Oldtimer – Datsun 240 Z (1969-73)

À la fin des années 60, comme le fisc japonais se montrait particulièrement gourmand avec les coupés sportifs (considérés comme un signe extérieur de richesse) Nissan décida de se consacrer à l’exportation, produisant notamment une intéressante série de voitures sportives deux places très performantes (les Datsun 240, 260 et 280 Z). À noter qu’en 1978, au Japon, juste avant la sortie de la Mazda RX-7, la Datsun 260 Z était encore la seule et unique véritable voiture de sport disponible dans l’empire du soleil levant puisque la Toyota 2000 GT, son unique concurrente, avait cessé d’être commercialisé depuis 1970.

Trois modèles Z :

Le modèle Z de Datsun est de construction classique, avec moteur sous le capot avant et transmission sur les roues arrières. À l’origine, le moteur 6 cylindres de 2,4 litres développait 151 ch ; il équipait la 240 Z, qui devint la 260 Z dès 1973, lorsque son moteur fut porté à 2,6 litres pour 162 ch. Une troisième version à la carrosserie légèrement re-stylée et équipée d’un 2,8 litres fut commercialisée de 1978 à 1983.

Le coupé Z compte à son palmarès une magnifique victoire au rallye East African Safari de 1971, remporté dans des conditions difficiles : en effet, sur les 115 partants, seuls 32 concurrents réussirent à se présenter à l’arrivée. La voiture gagnante était pilotée par un équipage allemand (Hermann-Shuller).

Datsun 240 Z versus Toyota 2000 GT :

En 1970, pour un acheteur français qui n’a pas les moyens d’investir 41.800 Francs dans une Porsche 911 T développant seulement 125 ch ou 51.650 Francs dans une 911 E faisant 155 ch, il peut être tentant d’hésiter entre la Datsun 240 Z et la Toyota 2000 GT qui sont toutes deux bien moins chères (presque moitié prix). Elles disposent d’un six cylindres en ligne. Mais le moteur de la Datsun est beaucoup plus raisonnable que celui de la Toyota. Il n’est alimenté que par deux carburateurs au lieu de trois. La puissance maximale est atteinte à 6000 tr/mn au lieu de 6600. Le couple maximal obtenu à 4400 tr/mn, au lieu de 5000. Résultat : la Datsun dispose d’un rendement de 62,6 chevaux/litre alors que la Toyota atteint 75,5 chevaux/litre. La 240 Z dispose de 150 ch comme sa rivale mais pour une cylindrée de 2393 cm3 au lieu de 1988, ce qui peut présenter un avantage en matière d’entretien et de longévité. Malgré sa ligne, la Datsun est donc plus orientée vers le tourisme que sa concurrente qui est plus typée sport.

Caractéristiques Techniques : voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 29.600 F soit 34.782 € avec 670 % d’inflation sur la période.

Prix d’occasion : à partir de 15.000 €.

Oldtimer – Mercedes C111 (1969-1978)

À ce jour, la Mercedes C111 demeure peut-être le plus important laboratoire roulant jamais réalisé par la firme de Stuttgart. Faisant suite à un accord d’exploitation sous licence du moteur rotatif conçu par le docteur Wankel, le coupé C111 (désigné à l’origine sous le numéro de code C101) sera présenté au grand public dans le cadre du Salon de Francfort de 1969 et décrit à la presse comme un modèle expérimental préfigurant un futur coupé Grand Tourisme animé par un moteur Wankel. Nanti d’une carrosserie polyester d’une ligne incroyablement moderne et épurée, son poids se limite à un peu plus d’une tonne. Les dimensions sont relativement compactes (112 cm au garot, 180 cm de large pour 423 cm de longueur) et ses portières s’ouvrent en ailes de mouette, comme sur les légendaires 300 SL Gullwin de la maison.

Le premier prototype est équipé d’un trirotor Wankel : 

Son capot busqué plonge vers le sol et l’étoile désignant la marque trône fièrement à l’avant comme à l’arrière.  Cette ligne basse, tendue et taillée à la serpe garantit un coefficient de pénétration dans l’air remarquable ainsi qu’une grande stabilité à haute vitesse. L’habitacle de cette deux places s’avère complet comme celui d’une Mercedes classique. La C111 est la première voiture équipée d’un moteur rotatif à trois pistons dont le très faible encombrement permet une implantation en position centrale, en avant de l’essieu arrière. C’est le gage d’un remarquable centrage des masses, comme sur les meilleures voitures de course. Ce moteur dont la cylindrée est de 1800 cm3 réels, développe 280 ch avec une injection Bosch.

Mercedes en restera cependant à un stade purement expérimental pour ce modèle, après avoir jugé que l’époque n’était pas propice au lancement d’un tel modèle. À défaut, la C111 continuera à jouer un rôle de laboratoire roulant.

Les autres versions : Au Salon de Genève 1970, une nouvelle version sera présentée avec une carrosserie sensiblement affinée (voir images de présentation et ci-dessous), une finition intérieure plus élaborée et un nouveau moteur à 4 rotors (une première mondiale). Délivrant cette fois 400 chevaux DIN, cette C111 abondamment revue et corrigée pouvait dépasser les 300 km/h.

En 1976, un moteur diesel cinq cylindres de 3 litres turbo développant 190 chevaux, lui permet de rouler à plus de 250 km/h de moyenne sur circuit ovale. Enfin, pour terminer sa carrière, elle est équipée d’un V8 de 4,5 litres à essence développant 500 chevaux qui lui permet de dépasser les 400 km/h.

Oldtimer – Maserati Indy (1969-77)

Maserati était une affaire en plein essor lorsqu’en 1968, à la surprise générale, Adolfo et Omer Orsi en cédèrent la majorité à Citroën. Malgré la bonne marche de leur affaire, les frères Orsi appréhendaient déjà la récession dont les premiers symptômes apparaissaient à l’horizon ; et c’est ce qui les poussa à accepter les offres du groupe français. Celui-ci, grâce à d’habiles tractations menées par la maison Michelin qui le contrôlait, avait déjà racheté la société Berliet de Lyon qui était alors la plus importante fabrique européenne de véhicules industriels. Ce fut ensuite le tour de Maserati, après quoi Citroën conclut un accord de collaboration avec Fiat qui, du reste, ne dura que 3 ans et ne donna pas de bons résultats. En 1969, tandis que l’ingénieur Giulio Alfieri était chargé d’étudier le moteur de la future SM, l’usine de Modène présentait la Indy que Vignale avait seulement légèrement modifiée par rapport au prototype exposé à Turin l’année précédente, afin de satisfaire aux exigences de la production de série.

Un classicisme de bon aloi : 

Ce coupé 2+2 ne fait aucune place à l’innovation technologique : moteur avant, roues arrière motrices, essieu arrière rigide sont des solutions très classiques. Le moteur V8 lui-même existe depuis plusieurs années et a équipé précédemment la berline Quatroporte, le coupé (ou le cabriolet) Ghibli et le coupé Mexico. Pourtant l’ensemble est très homogène et superbement habillé d’une carrosserie dessinée par Vignale et construite par lui à Turin. La voiture était équipée d’un moteur V8 de 4135 cm3 de 260 ch à 6000 tr/mn qui lui permettait d’atteindre 250 km/h. L’avant de la carrosserie avait un profil engendrant une déportance (force maintenant un véhicule plaqué au sol et augmentant l’adhérence) supérieure à celle de la Ghibli, la carrosserie était une 2+2 avec conditionnement d’air monté en série. On avait le choix entre une boîte automatique à trois vitesses et une boîte manuelle à 5 rapports, les freins étaient à disques sur les 4 roues, l’allumage transistorisé, le volant réglable en longueur. Longue de 4,74m, large de 1,74 m et haute de 1,22 m, la Indy pesait 1500 hg à vide.

Une voiture de compromis :

Compromis entre le grand tourisme luxueux et le sport, l’Indy devait offrir un bon comportement routier rigoureux aux hautes vitesses permises par un moteur généreux. Et là les choses se gâtaient un peu car il fallut pour cela adopter des suspensions fermes. On pouvait espérer que le mariage avec Citroën apporterait la solution mais il fut hélas trop bref.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 106.480 F soit 121.186 € avec 646.6 % d’inflation cumulée.

Cote actuelle : à partir de 65.000 €

Album – Neil Young – Everybody Knows This Is Nowhere (1969)

Cet auteur-compositeur-interprète Canadien né en 1945 à Toronto, a déménagé à Los Angeles en 1966, où il a formé le groupe de rock Buffalo Springfield avec Stephen Stills, Richie Furay et d’autres pointures écrémant la scène musicale Californienne. Durant cette période, il commence à écrire des chansons très personnelles. Le groupe se sépare en 1968 et Neil Young entame une carrière solo. En 1969, il sort deux albums (“Neil Young” et “Everybody Knows This Is Nowhere”), et s’adjoint les services du groupe Crazy Horse. Mais un an plus tard, il retrouve Stephen Stills, Graham Nash et David Crosby, enregistre avec eux “Déja Vu” puis réalise son troisième disque solo, “After The Gold Rush” en compagnie du guitariste Nils Lofgen et de Crazy Horse. Viennent ensuite “Harvest” (1972), “On The Beach” (1974), le très sombre “Tonight’s The Night” (1975) et un “Zuma” plus chaleureux, à partir duquel, Neil Young semble aborder son œuvre d’un cœur plus léger, débarrassé des angoisses, des tourments intérieurs qui hantent le début de sa production. Bien que ses albums n’aient plus beaucoup de succès depuis le début des années 80, il reste néanmoins l’un des auteurs les plus originaux de l’époque, un écrivain talentueux de l’envergure de Bob Dylan ou de Tim Buckley.

Après la sortie de Live Rust en 1979, Neil Young prend du recul avec la musique pour mieux se consacrer à sa famille, notamment aux handicaps de ses enfants. Il continue cependant d’enregistrer des albums, Hawks and Doves (1980) et Re-ac-tor (1981). En 1982, Neil Young signe un nouveau contrat avec David Geffen et sort Trans. Le public et les critiques sont déconcertés par cet album électronique. Le suivant, lui aussi très controversé bien que devenu culte, fut un album rockabilly, Everybody’s Rockin’ (1983).

Neil Young a accédé au Hall of Fame en 1995 dans la catégorie Interprète. Très prolifique, il vient de sortir Hitchhiker, son trente-huitième album, chez Reprise Records.

Quelques albums remarquables :

Everybody Knows This Is Nowhere (1969) : est le deuxième album du musicien canadien Neil Young, sorti chez Reprise Records. Cet enregistrement effectué avec son groupe Crazy Horse, a atteint la 34ème place du Billboard 200 américain et a été certifié platine par la RIAA. L’album contient quatre chansons qui sont devenues des incontournables du répertoire de Young : «Cinnamon Girl», «Down by the River», la piste titre et «Cowgirl in the Sand», toutes écrites en une seule journée alors que Young avait une Fièvre de 39,5 ° C.  La piste vocale principale de Young sur la chanson “Everybody Knows This Is Nowhere” (sur l’album original) était en fait un simple essai temporaire, où il chantait sur le micro d’ordre de basse qualité de la table de mixage, sans effet comme la réverbération. Young a apprécié le contraste remarquable avec le reste de l’enregistrement, et c’est devenu l’une de ses nombreuses innovations.

Harvest (1972) : est le quatrième album du musicien canadien Neil Young, publié sur le label Reprise Records. L’Orchestre symphonique de Londres l’accompagne sur deux pistes ainsi que d’autres illustres musicien : David Crosby, Graham Nash, Linda Ronstadt, Stephen Stills, et James Taylor. Son album est entré au Billboard 200 pendant deux semaines et a engendré deux singles à succès, “Old Man”, qui a atteint le 31e rang sur Billboard Hot 100 et “Heart of Gold”, qui a atteint la première place. Ce fut l’album le plus vendu en 1972 aux États-Unis.

Comes a Time (1978) : L’album a débuté en solo, mais quand Young l’a joué devant les dirigeants de Reprise, ils lui ont demandé s’il envisageait d’ajouter des titres avec son groupe. Young a accepté, et le produit final fut “Comes a Time”. Deux chansons (“Look Out For My Love” et “Lotta Love”) ont aussi été soutenues par son groupe, le Crazy Horse. “Human Highway” a été écrite plusieurs années avant la sortie de l’album, et a été présentée à l’origine à Crosby, Stills, Nash & Young en 1974. Une grande partie des voix d’harmonie sont faites par Nicolette Larson. Elle partage également le texte avec Young sur “Motorcycle Mama”.

Pendant des années, on a répété que Young avait acheté environ 200.000 exemplaires de l’album parce qu’il était mécontent du son, en raison des dommages survenus à la bande master lors de son expédition jusqu’au studios de mixage. La version de l’album le plus largement disponible aujourd’hui a été personnellement remixée par Young à partir de la copie de sécurité du master original. Dans une entrevue de mars 2014 avec le magazine Rolling Stone, Young a révélé qu’il avait en fait recyclé les 200.000 disques en bardaux pour couvrir un toit d’étable.

Rust Never Sleeps (1979) : L’album est à moitié acoustique et à moitié électrique, commençant et terminant avec différentes versions de la même chanson: “Hey Hey, My My”. Deux faces d’un Neil Young plus énigmatique, plus secret que jamais. La face acoustique, est enregistrée en compagnie de sa copine Nicolette Larson : le Neil Young que l’on croît connaitre, avec ses mélodies et son feeling d’écorché vif. L’électrique, avec son groupe, Crazy Horse : c’est le Neil Young rocker, agressif, tendu, dissonant parfois. La majeure partie de l’album a été enregistrée en live à la Bording House de San Francisco et pendant la tournée de Neil Young et du Crazy Horse à la fin de 1978, avec des ajouts supplémentaires mixés plus tard. Le bruit du public est effacé autant que possible, bien qu’il soit clairement audible parfois, surtout sur les chansons d’ouverture et de fin.

Plus tard en 1979, Neil Young et son groupe ont sorti l’album Live Rust, une compilation de classiques plus anciens imbriqués dans la liste des titres de Rust Never Sleeps. Ce titre est emprunté au slogan publicitaire pour la peinture Rust-Oleum, et a été suggéré par Mark Mothersbaugh du groupe new wave Devo. C’est aussi un aphorisme décrivant l’auto-renouvellement musical de Young pour éviter la menace de non-pertinence.

Everybody’s Rockin’ (1983) : est le treizième album studio de Neil Young. L’album a été enregistré avec les Shocking Pinks (un groupe créé pour l’occasion) et propose une sélection de chansons de rockabilly. D’une durée de 25 minutes, c’est l’album le plus court de Young. Everybody’s Rockin’ est typique de sa période 1980, en ce sens qu’il ressemble peu ou pas à l’album sorti avant lui, Trans (1982), un album électro-rock bourré de synthés, ni celui sorti d’après, Old Ways (1985), qui est de la country pure.

Hitchhiker (2017) : Le dernier et trente-huitième album studio de Neil Young est sorti le 8 septembre 2017 chez Reprise Records. Coproduit par Young et David Briggs avec John Hanlon à la post-production, l’album a été enregistré le 11 août 1976 au Indigo Ranch Recording Studio de Malibu, en Californie. Entre 1975 et 1977, Young et le producteur David Briggs ont périodiquement tenu des sessions d’enregistrement à Indigo Ranch les nuits de pleine lune. Ces sessions ont eu lieu pendant une période particulièrement productive pour Young et ont donné des chansons telles que “Will to Love” et “Stringman”.

Les chansons de l’album ont été enregistrées en une seule nuit. Neil Young décrit la session ainsi : “Je jouais toutes les chansons d’affilée, en faisant une pause seulement pour fumer de l’herbe, boire de la bière ou du coca. Briggs était dans le studio de contrôle, mixant en direct sur sa console préférée”. Beaucoup de chansons apparaîtront sur les futurs albums de Young : “Pocahontas” est la même prise que celle utilisée sur Rust Never Sleeps (1979) sans overdubs ; “Captain Kennedy” reste pratiquement inchangé par rapport à l’album Hawks & Doves (1980) ; “Campaigner” est présenté dans une longueur inédite avec un verset supplémentaire mais est par ailleurs inchangé ; tandis que les autres apparaissaient sur American Stars ‘n Bars (1977), Comes a Time (1978), Rust Never Sleeps (1979), et Le Noise (2010). Hitchhiker contient également deux chansons inédites: “Hawaii” et “Give Me Strength”, que Young a parfois jouées en live.

Dans une interview, Young a déclaré qu’au départ, ces cessions devaient sortir sous forme d’album peu de temps après leur enregistrement, mais les dirigeants de Reprise n’étaient pas impressionnés par le résultat. Les enregistrements ont étés considérés comme n’étant rien de plus qu’une collection de démos inaptes à être éditées en l’état, et le Label a suggéré à Neil Young de ré-enregistrer les chansons avec son groupe.

Discographie (1969-83) :

Neil Young (1969)
Everybody Knows This Is Nowhere (1969)
After the Gold Rush (1970)
Harvest (1972)
Time Fades Away (1973)
On the Beach (1974)
Tonight’s the Night (1975)
Zuma (1975)
Long May You Run (1976)
American Stars ‘n Bars (1977)
Comes a Time (1978)
Rust Never Sleeps (1979)
Hawks & Doves (1980)
Re·ac·tor (1981)
Trans (1982)
Everybody’s Rockin’ (1983)

Voir sur YouTube : “Cinnamon Girl – Neil Young – LIve – 1991 [HD]” par HipTony2 ; “Neil Young – Hey Hey, My My (Live at Farm Aid 1985)” par Farm Aid ; Neil Young – Wonderin’ par batmanmmv ; Neil Young – Hitchhiker (Video Clip) par neilyoungchannel

Film – Sabata (1969)

Sabata est un Western Spaghetti italien de 1969, dirigé par Gianfranco Parolini. C’est le premier film de la trilogie Sabata, avec Lee Van Cleef dans le rôle du héros ayant donné le titre au film. Parolini avait déjà eu un succès majeur avec le premier western spaghetti de la série Sartana en 1968 avec Gianni Garco dans le rôle principal, mais la suite a été confiée à d’autres réalisateurs, comme Giuliano Carnimeo. Le producteur Alberto Grimaldi a contacté Parolini pour une série similaire nommée Sabata.

Comme le rappelle Parolini: «Grimaldi est un producteur très intelligent ; il a eu le nez creux dans les affaires et nombre de ses films furent des succès. Il m’a demandé de faire un film pour le marché américain et, comme d’habitude, j’ai accepté avec enthousiasme». Pour le scénario, il a appelé Renato Izzo, qui avait déjà travaillé sur Sartana. Pour Parolini : “C’est une scénario bien écrit autour d’hommes qui s’affrontent sur fond de chasse au magot.”

Les personnages :

Sabata est un chasseur de primes et un joueur professionnel dont la précision au tir est quasiment surhumaine ; il résout la majorité de ses problèmes avec ses revolvers. Ses armes de choix sont un Derringer spécial à quatre canons, et un fusil à canon amovible.

Banjo (William Berger) est le seul homme du film qui est presque à égalité avec Sabata. Se cachant dans la ville après quelques problèmes à Denver, il semble savoir tout ce qui se passe dans la ville et essaie de gagner de l’argent à la fois sur le dos de Sabata et de Stengel. Il emporte son banjo partout où il va.

Carrincha (Ignazio Spalla) est un vétéran de la guerre de sécession devenu alcoolique, adepte du lancé de couteau, qui s’ennuie dans la vie civile. La plupart de ses phrases finissent par des rires insensés.

Alley Cat (Franco Ressel) est le seul ami de Carrincha ; c’est un Indien silencieux qui effectue des acrobaties incroyables et peut échapper à tout poursuivant sans difficultés.

Jane (Linda Veras) : est une fille de saloon qui est attirée par Banjo.

Stengel (Franco Ressel) est le méchant de l’histoire. Ce grand propriétaire terrien et ses deux complices eux aussi notables de la ville, ont conçu le vol sur lequel est charpenté l’intrigue entière du film. Très confiant dans la conviction qu’il est supérieur au reste de l’humanité, il tue les gens avec un pistolet caché dans sa canne lançant un dart mortel.

L’histoire :

Sabata, un tireur habile qui parle peu, arrive à Daugherty, une petite ville du Texas et il découvre qu’il n’est pas le seul étranger dans la ville, puisqu’au même hôtel réside Banjo, un vagabond apparemment sans but – et ancien associé de Sabata – qui a un talent inné pour se retrouver dans les mauvais endroits exactement au bon moment. Alors qu’il boit un verre au saloon, il apprend que 100.000 $ appartenant à l’armée viennent d’être dérobés à la banque. Une prime de 5000 dollars est offerte en récompense à celui qui retrouvera le butin, ce qui incite Sabata à partir à la recherche des voleurs. Ils neutralise les 7 hommes et restitue l’argent volé. Mais tout le monde n’est pas content de l’intervention de Sabata puisque le vol a été organisé par le notable local, Stengel, avec la complicité du juge O’Hara (Gianni Rizzo) et de Fergusson (Antonio Gradoli), le propriétaire du saloon.

Il ne faut pas longtemps à Sabata pour comprendre que Stengel et ses deux acolytes voulaient utiliser cet argent pour acheter les terrains bordant la future ligne de chemin de fer en vue de juteuses plus-values, et il commence aussitôt à les faire chanter en leur demandant des sommes de plus en plus élevées en échange de son silence. Stengel, bien sûr, n’est pas enchanté par l’affaire, et il tente de se débarrasser de Sabata. Mais ses propres hommes de main s’avèrent parfaitement incapable de régler le problème, tout comme la succession de tueurs professionnels qu’il a engagés. Ferguson se retourne alors vers Banjo – qui est également un tireur expert – lui offrant 100.000 $ pour éliminer son vieil ami..

Voir sur YouTube : “Sabata” par WesternFilms Online