 exemplaires écoulés. Il contient la superbe chanson “Des Hommes Pareils”. L’album reprend trois classiques: L’excellent “Mama Don’t” de J.J. Cale (“Madame N’Aime Pas”), “Born On the Bayou” de Creedence Clearwater Revival (“Né Dans le Bayou”) et “She Belongs to Me” de Bob Dylan (“Elle m’appartient”).

Discographie :

1977 : Les Murs de poussière
1979 : Les Chemins de traverse
1980 : Fragile
1981 : Carte postale
1983 : Quelqu’un de l’intérieur
1985 : Photos de voyages
1989 : Sarbacane  
1994 : Samedi soir sur la Terre
1999 : Hors-saison
2004 : Les Beaux Dégâts
2008 : Des roses et des orties
2010 : L’Enfant-Porte (jeune public)
2012 : Vise le ciel
2015 : In extremis

Voir sur YouTube : “Alcaline, le Mag : Francis Cabrel – Sarbacane en live” par Alcaline ; “Francis Cabrel – Des Hommes Pareils” par elpetrucci ; “Madame n’aime pas – Cabrel Live Des roses et des Orties.avi” par Gliko Bello

Youngtimer – BMW Z1 (1988-91)

Contrairement aux apparences, la Z1 (Z pour Zunkunf, l’avenir) n’était pas un gadget mais la résultante de trois années de recherche au sein du département avancé de la firme de Munich, le BMW Technic GMBH, un bureau d’étude affranchi des préoccupation commerciales qui choisi ses propres sujets et met en chantier les plus innovateurs. La Z1 était donc un exercice de style, une vitrine technologique mettant en avant un savoir-faire en matière de voiture ludique en innovant tant sur le choix des matériaux que sur la conception des portes escamotables.

Cheveux au vent, genoux à l’air :

La Z1 est un roadster, c’est à dire une deux places avec coffre et capote. Mais elle va plus loin en offrant des portes escamotables à commande électromécanique. On peut, indifféremment, conduire le coude à la portière et les genoux à l’air. Le problème de rigidité lié aux cabriolet a été abordé de front par l’utilisation de matériaux et de solutions ultra-sophistiquées. Ainsi, le châssis monocoque, galvanisé à chaud, est collé et vissé sur un plancher en composites. Un tube d’acier intègre parfaitement le cadre du pare-brise pour relier et rigidifier l’ensemble sur lequel sont boulonnés les 16 panneaux en termoplastique constituant la carrosserie (à l’exception des capots en fibre de verre-époxy-mousse).

Une bonne mécanique : 

L’ensemble mécanique est repris de la BMW 325 i [E30], hormis le train arrière multibras. Le moteur est l’excellent 6 cylindres 2,5 litres de 170 ch, onctueux et souple jusqu’à 4000 tr/mn, et sportif au delà. Bien campée sur ses pneus 225/45 VR 16, la Z1 se révèle une vrai GT et ajoute les avantages du cabriolet. Les études aérodynamiques ont été si bien menées que l’on ressent à peine les remous d’air. Tenue de route et fidélité de cap sont irréprochables, la motricité exemplaire, la direction et le freinage au diapason et les performances excellentes, supérieures à 220 km/h. Ses seuls défauts : les rapports de la boîte sont trop longs et la direction trop démultipliée.

De 1988 à 1991, la BMW Z1 fut produite à 8000 exemplaires.

Caractéristiques techniques : 

Moteur : M20 de E30 325i, 6 cylindres, 12 soupapes ; Position du moteur : Longitudinale centrale avant ; Cylindrée : 2494 cm3 ; Puissance maximale : 170 ch à 5800 tr/min ; Couple maximal : 221 Nm à 4300 tr/min.
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Manuelle 5 rapports.
Poids et performances : Poids à vide 1250 kg ; Vitesse maximale : 225 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 8,6 s ; Consommation mixte : 12,6/9,5/6,7 L/100 km.
Carrosserie : Roadster 2 portes.
Suspensions : Triangles superposés ; Ressorts hélicoïdaux ; Amortisseurs hydrauliques.
Direction : à crémaillère.
Freins : Disques ventilés 260 mm + ABS
Dimensions : Longueur : 3920 mm ; Largeur : 1690 mm ; Hauteur : 1277 mm.
Prix du modèle neuf en 1989 : 366.700 Francs soit 89.481 € avec 60% d’inflation.
Côte actuelle : à partir de 40.000 €

Album – Texas – Southside (1989)

Texas est un groupe de pop rock originaire de Glasgow en Ecosse. Le groupe a été fondé en 1986 par le bassiste Johnny McElhone (issu des groupes Altered Images et Hipsway), la chanteuse-guitariste Sharleen Spiteri, le guitariste Ally McErlaine et le batteur Stuart Kerr. Texas a fait ses débuts en mars 1988 à l’Université de Dundee. Ils ont pris leur nom du film de Wim Wenders sorti en 1984, Paris, Texas.

Texas sort son premier album Southside en 1989, ainsi que le premier single “I Do not Want a Lover” qui devient un succès international, atteignant le Top 10 au Royaume-Uni. Southside entre à la 3ème place au Royaume-Uni et à la 88ème place sur les charts US du Billboard 200. Malgré le succès de Southside, les albums suivants Mothers Heaven (1991) et Ricks Road (1993) ont moins bien marché, atteignant respectivement la 32ème et le 18ème place au Royaume-Uni.

La chance du groupe tourne en 1997 avec la sortie de leur album White on Blonde qui entra premier au UK Albums Chart devenant leur album le plus vendu à ce jour, puisque certifié six fois platine au Royaume-Uni. L’album suivant, The Hush (1999) également excellent, entra directement à la première place des charts britanniques et fut certifié triple platine. L’album Greatest Hits du groupe, sortit en 2000 se vendit aussi très bien, débutant son classement à la première place et obtenant six fois la certification platine. Continuant sur sa lancée, Texas va publier deux autres albums studio, Careful What You Wish For en 2003, et Red Book en 2005, tous deux certifiés or au Royaume-Uni. Après la sortie de Red Book et une tournée pour soutenir la sortie de l’album, Texas fit une pause. La chanteuse Sharleen Spiteri entama une carrière solo, en lançant son premier album solo, Melody, en 2008. En 2017, les ventes de Texas totalisaient 40 millions d’enregistrements sur 13 singles et 8 albums au Royaume-Uni. Leur neuvième album, Jump on Board, sorti en mai 2017, est entré au sommet du Scottish Albums Charts, figurant parmi les dix premiers albums classés dans les Hit Parades en France, au Royaume-Uni et en Belgique.

Quatre albums a (ré)écouter : 

Southside (1989) : La connexion antérieure de McElhone avec Mercury Records à travers le groupe Hipsway a permis au groupe de signer avec ce label, qui a d’abord pris comme producteur Bernard Edwards du groupe Chic avant de se fixer finalement sur Tim Palmer. Le premier résultat de cette association fut le single “I Don’t Want a Lover” qui précéda le LP. C’est le premier titre écrit par Spiteri et McElhone, que Mercury sortit en single dans l’UK. Il s’est vendu à deux millions d’exemplaires à travers le monde, atteignant le top 10 des meilleures ventes de singles au Royaume-Uni, en Suisse, en Autriche et en Australie. En France, le titre est resté classé durant vingt semaines consécutives dans le Top 50 de juillet à novembre 1989 et a atteint jusqu’à la onzième place à la treizième semaine. Aux États-Unis, le succès fut plus modeste au Billboard Hot 100, mais le titre fut bien classé au Mainstream Rock Tracks et à l’Alternative Songs. Autre titre à écouter extrait de cet album : l’excellent “Prayer For You”.

White on Blonde (1997) : Après deux albums en demi-teinte, Texas est revenu sur la scène musicale avec le succès international “Say What You Want”. La chanson a été diffusée à l’international en janvier 1997, obtenant le meilleur classement du groupe à ce jour sur le UK Singles Charts, atteignant la 3ème place dès sa deuxième semaine de sortie. En février, Texas publie White on Blonde, qui est devenu l’album le plus vendu du groupe à ce jour. L’album a débuté à la première place sur le UK Album Charts et est revenu à la première place six mois plus tard. Il est resté au Royaume-Uni Top 75 pendant 91 semaines. Au total, cinq singles ont été extraits de l’album : “Halo”, publié en avril 1997, a atteint la 10ème place, “Black Eyed Boy”, sorti en juillet 1997, a atteint la 5ème place et “Put Your Arms Around Me”, publié en novembre 1997, a également atteint le 10ème rang. En 1998, la chanson a été présentée dans le film Ever After : A Cinderella Story, avec Drew Barrymore. Le groupe a ensuite publié un double single comprenant “Insane” et “Say What You Want (All Day, Every Day)” – une nouvelle version du premier succès de l’album. White On Blonde a été certifié 6 x Platine par le BPI pour les ventes au Royaume-Uni dépassant 1,8 million d’exemplaires vendus. Il fut inclus dans les 50 meilleurs albums de 1997.

The Hush (1999) : En avril 1999, Texas sort le premier single de son cinquième album de studio “In Our Lifetime” qui atteint la 4ème place sur le UK Singles Charts et est également inclus sur la bande son du film de Notting Hill la même année. The Hush, est entré directement à la première place du UK Album Charts lors de sa première semaine de sortie. Un deuxième single, “Summer Son”, est sorti en août 1999, atteignant la 5ème place. Un troisième et dernier single, “When We Are Together”, est sorti en novembre 1999. L’album a été certifié 3 x Platine par le BPI pour des ventes au Royaume-Uni dépassant 900.000 exemplaires.

The Greatest Hits (2000) : En octobre 2000, Texas publie sa première compilation. L’album présentait des titres couvrant leur carrière, de leurs débuts de 1989 à l’année en cours, et comprenaient trois nouvelles chansons. Un nouveau single, “In Demand” est sorti le 2 octobre 2000 et a atteint la 6ème place au Royaume-Uni, avec une vidéo dans laquelle figurait l’acteur Alan Rickman. Lorsque The Greatest Hits est sorti, il est devenu le troisième album consécutif du groupe à être classé directement au N° 1 au Royaume-Uni. Un deuxième nouveau single de la compilation, “Inner Smile”, fut publié à la fin de 2000, atteignant la 6ème place sur le UK Singles Charts. La vidéo de “Inner Smile” est un hommage à Elvis Presley (et plus précisément ses spectacles ’68 Comeback Special) avec la chanteuse Sharleen Spiteri déguisée de manière à ressembler au King dans son célèbre costume de cuir noir. En juillet 2001, un remix de “I Don’t Want A Lover” est entré au Top 20 du Royaume-Uni. À cette époque, l’album The Greatest Hits était devenu un énorme succès et fut finalement été certifié 6 x Platinum par le BPI pour le Royaume-Uni avec des ventes dépassant 1,8 million d’exemplaires.

Discographie : 

Southside (1989)
Mothers Heaven (1991)
Ricks Road (1993)
White on Blonde (1997)
The Hush (1999)
The Greatest Hits (2000)
Careful What You Wish For (2003)
Red Book (2005)
The Conversation (2013)
Jump on Board (2017)

Voir sur Vimeo : “TEXAS ~ I Don’t Want A Lover” ; “TEXAS ~ Inner Smile” par Maria Perescu ; “Texas – Summer son (Official Video)” par Thomas ; “TEXAS ~ Prayer For You” par Maria Perescu

Youngtimer – Chevrolet Corvette C4 (1984-96)

Certaines voitures américaines sont encore auréolées d’une légende dont l’origine se perd dans un passé fabuleux. Ce ne sont plus des objets prestigieux, ce sont des institutions. La Corvette C4 est l’une d’elles, héritière de la somptueuse Corvette 1959, la “Chriscraft des boulevard”, ou de l’agressive Stingray “Split Window” de 1963.

La Corvette C4 (1984-96) : 

La Corvette de quatrième génération fut présentée en 1983 et ne fit l’objet que d’un léger lifting comparé au modèle C3 (sorti en 1968 et déjà très européanisé) qui avait eu pour redoutable honneur de prendre la succession de la fameuse Stingray, dont les ventes et la longévité avaient battu tous les records. En conséquence, ses lignes montraient un souvenir marqué du modèle précédent, avec sa proue développée, ses ailes fuselées et son étranglement central “en bouteille de Coca-Cola”, sa vaste lunette arrière profilée et ses boucliers intégrés. Mais tout cela, assagi et affiné, dans un style plus fluide et moins musclé. La nouvelle version restait fidèle à la tradition sur deux points : comme toutes les Corvettes depuis trente ans, la carrosserie était en plastique, et il n’y avait pas de coffre à bagages à proprement parler (seulement un compartiment accessible de l’intérieur).

Sérieuse et compétente :

La nouvelle Corvette disait adieu au fameux V8 de 7,4 litres ; son V8 de 5,3 litres, étranglé par les normes antipollution des années 80, elle ne promettait au départ que 205 à 233 ch. C’était une machine sérieuse et compétente, respectueuse des normes, soucieuse de la sécurité et de l’environnement, conforme aux critères de sa clientèle aisée. En 1991, la puissance passe de 233 ch (1984) à 250 ch. En 1992, le V8 de 5,7 L qui développe 300 ch est couplé à une boîte de vitesses manuelle à six rapports ou automatique à quatre rapports. En 1996, la Corvette pouvait disposer en option d’un moteur développant 330 ch. Entre 1990 et 1992, la version ZR-1 (non importée en France) disposait d’un moteur développant 375 ch, et de 1993 à 1995 inclusivement elle développera 405 ch. La production totale de cette génération est de quelque 330.000 exemplaires.

Un peu d’histoire : les modèles C1 et C2 :

La Corvette C1 (1953-62) : née en 1953, la Corvette de Chevrolet faillit disparaître à la fin de 1955 pour manque de résultat. Elle fut sauvée par l’apparition de la Thunderbird de Ford et, surtout, par un brillant V8 de plus de 200 ch. Ses lignes furent rajeunies deux fois, pour 1956 et 1958 tandis qu’elle perdait son caractère spartiate initial. En 1960, l’image de la Corvette était celle d’une luxueuse sportive comme le démontraient ses grandes dents chromées. En 1961, elle évolua encore. En 1958, le grand patron du style GM, Harley Earl prit sa retraite après plus de 30 ans de règne. William L. Mitchell, son second, prit sa place et remodela la Corvette 1960 selon des lignes plus élégantes, plus sobres, plus raffinées. Il retoucha l’arrière, plus tendu en “queue de canard”, et l’avant, doté d’une grille quadrillée moins agressive.

La Corvette C2 (1963-67) [Stingray] : Au début des années 60, la voiture américaine, encore bien protégée des crises énergétiques, évolue doublement : d’une part, le style s’épure jusqu’à la sobriété après les excès chromés et les ailerons de la décennie précédente et, d’autre part, la course à la puissance s’intensifie encore, au point que les 350 ou 400 chevaux ne sont pas rares sous les capots. La nouvelle Corvette présentée fin 1962 en fait la synthèse pour devenir une classique absolue. Près de huit ans après son arrivée, le client américain est lassé de l’esthétique sensationnelle du modèle C1 et le muscle va désormais inspirer les lignes de la nouvelle Stingray dans laquelle force cachée sous le capot est presque palpable. Les courbes tendues de ce modèle signé Bill Mitchell, vont étonner et séduire des deux côtés de l’Atlantique. Un seul élément, critiqué, connaît une brève existence : la glace arrière à séparation centrale qui disparut au bout d’un an. La rareté de ces modèles, dits “Split Window”, en a fait depuis les plus recherchés.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : V8 ; Cylindrée : 5733 cm3 ; Soupapes en tête ; Puissance maximale : 205 à 405 ch ; Couple maximal : 461 Nm.
Transmission : Propulsion, 4 vitesses automatique, 6 vitesses manuelle.
Poids et performances : Poids à vide : 1505 kg ; Vitesse maximale : 225 à 294 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 4,5 à 6,2 s.
Carrosserie : Coupé.
Dimensions : Longueur : 4540 mm ; Largeur : 1790 mm ; Hauteur : 1180 mm.

Prix du modèle neuf en 1987 : Prix US : $ 32.038.

Prix du modèle Corvette C4 en occasion : à partir de 7000 €.