Oldtimer – AC Cobra (1963-66)

Après avoir dû affronter de graves difficultés financières durant les années de l’entre-deux-guerres, la firme anglaise AC (Autocarriers jusqu’en 1922) trouva la voie du salut grâce à l’ancien pilote automobile américain Carroll Shelby.

Ce dernier cherchait le moyen de battre les européens et leurs voitures, et plus particulièrement Ferrari. Il avait atteint la consécration en remportant les 24 heures du Man en 1959, faisant équipe avec Roy Salvadori sur une Aston Martin. N’ayant quasiment aucun moyen financier, la première chose était de chercher un châssis déjà existant et de l’équiper d’un moteur américain regorgeant de chevaux. Il avait déjà essayé plusieurs châssis sans obtenir de résultats probants. L’idée lui vint de monter un V8 Ford dans le roadster Ace. Lorsque Shelby apprend les déboires d’AC, il prend contact avec Charles Hurlock en Angleterre. Shelby avait auparavant exposé son projet à Ford et plus particulièrement au département course dirigé par David Evans.

Une collaboration AC/Ford sous la direction de shelby :

L’ensemble des opérations aboutissant à la production d’une voiture n’était pas simple. Elle était construite à Thames Ditton chez AC, et, sans moteur, elle était envoyée par avion Cargo en Californie où les gens de chez Shelby montaient le groupe moteur et finissaient la voiture. Descendant en droite ligne de l’AC Ace, la Cobra dut cependant être quelque peu modifiée pour recevoir son nouveau moteur. Le châssis fut sérieusement renforcé et les suspensions améliorées. Dès les premiers modèles, la boîte Bristol fut remplacée par une Ford qui pouvait encaisser les nombreux chevaux du V8 de Détroit.

Cobra 289 : Après quelques moteurs de 260 ci (environ 4,2 litres), la Cobra passe très vite, dès 1963, à une motorisation de 289 ci (4,7 litres) qui lui donne une puissance allant de 271 ch, pour la version homologuée pour la route, à 360 ch pour la version de course.

Cobra 427 : À partir de 1965, Shelby lance la Cobra 427 avec un châssis dont le diamètre des deux tubes maîtres passe de 3 à 4 pouces, des voies élargies, des ailes gonflées pour accueillir des pneus plus larges, et surtout de nouvelles suspensions, à bras superposés et combinés ressorts/amortisseurs, en remplacement des ressorts à lames transversaux des 289. Elle est équipée du moteur V8 de 7 litres de la Ford Galaxy développant 410 ch et un couple important pour un poids assez faible. La version la plus puissante de la voiture atteindra les 485 ch.

Super Snake : construite à seulement deux exemplaires en 1966, elle reprend le moteur de la 427, mais gonflé à 800 chevaux à l’aide de deux compresseurs Paxton.

Caractéristiques Techniques : Voir Brochure ci-dessous.

Cote actuelle : À partir de 180.000 € pour un modèle authentique. À partir de 20.000 € pour une réplique.

Photo de présentation : AC Cobra MK IV (1968-78).

Oldtimer – Aston Martin DB6 (1965-71)

Le nom de la firme Aston Martin, créée en 1922, est inspiré du patronyme de son fondateur, Lionel Martin, ainsi que d’une course de côte célèbre à l’époque, l’Aston Clinton, qu’il remporta en 1913 aux commandes d’une Isotta-Fraschini. Aston Martin fut rachetée en 1947 par David Brown, un industriel, dont les initiales seront à l’origine des modèles «DB» de la marque. David Brown développa des modèles sportifs et bourgeois, à son image. Ainsi, jusqu’en 1958, différents modèles aux dénominations portant ses initiales sont produits en petites séries pour des amateurs avertis fortunés (DB1, DB2, DB3, DBR1).

De la compétition à la production de série :

Mais les victoires en compétition automobiles (en 1948 la marque remporta les 24 Heures de Spa sur une DB1, en 1956, le RAC Rally sur modèle DB2 et les 24 heures du Mans sur DBR1 en 1959) et la commercialisation de l’Aston Martin DB4 vont inverser la tendance. Il ne manque à la marque qu’une promotion plus large, vers un public plus grand, ce que réalise Brown pour la DB5 (La voiture de James Bond dans Goldfinger). Le projet DB5 dirigé par John Wyer fait table rase du passé et affiche la nouvelle ambition du constructeur. Pour cela, l’usine a recours à un maître de la carrosserie italienne, Carrozzeria Touring, qui est chargé de réaliser la carrosserie en aluminium avec son procédé «Superleggera». Après l’immense succès de la DB5, la DB6 assura sa succession.

Deux versions et un cabriolet :

La série DB apparut en 1949, en même temps que fut inauguré le nouveau moteur six cylindres double arbre à came en tête qui devait équiper toute la série. Qu’elles s’appellent DB4, DB5 ou DB6, ces Aston Martin révélèrent dès leur sortie de grandes qualités de tenue de route et d’esthétique, et en prenant de l’empattement, elles se distancèrent de plus en plus de leurs rivales, les Jaguar. La DB5 fut modifiée en 1965 pour donner la DB6. La mécanique était la même, un six-cylindres en ligne de 4 litres de cylindrée, qui développe 286 chevaux dans sa version standard alimenté par 3 carburateurs SU. Aston Martin proposait également une version Vantage à 3 carburateurs Weber, développant 325 chevaux. Certains modèles disposaient d’une boîte ZF à 5 rapports ou d’une boîte automatique Borg-Warner. Par contre, le châssis fut légèrement allongé, non pour une question d’esthétique, mais pour augmenter l’espace de la banquette arrière et fournir ainsi 4 vraies places. Les DB6 décapotables, comme les DB5 d’ailleurs, étaient baptisées « Volante ».

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Côte actuelle : à partir de 200.000 €.