Série TV – L’or Du Diable (1989)

Cette série en six épisodes réalisée par Jean-Louis Fournier, est inspirée du livre écrit par Jean-Michel Thibau en 1987, le secret de l’abbé Béranger Saunière, un best-seller qui se vendit à plus de 2.000.000 d’exemplaires. La série qui fut diffusée sur FR3 en 1989 et remporta un fort succès d’audience, relate l’histoire de Béranger Saunière depuis sa nomination comme nouveau curé de Rennes-Le-Château en 1885, une petite bourgade audoise, jusqu’à sa mort en 1917. Juste après après avoir entrepris des travaux de rénovation dans son église, ce dernier mena un train de vie fastueux incompatible avec ses origines sociales modestes et sa petite rémunération de prêtre. De nombreux villageois supposèrent qu’il avait découvert un trésor pendant le chantier. Le premier épisode de la série TV commence en 1885 alors qu’il prend en charge la cure de Rennes-Le-Château.

Béranger Saunière, magistralement interprété par l’acteur Jean-François Balmer, est un jeune curé de conviction royaliste qui prend son ministère à l’époque du début de la présidence de Sadi Carnot, quatrième président de la IIIème république instaurée depuis 1870 après les 18 ans de règne du dernier souverain français, Napoléon III. L’empreinte des monarchiste reste encore importante, mais la république forge à nouveau son influence laïque sur le peuple, ce qui est un prélude à la séparation de l’église et de l’état qui sera votée en 1905. L’évocation de ce petit bout de notre histoire n’est là que pour vous aider à mieux comprendre le mauvais accueil qui est réservé à Saunière, un royaliste face à des anticléricaux qu’il affecte sans ménagement du qualificatif péjoratif de “mécréants”.

Le village est pauvre et l’église dont il prend possession est en ruine, le toit éventré, le clocher délabré, alors que les paroissiens ont été remplacés par des poules qui ont investi le maître-autel. Saunière est dévasté par l’ampleur de sa tâche, d’autant plus que le maire ne semble pas favorable au retour d’un prêtre dont la population se passe très bien depuis deux ans.

L’Abbé Boudet (Michel Aumont), curé de Rennes-les-Bains, le village mitoyen nettement plus bourgeois, lui rend visite. C’est un homme cultivé qui s’intéresse à l’archéologie et à l’histoire du coin. Il lui conseille de restaurer l’église délabrée de Rennes-le-Château (consacrée à Sainte Marie Madeleine) qui se dresse sur l’emplacement d’un ancien palais fortifié des Wisigoths. Les legs de l’évêque de Carcassonne (Mr Billard) et d’un mystérieux personnage qui se dit représenter la maison de France (Mr Guillaume) lui permettent de commencer les travaux en 1891. Sur recommandation de l’abbé Boudet, Saunière prend la jeune et jolie Marie Denarnaud (Laura Favali), pour gouvernante. Il résiste à ses avances, mais il finit par céder et leur relation va devenir rapidement plus intime.

Le mystérieux Mr Guillaume lui recommande de changer l’autel. C’est une épaisse dalle de pierre, soutenue par deux colonnes sculptées par les Wisigoths. Aidé de deux maçons il déplace la dalle et découvre qu’une des colonnes creuse contient quelques tubes de bois scellés à la cire renfermant quatre parchemins rédigées en langage codé ; à la demande de Boudet, Saunière se rend à Paris, au grand séminaire de St Sulpice où on le présente à un certain Emile Hoffet, un jeune séminariste féru d’occultisme et de sociétés secrètes, membre du prieuré de Sion. En visite chez son grand Maître (Claude Debussy), il rencontre Pierre Louis, Jules Bois mais aussi la célèbre cantatrice Emma Calvé (Arielle Dombasle), belle diva au sommet de sa gloire, ce qui est un peu déstabilisant pour un curé de campagne totalement inconnu. Après l’avoir séduite, il revient en Province avec les documents traduits.

Grâce à ces documents et à d’autres indices rassemblés par Boudet, Saunière finit par découvrir la cache contenant l’or des Wisigoths. Il conclu un accord avec le prieuré de Sion par l’intermédiaire de Boudet : le prieuré prend livraison des barres d’or, à charge pour lui de reverser à Saulnières la part qui lui revient sur des comptes ouverts sous de faux noms dans différentes banques.

Quelques temps plus tard, il entreprend des travaux considérables, rebâtit l’église, achète des terrains, construit une villa et une tour médiévale. Il mène grand train, voyage, fréquente le monde politique et les artistes. Il offre même un château à Emma Calvet qui est aussi sont amante. Mais le vent de la réussite finit par tourner et l’église décide d’enquêter sur l’origine de sa fortune…

Vous l’aurez compris, le film reprend la thèse sulfureuse défendue en 1982 par trois journalistes britanniques, Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh, dans leur essai controversé, L’Énigme sacrée, qui donna un retentissement international à l’affaire de Rennes-le-Château, reliant la prétendue ancienneté médiévale du Prieuré de Sion, l’histoire des Templiers, celles des Cathares, de la dynastie des Mérovingiens, du Saint-Graal et des origines du christianisme, et affirmant que Marie-Madeleine serait venue en France avec un enfant de Jésus, voire avec Jésus lui-même. Cette thèse est elle-même inspirée de “L’or de Rennes” écrit en 1967 par Gérard de Sède qui popularisa la légende des parchemins, en fait des faux fabriqués par Philippe de Chérisey pour son complice Pierre Plantard. Ce livre au succès national sera un jalon important dans la littérature pléthorique autour de Rennes-le-Château et servira de base à d’autres ouvrages publiés en France mais aussi dans des pays étrangers, notamment anglo-saxons (Le plus célèbre d’entre eux étant le roman de Dan Brown : DaVinci Code).

Voir sur YouTube : “Rennes le Château, “L’or du diable” “Les 6 épisodes en 1 film” (Aude 11, France)” par MysteriousChannel

Le Trésor de Rennes-Le-Château et le Pieuré de Sion, mythes ou réalités ?

Selon les documents qui ont été déposés par Pierre Plantard à la Bibliothèque nationale de France dans les années 1960 intitulés “Archives du Prieuré de Sion”, le Prieuré de Sion serait une organisation secrète prestigieuse fondée en 1099 à l’issue de la Première croisade, qui aurait compté parmi ses membres un grand nombre de personnages qui figurent parmi les plus illustres de l’histoire et de la civilisation occidentale comme Guillaume de Chanaleilles (1153-1154), Sandro Botticelli (1483-1510), Leonard de Vinci (1510-1519), Charles III (Duc de Bourbon-Montpensier) (1519-1527), Isaac Newton (1691-1727), Victor Hugo (1844-1885), Claude Debussy (1862-1918) ou encore Jean Cocteau (1918-1963). En 1993 Pierre Plantard admit cependant que cette liste n’était que le fruit de son imagination.

Dans les années 60, Pierre Plantard effectue des fouilles à Rennes-le-Château, et finit par rencontrer Noël Corbu, alors propriétaire de la villa Bétania construite par Saunière, selon qui : “l’abbé est tombé par hasard sur un trésor enfoui en 1249 sous son église par Blanche de Castille pour mettre la cassette royale à l’abri de l’avidité de vassaux opprimés ou de la révolte des Pastoureaux alors que le roi est parti en croisade”.

Plantard publie dans des conditions assez rocambolesques en 1965 le 2e document des Dossiers secrets d’Henri Lobineau («Les descendants mérovingiens ou l’énigme du Razès Wisigoth») qui suggère que la monarchie française descend de rois mérovingiens liés aux mystères du pays de Razès qu’il situe dans la région de Rennes-les-Bains et de Rennes-le-Château. Plantard, lui-même associé à Philippe de Chérisey, contacte Gérard de Sède, leur rencontre aboutissant à la rédaction en 1967 de “L’or de Rennes”, ouvrage qui crée notamment la légende des parchemins (fabriqués par Philippe de Chérisey) et popularise les mythes du trésor de Rennes-le-Château. Ce livre au succès national sera un jalon important dans la littérature pléthorique autour de Rennes-le-Château et servira de base à d’autres ouvrages publiés en France mais aussi dans des pays étrangers, notamment anglo-saxons.

Alors, d’où vient la fortune de l’abbé Saulnière ?

Le Traffic de messe : La piste officielle reposerait sur un substantiel trafic de messes (messe pour la guérison de maladie, messe aux défunts), consistant à détourner à des fins personnelles l’argent expédié par les congrégations et fidèles avec qui l’abbé est en contact à travers toute l’Europe. Il est d’ailleurs historiquement reconnu que l’abbé fut accusé par l’Église de trafic de messes par Mgr Paul-Félix Beuvain de Beauséjour, nouvel évêque de Carcassonne qui lui intentera en 1910 un procès canonique. Procès qui entraînera la déchéance des fonctions sacerdotales de Bérenger Saunière en 1911. Mais le calcul est vite fait : Environ 100.000 intentions de messes, rémunérées de 1 à 5 francs chacune, auraient été vendues par Saulnières entre 1893 et 1915. Ces 500.000 F sont largement insuffisant pour assurer le train de vie qu’il mena pendant des années, supérieur à 5.000.000 de Francs or! Cette hypothèse est donc sûrement erronée.

La collecte de fonds pour les royalistes : Selon le livre «Les grands mystères de l’Histoire de France» écrit par l’historien Renaud Thomazo, l’abbé Bérenger Saunière, ainsi que son frère Alfred, étaient très proches des cercles royalistes légitimistes, dont le cercle de Narbonne. Soit les frères Saunière collectaient des fonds pour ces organisations auprès de leurs ouailles, soit ils servaient d’intermédiaires propagandistes auprès des populations locales à des fins purement politiques, afin de lutter contre la montée en puissance du Mouvement républicain à la fin du XIXe siècle dans le cadre de la IIIème République qui succéda au Second Empire. Selon ces milieux catholiques, les politiciens liés à cette nouvelle organisation de la France étaient considérés comme des hommes sans Dieu. Bérenger Saunière a ainsi pu bénéficier d’aides pécuniaires en liaison avec cette activité, mais seulement au début de son ministère à Rennes-le-Château. Cette action politique est d’ailleurs attestée par la suspension de Bérenger Saunière par René Goblet, ministre des Cultes en 1885, durant six mois car le maire de Rennes-le-Château s’était plaint auprès du préfet des agissements de l’abbé en raison de son action propagandiste auprès des paroissiens de la commune. Donc là aussi, le compte n’y est pas dans la durée.

La Découverte antérieure d’un trésor par l’abbé Boudet : L’abbé Henri Boudet, curé de la commune voisine Rennes-les-bains, homme érudit et fort charitable, offrit en 1887 à Saunière de financer la restauration de l’église Sainte Marie-Madeleine à condition d’en rester le maître d’œuvre absolu mais occulte. C’est lui qui verse au nom de Marie Denarnaud, en quinze ans (et encore les comptes des années 1891 à 1894 ont disparu) 4.500.000 Francs-or ! En 1903 il cesse les paiements pour des raisons inconnues. Saunière est alors sans argent et une brouille entre les deux curés s’installe qui durera douze ans. Boudet, avant de mourir révéla à Saunière le secret de sa fortune. Dès lors les projets extravagants de Saunière reprirent. Sa mort devait les interrompre en 1917.

La Découverte fortuite d’un trésor par l’abbé Saunière : et si toutes ces histoires de parchemins secrets n’étaient que de l’enfumage et que Saunière avait en fait découvert accidentellement un trésor caché en faisant les travaux dans son église? Après tout, Marie, la servante du prêtre déclara sur son lit de mort : “Les gens d’ici marchent sur de l’or mais ils ne le savent pas !”. Voici une liste non exhaustive de trésors possiblement localisés à Rennes-Le-Château ou dans ses environs :

Le trésor de l’abbé Bigou : qui était l’abbé de Rennes-le-Château durant la Révolution française. Selon l’historien régional René Descailledas, en 1789, cet ancien curé de Rennes-le-Château, craignant que les révolutionnaires s’emparent des biens de sa paroisse, aurait pu cacher dans son église quelques pièces en or. En revanche, compte tenu du niveau de vie de la paroisse, l’éventuel «trésor» ne pouvait que se limiter à un petit magot.

Le trésor des Wisigoths (ou Trésor de Jérusalem) : En 410, le roi des Wisigoths Alaric I assiège Rome et, sans doute aidé par des complices qui lui ouvrent une porte, il investit la ville. Tout l’or de Rome est raflé, avec une mise à sac durant 3 jours qui sera immortalisée dans divers tableaux dans le futur. Puis Alaric s’en va vers le Sud de l’Italie actuelle. Il veut désormais conquérir l’Afrique du nord, le grenier à blé de l’Empire. Il descend vers la Sicile, mais, alors qu’il est sur le point d’embarquer, une violente tempête coule une partie de sa flotte et disperse le reste. Il doit renoncer à son projet. En rebroussant chemin, au cœur de la Calabre marécageuse, il contracte des fièvres qui l’emportent en quelques jours. Il est âgé de 40 ans. Selon l’historien Jordanès, Alaric mort, ses soldats, aidés de nombreux esclaves, détournent le cours du Busento, petit fleuve côtier, près de la ville de Cosenza, enterrent leur chef et son cheval, ainsi que son trésor, et rétablissent le cours du fleuve. Les esclaves qui ont participé à l’affaire sont passés par le fil de l’épée. Aussitôt désigné, le successeur d’Alaric, Athaulf, repart vers le nord et gagne la Gaule où il s’empare de la Provence et de l’Aquitaine. Les Wisigoths ne reviendront plus en Italie. Plus personne ne sait où se trouve le tombeau d’Alaric 1er.

Cependant, le trésor de Renne-Le-Château serait celui d’Alaric II, que 70 ans et une généalogie complexe séparent de son aïeul Alaric Ier. On pense que les guerriers Wisigoths n’ont pas enterré tout l’or de leur chef avec lui et qu’ils l’ont au contraire emporté avec eux, ou du moins une partie. Si l’on suit ce raisonnement, le trésor se trouve donc vraisemblablement en Aquitaine, ou en Occitanie. Ce sera donc, en l’occurrence, dans les Monts du Razès, aux portes de Rennes-le-Château. Cette légende, et d’autres encore, nées de celle-ci, ont inspiré le best-seller L’Or de Rennes de Gérard de Sède qui en vendit des milliers au début des années 1960.

Le trésor de Blanche de Castille :  à la suite de la Croisade des pastoureaux en 1251, survenue sous le règne de son fils Louis IX, comme évoqué par Noël Corbu, un trésor fut enfoui en 1249 sous l’église de Rennes-Le-Château par Blanche de Castille pour mettre la cassette royale à l’abri de l’avidité de vassaux opprimés ou de la révolte des Pastoureaux alors que le roi était parti en croisade. Elle mourut avant d’avoir pu lui révéler l’emplacement du magot.

Le trésor des Templiers : caché là à la suite du Procès de l’Ordre du Temple effectué contre cette communauté religieuse par Philippe IV Le Bel entre 1307 et 1314 (cette hypothèse a été défendue par l’écrivain Gérard de Sède. L’ordre possédait, en effet, des templeries dans la région).

Le trésor des faux monnayeurs du château du Bézu : affaire datant du XIVième siècle. En 1307, Othon d’Aure fut accusé de fabrication de fausse monnaie qui était cependant réalisée à partir d’or véritable ; à nouveau, en 1344, un certain Guillaume de Cathala, fut surpris en train de fabriquer de la fausse monnaie avec ce même métal précieux dans le château. Fait surprenant : alors qu’à cette époque les faux monnayeurs étaient condamnés à mort, lui et ses complices furent épargnés en 1347. On notera que la falaise du Bézu et son château apparaissent dans le tableau des Bergers d’Arcadie de Nicolas Poussin, de là à dire qu’ils fondaient un magot découvert dans une cache du château afin de l’écouler en (fausse) monnaie sonante et trébuchante…

Le trésor des Cathares : Un récit historique attesterait que lors de la prise du château de Montségur par les croisés en 1244, quatre Cathares s’en seraient échappés avec un trésor. Cette piste enflamma d’ailleurs l’imagination des nazis qui malgré leurs fouilles acharnées revinrent en Allemagne les poches vides…

Film – Un Monde Sans Pitié (1989)

Ce film d’Eric Rochant, est une comédie dramatique qui brosse avec talent le portrait d’un jeune homme désabusé, revendiquant sans complexe son droit à la paresse hérité de la «Bof-génération», celle apparue à la fin des années 1950 et arrivée à l’âge adulte après les événements de mai 1968, qui est devenue «incapable de trouver la passion dans un monde sans émotion». Il semblerait que de nos jours, cette dernière ait plus ou moins disparu pour laisser la place à la “LOL génération”, où le domaine d’expression de la critique de la société est passé de la rue à internet. À moins qu’il ne s’agisse de la “BEAUF génération”, complètement auto-centrée et devenue addict aux smartphones, aux réseaux sociaux ainsi qu’à la télé-réalité.

Incarné par un Hippolyte Girardot parfait dans son rôle d’anti-héros, Hippo rêve d’un idéal féminin, mais veut garder sans vergogne son statut de glandeur professionnel et de parasite de la société. Il assiste sans espoir au déclin d’une France dominée par la crise économique et sociale, un monde en changement où l’amour reste la dernière aventure salutaire. On se souviendra du monologue d’introduction censée refléter la pensée d’Hippo : « Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu’un. Si au moins on pouvait croire qu’on sert à quelque chose, qu’on va quelque part. Mais qu’est-ce qu’on nous a laissé ? Les lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On n’a que dalle, on n’a plus qu’à être amoureux, comme des cons. Et ça, c’est pire que tout. »

L’histoire :

Hippo vit au jour le jour de parties de poker occasionnelles et des magouilles de son frère Xavier (Jean-Marie Rollin), lycéen sur lequel il est sensé veiller, mais qui trafique du shit et invite régulièrement ses amis à des soirées dans leur grand appartement parisien. Sa routine est troublée par les appels de Francine (Cécile Mazan), une femme plus âgée que lui auprès de laquelle il va parfois chercher un peu de tendresse et de réconfort lorsqu’il est au creux de la vague sentimentale. Hostile à toute forme de changement, décidé à rester volage, il tombe cependant amoureux de Nathalie Rozen (Mireille Perrier), une brillante normalienne qui est son opposé, à la fois arriviste dans sa vie professionnelle et sentimentalement coincée. Le choc de leurs deux modes de vie met du piment dans leur rencontre mais révèle l’impossibilité pour Hippo de partager ses sentiments, peurs et espoirs. Alors il se console en traînant ses guêtres avec Halpern (Yvan Attal), son ami d’infortune qui lui aussi est un brin désabusé avec les filles («En ce moment, les nanas elles délirent, elles supportent plus les branleurs. Faudrait tous qu’on devienne des youppies putain»)…

On trouve dans ce film un certain romantisme, comme la célèbre scène de la tour Eiffel qu’Hippo simule éteindre en claquant des doigts à minuit pour épatter sa belle, ou encore, les plans à la robert Doisneau évoquant deux amoureux marchant enlacés au milieu d’une rue parisienne au petit matin. Ce film devenu culte reflète la désillusion des jeunes, avec en fond, la triste absence de vision de nos dirigeants, incapables de mettre en œuvre des projets d’avenir qui portent le peuple grâce à des idéaux moins terre à terre que la consommation et le fric. Comme le dit un vendeur de journaux à Hippo en réponse à sa quête des nouvelles du jour : « Le patronat exploite les salariés, le capital produit de la plus-value et le prolétariat se paupérise. Rien de neuf ». On peut aussi mesurer tout le vide qui sépare Hippo et Halpern de Nathalie et ses amis lors d’une soirée à son domicile. Un fossé qui s’est creusé encore plus depuis 30 ans pour devenir maintenant un abysse d’incompréhension entre Bo-bos, Bofs, Lols ou Beaufs qui chacun vont de leur discours autiste dans la cacophonie de désinformation ambiante.

Ce film fut couronné César du meilleur premier film en 1990 et César du meilleur espoir masculin 1990 pour Yvan Attal.

Voir sur DailyMotion : “Un Monde sans pitié : “Quand la Tour Eifffel s’éteint” par Antoine Beck

Film – Miracle Mile (1989)

“Miracle Mile” a la logique d’un de ces cauchemars dans lequel vous êtes accidentellement mis au courant un peu avant les autres (70 minutes) d’un évènement terrifiant qui va déferler sur le monde, mais c’est tellement gros que personne autour de vous ne veut y croire. Il n’y a pas que le temps qui est compté, vous pensez aussi que vous pouvez vous tromper et qu’il peu s’agir d’un canular, bien que cela soit peu probable. Le film commence comme une histoire de rencontre amoureuse, mais un coup de téléphone adressé à la mauvaise personne fait transpirer un secret d’état dont l’issue est terrible, d’abord pour Los Angeles, ensuite pour le monde entier. Une grande partie de la terrible efficacité du scénario vient du fait qu’il ne révèle la véracité du cauchemar que dans les dernières minutes du film.

L’histoire :

Les premières scènes du film (qui s’appelle en français “Appel d’urgence”) sont douces et ensoleillées. Harry Washello (Anthony Edwards) et Julie Peters (Mare Winningham) sont deux jeunes gens vivant à Los Angeles qui ont un coup de foudre ; ils se rencontrent dans le musée où Harry est anthropologue, et c’est l’amour qui débarque dans leur vie. Harry doit prendre Julie à la sortie de son travail, dans le café où elle est serveuse. Jusqu’à présent, tout va bien, mais suite à une panne de réveil, Harry loupe le rendez-vous. Il se réveille au beau milieu de la nuit, et se rend au café, Mais Julie est déjà rentrée chez elle.

Il lui laisse un message téléphonique en appelant depuis une cabine payante à l’extérieur du restaurant (il n’y a pas de portables en 1989 et les rares téléphones sans fil sont des radio-téléphones fonctionnant par relais hertzien). C’est alors que le téléphone sonne dans la cabine qu’il vient de quitter. Harry répond et entend l’avertissement paniqué d’un soldat enfermé dans un bunker qu’il peine à comprendre. Celui-ci cherche à prévenir son père que des missiles nucléaires THOR Artur 6 ZZT vont être lancés, et il est trop tard pour arrêter le processus ; une riposte des Russes aura lieu dans les 70 mm, bref les événements irrévocables menant à la troisième guerre mondiale ont été mis en branle et l’holocauste nucléaire s’en vient. Le gars à l’autre bout de la ligne se rend compte qu’il ne parle pas à son père et qu’il a fait un mauvais numéro. Ensuite, il y a le son d’une rafale d’arme de guerre dans le combiné téléphonique, et un type à la voix grave à l’autre bout du fil intime l’ordre à Harry d’ignorer tout ce qu’il vient d’entendre et d’aller se recoucher, puis il raccroche.

Harry, complètement bouleversé, revient dans le café, et là c’est la croix et la bannière pour essayer de convaincre les quelques noctambules encore présent que des missiles nucléaires vont raser Los Angeles. Mais une femme (qui entretient des relations avec un homme haut-placé) muni d’un radiotéléphone, confirme les dires d’Harry : les huiles quittent la ville en urgence.  La phrase qu’elle lâche alors en quittant le bar, alors qu’elle fixe l’immeuble de la compagnie d’assurance-vie Mutual Benefit Life, vaut sont pesant de cacahuète : “Toute ces assurance vies sont de vastes fumisteries. Dans peu de temps, servirez-vous encore à quelque-chose”.

C’est le début d’une course effrénée pour fuir la ville dans les plus bref délais. Certains des noctambules se démènent pour atteindre l’aéroport et s’envoler en direction de l’Arctique, mais Harry veut rejoindre Julie pour l’emmener avec lui. Débute alors pour lui une odyssée nocturne au cours de laquelle il va se retrouver immergé dans la violence, la panique et le chaos, engagé dans une course contre la montre pour arriver avec sa belle au rendez-vous fixé avec un pilote d’hélicoptère venant de Malibu, sur l’héliport situé au sommet d’un building du quartier. Vont-ils réussir à quitter la ville avant l’arrivée des missiles…?

Un parfum d’After Hours :

“Miracle Mile” rappelle un peu, par moments, le film “After Hours” de Martin Scorsese sorti en 1985. Les deux montrent une mégalopole la nuit, dans une sorte d’atmosphère nimbée de rêve, l’esprit du protagoniste désorienté par le sommeil, alors que ce dernier essaie désespérément d’appliquer sa logique habituelle là où elle ne peut plus fonctionner. Mais dans “Miracle Mile”, le danger est une attaque nucléaire impersonnelle plutôt que la folie aléatoire des personnes croisées dans la rue aux portes de l’aube. Cependant, l’effet est parfois le même, et la terreur est vraiment palpable dans une scène où l’information de l’attaque nucléaire commence à se propager dans la ville et où les émeutes sévissent dans les rues.

Lieu de tournage et B.O. :

Miracle Mile est un quartier de Los Angeles. La quasi-totalité du film se déroule entre Wilshire Boulevard et Fairfax Avenue. La bande originale du film comporte de nombreux morceaux au synthétiseur du groupe allemand Tangerine Dream, offrant une sonorité typique des années 1980 et augmentant l’intensité étrange et dramatique du film.

Un retour en grâce tardif :

Ce film réalisé et scénarisé par Steve De Jarnatt, injustement passé inaperçu à sa sortie en 1989, a été remis à la mode récemment par Walter Chaw, critique de cinéma basé à Denver et programmateur local du réseau de salles Alamo Drafthouse. Celui-ci a contacté Steve De Jarnatt pour écrire un livre sur Miracle Mile qu’il adorait parce qu’il l’avait aidé à franchir une mauvaise passe étant jeune. D’autres critiques ont fait de la promo et, de fil en aiguille, l’éditeur américain Kino Lorber a réédité le film en Blu-ray en 2015. Courant 2017, il sortira en France chez Blaq Out. Il avait déjà été édité en DVD en 2003.

Voir sur YouTube : “Appel d’urgence (1988) Bande-annonce française” par Otto Rivers

Hifi Vintage – Enceintes colonne prestigieuses : Cabasse Brigantin V (1984) & JM Lab Alcor (1991)

Voici deux réalisations exceptionnelles dans le domaine des colonnes passives à haut rendement des années 80-90, élaborées par deux prestigieuses marques hexagonales : Cabasse, avec sa Brigantin V, une enceinte close 4 voies sortie en 1984, et JMLab, avec son Alcor, une enceinte bass reflex 3 voies sortie en 1991.

Histoire de la marque Cabasse :

Georges Cabasse, physicien et musicien, descendant de plusieurs générations d’artisans luthiers français, créa son entreprise en 1950. Il commença à accroître sa notoriété en 1952 en réalisant la sonorisation du cinéma le Grand Rex à Paris, la première salle de France équipée en Cinémascope, pour laquelle il fabriqua le Diphone, un haut parleur coaxial de 36 cm de diamètre et de 12 cm pour l’aigu. Puis il créa La Maison du haut-parleur, qui réalisait des réparations et des échanges de haut-parleurs. Avec l’arrivée des premières chaînes haute-fidélité domestiques dans les années 60, l’industrie du haut-parleur fut littéralement dopée et la famille Cabasse décida alors de construire sa première usine de production, à Brest. Cela permit ainsi l’édification de la plus grande chambre sourde d’Europe (2000 m3 bardés d’une couche de 2,50 m d’isolant phonique sur le plafond, les murs et le sol) dédiée à la Hi-fi et pour réaliser les tests nécessaires à la mise au point des enceintes, jusqu’au bas du spectre sonore, dans le registre de l’extrême grave (16 Hz).

L’entreprise suivit alors la ligne conductrice inspirée de son créateur Georges Cabasse : la fabrication d’enceintes privilégiant le rendement, la linéarité acoustique et le réalisme de reproduction. Les innovations se succédèrent avec plusieurs séries d’enceintes et le travail avec les professionnels dans le cadre de productions spéciales : En 1980, la structure « nid d’abeille » permet à Cabasse d’appliquer leurs dômes rigides aux haut-parleurs bas médium et basse fréquence pour des diamètres allant de 17 à 55 cm. En 1986, la mousse alvéolaire est développée, peu de temps après la Duocell, une structure de membrane en mousse thermoformée. En 1992, le principe SCS (Source à cohérence spatiale) est mis au point. Selon le SCS, tous les haut-parleurs de l’enceinte sont sur un même axe, formant une portion de sphère pulsante lors de la reproduction de sons.

En 2001, la marque Cabasse est rachetée et devient la SA Cabasse Industrie. Elle est mise en redressement judiciaire en avril 2003 et liquidée judiciairement en juillet de cette même année. En septembre 2006, le groupe japonais Canon rachète Cabasse. En septembre 2014, AwoX, société basée à Montpellier spécialisée dans l’audio et la musique dématérialisée devient le nouveau propriétaire de la marque.

Cabasse Brigantin V (1984-89) :

Cabasse Brigantin V

C’est le haut de gamme Cabasse de l’époque : un poids de 75 kg, 1,45 mètre de hauteur, une puissance efficace admise de 150 watts et de 850 watts en crête pour un rendement de 94 db/1w/1m (ce qui est excellent pour de la hifi), un grave de 36 cm de diamètre pesant 10,3 kg, un filtre passif 4 voies, bref, nous sommes ici dans le haut du panier des réalisations de prestige et il vaut mieux habiter un pavillon de plain-pied équipé d’un très grand salon ou carrément un loft pour en profiter.

Les haut-parleurs : Les analyses spectrales d’un signal complexe montrent que la puissance maximale est en général délivrée au alentours de 400 Hz, c’est à dire dans le bas médium. Cette gamme de fréquence nécessitant une surface de rayonnement importante, Cabasse apporte comme solution le HP bas médium 17NDM, dont la membrane est réalisée avec un sandwich à âme en nid d’abeilles, moulé en forme de dôme, entre deux parements très rigides, ceci aboutissant à une membrane très légère et très rigide permettant des transitoires exceptionnelles.

Les hauts-médiums pour leur part, sont reproduits par un haut-parleur à dôme de 5,5 cm de diamètre, le DOM 11, et les aigus par un modèle à dôme de 2,5 cm, le DOM 4. Leur très faible surface de rayonnement, en fonction des fréquences reproduites, leur permet de s’approcher de la conception idéale selon laquelle un haut-parleur ne devrait pas avoir de masse et posséder en même temps une rigidité absolue. Enfin, les graves sont reproduits par un haut-parleur à cône de très grande dimension (36 cm), le 36 EY dont le poids est supérieur à 10 kg.

L’écoute : La dynamique de ces enceintes est formidable et elles restituent une foultitude de détails qui restent intelligibles même à volume élevé ; les basses descendent très bas jusque dans l’infra-grave. Seuls petits défauts : Il y a sur certains morceaux un sentiment de creux dans les graves utiles, qui peut être dû au placement des enceintes dans la pièce par rapport au mur où à leur fonctionnement en charge close ; le haut médium est un peu trop optimiste et mériterait d’être légèrement mis en retrait. L’enceinte est équipée de roulettes, ce qui n’est pas du luxe pour la déplacer vu son poids. La finition de l’ébénisterie est remarquable.

Prix d’occasion : à partir de 2500 € la paire.

Histoire de la marque Focal-JM Lab : 

Focal-JMlab fut d’abord un bureau d’études dédié à l’acoustique créée fin 1979 à Paris par Jacques Mahul. Cet ingénieur passionné de Hifi et journaliste technique met au point ses premiers haut-parleurs et lance sa propre gamme d’enceintes acoustiques sous la marque JMlab. Sa première enceinte, la DB13, est une enceinte de bibliothèque qui a la particularité d’offrir un volume sonore comparable à des enceintes plus imposantes, notamment dans le grave. Au cours des années 1980, les deux marques se structurent : Focal innove avec des spécialités comme la membrane Polyglass en « V » ou le Polykevlar. Ainsi le tweeter passe de la fibre de verre au Kevlar, lui donnant une courbe de réponse en fréquence plus linéaire et des aigus plus doux, moins stridents. Ces créations successives permettent à l’entreprise JMlab d’introduire ses premiers modèles haut de gamme. L’histoire s’accélère en 1990 avec l’arrivée de Gérard Chrétien, autre passionné de hi-fi, rédacteur en chef de la revue L’Audiophile depuis 1977 et directeur général et marketing de Focal-JMlab jusqu’en 2010. En adaptant ses produits aux exigences des consommateurs, la marque devient leader sur le marché français de l’enceinte acoustique. La notoriété de la marque à l’international s’appuie sur de nombreuses récompenses : le modèle JMlab Vega élu « Enceinte de l’année 1992 » au Japon, pays des audiophiles, et en 1996, le prestigieux modèle Grande Utopia est salué par la presse spécialisée internationale.

JM Lab Alcor (1991) :

JM Lab Alcor

Commercialisée au début des années 90, elle est l’héritière des technologies les plus innovantes issues des laboratoires de la société sœur de JMLab : Focal. Focal était déjà à la pointe, avec ses célèbres kits commercialisés depuis le début des années 80. Il y avait eu entre autres les fameux kit haut de gamme 500 & 600 Focal, composés du caisson mini Onken équipé d’un boomer de 10 pouces (25,4 cm), le 10C01, surmonté d’un coffret ovoïde en plâtre armé de fibre de verre (pour mieux éliminer toutes les arêtes et ainsi assurer le meilleure dispersion spatiale), équipé de l’excellent tweeter T120 FC avec son dôme inversé en fibre de verre, et du médium à ogive centrale 7 MC2 (Kit 500) ou 7N 303 (kit 600). Cette enceinte acoustique avait un excellent rendement et une grande neutralité sonore, surtout dans le haut du spectre. Mais la JMLab Alcor, était une enceinte manufacturée équipée de transducteurs encore plus sophistiqués. Elle pesait 85 kg, faisait 1,20 mètre de hauteur, acceptait une puissance efficace de 200 watts et de 300 watts en crête pour un rendement de 92,5 db/1w/1m.

Les haut-parleurs : Dans l’Alcor, le woofer est un HP de 312 mm à cône Polykevlar, équipé d’un puissant circuit magnétique constitué de 12 petits aimants circulaires répartis en périphérie. Cette originalité Focal autorise une énergie très élevée et procure une ventilation naturelle. Le polykévlar est un sandwich de deux feuilles de kévlar enserrant un mélange résine/microsphères creuses ; on élimine ensuite un maximum de résine pour ne conserver que les éléments de base. La rigidité est telle qu’un homme debout sur le cône ne le fait pas fléchir!

Deux médiums à ogive et cône Polykevlar, sont relayés par le tweeter à 2,5 khz afin d’éviter les interférences mutuelles situées au delà de leur zone idéale de fonctionnement.

Le tweeter Tioxid se charge de la bande 2,5/25 khz. Son dôme concave Tioxid à pièce de phase, sa suspention plane et son énorme aimant lui permettent de couvrir une très grande étendue du spectre aigu en gardant une linéarité remarquable. Le Tioxid consiste en une base de titane recouverte d’une couche de 7µm d’Oxyde de titane. Les ondes se répartissent ici de manière concentrique.

L’écoute : Un son limpide et chaleureux, très équilibré du bas jusqu’au sommet du spectre sonore sans que le médium ne soit trop mis en avant malgré la présence de deux haut-parleurs dans ce registre. La scène sonore est splendide et réaliste. Si l’on a la chance d’en trouver un paire d’occasion (elles sont très rares…), on a beau les écouter souvent, on reste bluffé par le résultat, et on peut passer des heures à redécouvrir sa discothèque (surtout lorsqu’elles sont branchées sur un ampli à tube, même de faible puissance, leur rendement étant relativement élevé).

Prix d’occasion : à partir de 2500 € la paire.

Youngtimer – Aston Martin Virage (1988-96)

Les Aston Martin ont longtemps été des voitures essentiellement sportives. Associée à la compétition automobile, la firme de Newport Pagnell s’est tournée peu à peu vers la construction de voitures de très grand luxe, sans parvenir à trouver une clientèle autre que celle de gens très fortunés attachés à une certaine tradition britannique.

Vivre ou survivre ?

Après la disparition de David Brown, qui fut sans contestation possible à l’origine des plus beaux succès de la marque, la firme connut des aventures diverses. Reprise par Victor Gauntlett en 1980, 75% des actions fut acquis en 1984 par les Livanos, une famille d’armateurs grecs, puis devant les difficultés de vente des voitures, le groupe Ford racheta leurs parts en 1987, puis acquit la totalité des actions d’Aston Matin en 1993. Les modèles ne changèrent pas beaucoup durant cette période et la vieille DBS V8, née en 1967, ne fut remplacée qu’en 1988 par un tout nouveau modèle, la Virage, qui fut présentée au salon de Birmingham de la même année. Son moteur V8 était celui dela DBS modernisé, avec notamment 32 soupapes au lieu de 16. La culasse du moteur avait été conçue par Callaway, et l’injection par Weber. La version Vantage fut également reprise, l’adjonction de deux compresseurs permettant de faire monter la puissance à 550 ch.

Un luxe copieux :

Avec l’apparition de l’Aston Martin Virage, la marque délaissait le style des carrosseries italiennes et le dessin anglais reprenait le dessus. Mais la voiture conservait toute la qualité de la fabrication à la main et les meilleurs matériaux entraient dans sa construction. Elle avait quand même un peu perdu la grâce des modèles précédents pour prendre un certain embonpoint qui par la même occasion augmentait les chiffres de consommation. Mais la Virage était quand même un formidable exercice de style exécuté par un groupe de fanatiques de la marque. La carrière de la voiture se termina en 2000, celle-ci étant remplacée par la Vanquish équipée d’un V12 de 5,9 litres.

Caractéristiques Techniques :  

Moteur : V8 5.3L, 32S ; Cylindrée : 5341 cm3 ; Puissance : 300 ch DIN à 6000tr/mn ; Transmission : Propulsion.
Boîte de vitesses : Manuelle 5 rapports ; Automatique 4 rapports.
Châssis – Carrosserie : Coupé ou cabriolet 2 portes.
Suspensions : AV roues indépendantes ammortisseurs hydrauliques barre stabilisatrice. AR pont de Dion.
Poids : Données constructeur : 1790 kg.
Performances : Vitesse maxi : 250 km/h ; 1000 m DA: 27″6″ ; 0 à 100 km/h: 6″.
Consommation : Moyenne : 16,2 l/100 Km.
Dimensions : Longueur : 4735 mm ; Largeur : 1855 mm ; Hauteur : 1330 mm ; Empattement : 2610 mm.
Côte actuelle : à partir de 50.000 €.