Film – Alexandre le Bienheureux (1968)

En ces temps pré-révolutionnaires, beaucoup de gens ouvrent enfin les yeux et dénoncent l’indécence de notre système libéral qui oppresse une grande partie de la population. Pour survivre, la majorité de nos concitoyens en est réduite à faire un travail d’esclave sous-payé pour le plus grand profit d’une caste de rentiers pleins aux as. Une des pistes pour solutionner ces injustices serait d’oser envisager un authentique et décent revenu universel permettant aux “sans-dents” que nous sommes d’exprimer librement son droit à la paresse, d’autant plus que très bientôt, nos jobs rémunérées au lance-pierre seront effectués par une armée de robots bénévoles, infatigables et non syndiqués. Dans son fameux pamphlet paru en 1880, intitulé justement “Le Droit à la Paresse”, Paul Lartigue décrivait déjà les effets pernicieux du travail :

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »

Le Film :

Alexandre le Bienheureux (1968)

En 1968, Yves Robert prit au mot Paul Lartigue en réalisant “Alexandre le Bienheureux”, un film jubilatoire dont le protagoniste est Alexandre (Philippe Noiret), un cultivateur bon vivant et nonchalant qui est sous l’emprise de «la Grande» (Françoise Brion), son ambitieuse et tyrannique épouse. Cette dernière possède la plus grosse ferme de l’endroit, et lui impose chaque jour une masse de travaux le laissant à bout de force. Cette dernière disparaît dans un accident de voiture, mais loin d’en être affecté, notre jeune veuf éprouve un grand soulagement et se sent libéré de son labeur : il décide alors de s’accorder un repos qu’il juge mérité, afin de prendre le temps de savourer la vie en compagnie de son espiègle Fox Terrier. Son comportement sème rapidement le trouble dans le petit village par l’exemple qu’il donne, et une partie des habitants décident de le forcer à reprendre le travail. Mais ils échouent, et Alexandre commence à faire des émules. Cependant, la jolie Agathe finit par le séduire.  Sa liberté risquerait-elle d’être compromise?

C’est avec ce film, tourné par Yves Robert dans la campagne autour des villages d’Alluyes et de Dangeau, en Eure-et-Loir, que Philippe Noiret incarne son premier rôle principal au cinéma après des années de seconds rôles, alors que c’est le véritable premier rôle au cinéma pour Pierre Richard, qui collaborera plusieurs fois avec Yves Robert.

Extraits du pamphlet “Le Droit à la Paresse” de Paul Lartigue (1880): 

« Aristote prévoyait que « si chaque outil pouvait exécuter sans sommation, ou bien de lui-même, sa fonction propre, comme les chefs-d’œuvre de Dédale se mouvaient d’eux-mêmes, ou comme les trépieds de Vulcain se mettaient spontanément à leur travail sacré ; si, par exemple, les navettes des tisserands tissaient d’elles-mêmes, le chef d’atelier n’aurait plus besoin d’aides, ni le maître d’esclaves. Le rêve d’Aristote est notre réalité. Nos machines au souffle de feu, aux membres d’acier, infatigables, à la fécondité merveilleuse, inépuisable, accomplissent docilement d’elles-mêmes leur travail sacré ; et cependant le génie des grands philosophes du capitalisme reste dominé par le préjugé du salariat, le pire des esclavages. Ils ne comprennent pas encore que la machine est le rédempteur de l’humanité, le Dieu qui rachètera l’homme des sordidæ artes et du travail salarié, le Dieu qui lui donnera des loisirs et la liberté. »

« Si, déracinant de son cœur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible, non pour réclamer les Droits de l’homme, qui ne sont que les droits de l’exploitation capitaliste, non pour réclamer le Droit au travail qui n’est que le droit à la misère, mais pour forger une loi d’airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la Terre, la vieille Terre, frémissant d’allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers… »

« Pour qu’il parvienne à la conscience de sa force, il faut que le prolétariat foule aux pieds les préjugés de la morale chrétienne, économique, libre penseuse ; il faut qu’il retourne à ses instincts naturels, qu’il proclame les Droits de la Paresse, mille et mille fois plus sacrés que les phtisiques Droits de l’Homme concoctés par les avocats métaphysiques de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour, à fainéanter et bombancer le reste de la journée et de la nuit. » 

“Paressons en toute chose, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant”. 

Voir sur YouTube : “Alexandre le Bienheureux ( bande annonce )” par Yves Lemerce

Oldtimer – Iso Rivolta Fidia 300 (1967-74)

Avec la marque Iso Rivolta, l’Italie rejoignait les autres constructeurs européens utilisant une motorisation américaine dans des caisses fabriquées sur place, comme Facel Vega en France qui fut le pionnier dans ce domaine, Monteverdi en Suisse ou Gordon-Keeble et Jensen en Grande Bretagne. Le premier modèle d’Iso Rivolta fut la GT 300. Sa motorisation était empruntée à Chevrolet et en particulier aux moteurs et boîtes des Corvette. Le Châssis plate-forme avait été dessiné par l’ingénieur Giotto Bizzarini qui était l’auteur de la Ferrari GTO. Le pont était un De Dion et la suspension était assurée par des triangles et amortisseurs. La carrosserie était un gros coupé à deux portes dû au crayon de Giorgetto Giugiaro de chez Bertone. Très bien fini, il pouvait rivaliser avec les plus belles GT du marché. Il fut suivi par un coupé deux places sport, la Grifo et, en 1968, apparut la berline Fidia présentée à Francfort en 1967.

D’abord S4 puis Fidia :

La Fidia, était le seul modèle à quatre portes d’Iso. La production ne commença que peu de temps après la présentation initiale de la voiture, et son lancement eut lieu à Athènes, plus d’un an plus tard, en février 1969. Au moment de sa promotion à la presse spécialisée, 15 voitures avaient déjà été construites, mais ce n’est qu’en février 1969 que la voiture échangea son nom “S4” pour “Fidia”, jugé plus euphonique. Le choix d’Athènes pour le lancement presse était lié au nouveau nom de la voiture, Fidia, qui était le nom (communément orthographié “Phidias” par les classiques anglophones) de l’artiste qui avait supervisé 24 siècles plus tôt la création des frises du Parthenon (et qui en 1816 réapparurent au British Museum, suite à leur retrait controversé en 1802 par Lord Elgin). À certains égards, Athènes n’était pas un bon choix pour ce lancement : le carburant disponible localement était de trop mauvaise qualité pour l’unique voiture mise à la disposition des journalistes, et le bref essai routier dans les banlieues de la ville fut un fiasco.

Une voiture luxueuse et fiable : 

La voiture fut commercialisée comme une combinaison unique de confort et de performance sportive, et le slogan qui apparut dans les brochures de vente fut évocateur : “Le quattro poltrone piu veloci del mondo” (“les quatre fauteuils les plus rapides du monde”). La Fidia, remarquable mélange de l’élégance italienne et de la fiabilité d’un gros moteur américain, telle était la solution adoptée par Iso Rivolta. Le design de la carrosserie était l’œuvre de Giorgetto Giugiaro (alors chez Ghia). L’intérieur présentait du bois poli et du cuir cousu à la main. Les coûts de développement élevés engendrèrent un prix d’achat plus élevé que celui d’une Rolls-Royce. Les principaux concurrents de la Fidia étaient d’autres berlines luxueuses et sportives comme la Maserati Quattroporte. La deuxième Fidia (et la première avec conduite à droite) fut achetée par la Popstar anglaise John Lennon.

En 1971 la voiture reçut un nouvel intérieur, qui l’aligna avec l’Iso Lele. Le tableau de bord en bois fut remplacé par un tableau en cuir, que les commentateurs trouvèrent plus élégant mais aussi moins pratique.

La Fidia, comme les autres voitures de la marque Iso, était à l’origine propulsé par un moteur Chevrolet V8, et était assez rapide. En 1973, après que General Motors ait exigé le paiement avant l’expédition, le fournisseur du moteur fut changé et les voitures furent livrées avec un V8 Ford de 5,8 litres et une boîte manuelle ZF à cinq vitesses ou bien avec le propre Cruise-O-Matic de Ford pour la boîte de vitesses automatique.

Un succès relatif :

Dans le segment de marché raréfié qu’elle occupait, la voiture avait tendance à se trouver éclipsée par la Maserati Quattroporte, elle-même jamais vendeuse de masse. Jusqu’à ce que Maserati se retire du marché en réaction au choc économique qui avait entraîné une hausse élevée des prix du pétrole, le Fidia se vendit bien face à son concurrent de Modène. Au total, 192 furent construites, et 87% de la production fut expédiée au USA.

Caractéristiques techniques : Voir Brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 85.331 Francs soit 97.213 € avec 647 % d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 80.000 €.

Film – Barbarella (1968)

Barbarella est un film de science-fiction franco-italien sorti en 1968, produit par Dino De Laurentiis, et réalisé par Roger Vadim. Le tournage du film (adapté de la bande dessinée Barbarella de Jean-Claude Forest) s’est déroulé à Rome. Le film est empreint d’un érotisme qui évoque la libération sexuelle, mais aussi d’une bonne dose d’humour et d’autodérision, et il ne faut surtout pas le prendre au sérieux. Les décors sont très psychédéliques et la photographie de Claude Renoir les met en valeur. Le costumes de Barbarella, notamment celui de la scène finale, sont inspirés de l’œuvre du styliste Paco Rabanne. La scène d’ouverture où Barbarella fait un stip-tease et semble flotter dans son vaisseau spatial a été filmée alors que Jane Fonda était installée sur un énorme morceau de plexiglas avec une image de vaisseau spatial en dessous d’elle. Elle a été filmée d’en haut en donnant l’impression qu’elle est en apesanteur. Jane Fonda a affirmé avoir été en état d’ivresse pendant la quasi totalité du tournage. D’après elle, il s’agit d’un conseil de Roger Vadim pour être moins nerveuse.

L’histoire :

Au 41ème siècle, sur ordre du Président de la Terre (Claude Dauphin), la jeune astronaute Barbarella (Jane Fonda) doit retarder ses vacances sur Vénus et partir en mission pour tenter de retrouver et d’arrêter le redoutable professeur Durand Durand (Milo O’Shea), qui vient de mettre au point une arme effroyable : le rayon positronique, aussi appelé «polyrayon 4», qui met en danger l’équilibre de l’amour universel. L’homme a disparu aux environs de la planète Lithion, quelques années auparavant. Un atterrissage forcé sur Lytheion vaut à Barbarella d’être capturée par deux gamines qui la livrent à des poupées-robots. La jeune femme est sauvée par l’intervention de Mark Hand (Ugo Tognazzi), une sorte de chasseur qui a décidé de vivre loin de la ville et de ses péchés. Elle apprend en outre que Durand Durand se trouve sur la planète Sogo, sur laquelle son appareil s’écrase. L’aventurière fait connaissance avec les esclaves de la reine noire de Sogo (Anita Pallenberg), avant de tomber entre ses griffes. Elle est ensuite conduite dans le repaire de la Reine, grâce à l’aide d’un ange aveugle, Pygar (John Phillip Law), qui a réappris à voler après avoir fait l’amour avec elle. À Sogo, ville où un nouveau péché est inventé à chaque heure, elle retrouve Durand Durand, devenu le concierge de la Reine et qui s’apprête à conquérir le monde grâce à un appareil maléfique de son invention…

Voir sur YouTube : “Barbarella (1968) Trailer” par 0Lostboy0

Oldtimer – Peugeot 404 Cabriolet (1962-69)

C’est en octobre 1961 qu’a été dévoilé au Salon de Paris le cabriolet Peugeot 404. Lancé plus d’un an après la berline, ce dernier  confirmera les liens étroits existant entre la firme de Sochaux et le carrossier Pininfarina qui accèdera aussi au rôle de sous-traitant avec cette nouvelle décapotable haut-de-gamme.

Le premier cabriolet français équipé d’un moteur à injection :

Élégant et classique, le cabriolet 404 profitera d’une caisse et d’une finition spécifiques. Assemblé à façon, selon un processus semi artisanal, son prix de vente atteindra deux fois celui de la berline de base. Dès le mois de mars 1962, le cabriolet pourra recevoir en option un moteur à injection Kugelfisher, la puissance passant de 72 à 85 ch. Au mois d’octobre de la même année, sera présenté un coupé étroitement inspiré du style du cabriolet.

La Peugeot 404 était une voiture confortable dotée d’une bonne tenue de route. Par contre le freinage était constitué de quatre économiques tambours, qui plus est, sans assistance, ce qui est courant à l’époque. Peugeot équipera ses modèles avec des tambours assistés thermostables à partir de 1964, assortis de jantes ajourées. Ces freins sont d’une très grande efficacité mais d’un entretien pointilleux, et ils seront finalement remplacés en 1968 seulement, par des freins avant à disques déjà utilisés par la plupart des constructeurs.

Si la 404 reste, à l’instar des précédentes Peugeot 203 et 403, une propulsion à essieu arrière rigide et levier de vitesse au volant, elle adopte désormais des ressorts de suspensions avant hélicoïdaux (ressorts en spirale) à la place du traditionnel ressort transversal à lames présent depuis la 201.

Plus de 10.000 exemplaires vendus : 

Les cabriolets et coupés 404 suivront fidèlement l’évolution technique de la berline, mais leur silhouette ne connaîtra qu’un minimum de retouches : en 1964, nouveaux clignotants avant rectangulaires, et en 1967, nouveau masque avant avec jupe intégrée et feux longue portée dans la calandre. Bien accueilli par la clientèle, en dépit de son prix élevé et de ses performances moyennes, le cabriolet 404 sera produit à 10.388 exemplaires entre 1961 et 1969, date à laquelle il cèdera la place au cabriolet 504, conçu lui aussi par Pininfarina.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf : 24.000 F en 1969 soit 29.000 € avec 691% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 35.000 €

Album – Jimi Hendrix – Electric Ladyland (1968)

Jimi Hendrix est un guitariste Afro-Américain, né en 1942, et mort prématurément à 27 ans en 1970. C’est l’un des très grands personnages de la musique rock. Durant sa courte carrière, il a tout inventé des techniques modernes de la guitare électrique. Pionnier de l’utilisation des différentes pédales d’effet guitare (Wahwah, fuzz, distortion…), il en a aussi porté l’utilisation à son sommet avec son groupe Experience. Tous les guitaristes qui viendront ensuite subiront inévitablement son influence, et les plus grands (Clapton, Dylan, Burdon, Frampton…) reconnaissent sa suprématie.

Les Débuts :

Hendrix fut guitariste sous le nom de Jimmy dans divers groupes de rhythm and blues qui tournaient dans le le circuit des clubs fréquentés par les Afro-Américains. Il enregistre à l’occasion en tant que musicien de session. Fin 1965, Hendrix joue avec certains musiciens de renom tels que Sam Cooke, Ike & Tina Turner, les Isley Brothers et surtout Little Richard. En 1965, Hendrix rejoint Curtis Knight & The Squires, un groupe new-yorkais sans grande envergure. Le 15 octobre 1965, Hendrix signe un contrat d’enregistrement de trois ans avec un producteur nommé Ed Chalpin, pour seulement 1 $ et 1 % de royalties des ventes des enregistrements effectués avec Curtis Knight. Hendrix pense alors qu’il est en train de signer une décharge en tant que musicien de studio, il fait d’ailleurs remarquer plus tard : « J’avais pris cela comme une garantie d’être payé pour les sessions…».

Il est repéré au Café Wha? par Chas Chandler, qui lui propose de venir se faire connaître et d’enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musicale avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence britannique de l’époque à la guitare : Eric Clapton. Sur le chemin, il adopte alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager. Il rencontre pour la première fois Clapton lors d’un concert de Cream (le trio qu’il venait de créer avec Ginger Baker et Jack Bruce) le 1er octobre 1966 au Central London Polytechnic.

Peu de temps après son arrivée à Londres, des auditions sont organisées pour trouver les musiciens qui l’accompagneraient. Il recrute dans un premier temps Noel Redding en tant que bassiste et s’adjoint les services de Mitch Mitchell à la batterie. Le 16 décembre 1966, le single “Hey Joe” marque les débuts discographiques du Jimi Hendrix Experience. Il entre dans les charts anglais le 5 janvier 1967, et monte même jusqu’à la sixième place. Le 26 décembre, Hendrix compose “Purple Haze” dans les coulisses d’un club : publié le 17 mars 1967 en Angleterre, le titre rentre dans les charts dès le 23 mars et culmine à la troisième place.

Les albums :

Are You Experienced (1967) : Le premier album d’Hendrix est un pavé jeté dans la mare du rock. Il démontre déjà ses exceptionnelles aptitudes à créer des climats uniques, teintés de blues. Jimi Hendrix fait passer toutes ses idées, sans s’arrêter devant les pires obstacles, à travers son jeu de guitare unique et très inspiré. Après “Hey Joe”, “Purple Haze” et “The Wind Cries Mary”, Foxy Lady et Fire sont de très grands succès populaires.

Axis : Bold as Love (1967) : C’est un disque important pour Jimi Hendrix, celui où il commence vraiment à jouer avec les sons, à dépasser les limites couramment admises de la guitare électrique (“If Six Was Nine”).

Electric Ladyland (1968) : Le chef-d’œuvre de Jimi Hendrix et l’un des dix meilleurs album de rock qui soient. Développant à l’infini l’art, les idées et le jeu de guitare exposés sur Are You Experienced et Axis : Bold as Love, Jimi Hendrix apparaît comme un visionnaire inspiré, un compositeur génial et un guitariste hors-pair, en avance sur son temps. Outre Dave Mason, il a collaboré avec de nombreux musiciens qui ne faisaient pas partie de son trio habituel : Chris Wood et Steve Winwood (du groupe Traffic), Jack Casady (Jefferson Airplane), Buddy Miles et Al Kooper (qui a joué avec Bob Dylan). L’album a été 1er du Billboard 200 aux États-Unis et 6e du UK Albums Chart au Royaume-Uni. En France, l’album s’est classé deuxième des meilleures ventes d’albums en 1968, se vendant à 277.700 exemplaires et fut certifié disque d’or en 1996 pour 100.000 exemplaires vendus.

Band of Gypsys (1970) : Enregistré en public, à la St Sylvestre 1969 à New York, Hendrix a abandonné ses musiciens habituel et les a remplacés par des amis afro-américains : un copain de régiment, Billy Cox (à la basse) et Buddy Miles, un des fondateurs d’Electric Flag (à la batterie). Expérience sans lendemain, mais qui permet ici au guitariste d’exprimer des idées musicales très funky (“Freak and Funky”). À cette époque, Hendrix est fatigué, dépressif, poursuivi judiciairement à plusieurs titres (affaires de stupéfiants, créanciers, etc …). Il est en conflit avec ses agents Michael Jeffery et Chas Chandler qui lui reprochent sa trop forte coloration jazzy entamée depuis Electric Ladyland et qui risque de nuire à sa carrière de pop star. Il a aussi de gros soucis financiers avec la construction de son propre studio d’enregistrement à New York. Politiquement, il subit la pression de l’État américain en pleine guerre du Vietnam qui lui reproche son Star Spangled Banner lors du concert de Woodstock, et celle des Black Panthers de Malcolm X qui lui reprochent son défaut d’engagement sur la cause noire.

Décès prématuré à 27 ans :

Le vendredi 18 septembre 1970, Hendrix est retrouvé mort au Samarkand Hotel à Londres. Il aurait serait mort asphyxié dans son sommeil en inhalant ses régurgitations, suite à un mélange barbituriques-alcool. Néanmoins, James Tappy Wright, son ancien assistant, affirme en 2009 qu’Hendrix aurait été assassiné par son manager Michael Jeffery qui lui aurait fait ingurgiter de force une mixture létale de pilules et d’alcool. Jimi Hendrix fait partie du “Club des 27”, inventé suite aux morts rapprochées de Brian Jones, Janis Joplin et Jim Morrison et à la sienne, entre juillet 1969 et juillet 1971, tous morts à l’âge de 27 ans.

Jimi Hendrix a été introduit au Rock’n’Roll Hall Of Fame en 1992.

Voir sur YouTube : “Jimi Hendrix – Hey Joe (Live)” par Karl Fookin Tanner, the Fookin Legend of Gin Alley ; “The Jimi Hendrix Experience – Foxey Lady (Miami Pop 1968)” et “The Jimi Hendrix Experience – Purple Haze (Live at the Atlanta Pop Festival)” par JimiHendrixVEVO