Album – Elton John – Goodbye Yellow Brick Road (1973)

Né en 1947 en Angleterre, Elton John s’intéresse très tôt à la musique et devient rapidement un enfant prodige du piano. Tout en travaillant comme coursier dans une maison d’édition, il commence un peu plus tard à jouer le soir dans les clubs, puis à travailler avec divers groupes dont celui de Long John Baldry. Elton John rencontre ensuite Bernie Taupin, et ils s’associent pour écrire des chansons, Elton John mettant en musique les textes de Bernie. Ils enregistrent enfin un premier album prometteur, Empty Sky (1969), avant de s’adjoindre Gus Dugeon et Paul Buckmaster, respectivement producteur et arrangeur. L’arrivée de ces deux hommes prestigieux permet à Elton John la réalisation de deux autres disques plus à la hauteur de ses ambitions : Elton John (1970) et Thumbleweed Connections (1970). C’est le commencement de la réussite, grâce à la chanson « Your Song », qui s’inscrit rapidement dans les classements anglais, puis américains, en 1970. Le succès grandira ensuite progressivement au fil des albums et des concerts, pour atteindre, en 1975, les sommets des ventes de disques. En France, il faudra attendre les albums Blue Moves (1976) et surtout A Single Man (1978), pour qu’Elton John sorte enfin de l’anonymat.

En plus de cinquante ans de carrière, Elton John a vendu plus de 300 millions de disques. En 1993, il bat le record d’Elvis Presley en installant un nouveau single au top 40 US pour la 24e année consécutive (record maintenu jusqu’en 1999, 30e année consécutive avec un single au top 40 US avec « Written in the stars » en duo avec Lean Rimes pour sa comédie musicale Aïda).

En 1997, sa chanson « Candle in the wind » devient le single le plus vendu depuis la création des hit-parades, avec 33 millions d’exemplaires écoulés. En 2008, il est classé comme l’artiste solo masculin ayant eu le plus de succès dans le classement du magazine Billboard depuis sa création : Hot 100 Top All-Time Artists avec 56 singles inscrits au Top 40, 27 au Top 10, quatre no 2, et neuf no 18. Il s’est produit plus de 4000 fois en concert dans un total de plus de 80 pays.

Quelques albums remarquables :

Honky Château (1972) : Enregistré avec l’aide du groupe qu’il gardera de nombreuses années, cet album est celui qui pose définitivement les bases de l’art d’Elton John : une musique largement dominée par l’omniprésence du piano, qui soutient de complexes mélodies travaillées avec soin. La voix d’Elton John vient délicatement se poser sur des arrangements subtils (« Rocket Man », « Mellow »), mais s’envole parfois sur des rythmes plus rapides et funky, au swing plus léger (« Honky Cat », « Hercules »).

Goodbye Yellow Brick Road (1973) : Cet album est le chef d’œuvre du chanteur. Tout au long de ses titres, Elton John y développe à l’extrême un style unique à la limite du rock et de la variété. On a cru un moment que le secret de la réussite d’Elton John résidait dans la somptuosité de la production et des arrangements. En vain. Lorsqu’il les a joué sur scène à Paris, seul avec son piano, on a pu se rendre compte que « Candle in The Wind », « Bernie and The Jets » ou « Saturday Night is Alright for Fishing » étaient de véritables monuments de chaleur et de tendresse venus tout droit du cœur de ce personnage attachant.

Blue Moves (1976) : Elton John est au sommet de sa carrière lorsqu’il sort ce double album d’un éclectisme rare. C’est l’un des albums préférés du chanteur, qui pensa arrêter sa carrière avec celui-ci : après un rythme effréné d’enregistrements (12 albums en 5 ans) et de tournées mondiales, Elton John annonça qu’il s’agissait de son dernier album. Il retourna finalement en studio deux ans plus tard. Sans aucun doute l’un de ses chefs-d’œuvre, c’est aussi l’un des albums préférés des fans, et le second double album après Goodbye Yellow Brick Road. On y trouve des instrumentaux et des morceau allant du rock progressif au jazz, en passant par le gospel. C’est également l’un des albums les plus sombres d’Elton John, et qui, malgré son succès jamais démenti, ne contient qu’un seul tube planétaire : « Sorry Seems To Be The Hardest Word ».

A Single Man (1978) : Harassée par le rythme effréné des enregistrements et des tournées mondiales, la star déclare alors vouloir mettre fin à sa carrière. Mais, deux ans plus tard, Elton John retourne en studio (sans son parolier Bernie Taupin, remplacé par Gary Osborne, et sans son producteur fétiche, Gus Dudgeon) et sort l’album A Single Man. Celui-ci contient deux singles à succès : « Part-Time Love » et le morceau instrumental « Song For Guy ». L’album occupe une place ambiguë dans la discographie de la star britannique puisqu’il est situé entre Blue Moves, souvent considéré comme le dernier opus de l’âge d’or d’Elton John, et l’album disco Victim of Love, annonciateur d’années 1980 inégales.

Too Low for Zero (1983) : Cet album célèbre le retour de Bernie Taupin pour l’écriture de toutes les paroles, collaboration interrompue après Blue Moves (1976). Elton John marque également son retour après une période difficile et peu productive, répondant aux critiques avec la chanson « I’m Still Standing ». Très marqué par le son prédominant des claviers, Too Low For Zero renferme quatre singles : « I’m Still Standing », » I Guess That’s Why They Call It the Blues », « Kiss the Bride » ainsi que le titre éponyme.

Discographie : 

1969 : Empty Sky
1970 : Elton John
1970 : Tumbleweed Connection
1971 : Madman Across the Water
1972 : Honky Château
1973 : Don’t Shoot Me I’m Only the Piano Player
1973 : Goodbye Yellow Brick Road
1974 : Caribou
1975 : Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy
1975 : Rock of the Westies
1976 : Blue Moves
1978 : A Single Man
1979 : Victim of Love
1980 : 21 at 33
1981 : The Fox
1982 : Jump Up!
1983 : Too Low for Zero
1984 : Breaking Hearts
1985 : Ice on Fire
1986 : Leather Jackets
1988 : Reg Strikes Back
1989 : Sleeping with the Past
1992 : The One
1993 : Duets
1995 : Made in England
1997 : The Big Picture
2000 : The Road to El Dorado
2001 : Songs from the West Coast
2004 : Peachtree Road
2006 : The Captain and the Kid
2010 : The Union (avec Leon Russell)
2013 : The Diving Board
2016 : Wonderful Crazy Nigh

Voir sur YouTube : « Elton John – Goodbye Yellow Brick Road (1973) » par silksashbash ; « Elton John – Rocket Man (Official Music Video) » ; « Elton John – I’m Still Standing » ; « Elton John – Don’t Go Breaking My Heart (with Kiki Dee) » ; « Elton John – Nikita » ; « Elton John – Sacrifice » par Elton John.

Oldtimer – Opel GT (1968-73)

Dans les années 60, l’image de marque d’Opel n’avait strictement rien d’alléchant pour un conducteur un tant soit peu sportif : ce fut le coupé GT qui amena un premier rajeunissement à Rüsselsheim. Présenté d’abord sous forme de prototype au Salon de Francfort de 1965, il n’entra en production qu’en 1968.

Une technique conventionnelle mais soignée:

Avec son moteur avant, ses roues arrière motrices, son essieu arrière rigide et son ressort à lame à l’avant, la GT n’innovait certes pas. Pourtant, à l’examen, le moteur reculé en arrière des roues apportait une excellente répartition des masses ; l’essieu arrière rigide était très bien maintenu (jambe de force, barre Panhard, barre stabilisatrice et excellents amortisseurs à gaz) ; enfin des triangles superposés et une barre anti-roulis assuraient aussi un bon guidage à l’avant. La technique était donc conventionnelle mais soignée. Elle était équipée d’un système de freinage assisté, à disques à l’avant et à tambours à l’arrière. La direction était sans assistance. Les phares étaient rétractables. L’Opel GT n’avait pas de coffre, mais un espace de rangement uniquement accessible par l’intérieur derrière les sièges et séparé de l’habitacle par une toile tendue. C’est également par là qu’on accédait à la roue de secours et à la trousse à outils. Son habitacle était quand même assez grand pour une voiture de cette taille.

Une bonne GT :

La carrosserie de la GT était construite en France : emboutissage et montage chez Chausson, finitions chez Brissonneau & Lotz avant d’être expédiée à Bochum en Allemagne pour l’assemblage final. Sur bon revêtement (car sur routes déformées l’essieu arrière trouvait vite ses limites), elle était fort agréable à conduire car très équilibrée et neutre, stable en ligne droite comme en courbe rapide : de très bonnes prestations donc pour un prix dépassant à peine 20.000 Francs en 1970. Opel construisit 103.463 GT, dont 3573 à moteur 1100 cm3, non vendus en France.

Caractéristiques Techniques : 

Moteurs : 1 078 cm3, 59 ch et 1 897 cm3, 88 ch ; Position du moteur : Avant longitudinal ; Cylindrée : de 1 078 cm3 à 1 897 cm3 ; Puissance maximale : De 59 à 88 ch DIN (de 44 à 65,6 kW).
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : manuelle, 4 vitesses.
Poids et performances : Poids à vide : De 870 à 970 kg ; Vitesse maximale : De 157 à 187 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 17,70s (1 100 cm3) ou 11s (1 900 cm3).
Châssis – Carrosserie : Coupé à toit rigide
Suspensions : AV : Indépendante à lames transversales et à bras triangulaires ; AR : Essieu avec ressort hélicoïdal.
Direction : À crémaillère.
Freins : AV : Disques ; AR : Tambours.
Dimensions : Longueur : 4113 mm ; Largeur : 1580 mm ; Hauteur : 1225 mm ; Empattement : 2431 mm ; Voies AV/AR : 1254 mm / 1278 mm.

Prix de vente en 1970 : 20.805 F soit 23.481 € avec 640% d’inflation.

Cote actuelle : à partir de 10.000 €

Album – The Carpenters – Now And Then (1973)

Les Carpenters étaient un duo vocal et instrumental américain composé de Richard et Karen Carpenter, tous deux frère et sœur. Avec leur style musical agréable et doux, ils sont devenus l’un des groupe musical les plus vendus de tous les temps. Au cours de leur carrière de 14 ans, les Carpenters ont enregistré 11 albums, 31 singles, cinq émissions télévisées et une série télévisée de courte durée. Leur carrière s’est terminée en 1983 par la mort de Karen des suites d’une insuffisance cardiaque provoquée par des complications de l’anorexie. Une vaste couverture médiatique entourant les circonstances de son décès a permis de sensibiliser le public aux troubles de l’alimentation.

Le duo de pop mélodique a produit une série d’enregistrements à succès sur les charts américains classés au Top 40, et ils sont devenus le groupe Soft Rock le plus célèbre aux U.S.A. Les Carpenters ont obtenu trois singles n° 1 et cinq n° 2 sur le Billboard Hot 100 ainsi que quinze hits n° 1 sur dans les charts Americains. De plus, ils ont eu douze top 10 singles classés. À ce jour, les ventes individuelles cumulées d’albums et de singles des Carpenters dépassent les 100.000.000 d’exemplaires.

Richard Carpenter était la force créatrice derrière le son des Carpenters. Dans une période où la musique était dominée par le rock, ses harmonies n’étaient pas en phase avec les tendances du moment. Le son des Carpenters était riche et mélodique, dans la même veine que les harmonies de leurs contemporains The Beach Boys et The Mamas & the Papas, mais avec une plus grande plénitude et une belle orchestration. La plupart des arrangements de Richard étaient de style classique, avec l’utilisation fréquente d’instruments à cordes et occasionnellement des cuivres et des bois. Le travail de Richard avec Karen a été fortement influencé par la musique de Les Paul, qui mettait au premier plan la voix de son épouse et partenaire musicale Mary Ford. En utilisant des enregistrements multi-pistes, Richard a pu faire de même et c’était la voix de Karen qui rendait leurs chansons si reconnaissables.

La tessiture grave de la voix de Karen était chaleureuse et unique. Richard a organisé leur musique pour profiter des qualités de ce registre inférieur, même si la gamme vocale complète de Karen s’étendait sur trois octaves. Richard quant à lui est surtout connu pour avoir utilisé le piano électrique Wurlitzer, qu’il qualifiait de «chaleureux» et «magnifique». Il a également joué au piano à queue, à l’orgue Hammond, au synthétiseur et même au clavecin avec le groupe.

Karen initialement jouait de la batterie seulement, mais peu à peu, elle ne fit plus que chanter pour le groupe. La voix de Karen devint rapidement la pièce maîtresse des représentations du groupe, et l’exécution derrière son équipement de batterie ne permettant pas au public de la voir, il devint bientôt évident pour Richard et son manager qu’au fur et à mesure que la popularité du groupe augmentait, elle devait chanter à l’avant de la scène et cesser la batterie.

1946-1964 : L’enfance : 

Les Carpenters sont natifs de New Haven, dans le Connecticut. Richard était un enfant tranquille qui passait la plupart de son temps dans la maison à écouter des disques et à jouer du piano. Karen, aimait faire du sport, y compris du softball avec les enfants du quartier, mais elle passait aussi beaucoup de temps à écouter de la musique.

En juin 1963, la famille Carpenter déménagea dans la banlieue de Los Angeles à Downey, en Californie. À l’automne 1964, Richard s’inscrivit au California State College à Long Beach et Karen à la Downey High School, où elle découvrit qu’elle avait du talent pour jouer de la batterie.

1965-1967 : The Richard Carpenter Trio :

En 1965, Karen pratiqua la batterie pendant un an, et Richard affina ses techniques de piano avec Pooler comme professeur. À la fin de 1965, Richard s’associa avec son camarade de classe et son ami Wes Jacobs, qui jouait au tuba. Avec sa sœur jouant de la batterie, les trois formèrent un trio de jazz.

Au milieu de 1966, le Richard Carpenter Trio s’inscrivit aux compétitions annuelle du Hollywood Bowl. Ils jouèrent une version instrumentale de « The Girl from Ipanema » et leur propre titre intitulé « Iced Tea ». Le trio remporta le concours le 24 juin 1966 et fut recruté par RCA Records. Ils enregistrèrent des chansons telles que « The Little Kning » des Beatles et « Strangers in the Night » de Frank Sinatra pour RCA. Un comité de RCA examina leurs enregistrements mais choisit de ne pas les produire, et le Richard Carpenter Trio quitta RCA. En 1991, vingt-cinq ans plus tard, deux de ces enregistrements ont été publiés dans le cadre d’un compilation de titres des Carpenters « From The Top ».

1967-1968 : Spectrum :

En 1967, Richard et Karen s’associent avec quatre autres musiciens étudiants de Long Beach State pour former un groupe appelé « Spectrum ». Le groupe jouait souvent au Whisky a Go Go. Le membre de Spectrum, John Bettis, travaillera avec les Carpenters jusqu’à la mort de Karen en 1983, et composera de nombreuses chansons avec Richard.

En 1968, Spectrum se dissout et Wes Jacobs du Richard Carpenter Trio rejoint l’Orchestre symphonique de Detroit. Richard et Karen reçoivent une offre de passage sur le programme de télévision Your All American College Show à la mi-1968. Leur performance du 22 juin 1968 était la première apparition télévisuelle de Richard et Karen, avec le contrebassiste Bill Sissoyev recruté pour cette occasion et leurs autres apparitions sur le spectacle en 1968. Pendant ce temps, Richard et Karen continuent à affiner leur métier et produisent des bandes de démonstration dans le garage de Joe Osborn, un bassiste qu’il connaissent. L’une d’eux est entendue par Herb Alpert, de A & M Records, qui est intrigué par la voix unique de Karen. Le copropriétaire A & M leur fait signer un contrat de production de disque.

Offering (1969) : Leur premier album, intitulé Offering, sort en octobre 1969 et présente un certain nombre de chansons que Richard a écrit ou coécrit pendant leur période Spectrum. « Ticket to Ride » a été publié en tant que single et est entré au hit parade, atteignant le 54ème rang sur le Billboard Hot 100. Cependant, après la percée subséquente des Carpenters, l’album a été reconditionnée et réédité internationalement sous le nom de Ticket to Ride et s’est mieux vendu.

Close to You (1970) : en dépit de la mauvaise réception de l’album initial des Carpenters, A & M les garde et leur a demandé d’écrire des chansons pour un deuxième album. Herb Alpert demande à Richard de reprendre une chanson Burt Bacharach / Hal David intitulée « (They Long to Be) Close to You ». La version des Carpenters sort en 45 tours. Le single fait ses débuts à la 56ème place. Au cours des cinq prochaines semaines, il devient N°1. « Close to You » et « We’ve Only Just Begun » deviendront des disques certifiés or par la RIAA et Close To You atteint la 175 place sur la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps de Rolling Stone en 2003.

Une série de singles et d’albums à succès ont permis aux Carpenters de rester dans les charts au début des années 1970. Leur succès de 1971 « For All We Know » a été enregistré à l’origine en 1970 par Larry Meredith pour une scène de mariage dans le film Lovers and Other Strangers. En l’entendant au cinéma, Richard a vu son potentiel et l’a ensuite enregistré à l’automne 1970. La piste est devenue le troisième single certifié or des Carpenters. Le quatrième single d’or du duo, «Rainy Days and Mondays», est devenu le deuxième top single de Williams et Nichols avec les Carpenters, qui culmina au n ° 2 sur le Billboard Hot 100 concurrençant le « Too Late » de Carole King. « Superstar », écrit par Bonnie Bramlett et Leon Russell, est devenu le troisième numéro 2 du duo sur le Billboard Hot 100.

Carpenters (1971) : est sorti en 1971. Il est devenu l’un de leurs best-sellers, gagnant par quatre fois la certification platine, atteignant la 2ème place du Billboard’s album chart pendant deux semaines et restant sur le top 40 pendant 39 semaines. Il a permis aux Carpenters de remporter un Grammy Award, ainsi que trois nominations.

A Song for You (1972) : était le quatrième album, sorti le 13 juin 1972. Il contenait « Goodbye to Love », un original de Carpenter / Bettis avec un solo de guitare de Tony Peluso qui le distinguait de la plupart des chansons des Carpenters, devenant leur troisième single de 1972, culminant à la septième place. Peluso continua à travailler avec les Carpenters jusqu’à la fin du groupe en 1983. Une autre composition de Carpenter / Bettis, « Top of the World », était à l’origine destinée à être strictement un morceau de l’album, mais lorsque Lynn Anderson eut du succès avec la chanson au début de 1973, les Carpenters choisirent d’enregistrer leur propre version en 45 tours qui devint N°1 en 1973.

Now & Then (1973) : Le nom de cet album a été trouvé par Agnes Carpenter. Il contenait la chanson populaire « Sing » de Sesame Street et l’ambitieux « Yesterday Once More », ainsi qu’un hommage aux anciens tubes radio avec huit chansons à succès des décennies précédentes dans une imitation de programme radio des oldies. Tony Peluso, le guitariste des Carpenters qui a fait ses débuts sur l’album de 1972, A Song For You, imite un DJ de radio tout au long du Medley de la face B, qui comprend des chansons comme « The End of the World », « Dead Man’s Curve »,  » Johnny Angel « et » One Fine Day « .  La version single est devenue le plus grand succès du groupe au Royaume-Uni, gardant la seconde place pendant deux semaines.

En 1974, les Charpentiers ont atteint un succès international important avec un remake de « Jambalaya (On the Bayou) » de Hank Williams. Elle a atteint le top 30 au Japon, et la 12ème place au Royaume-Uni.

La pochette de l’album LP présente une couverture cartonnée pliable en trois parties, montrant une vue panoramique de Karen et Richard Carpenter conduisant leur Ferrari Daytona devant la maison familiale sur Newville Avenue à Downey, en Californie. Richard vendit plus tard cette Ferrari rouge, mais en achètera une autre en 1995.)

En février 2008, les fans ont créé une campagne mondiale de sensibilisation à la démolition imminente de la maison « Now & Then » des Carpenters qui a été rendue célèbre grâce à la couverture de l’album et est devenu par la suite une destination touristique. Les propriétaires de la maison, les Parras, qui l’avaient acheté en 1997 à Richard Carpenter après le décès de sa mère en 1996, en avaient eu assez des fans qui se rendaient chez eux. La maison de cinq chambres avait été achetée par Karen et Richard pour leurs parents en 1970. C’était une annexe à la maison maintenant détruite dans laquelle Karen s’est effondrée de la crise cardiaque qui l’a emportée en 1983.

The Singles : 1969-1973 (1974) : Les Carpenters n’ont pas enregistré de nouvel album en 1974. Le groupe avait beaucoup voyagé et les directeurs étaient épuisés. Au cours de cette période, le duo a publié un seul Hot 100 single, une composition de Paul Williams / Roger Nichols intitulée « I Won’t Last a Day Without You » tiré de leur LP de 1972 A Song for You. En mars 1974, ce single est devenue la cinquième et dernière sélection d’un nouveau projet d’album. Mais à la place de ce nouvel album pour 1974, leur première compilation a été lancée, mettant en vedette de nouveaux remix de leurs singles à succès précédents, certains avec une ligne musicale nouvellement enregistrée. Cette compilation est intitulée The Singles: 1969-1973. Elle est devenue l’une des meilleures vente de la décennie, avec plus de 7 millions d’exemplaires écoulés rien qu’aux États-Unis.

Horizon (1975) : Les Carpenters ont eu beaucoup de succès avec un remake des Marvelettes de chez Motown datant de 1961, « Please Mr. Postman ». Sorti à la fin de 1974, la chanson a atteint le n ° 1 sur le Billboard Hot 100 en janvier 1975, devenant le troisième et dernier numéro 1 en single du duo. La composition de Carpenter / Bettis « Only Yesterday » a suivi, atteignant la 4ème place.

Les deux singles sont apparus dans leur 1975 LP Horizon, qui comprenait également « Desperado » de Eagles et « Solitaire » de Neil Sedaka, qui est devenu un succès modéré pour le duo cette année. Horizon a été certifié platine. Les Carpenters ont été parmi les premiers américains à produire des vidéos musicales pour promouvoir leurs disques. Au début de 1975, ils ont filmé un clip de « Please Mr. Postman » à Disneyland ainsi que « Only Yesterday » aux Huntington Gardens.

A Kind of Hush (1976) : sorti le 11 juin 1976, est devenu disque d’or. Le plus grand pop single du duo cette année là était une reprise de Herman’s Hermits « There’s a Kind of Hush (All Over the World) », qui atteignit la 15ème place sur le Billboard Hot 100. « I Need to Be in Love », (la chanson préférée de Karen) atteindra elle, la 25ème place sur le Billboard Hot 100.

Passage (1977) : La folie des discothèques était en plein essor en 1977, et les artistes comme les Carpenters n’avaient que peu de passage à l’antenne des radios et des télévisions. Leur album expérimental, Passage, publié en 1977, a tenté d’élargir leur audience en s’aventurant dans d’autres genres musicaux. L’album présentait un mélange improbable de Jazz fusion (« B’wana She No Home »), de calypso (« Man Smart, Woman Smarter ») et de Ballades orchestrées (« I Just Fall in Love Again », « Two Sides »). Ils contenait les hits, « All You Get from Love Is a Love Song », « Sweet, Sweet Smile », et « Calling Occupants of Interplanetary Craft ».

The Singles: 1974-1978 (1978) : Au lieu d’un nouvel album pour 1978, une deuxième compilation, The Singles: 1974-1978, fut diffusée au Royaume-Uni. Aux États-Unis, leur premier album de Noël, Christmas Portrait, devint un favori saisonnier, propulsant Karen et Richard au statut platine. Il fut bientôt suivi par The Carpenters: A Christmas Portrait, une émission télévisée diffusée le 19 décembre 1978.

Le 4 février 1983, Karen décède à l’âge de 33 ans. Le 12 octobre 1983, les Carpenters reçoivent une étoile sur le Hollywood Walk of Fame, à quelques mètres du Dolby Theatre. Richard et ses parents, Harold et Agnes Carpenter assistent à l’inauguration, ainsi que de nombreux fans.

Discographie : 

Offering (1969) réédité sous le nom Ticket to Ride
Close to You (1970)
Carpenters (1971)
A Song for You (1972)
Now & Then (1973)
Horizon (1975)
A Kind of Hush (1976)
Passage (1977)
Christmas Portrait (1978)
Made in America (1981)
Voice of the Heart (1983)
An Old-Fashioned Christmas (1984)
Lovelines (1989)
As Time Goes By (2003)

Voir sur YouTube : « Carpenters – Yesterday Once More( ORIGINAL VIDEO).mp4 » par DAT HG ; « The Carpenters- Top Of The World(HD/HQ) » par XcmNear ; « Carpenters – Only Yesterday » par CarpentersVEVO ; « The Carpenters – Please Mr Postman [1978] » par Yrrah0015 ; « Carpenters There’s A Kind Of Hush » par Emerson Carlos

Oldtimer – Triumph Stag (1970-77)

La Triumph Stag est le reflet des dernières années de la production anglaise dans un secteur qui jusque là, fut sa spécialité : les voitures de luxe et les voitures de sport. C’est une sportive découvrable, disponible avec hard top en option (version présentée ci-dessus), construite par British Leyland. Dotée d’un arceau de sécurité fixe, elle est parfois nommée la «Targa anglaise». La carrosserie de la Stag est l’œuvre du carrossier turinois Giovanni Michelotti. La voiture n’a que peu évolué durant ses 8 années de production. Elle a été produite à 25.939 exemplaires entre 1970 et 1977.

Un modèle manquant d’image : 

Lors de sa sortie en 1970, bien que sa ligne soit plutôt réussie, la Stag n’étonna personne puisque c’était un ancien projet des années soixante étudié par Michelotti sur la base d’une berline 2000 qu’il avait emprunté à Triumph afin de l’exposer pour faire la promotion de ses ateliers. Lorsqu’il vit le prototype, Harry Webster, directeur de l’ingénierie chez Triumph, fut emballé et le fit accepter par la direction de British Leyland. Si la ligne fit l’hunanimité, son nouveau moteur V8 qui faisait apparemment double emploi avec celui de Rover (appartenant également au groupe British Layland) fut étudié trop rapidement. Autre problème, au niveau de son image : ce cabriolet quatre places ne semblait rentrer dans aucune définition précise : ni sport, ni luxe, ni tourisme, mais un peu tout à la fois.

Des clients perplexes :

On comprend qu’un modèle à la vocation aussi mal définie ait laissé le client perplexe. D’autant plus que si le châssis était moderne pour l’époque avec sa caisse autoporteuse et ses 4 roues indépendantes, le moteur quant à lui, avait une mauvaise fiabilité qui s’avèrera problématique au point que certains utilisateurs, fatigués par des pannes chroniques, (problèmes de refroidissement, de distribution et d’allumage) finiront par le remplacer par le V8 Rover. Suite à tous ces avatars, le succès ne fut pas au rendez-vous et la production s’arrêta en 1977, sans grand regret de la clientèle. Mais depuis un certain temps, la Stag a commencé une seconde carrière dans la collection ; en effet, lorsque son moteur est fiabilisé (installation d’une pompe à eau électrique sur le bas moteur, d’un radiateur renforcé, et d’un nouvel allumage électronique), la Stag peut se transformer en une belle acquisition.

Caractéristiques Techniques : Voir la brochure ci-dessous.

Cote actuelle : À partir de 8000 €

 

Album – Steve Miller Band – The Joker (1973)

Steve Miller est un chanteur/guitariste texan né en 1943. Toute son enfance est marquée par le blues, en particulier T. Bone Walker. Il commence à faire parler de lui à la fin des sixties quand, arrivé à San Francisco en pleine explosion « hippie », il se produit avec des musiciens locaux, puis avec sa propre formation, démontrant vite sa très grande valeur d’instrumentiste. Les groupes de Steve Miller furent assez nombreux et leur généalogie fort complexe. Le chanteur/guitariste Boz Scaggs fut un de ses principaux accompagnateurs, ainsi que Ben Sidran. Après avoir évolué dans une direction de plus en plus rock sur des albums tels The Joker ou Fly like an Eagle, Miller s’est intéressé aux perspectives offertes par les synthétiseurs. En 2016, Steve Miller a été intronisé comme artiste solo au Rock and Roll Hall Of Fame.

Les débuts du groupe :

En 1965, après avoir déménagé à Chicago pour jouer du blues, Steve Miller et le claviériste Barry Goldberg fondèrent le Goldberg-Miller Blues Band avec le bassiste Roy Ruby, le guitariste rythmique Craymore Stevens et le batteur Maurice McKinley. Le groupe passa un contrat avec Epic Records après avoir joué dans de nombreux clubs de Chicago. Ils apparurent également sur Hullabaloo (Une émission de variétés musicales américaines diffusée sur NBC de 1965 à 66) avec les Four Tops et les Supremes.

Ensuite, Miller quitta le groupe pour aller à San Francisco, où la scène psychédélique était florissante. Il y forme le groupe Steve Miller Blues. Harvey Kornspan, associé directeur, écrit et négocie le contrat historique du groupe en 1967 (860.000 $ sur cinq ans ainsi que 25.000 $ de budget de promotion qui devaient être dépensés à la discrétion du groupe) avec Capitol / EMI Records dont le président était à l’époque Alan Livingston. Peu de temps après, le nom du groupe est raccourci en Steve Miller Band afin d’élargir son audience. Le groupe, composé de Miller, du guitariste James Cooke, du bassiste Lonnie Turner, du batteur Tim Davis (qui a remplacé Lance Haas à la batterie) et Jim Peterman sur l’orgue Hammond B3, joue avec Chuck Berry lors d’un concert au Fillmore West qui fut publié en tant qu’album live, Live at Fillmore Auditorium. Le guitariste Boz Scaggs rejoint le groupe peu de temps après et le groupe joue au Festival Magic Mountain et au Festival de la musique Pop de Monterey en juin.

Les Disques :

En février 1968, en Angleterre, le groupe enregistre son premier album « Children of the Future » aux Olympic Studios (Londres) avec Glyn Johns en tant qu’ingénieur / producteur. L’album n’a pas de succès. Le deuxième album Sailor sort en octobre 1968 et se classe au Billboard à la 24ème place. Les succès comprenaient le single « Living in The USA ».

Brave New World (1969) : révèle les chansons « Space Cowboy » et « My Dark Hour ». « Paul Ramon » (alias Paul McCartney) y joue de la batterie, de la basse et chante sur les chœurs. L’album est suivi de Your Saving Grace et de Number 5 en 1970.

En 1971, Miller se blesse aux vertèbres cervicales dans un accident de voiture. Capitol Records sort l’album Rock Love, mettant en vedette des spectacles inédits en live (y compris une improvisation de 11 minutes sur la piste titre) et des enregistrements de studio. C’est l’un des deux albums de Steve Miller Band qui ne seront pas diffusés sur CD, l’autre étant Recall the Beginning…A Journey from Eden en 1972, la compilation Double Album Anthology sort aussi, contenant 16 chansons des cinq premiers albums du groupe.

The Joker (1973) : Le style et la composition des musiciens du groupe changent radicalement avec cet album qui se concentre sur le rock et en laissant de côté les tendances psychédélique du groupe. La piste titre devient un n ° 1 certifié platine, atteignant plus d’un million de ventes. L’album lui, fut certifié disque d’or par la RIAA le 11 janvier 1974. Plus de 16 ans plus tard, en septembre 1990, il atteint la première place dans le singles chart du Royaume-Uni pendant deux semaines après avoir été utilisé dans « Great Deal », une publicité télévisée dirigée par Hugh Johnson pour Levi’s. Cette réédition de « The Joker » a également marché en Irlande, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne et aux Pays-bas. Le début des paroles est une référence à la chanson « Space Cowboy » de l’album de Steve Miller : Brave New World (1969) puis à « Gangster of Love » tiré de Sailor (1968) et à « Enter Maurice » de Recall the Beginning…A Journey from Eden (1972).

Fly Like a Eagle (1976) : Trois ans plus tard, le groupe revient avec cet album qui se classe en troisième place au Top Album. Trois singles en sont extraits : « Take the Money and Run » (11ème place), « Fly Like a Eagle » (2ème place) et leur deuxième succès numéro un, « Rock’n Me ». Sur ce morceau, Miller utilise l’intro de guitare de la chanson « All Right Now » du groupe Free.

Book of Dreams (1977) : Suite logique de Fly Like an Eagle, ce disque se veut plus expérimental. Steve Miller tâte un peu le synthétiseur, mais n’oublie pas quand même le coup de chapeau au blues, avec un magnifique morceau du guitariste noir Paul Pena, « Jet Airliner » qui sera classé à la 8ème place au top singles chart U.S. De cet album sortent également deux autres succès : « Jungle Love » (23ème place), et « Swingtown » (17ème place).

Abracadabra (1982) : donne à Steve Miller son troisième succès numéro un avec la piste titre. Cette année là, Steve Miller détrône le « Hard to Say I’m Sorry » du groupe Chicago de la première place, tout comme Chicago l’avait fait 6 ans plus tôt pour « Rock’n Me » avec la sortie de leur tube « If You Leave Me Now » en 1976.

Sorti en 1978, The Greatest Hits de Steve Miller 1974-78 est vendu plus de 13 millions d’exemplaires, et Miller continue de réaliser des concerts en live.

Bingo !, un nouvel album de blues et de reprises R & B, est sortie en juin 2010. Let Your Hair Down, une version complémentaire de Bingo ! est publié 10 mois plus tard, en avril 2011.

Le membre fondateur Tim Davis (Batteur et chanteur) est mort de complications dues au diabète le 20 septembre 1988 à l’âge de 44 ans. Le membre du groupe Norton Buffalo est décédé d’un cancer du poumon le 30 octobre 2009. John King (batteur pendant l’ère « The Joker ») est décédé d’un cancer du rein le 26 octobre 2010. Le guitariste James Cooke est décédé d’un cancer le 16 mai 2011.

Discographie : 

Children of the Future (1968)
Sailor (1968)
Brave New World (1969)
Your Saving Grace (1969)
Number 5 (1970)
Rock Love (1971)
Recall the Beginning…A Journey from Eden (1972)
The Joker (1973)
Fly Like an Eagle (1976)
Book of Dreams (1977)
Circle of Love (1981)
Abracadabra (1982)
Italian X Rays (1984)
Living in the 20th Century (1986)
Born 2 B Blue (1988)
Wide River (1993)
Bingo! (2010)
Let Your Hair Down (2011)

Voir sur YouTube : « The Joker – Steve Miller Band » par sexygirl747 ; « Steve Miller Band – Rock’N Me – Live From Chicago (HD) » par Coming Home Media – HD Videos ; « Steve Miller Band – Jet Airliner (Live) » par Bert van der Waal van Dijk ; « Steve Miller Band Live From Chicago Take The Money And Run » par Max K