Album – Daryll Hall & John Oates – Rock’n Soul Part 1 (1983)

De leur premier singles en 1974 jusqu’à leur apogée dans les années 80, Daryl Hall (le blond) et John Oates (le brun) ont remporté un énorme succès commercial (six singles numéro un et six albums de platine) avec une musique remarquablement bien construite et produite. Au zénith de leur inspiration, leurs chansons étaient remplies d’accroches musicales solides et de mélodies qui adhéraient aux traditions de la Soul Music sans en devenir esclave, car y incorporant des éléments de New Wave et de Rock.

Daryl Hall (né le 11/10/48 à Philadelphie) a commencé à se produire professionnellement alors qu’il était étudiant en musique à l’Université de Temple. En 1966, il enregistra un single avec Kenny Gamble and The Romeos. Le groupe mettait en vedette Gamble, Leon Huff, et Thom Bell, qui allaient tous devenir les architectes de Philly Soul. A cette époque, Hall est fréquemment apparu sur les sessions du groupe Gamble & Huff. En 1967, Hall rencontre John Oates (né le 07/04/48 à New York) alors étudiant en journalisme à la même université de Philadelphie. Oates dirigeait son propre groupe de soul (The Masters) à l’époque. Les deux jeunes hommes ont réalisé qu’ils avaient des goûts similaires et ont commencé à se produire ensemble dans un éventail de groupes R & B et Doo Wop (Onomatopée qui sert à désigner un sous-genre du rhythm and blues ; né du mariage des rythmes syncopés africains et des cantiques de la société WASP puritaine au début des années 1950, le doo-wop est un style vocal fortement influencé par le gospel et par les quartets de barbershop (« quatuors de salon de coiffure »).

En 1968, le duo se sépare, alors que Oates change d’école et Hall forme le groupe de Soft Rock Gulliver. Le groupe sort un album chez Elektra à la fin des années 60 avant son démantèlement.

Après la dissolution de Gulliver, Hall se focalise à nouveau sur un travail de sessions musicales, apparaissant comme un chanteur d’accompagnement pour les groupes Stylistics, Delfonics, et Intruders, entre autres. Oates retourne à Philadelphie en 1969, et lui et Hall commencent à écrire des chansons orientées Folk qu’ils exécutent ensemble. Finalement, ils attirent l’attention de Tommy Mottola, qui devient rapidement leur manager, assurant au duo un contrat avec Atlantic Records. Sur leurs premiers disques – Whole Oates (1972), Abandoned Luncheonette (1973) et War Babies (1974) – les deux compères construisent leur son, travaillant avec des producteurs comme Arif Mardin et Todd Rundgren et en gommant peu à peu le folk de leur musique. Au début de 1974, le duo déménage de Philadelphie à New York. Pendant cette période, ils réussissent un bon coup musical avec le single « She’s Gone », N° 60 dans les Hits au printemps 1974.

Après être entré chez RCA en 1975, le duo de Soul Pop & Rock s’est fait remarquer avec « Sara Smile », succès remporté simultanément avec « She’s Gone » nouvelle version, qui a lui aussi culminé à nouveau dans le Top Ten. Sorti à l’été 1976, Bigger than Both of Us a modérément marché à sa sortie. Mais disque a décollé au début de 1977, quand « Rich Girl » est devenu le premier single du duo classé à la première place des Hits. Bien qu’ayant eu quelques Hits mineurs entre 1977 et 1980, les albums que Hall & Oates ont sortis à la fin de cette décennie n’étaient pas aussi réussis que leurs disques du milieu des années 70. Néanmoins, ils étaient plus audacieux, incorporant plus d’éléments de rock dans cette « Soul aux yeux bleus ». La combinaison a finalement payée à la fin de 1980, quand le duo sort l’album auto-produit Voices, qui a marqué le début de la plus grande réussite commerciale et artistique de Hall & Oates. Le premier single de Voices, une reprise de « You’ve Lost That Lovin ‘Feeling » des Righteous Brothers, atteignit la 12ème place, mais ce fut le deuxième single, « Kiss on My List » qui confirma leur extraordinaire potentiel en devenant le deuxième single numéro 1 du duo, suivi de près par, « You Make My Dreams » à la cinquième place.

Ils sortent Private Eyes à l’été de 1981; Le disque dégage deux hits numéro un, «Private Eyes» et « I can’t go For That baby (No Can Go) », ainsi que le Top Ten «Did It in a Minute». « I can’t go For That baby » a également passé une semaine au sommet des Charts R & B – une truc rare pour des chanteurs blancs. L’album H20 a suivi en 1982 et il a connu encore plus de succès que leurs deux précédents albums, en se vendant à plus de deux millions d’exemplaires et avec le lancement de leur plus grand Hit Single, « Maneater », ainsi que les Top Ten hits «One on One» et «Family Man».

L’année suivante, le duo sort une compilation des plus grands succès, Rock ‘N Soul, Pt. 1, qui contient deux nouveaux Top Ten hits – les numéros deux «Say It Is not So» et « Adult Education ».

En avril 1984, la RIAA annonce que Hall & Oates avait surpassé les Everly Brothers en tant que meilleur duo de l’histoire du rock, gagnant un total de 19 distinctions d’or et de platine. Sorti en octobre 1984, Big Bam Boom a encore augmenté ses distinctions d’or et de platine, en vendant plus de deux millions d’exemplaires et en lançant quatre singles du Top 40, dont le numéro un «Out of Touch». Suite à leur album Live at the Apollo theatre  (Harlem) avec David Ruffin & Eddie Kendrick, Hall & Oates font une pause. Après la réception tiède de l’album solo de Daryl Hall en 1986, Three Hearts in the Happy Ending Machine, le duo se regroupe pour sortir Ooh Yeah! (1988), leur premier disque chez Arista. Le premier single, « Everything Your Heart Desires », est classé numéro trois et contribue à propulser l’album au statut de platine.
Changement important cependant, aucun des autres singles de l’album n’a battu le Top 20, ce qui indique que leur époque de domination des charts avait pris fin. Change of Season, sorti en 1990, a confirmé ce fait. Bien qu’ayant obtenu le statut de disque d’or, il contient seulement un hit au Top 40 – le numéro 11 « So Close. » Le duo fait un come back en 1997 avec Marigold Sky, mais il n’a qu’un succès mitigé mais en tout cas bien meilleur que leur disque de 2003 Do It for Love et l’album Soul de l’année suivante Our Kind of Soul.

Pendant les années 2010, le duo reste très actif, ensemble et séparément. Ils font plusieurs tournées ; en 2011, Hall sort son cinquième album solo, Laughing Down Crying, chez Verve Forecast Records, et cette même année, Oates sort un album de blues intitulé Mississippi Mile.  En 2014, le duo est intronisé au Rock & Roll Hall of Fame.

Discographie : 

1972 : Whole Oats
1973 : Abondoned Luncheonette
1974 : War Babies
1975 : Daryl Hall and John Oates
1976 : Bigger Than Both of Us
1977 : Beauty on a Back Street
1978 : Along the Red Ledge
1979 : X-Static
1980 : Voices (en)
1981 : Private Eyes
1982 : H2O
1983 : Rock’n Soul Part 1
1984 : Big Bam Boom
1988 : Ooh Yeah!
1990 : Change of Season
1997 : Marigold Sky
2003 : Do It for Love
2004 : Our Kind of Love
2006 : Home for Christmas

Voir sur YouTube : « Daryl Hall & John Oates – Maneater » ; « Daryl Hall & John Oates – Say it Isn’t So » et « Daryl Hall & John Oates – I Can’t Go For That (No Can Do) » par hallandoatesVEVO

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