Hifi & Sono Vintage – Technics SL-P1200 (1986-90)

Avec une esthétique inspirée de son illustre grande sœur dédiée aux disques vinyles (la SL-1200 MKII), c’était une superbe machine prête à traiter dans les meilleures conditions les compact discs qui commençaient à envahir les discothèques et les radios locales au milieu des années 80. Hormis sa plastique réussie, elle était techniquement en avance sur son époque avec un temps d’accès particulièrement court, un volant de recherche ultra-pratique et innovant (que tous les concurrents de Technics copieront par la suite) et de nombreuses petites touches supplémentaires pour jongler avec le son dans un cadre professionnel.

Description de l’appareil : 

Sa base antirésonnante ressemble à celle d’une table de lecture analogique classique, sur laquelle s’installe un pupitre incliné. Pour insérer le disque, une simple porte se lève et se verrouille électriquement. Le volant massif est remarquable de précision, et le curseur latéral de réglage de vitesse est le même que celui de la 1200 analogique et peut être autant utilisé pour modifier la vitesse de défilement que son rythme. Le panneau d’affichage est incliné comme sur un console de mixage et l’appareil repose sur quatre pieds, ce qui était plutôt inhabituel pour un lecteur CD en 1986.

Ce lecteur pèse environ 14 kg. Cette masse assure la stabilité de l’appareil en présence de vibrations extérieures, qu’il s’agisse du plan sur lequel est installé le lecteur de CD ou encore des vibrations acoustiques venant des enceintes. Technics adopte un châssis constitué d’un matériau anti-vibrations où l’on trouve un capot moulé dans du zamack et plaqué intérieurement d’élastomère. Les pieds contribuent à réduire la transmission des vibrations tandis que la partie mécanique et optique chargée de la lecture du disque flotte sur une suspension souple.

Hormis le réglage de vitesse de + ou – 8%, l’appareil est équipé d’une recherche rapide par touches ainsi que d’un volant de balayage des plages musicales. En haut du panneau de commande, deux touches déplacent la tête laser à grande vitesse pour la recherche rapide. Le volant de recherche peut chercher en vitesse lente et rapide. Une fois cette recherche enclenchée, il ne reste plus qu’à faire tourner la roue du bout du doigt, la tête avance à pas lents ou rapides, des pas de 0,1 ou 0,6 secondes. Cette recherche ultra-précise permet de préparer ses plages à l’oreille, le son n’étant pas coupé pendant la recherche. Le son est en boucle en pause et en recherche, on peut donc faire des échantillonnages. En faisant tourner la roue à la bonne vitesse, le lecteur CD en pause, vous pouvez lire normalement le disque, en avant ou en arrière, en modifiant le rythme à volonté. Le passage d’un disque est donc repérable très commodément. La recherche du début de la modulation sur une plage est automatisée : l’électronique immobilise la tête de lecture à ce point précis.

Un connecteur arrière permet l’installation d’une commande à distance. (électrostart). Une télécommande infrarouge double celle par fil. Elle reprend les fonctions du clavier et en ajoute deux : un réglage de niveau de 12 dB et le balayage des plages du disque CD. La sortie casque est réglable en volume. Il y a deux sortie en face arrière : des RCA classique pour l’audio, et une sortie de sous code pour des applications ultérieures comme l’affichage du titre ou l’apparition d’un texte.

Le panneau d’affichage donne beaucoup d’informations: sur la gauche apparait le numéro des plages du disque, chaque nombre étant entouré d’un carré lorsque le morceau est présent ou programmé. Au dessus de 20 plages, une flèche s’allume. Le minutage est effectué au dixième de secondes près et on peut sélectionner soit le temps écoulé soit le temps restant. Il est également possible de mémoriser des plages du disque pour faire un programme de lecture.

L’électronique :

L’électronique est câblée sur plusieurs circuits et les circuits intégrés sont pour la plupart en boitiers plats. Il y a trois circuits hybrides : deux pour les filtres de sortie de grande précision, un pour le traitement. Le constructeur utilise deux convertisseurs numériques analogiques en sortie, ce qui évite un décalage entre canaux gauche et droit. Les condensateur sont de type Cerafine haut de gamme. Le bruit de fond est de 106 dB au-dessous de zéro. Les courbes de réponses sont ultra-linéaires et il n’y a pas de diaphonie, même aux fréquences extrêmes. La distorsion n’est pas mesurable, bien qu’elle soit annoncée par le constructeur à 0.0008% ! Il n’y a pas non plus de pleurage et de scintillement.

Prix du modèle neuf en 1986 : 12.000 F soit 3177 € avec 74% d’inflation.

Prix du modèle d’occasion : à partir de 200 €.

Les pannes les plus fréquentes : le contact électrique de la porte de verrouillage du CD s’oxyde et empêche la lecture du disque. Le bloc optique est fragile et se dérègle peu à peu, ce qui donne des erreurs dans la lecture, puis la rend impossible. Bref, l’appareil est superbe, mais après 30 ans de bons et loyaux services, on comprendra qu’il s’essouffle un peu… Si vous en faites l’acquisition, il sera donc réaliste de prévoir de la maintenance à court ou moyen terme.

Voir sur YouTube :  technics SL P1200 par eric tarn

Rétroactu 1986 – Série TV : La Cinquième Dimension (1985-89)

Quelques évènements de l’année 1986 :

3 janvier : Entrée en vigueur de la loi littoral.
14 janvier : Mort de Daniel Balavoine (chanteur français).
1er janvier : L’Espagne et le Portugal deviennent membres de la CEE qui compte désormais douze membres. Pour l’application de la PAC, un régime de transition est consenti à partir du 1er mars, pour permettre aux agricultures portugaise (pendant 10 ans) et espagnole (7 ans) de devenir compétitives.
20 janvier : Margaret Thatcher et François Mitterrand annoncent à Lille la construction du tunnel sous la Manche.
28 janvier : La navette Challenger (OV-099) explose dans l’espace tuant sept personnes.
9 février : Passage de la comète de Halley.
20 février : Naissance de La Cinq (Chaîne de télévision).
22 février : Début des essais de TV6 (chaîne musicale de télévision).
28 février : Assassinat du premier ministre suédois Olof Palme à Stockholm. Le vice-Premier ministre Ingvar Carlsson lui succède et maintient le gouvernement de Palme en promettant de poursuivre la politique de son prédécesseur.
1er mars : Début officiel de TV 6 avec 9 émetteurs couvrant 7,6 millions d habitants.
14 mars : Accord de concession du tunnel sous la Manche.
16 mars : Élections législatives françaises. Première cohabitation.
2 avril : Jacques Chaban-Delmas est élu président de l’Assemblée nationale.
14 avril : Mort de Simone de Beauvoir (écrivaine française).
15 avril : Bombardement de la Libye par les États-Unis.
17 avril : Décès de Marcel Dassault (constructeur d’avions français).
23 avril : Décès d’Otto Preminger (cinéaste américain d’origine autrichienne).
26 avril : Explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en URSS. Elle fait 32 morts et 197 victimes hospitalisées (irradiées) d’après les autorités ; 100 000 personnes sont évacuées, 4 000 sont victimes de cancers de la thyroïde (selon l’OMS et l’AIEA).
29 avril : France : Entrée en France du nuage radioactif de Tchernobyl : la vérité est dissimulée.
7 mai : Mort de Gaston Defferre (homme politique français).
9 juin : Seat est vendue à Volkswagen.
13 juin : Mort de Benny Goodman (clarinettiste et chef d’orchestre de jazz américain).
19 juin : Décès de Coluche à Opio.
25 juillet : Décès de Vincente Minnelli (cinéaste américain).
31 août : Décès d’Henry Moore (sculpteur britannique).
27 octobre : Big Bang à la bourse de Londres : l’administration de Margaret Thatcher adopta un ensemble des mesures de libéralisation des marchés financiers britanniques.
13 novembre : Décès de Thierry Le Luron (humoriste et imitateur français).
29 novembre : Décès de Cary Grant (acteur américain).
1er décembre : À Paris, inauguration du musée d’Orsay par le président Mitterrand en compagnie de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing et du premier ministre Jacques Chirac. Le musée est installé dans l’ancienne gare d’Orsay, œuvre de l’architecte Victor Laloux, inaugurée en 1900.

Série TV : La Cinquième Dimension (1985-89) :

La Cinquième Dimension (The Twilight Zone) est une série télévisée américaine en 35 épisodes de 45 minutes et 30 épisodes de 24 minutes, créée par Rod Serling et diffusée du 27 septembre 1985 au 17 juillet 1987 sur le réseau CBS et du 24 septembre 1988 au 15 avril 1989 en syndication.

En France, la série a été diffusée à partir du 24 février 1986 sur La Cinq.

Cette série est basée sur le même principe d’histoire courtes et fantastiques que La Quatrième dimension, série culte de la fin des années 1950 et du début des années 1960. Cette série est une anthologie d’histoires fantastiques, étranges, énigmatiques dont le but était, comme le disait son créateur Rod Serling, « de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires. »

Lien

Voir sur YouTube : “Twilight Zone Intro (1985)” par Lee M ; “20h Antenne 2 du 19 juin 1986 – Mort de Coluche | Archive INA” par Ina Actu ;  et “20h Antenne 2 du 29 avril 1986 – Explosion de Tchernobyl | Archive INA” par Ina Actu

Youngtimer – Lancia Thema 8.32 (1986-92)

La Lancia Thema :

La Lancia Thema est un parfait exemple de l’automobile produit  de groupe, résultant de la combinaison d’éléments provenant de divers  bureaux d’études. Et dans ce cas, le rôle de la banque d’organe a été encore élargi à quatre marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo et Saab.

La bande des quatre :

Ces quatre firmes (les trois premières étaient déjà fortement intégrées) ont donc mis leurs efforts en commun pour produire une plateforme et une coque commune acceptant des motorisations et des suspensions différentes. Chez Fiat et chez Lancia, la diversification des motorisations est très poussée avec des bases communes aux deux marques, mais la Thema va jusqu’à proposer un V8 Ferrari dans sa version 8.32.

Une grande voiture :

Rivale des BMW et Mercedes dans ses versions les plus puissantes, la Thema est une grande voiture, bien finie, faite pour les grands voyages. Une suspension pilotée en 1987 a encore amélioré ses qualités routières. Visant un large segment de clientèle, elle existe même en station wagon (break) et en turbo diesel, un modèle très performant.

La version Ferrari 8.32 :

Ce moteur V8 rempli à ras bord le compartiment avant et amène la Thema aux limites de la traction avant. C’est bien le 3 litres Ferrari de la 308, splendide. Des 255 ch de la Ferrari, il n’en reste “que” 215, avec toujours, 4 arbres à cames en tête et 4 soupapes par cylindre. Côté châssis, pas de modifications importantes par rapport à la Thema normale: ressorts et barre stabilisatrices, freins plus grands (avec ABS Bosch) ont été revus. La direction, par contre, est nouvelle: le système ZF Servotronic donne un maximum d’assistance à l’arrêt, et celle-ci diminue quand la vitesse augmente. La 8.32 est une vraie 5 place. L’intérieur est cossu avec une planche de bord en placage de noyer gainé de très beau cuir. Les sièges sont en alcantara. Cette robe élégante et discrète cache un tempérament de feu: 240 km/h de pointe selon le constructeur, le kilomètre départ arrêté en 27,6 secondes.

Caractéristiques :

Moteur: 4 cylindres en ligne à 2 ACT, à 8 ou 16 soupapes, avec ou sans turbo ou 8 cylindres en V Ferrari; cylindrée, 1995 cm3 ou 2849 cm3 ou 2827 cm3 ou 2449 cm3 (version diesel); puissance, 118 à 215 ch selon la motorisation. Transmission: boîte de vitesse manuelle à 5 rapports ou automatique; traction AV. Dimensions: empattement, 2,66 m; voies avant, 1,49 voies arrières; poids 1230 à 1410 kg. Performances: vitesse maximale, 190 à 235 km/h selon motorisation.

Prix en 1990 et prix actualisé en 2016 : en tenant compte d’une inflation cumulée de 174.3% : 346.000 Francs soit 81.305 € avec une inflation de 54,1% sur 26 ans.

Cote constatée en 2016 : entre 9000 et 20.000 € pour un modèle en état collection.

Voir sur YouTube :  “Lancia Thema 8.32 – Davide Cironi drive experience (ENG.SUBS)”  par Davide Cironi