Oldtimer – Renault R8 Gordini (1964-70)

En 1964, Renault présenta la voiture qui devait marquer toute une génération de pilotes et d’amateurs : la R8 Gordini. Elle se distinguait extérieurement du modèle normal par sa peinture bleu de France avec des bandes blanches compétition et un échappement à la sonorité plus rauque. On la regarda d’abord avec scepticisme, voire ironie. Mais elle deviendra rapidement une icône dans le monde du sport automobile français grâce à son prix abordable et à son comportement sur-vireur dû au moteur en porte-à-faux arrière qui facilite la conduite sportive.

La version 1100 :

À sa sortie, la R8 Gordini annonçait une puissance de 95 ch SAE pour une cylindrée de 1100 cm3, (plus du double de la R8 ordinaire), grâce à une culasse hémisphérique à soupapes inclinées et à deux carburateurs double corps horizontaux Solex. Le soutien logistique était efficacement assuré par une suspension durcie, une direction plus directe et un servofrein.

La version 1300 : 

En 1967, le moteur eut une cylindrée portée à 1300 cm3 (au lieu de 1100 cm3) avec une boîte de vitesse à 5 rapports. La puissance atteignait 103 ch SAE (88 ch DIN) et la vitesse de pointe, 180 km/h. La version 1300, qui est reconnaissable à ses quatre projecteurs et à ses ouïes de refroidissement de chaque côté derrière le pare-chocs avant, ajoute aussi un volant à trois branches et un réservoir supplémentaire de 25 litres dans le coffre avant. La R8 Gordini fut construite à un peu plus de 12.000 exemplaires au total. Elle céda la place en 1970 à la R12 Gordini qui ne la remplaça pas dans le cœur des fanatiques.

Un beau palmarès sportif : 

Un mois seulement après la présentation de la Renault 8 Gordini, Jean Vinatier remporte à son volant le rallye du Tour de Corse 1964, puis Pierrot Orsini et Jean-François Piot récidivent respectivement en 1965 et 1966 devant les Alfa Romeo GTA et autres Porsche 911. En 1968, Jean-Pierre Nicolas, sur Renault 8 Gordini, s’impose au Rallye du Maroc (voir palmarès détaillé dans l’article Gordini).

La coupe Gordini quant à elle, mettra surtout la R8 Gordini en orbite, permettant à une pléiade de jeunes pilotes (Andruet, Cudini, Darniche, Jabouille, Jarier, Leclère, Malcher, Ragnotti et Thérier) d’exprimer leur talent, et marquant le renouveau de la compétition automobile en France.

Caractéristiques Techniques :

Moteur : 4 cylindres en ligne, 8 soupapes, arbre à cames latéral ; Position : longitudinal AR ; 2 carburateurs Solex double corps ; Cylindrée : 1108 et 1255 cm3 ; Puissance : 77,5 ch DIN à 6500 tr/mn et 88 ch DIN à 6750 tr/mn.
Transmission : AR ; Boîte de vitesses : manuelle 4 et 5 rapports.
Freins Av-Ar : 4 disques.
Poids : 795 et 855 kg.
Dimensions : Longueur : 3990 mm ; Largeur : 1490 mm ; Hauteur : 1400 mm.
Performances : Vitesse maxi (km/h) : 170 et 180 km/h.
400 m D.A : 19 s et 17,3 s
1000 m D.A : 35 s et 32,3 s
Prix du modèle neuf en 1965 : 11.500 F
Côte actuelle : à partir de 40.000 €

Film – Barbarella (1968)

Barbarella est un film de science-fiction franco-italien sorti en 1968, produit par Dino De Laurentiis, et réalisé par Roger Vadim. Le tournage du film (adapté de la bande dessinée Barbarella de Jean-Claude Forest) s’est déroulé à Rome. Le film est empreint d’un érotisme qui évoque la libération sexuelle, mais aussi d’une bonne dose d’humour et d’autodérision, et il ne faut surtout pas le prendre au sérieux. Les décors sont très psychédéliques et la photographie de Claude Renoir les met en valeur. Le costumes de Barbarella, notamment celui de la scène finale, sont inspirés de l’œuvre du styliste Paco Rabanne. La scène d’ouverture où Barbarella fait un stip-tease et semble flotter dans son vaisseau spatial a été filmée alors que Jane Fonda était installée sur un énorme morceau de plexiglas avec une image de vaisseau spatial en dessous d’elle. Elle a été filmée d’en haut en donnant l’impression qu’elle est en apesanteur. Jane Fonda a affirmé avoir été en état d’ivresse pendant la quasi totalité du tournage. D’après elle, il s’agit d’un conseil de Roger Vadim pour être moins nerveuse.

L’histoire :

Au 41ème siècle, sur ordre du Président de la Terre (Claude Dauphin), la jeune astronaute Barbarella (Jane Fonda) doit retarder ses vacances sur Vénus et partir en mission pour tenter de retrouver et d’arrêter le redoutable professeur Durand Durand (Milo O’Shea), qui vient de mettre au point une arme effroyable : le rayon positronique, aussi appelé «polyrayon 4», qui met en danger l’équilibre de l’amour universel. L’homme a disparu aux environs de la planète Lithion, quelques années auparavant. Un atterrissage forcé sur Lytheion vaut à Barbarella d’être capturée par deux gamines qui la livrent à des poupées-robots. La jeune femme est sauvée par l’intervention de Mark Hand (Ugo Tognazzi), une sorte de chasseur qui a décidé de vivre loin de la ville et de ses péchés. Elle apprend en outre que Durand Durand se trouve sur la planète Sogo, sur laquelle son appareil s’écrase. L’aventurière fait connaissance avec les esclaves de la reine noire de Sogo (Anita Pallenberg), avant de tomber entre ses griffes. Elle est ensuite conduite dans le repaire de la Reine, grâce à l’aide d’un ange aveugle, Pygar (John Phillip Law), qui a réappris à voler après avoir fait l’amour avec elle. À Sogo, ville où un nouveau péché est inventé à chaque heure, elle retrouve Durand Durand, devenu le concierge de la Reine et qui s’apprête à conquérir le monde grâce à un appareil maléfique de son invention…

Voir sur YouTube : « Barbarella (1968) Trailer » par 0Lostboy0

Oldtimer – Peugeot 404 Cabriolet (1962-69)

C’est en octobre 1961 qu’a été dévoilé au Salon de Paris le cabriolet Peugeot 404. Lancé plus d’un an après la berline, ce dernier  confirmera les liens étroits existant entre la firme de Sochaux et le carrossier Pininfarina qui accèdera aussi au rôle de sous-traitant avec cette nouvelle décapotable haut-de-gamme.

Le premier cabriolet français équipé d’un moteur à injection :

Élégant et classique, le cabriolet 404 profitera d’une caisse et d’une finition spécifiques. Assemblé à façon, selon un processus semi artisanal, son prix de vente atteindra deux fois celui de la berline de base. Dès le mois de mars 1962, le cabriolet pourra recevoir en option un moteur à injection Kugelfisher, la puissance passant de 72 à 85 ch. Au mois d’octobre de la même année, sera présenté un coupé étroitement inspiré du style du cabriolet.

La Peugeot 404 était une voiture confortable dotée d’une bonne tenue de route. Par contre le freinage était constitué de quatre économiques tambours, qui plus est, sans assistance, ce qui est courant à l’époque. Peugeot équipera ses modèles avec des tambours assistés thermostables à partir de 1964, assortis de jantes ajourées. Ces freins sont d’une très grande efficacité mais d’un entretien pointilleux, et ils seront finalement remplacés en 1968 seulement, par des freins avant à disques déjà utilisés par la plupart des constructeurs.

Si la 404 reste, à l’instar des précédentes Peugeot 203 et 403, une propulsion à essieu arrière rigide et levier de vitesse au volant, elle adopte désormais des ressorts de suspensions avant hélicoïdaux (ressorts en spirale) à la place du traditionnel ressort transversal à lames présent depuis la 201.

Plus de 10.000 exemplaires vendus : 

Les cabriolets et coupés 404 suivront fidèlement l’évolution technique de la berline, mais leur silhouette ne connaîtra qu’un minimum de retouches : en 1964, nouveaux clignotants avant rectangulaires, et en 1967, nouveau masque avant avec jupe intégrée et feux longue portée dans la calandre. Bien accueilli par la clientèle, en dépit de son prix élevé et de ses performances moyennes, le cabriolet 404 sera produit à 10.388 exemplaires entre 1961 et 1969, date à laquelle il cèdera la place au cabriolet 504, conçu lui aussi par Pininfarina.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf : 24.000 F en 1969 soit 29.000 € avec 691% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 35.000 €

Album – Jimi Hendrix – Electric Ladyland (1968)

Jimi Hendrix est un guitariste Afro-Américain, né en 1942, et mort prématurément à 27 ans en 1970. C’est l’un des très grands personnages de la musique rock. Durant sa courte carrière, il a tout inventé des techniques modernes de la guitare électrique. Pionnier de l’utilisation des différentes pédales d’effet guitare (Wahwah, fuzz, distortion…), il en a aussi porté l’utilisation à son sommet avec son groupe Experience. Tous les guitaristes qui viendront ensuite subiront inévitablement son influence, et les plus grands (Clapton, Dylan, Burdon, Frampton…) reconnaissent sa suprématie.

Les Débuts :

Hendrix fut guitariste sous le nom de Jimmy dans divers groupes de rhythm and blues qui tournaient dans le le circuit des clubs fréquentés par les Afro-Américains. Il enregistre à l’occasion en tant que musicien de session. Fin 1965, Hendrix joue avec certains musiciens de renom tels que Sam Cooke, Ike & Tina Turner, les Isley Brothers et surtout Little Richard. En 1965, Hendrix rejoint Curtis Knight & The Squires, un groupe new-yorkais sans grande envergure. Le 15 octobre 1965, Hendrix signe un contrat d’enregistrement de trois ans avec un producteur nommé Ed Chalpin, pour seulement 1 $ et 1 % de royalties des ventes des enregistrements effectués avec Curtis Knight. Hendrix pense alors qu’il est en train de signer une décharge en tant que musicien de studio, il fait d’ailleurs remarquer plus tard : « J’avais pris cela comme une garantie d’être payé pour les sessions…».

Il est repéré au Café Wha? par Chas Chandler, qui lui propose de venir se faire connaître et d’enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musicale avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence britannique de l’époque à la guitare : Eric Clapton. Sur le chemin, il adopte alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager. Il rencontre pour la première fois Clapton lors d’un concert de Cream (le trio qu’il venait de créer avec Ginger Baker et Jack Bruce) le 1er octobre 1966 au Central London Polytechnic.

Peu de temps après son arrivée à Londres, des auditions sont organisées pour trouver les musiciens qui l’accompagneraient. Il recrute dans un premier temps Noel Redding en tant que bassiste et s’adjoint les services de Mitch Mitchell à la batterie. Le 16 décembre 1966, le single « Hey Joe » marque les débuts discographiques du Jimi Hendrix Experience. Il entre dans les charts anglais le 5 janvier 1967, et monte même jusqu’à la sixième place. Le 26 décembre, Hendrix compose « Purple Haze » dans les coulisses d’un club : publié le 17 mars 1967 en Angleterre, le titre rentre dans les charts dès le 23 mars et culmine à la troisième place.

Les albums :

Are You Experienced (1967) : Le premier album d’Hendrix est un pavé jeté dans la mare du rock. Il démontre déjà ses exceptionnelles aptitudes à créer des climats uniques, teintés de blues. Jimi Hendrix fait passer toutes ses idées, sans s’arrêter devant les pires obstacles, à travers son jeu de guitare unique et très inspiré. Après « Hey Joe », « Purple Haze » et « The Wind Cries Mary », Foxy Lady et Fire sont de très grands succès populaires.

Axis : Bold as Love (1967) : C’est un disque important pour Jimi Hendrix, celui où il commence vraiment à jouer avec les sons, à dépasser les limites couramment admises de la guitare électrique (« If Six Was Nine »).

Electric Ladyland (1968) : Le chef-d’œuvre de Jimi Hendrix et l’un des dix meilleurs album de rock qui soient. Développant à l’infini l’art, les idées et le jeu de guitare exposés sur Are You Experienced et Axis : Bold as Love, Jimi Hendrix apparaît comme un visionnaire inspiré, un compositeur génial et un guitariste hors-pair, en avance sur son temps. Outre Dave Mason, il a collaboré avec de nombreux musiciens qui ne faisaient pas partie de son trio habituel : Chris Wood et Steve Winwood (du groupe Traffic), Jack Casady (Jefferson Airplane), Buddy Miles et Al Kooper (qui a joué avec Bob Dylan). L’album a été 1er du Billboard 200 aux États-Unis et 6e du UK Albums Chart au Royaume-Uni. En France, l’album s’est classé deuxième des meilleures ventes d’albums en 1968, se vendant à 277.700 exemplaires et fut certifié disque d’or en 1996 pour 100.000 exemplaires vendus.

Band of Gypsys (1970) : Enregistré en public, à la St Sylvestre 1969 à New York, Hendrix a abandonné ses musiciens habituel et les a remplacés par des amis afro-américains : un copain de régiment, Billy Cox (à la basse) et Buddy Miles, un des fondateurs d’Electric Flag (à la batterie). Expérience sans lendemain, mais qui permet ici au guitariste d’exprimer des idées musicales très funky (« Freak and Funky »). À cette époque, Hendrix est fatigué, dépressif, poursuivi judiciairement à plusieurs titres (affaires de stupéfiants, créanciers, etc …). Il est en conflit avec ses agents Michael Jeffery et Chas Chandler qui lui reprochent sa trop forte coloration jazzy entamée depuis Electric Ladyland et qui risque de nuire à sa carrière de pop star. Il a aussi de gros soucis financiers avec la construction de son propre studio d’enregistrement à New York. Politiquement, il subit la pression de l’État américain en pleine guerre du Vietnam qui lui reproche son Star Spangled Banner lors du concert de Woodstock, et celle des Black Panthers de Malcolm X qui lui reprochent son défaut d’engagement sur la cause noire.

Décès prématuré à 27 ans :

Le vendredi 18 septembre 1970, Hendrix est retrouvé mort au Samarkand Hotel à Londres. Il aurait serait mort asphyxié dans son sommeil en inhalant ses régurgitations, suite à un mélange barbituriques-alcool. Néanmoins, James Tappy Wright, son ancien assistant, affirme en 2009 qu’Hendrix aurait été assassiné par son manager Michael Jeffery qui lui aurait fait ingurgiter de force une mixture létale de pilules et d’alcool. Jimi Hendrix fait partie du « Club des 27 », inventé suite aux morts rapprochées de Brian Jones, Janis Joplin et Jim Morrison et à la sienne, entre juillet 1969 et juillet 1971, tous morts à l’âge de 27 ans.

Jimi Hendrix a été introduit au Rock’n’Roll Hall Of Fame en 1992.

Voir sur YouTube : « Jimi Hendrix Voodoo Child, Live at Stockholm ’69 » par blesje blue ; « Jimi Hendrix – Hey Joe (Live) » par Karl Fookin Tanner, the Fookin Legend of Gin Alley ; « The Jimi Hendrix Experience – Foxey Lady (Miami Pop 1968) » et « The Jimi Hendrix Experience – Purple Haze (Live at the Atlanta Pop Festival) » par JimiHendrixVEVO

Oldtimer – Jaguar Type E (1961-75)

Le salon de Genève de 1961 restera dans les mémoires des amateurs comme celui de la Type E. Fille de la Type D, auréolée par trois victoires au Mans, la type E stupéfia les visiteurs par ses formes à la fois fonctionnelles et sensuelles et surtout une personnalité hors du commun. C’est l’aérodynamicien Malcolm Sayer qui la dessina, sous le contrôle de William Lyons. Le coupé rassemble, dans une voiture de sport, un interminable capot avec bossage central, un hayon arrière à ouverture latérale et un vaste espace pour les bagages alors que le cabriolet a, comme on pouvait s’y attendre, un coffre « symbolique ». Très rapidement un coupé 2+2 est ajouté à la gamme, avec deux petites places à l’arrière qui en faisaient presque une voiture familiale et qui pouvait être acheté avec une boite automatique.

La type E fut très prisée en version roadster : 

Comme treize ans plus tôt, avec la XK 120, la type E souleva l’enthousiasme dès sa sortie, même de la presse spécialisée. Traité en volumes harmonieux, le cabriolet ou roadster déclencha chez les acheteurs potentiels des réactions hystériques et des exigences déraisonnables. En 1962, posséder un roadster Type E est le signe tangible d’une appartenance à l’élite et les candidats sont nombreux, car, là encore, William Lyons la propose à un prix inespéré par rapport à ses concurrentes.

Un modèle qui évoluera à plusieurs reprises :

Les évolutions et les modifications sont nombreuses tout au long de la vie du modèle, pour améliorer les performances, la sécurité, le confort, ou encore pour des questions de règlementation, particulièrement aux États-Unis, son principal marché. L’abandon du moteur 6 cylindres en ligne en 1971 au profit d’un nouveau moteur V12 Jaguar constitue l’une des modifications majeures.

La série 1 (1961-1967) : La série 1 est la plus recherchée, elle est considérée comme la plus pure, malgré certains inconvénients d’utilisation. Une pareille idole, incontestée depuis son apparition, peut supporter la critique : d’abord, un boîte de vitesse moyenâgeuse, des freins insuffisants et une tendance à chauffer dans certaines circonstances. Le double arbre étant souple, on oubliera parfois la première vitesse non synchronisée et on évitera les embouteillages, même pour frimer. Mais comment faire autrement avec cette voiture spectacle? C’est elle qui a fait naître le mythe et a inauguré l’ère des voitures de sport modernes. Présentée d’abord avec le célèbre moteur XK 3,8 Litres 6 cylindres, trois carburateurs, à double arbre à cames en tête de la Jaguar XK150S, cette série passe de 3,8 litres à 4,2 litres en 1964. Les modèles étaient d’abord déclinés en coupé ou en cabriolet, puis en 2+2 à partir de 1966. Le coupé 2 places n’est plus fabriqué à partir de la Série 3.

La série 2 (1968–1970) : La Type E subit quelques modifications techniques et esthétiques liées aux exigences antipollution et aux normes de sécurité en vigueur aux États-Unis, premier marché pour Jaguar, et à la nécessité d’améliorer la fiabilité. Esthétiquement, les différences extérieures portent essentiellement sur l’absence de carénage vitré des phares, des pare-chocs plus enveloppants et plus hauts, une entrée d’air plus grande à l’avant pour améliorer le refroidissement, et à l’intérieur, un tableau de bord différent avec des interrupteurs basculants. Sur le plan mécanique, aux États-Unis, la voiture passe de 3 à 2 carbus, ce qui diminuait la puissance de la voiture. Les versions européennes conservaient les trois carburateurs. Les freins à disque sont maintenant des Girling beaucoup plus performants que le système Dunlop des séries précédentes. La série 2 est la plus fiable (et la plus facile à conduire dans la circulation moderne) des Jaguars type E parce que dotée d’un meilleur circuit de freinage et d’un gros radiateur refroidi par deux ventilateurs.

La série 3 (1971–1975) : Les modifications portent sur l’esthétique ainsi que sur la partie mécanique (élargissement de la voie), mais c’est surtout la mise en place du moteur V12 de 5,3 litres qui caractérise cette série. Le gros moteur nécessite une grille de radiateur surdimensionnée, mais ce modèle aura quelquefois des problèmes de refroidissement malgré tout. Bien entretenu il s’avérait plus fiable que le 6 cylindres, plus onctueux à l’usage et les reprises étaient très puissantes grâce aux 46 mkg de couple ! La série 3 est fondée exclusivement sur la version 2+2 à l’empattement allongé car la boîte automatique est maintenant offerte à la fois sur les roadsters et sur les versions coupé 2+2. Les freins avant Girling sont maintenant ventilés.

Caractéristiques Techniques : Voir la notice ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1970 : 42.120 F pour le coupé et 44.100 F pour le cabriolet soit 50.000 € avec 643 % d’inflation.

Prix d’occasion : à partir de 40.000 €.