Youngtimer – Maserati 3200 GT (1998-2002)

La carrosserie de la Maserati 3200 GT fut signée par Italdesign, le bureau d’étude de Giorgetto Giugiaro, qui avait déjà fait le job pour les Maserati Ghibli, Bora et Merak. C’était le premier modèle entièrement étudié et mis au point après la reprise du constructeur au Trident par Fiat et sa prise en charge par Ferrari. Proposée en cabriolet à l’été 2001, la 3200 GT ne recevra pas en option de boîte séquentielle F1 d’origine Ferrari, mais une plus classique à convertisseur, livrée par BTR.

Moteur et suspensions exceptionnels :

Le moteur, placé en long à l’avant, est un Maserati V8 de 3200 cm3 biturbo à 32 soupapes et 4 arbres à came en tête, développant 370 ch. Il est dérivé de celui utilisé sur la Shamal et sur la quatrième série de la Quattroporte. Ce moteur permet à la 3200 GT d’atteindre une vitesse maximale de 285 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en à peine 5,2 secondes. Le V8 biturbo est associé à une boite mécanique à 6 rapports bien étagés mais dont la commande est assez dure, c’est une des raisons pour lesquelles presque la moitié de la clientèle optera pour la boite automatique dès 2001.

La suspension de la Maserati 3200 GT est équipée de leviers triangulés transversaux double à l’avant et à l’arrière avec pilotage automatique de l’amortissement qui peut être sollicité à partir d’un bouton « sport » sur la planche de bord. Cette option durcit les liaisons au sol et déconnecte partiellement l’antipatinage.

Un carrière très brève :

Avec un tarif de 80.900 €, la 3200 GT était  beaucoup plus accessible que le coupé Ferrari 360 Modena affiché quant à lui à 137.000 €. De même, elle était moins chère à l’entretient. On la trouve d’occasion à moins de 20.000 €. En 2002, la Maserati 3200 GT fut remplacée par la Coupé. Elle doit sa courte carrière à ses feux arrière à Led en forme de boomerang non homologués aux U.S.A., qui, certes lui donnaient beaucoup de charme, mais lui interdisaient d’y être exportée.

Caractéristiques techniques :

Moteur : Essence V8 à 90°,32 soupapes ; Cylindrée : 3217 cm3 ; Puissance : 370 ch;  Transmission : Propulsion ; Boîte manuelle 6 rapports et Automatique.
Poids et performances : Poids à vide: 1587 kg ; Vitesse maximale : 285 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 5,2 s.
Carrosserie : Coupé et cabriolet.
Dimensions : Longueur : 4511 mm ; Largeur : 1821 mm ; Hauteur : 1306 mm ; Empattement : 2659 mm.

Livre SF – Flashforward – Robert J. Sawyer (1999)

Flashforward est un roman de science-fiction écrit par l’auteur canadien Robert J. Sawyer en 1999. L’histoire se passe au CERN, en 2009, alors que des physiciens effectuent des essais sur l’accélérateur du grand collisionneur de hadrons pour rechercher une nouvelle particule, le boson de Higgs. L’expérience a un effet secondaire spectaculaire : la race humaine entière perd conscience pendant environ deux minutes. Et pendant ces deux minutes, presque tout le monde expérimente sa vie dans le futur, plus exactement, vingt et un ans et six mois dans l’avenir. Ce «flashforward» se traduit par d’innombrables morts et accidents impliquant des véhicules, des avions et tout autre appareil nécessitant un contrôle humain au moment de l’expérience. Le roman a inspiré la série télévisée de 2009 du même nom.

L’histoire :

Lloyd Simcoe, un physicien canadien des particules âgé de 45 ans, supervise les recherches sur le grand collisionneur de hadrons. Il travaille avec sa fiancée Michiko Kamura, qui a une fille, Tamiko. L’expérience apporte de façon inattendue une vision d’un futur plausible dans lequel les personnages ont vingt ans de plus. Les conséquences incluent la mort de Tamiko suite à la perte de contrôle d’un véhicule qui fonce sur elle dans son école. Aucun dispositif d’enregistrement dans le monde n’a fonctionné dans le présent pendant l’événement. Plusieurs autres personnages (ceux qui n’ont rien vu d’eux dans le futur) perdent aussi leur vie dans la vision du flashforward. Cela inclut l’ami de Lloyd, le chercheur Theo Procopides, qui apprend qu’il sera assassiné. Mais Theo tente d’empêcher son propre meurtre. Au fil du temps, il devient clair que les événements du futur ne sont pas prédestinés. Certaines personnes, y compris Dimitrios, le frère de Theo, se suicident après avoir été déprimés par des visions de leur propre avenir lugubre. D’autres personnages se hâtent de transformer ces futurs en réalité. Au CERN, les scientifiques prévoient de répéter l’essai, mais ce coup-ci en avertissant le monde de l’heure exacte, pour que les gens se préparent…

La quatrième de couverture :

« Le roman qui a inspiré la série TV Flashforward ! L’espace de quelques minutes, l’humanité a perdu conscience. Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s’éveille de nouveau, plus rien n’est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore : ces visions ont bouleversé les esprits à jamais. Et vous, qu’avez-vous vu ? »

Extrait du premier chapitre : 

Jour 1 : mardi 21 avril 2009

Une faille dans l’espace-temps…

« Le bâtiment abritant le centre de contrôle du Grand collisionneur de hadrons du CERN était flambant neuf : sa construction avait été autorisée en 2004 et achevée en 2008. Il entourait une cour intérieure centrale, bien entendu surnommée « le noyau ». Chaque bureau possédait une fenêtre donnant soit sur le noyau soit sur le reste du vaste complexe du CERN. Le quadrilatère entourant la cour était haut de deux étages, mais les ascenseurs principaux en distribuaient quatre : les deux niveaux au-dessus du sol, le sous-sol – qui abritait les chaufferies et les entrepôts – et le niveau moins cent mètres, qui ouvrait sur la zone d’embarquement pour le monorail servant à voyager le long de la circonférence de quelque vingt-sept kilomètres du tunnel du collisionneur. Le tunnel lui-même courait sous des champs, les abords de l’aéroport de Genève, et les contreforts du Jura.

Dans le centre de contrôle, le mur sud du couloir principal était divisé en vingt longues sections, chacune décorée d’une mosaïque créée par un artiste d’un des pays membres du CERN. Celle de la Grèce représentait Démocrite et l’origine de la théorie atomique, celle d’Allemagne la vie d’Einstein, celle du Danemark la vie de Niels Bohr. Ces œuvres n’avaient pas toutes la physique pour thème, cependant. Ainsi, celui de France qui représentait la ligne d’horizon de Paris, et l’italien un vignoble avec des milliers d’améthystes polies figurant les grappes de raisin.

La salle de contrôle du Grand collisionneur de hadrons était un carré parfait, avec de larges portes coulissantes placées précisément au centre de deux de ses côtés. La salle était haute de deux étages et sa partie supérieure était vitrée, de sorte que des groupes de visiteurs pouvaient observer le travail mené en contrebas. Le CERN proposait en effet au public une visite de ses installations pendant trois heures, le lundi et le samedi, à 9 heures et 14 heures. Les drapeaux des vingt pays membres étaient accrochés aux murs sous la partie vitrée. La vingt et unième place était occupée par le drapeau bleu et or de l’Union européenne.

La salle de contrôle contenait des dizaines de consoles. L’une était consacrée au maniement des injecteurs de particules et supervisait les débuts des expériences. Juste à côté, on en trouvait une autre avec une face pentue et dix moniteurs intégrés qui afficheraient les résultats rapportés par les détecteurs ALICE (acronyme pour « A Large Ion Collider Experiment » : expérience sur un grand collisionneur d’ions) et CMS (« Compact Muon Solenoid » : solénoïde compact à muons) : deux énormes systèmes souterrains qui enregistreraient et tenteraient d’identifier les particules produites par les expériences du LHC (pour « Large Hadron Collider », la version anglaise de « Grand collisionneur de hadrons »). Les moniteurs d’une troisième console montraient des portions légèrement courbes du tunnel du collisionneur, avec la voie du monorail rivée au plafond.

Lloyd Simcoe, un chercheur d’origine canadienne, était assis devant la console de l’injecteur. Il avait quarante-cinq ans, était grand et rasé de près. Ses yeux étaient bleus et ses cheveux en brosse d’un brun si sombre qu’on pouvait presque les qualifier de noirs, sauf aux tempes où ils grisonnaient »…

La série TV : 

La série télévisée américaine a été adaptée à la télévision par Brannon Braga et David S. Goyer et fut diffusée pour une saison sur ABC entre le 24 septembre 2009 et le 27 mai 2010. Elle est inspirée du roman éponyme de Robert J. Sawyer. La trame des épisodes reprend les grandes lignes du livre : perte de connaissance collective, vision de l’avenir, mort annoncée d’un des personnages,… Mais la comparaison s’arrête là. À l’origine, deux saisons devaient être tournées, mais le 13 mai 2010, il a été signalé que la deuxième saison ne serait pas faite en raison d’un déficit d’audience. L’épisode final de la saison 1 a été tournée avant qu’on sache que le spectacle serait annulé et a dévoilé un autre événement flashforward se produisant plus de 20 ans dans le futur, suivant en cela de près le livre. La série, disponible en DVD, est aussi captivante que le livre. Dommage qu’il n’y ait pas eu de suite…

Voir sur YouTube : « FlashForward – Bande annonce » par Disney FR

Album – Bruce Springsteen – 18 Tracks (1999)

Bruce Springsteen est un auteur-compositeur-interprète américain né en 1949, et célèbre pour son travail avec son groupe, le E Street Band. Surnommé «The Boss», il est connu pour ses chansons poétiques, mais aussi pour ses paroles engagées parfois centrées sur son New Jersey natal, sa voix distinctive et ses performances scéniques longues et énergiques – avec des concerts durant parfois jusqu’à quatre heures.

Un grand parolier :

Springsteen jouait de la guitare dans les clubs new-yorkais quand on  lui proposa d’enregistrer son premier disque. Il se révéla tout de suite être un parolier de la stature de Dylan. « J’ai vu l’avenir du rock’n roll, il s’appelle Bruce Springsteen. Une nuit où j’avais besoin de me sentir jeune, il m’a fait me sentir comme si c’était la première fois que j’entendais de la musique. » Cette déclaration de John Landau, Critique musical mais aussi producteur de son troisième album, a beaucoup marqué Bruce, cet admirateur d’Elvis qui avait grandi dans le rock et la soul music. En 1975, CBS orchestra une énorme campagne de presse autour de lui avec notamment les couvertures de Time et Newsweek la même semaine! Springsteen faillit ne pas s’en relever. Par la suite, sa réputation reprit des proportions normales, mais il reste l’un des meilleurs paroliers des années 70-80 , adulé par les artistes de sa génération, notamment Patti Smith à qui il offrit « Because the Night », une de ses plus belles compositions.

Un des artistes ayant vendu le plus de disque dans l’histoire du rock:

Les enregistrements de Springsteen comprennent à la fois des albums de rock accessibles (Born in the U.S.A.) et des œuvres plus sombres et hermétiques (Darkness on the Edge of Town). Ses albums studio les plus réussis, Born to Run (1975) et Born in the USA (1984) trouvent ses racines dans les luttes de la vie quotidienne américaine. Il a vendu plus de 120 millions de disques dans le monde entier et plus de 64 millions de disques aux États-Unis, ce qui en fait l’un des artistes les plus vendus de tous les temps. Il a reçu de nombreux prix pour son travail, y compris 20 Grammy Awards, deux Golden Globes et un Academy Award. Il a également été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en tant qu’auteur-compositeur ainsi qu’au Panthéon du Rock and Roll en 1999. Dans son autobiographie « Born to Run » publiée en 2016, Bruce Springsteen révèle son combat contre la dépression depuis des décennies, et précise qu’il a mis entre parenthèses sa carrière en 1988 pour entamer une psychanalyse.

Quelques albums remarquables : 

The River (1980) : Ce double-album de Bruce Springsteen fut produit par Jon Landau, Bruce Springsteen et Steven Van Zandt. Il contient le tube « Hungry Heart ». Certains morceaux de ce disque notamment «Independence Day», «Point Blank», «The Ties That Bind», «Ramrod» et «Sherry Darling» proviennent d’enregistrements précédent de Springsteen qui n’avaient pas pu figurer sur son album précédent, Darkness on the Edge of Town, mais avaient été présentés sur la tournée de 1978. « The River » avait été écrite en septembre 1979 lors des concerts de Musicians United for Safe Energy, présenté sur le documentaire documentaire No Nukes. The River est devenu célèbre pour son mélange de chansons frivoles et solennelles. C’était intentionnel comme Springsteen l’a dit lors d’une interview : « Je suis enfin arrivé à un point de mon existence où j’ai réalisé que la vie avait des paradoxes, et que vous devez vivre avec eux « .  

Born in the U.S.A. (1984) : a été écrit par Springsteen puis enregistré avec son groupe l’E Street Band. L’abum a été produit par Chuck Plotkin et Jon Landau aux studios Power Station et Hit Factory à New York. Dès qu’il est sorti, il a reçu des critiques positives et un énorme succès commercial. Les sept singles qui en furent extrais (notamment le titre-album) atteignirent le top-10 et furent promus lors d’une tournée mondiale. Born in the U.S.A. est devenu l’album de Springsteen le plus célèbre et l’un des disques les plus vendus de tous les temps, après avoir été vendu à plus de 30 millions de copies en 2012. Il a également été cité par les critiques comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. L’album a reçu une nomination pour l’album de l’année aux Grammy Awards 1985.

Tunnel Of Love (1987) : Aux États-Unis, cet album se classa à la première place du Billboard 200 où il resta classé pendant 44 semaines. Il  fut certifié triple disque de platine. Cinq singles seront tirés de cet album, « Brilliant Disguise », « Tunnel of Love », « One Step Up », « Tougher Than the Rest » et « Spare Parts ». La chanson « Tunnel of Love » gagnera le Grammy Award de la meilleure performance vocale rock en solo en 1988 et son clip vidéo sera primé à plusieurs reprises.

Après le succès colossal de Born in the U.S.A., Bruce Springsteen décide de composer et enregistrer un album plus intimiste dans la lignée de Nebraska. Au bord de la rupture sentimentale avec sa première femme, le thème principal de l’album tourne autour de l’amour, trouvé, perdu où gâché, le mariage, les peurs et les craintes. Tunnel of Love fut enregistré en grande partie chez Bruce Springsteen dans le New Jersey avec quelques enregistrements additionnels effectués aux studios Hit Factory de New York, Kren Studios et A&M Studios de Los Angeles où aura lieu le mixage de l’album. Il fut produit par Bruce Springsteen, Jon Landau et Chuck Plotkin.

Bruce Springsteen enregistra la musique de la plupart des titres seul, assurant les parties de batterie avec une boîte à rythmes. Il ne fit appel aux membres du E Street Band qu’avec parcimonie sur certains titres. Le groupe sera d’ailleurs mis entre parenthèse après le « Tunnel of Love Express Tour » fin 1988 et ce jusqu’en 1995. Sa future compagne Patti Scialfa chante aussi sur cet album et participera à la tournée durant laquelle sa relation avec Springsteen devint publique.

18 Tracks (1999) : est tiré de Traks, une superbe rétrospective qui rassemble des documents inédits couvrant toute la carrière de Bruce Springsteen en un coffret de 4 disques qui contient 66 chansons jamais éditées, diffusées sur des Faces-B ou qui ont été cédées à d’autres artistes. Deux chansons sur ce disque n’étaient pas disponibles sur le coffret : il s’agit de «The Fever» et «The Promise». Les fans de Springsteen, achèteront le coffret de 4 disques, mais ce CD vous permettra d’avoir un aperçu d’un pan inconnu de son œuvre musicale incluant notamment une excellente version acoustique de « Born in The U.S.A. » qui entre nous, est bien meilleure que celle qui fut retenue sur l’album éponyme.

Discographie : 

Greetings from Asbury Park, N.J. (1973)
The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle (1973)
Born to Run (1975)
Darkness on the Edge of Town (1978)
The River (1980)
Nebraska (1982)
Born in the U.S.A. (1984)
Tunnel of Love (1987)
Human Touch (1992)
Lucky Town (1992)
The Ghost of Tom Joad (1995)
18 Tracks (1999)
The Rising (2002)
Devils & Dust (2005)
We Shall Overcome: The Seeger Sessions (2006)
Magic (2007)
Working on a Dream (2009)
Wrecking Ball (2012)
High Hopes (2014)

Voir sur YouTube : « Born In The USA (acoustic from Tracks) » par QTANTOBA ; « Bruce Springsteen – Tunnel of Love » ; « Bruce Springsteen – Dancing In the Dark » ; « Bruce Springsteen – Human Touch » ; « Bruce Springsteen – Streets of Philadelphia » par BruceSpringsteenVEVO

Film – Matrix (1999)

Matrix est un film de science-fiction écrit et réalisé en 1999 par les sœurs Wachowskis, avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving et Joe Pantoliano. Il décrit un futur dystopique dans lequel le monde perçu par la plupart des humains est en fait une réalité simulée appelée «matrice», créée par des machines intelligentes pour soumettre la population humaine, tandis que la chaleur et l’activité électrique de leur corps sont utilisées comme source d’énergie. Le programmeur informatique Neo (Keanu Reeves) apprend cette vérité en étant contacté par ce qu’il pense être un groupe de hackers avec à leur tête Morpheus (Laurence Fishburne). Mais ils lui font vite découvrir que son univers quotidien est un monde virtuel dans lequel les êtres humains sont gardés sous contrôle. Morpheus pense que Neo est l’Élu et il l’entraîne dans une rébellion contre les machines.

Matrix est sorti aux États-Unis le 31 mars 1999 et a rapporté plus de 460 millions de dollars dans le monde entier. Il a été bien reçu par les critiques et a remporté de nombreuses récompences (BAFTA Awards et Saturn Awards). Les critiques ont fait l’éloge de Matrix pour ses effets visuels, sa cinématographie et sa valeur de divertissement novateurs. Les prémisses du film furent à la fois critiquées pour être dérivées des travaux de science-fiction précédents et louées pour être intrigantes. L’action polarisa également les critiques, certains la décrivant comme impressionnante, mais d’autres la rejetant comme une distraction banale inspirée d’une idée inintéressante. Le succès du film a conduit à la sortie de deux longs métrages, écrits et réalisés par les Wachowskis:  Matrix Reloaded et Matrix Revolutions.

Les sources littéraires du film :

Le film est un exemple du sous-genre cyberpunk. Il contient de nombreuses références à des idées philosophiques et religieuses et rend particulièrement hommage à des œuvres telles que l’Allégorie de la Caverne de Platon, Simulacres et Simulation de Jean Baudrillard et Les aventures d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Dans les années soixante, plusieurs grands romanciers de science-fiction s’étaient déjà interrogés sur la réalité et sa représentation par des simulacres, comme Philip K. Dick dans Simulacres (1964) et dans certains de ses romans précurseurs, L’œil dans le ciel (1957) et Le Temps désarticulé (1959), ainsi que Daniel F. Galouye avec Simulacron 3.

Mais alors que dans Matrix, les humains sont réels, seul leur cerveau étant branché sur le simulateur, dans Simulacron 3 de Galouye, les humains eux-mêmes sont entièrement simulés (cette idée est reprise dans le film Passé virtuel). Cependant, les opérateurs de la machine effectuant la simulation finissent par avoir des doutes sur le réalité de leur propre monde, dans une mise en abyme vertigineuse. Dans son roman Simulacre, qui présente une société futuriste et totalitaire dominée par une matriarche, Nicole, Dick lui, a imaginé des mondes simulés par des décors et des manipulations psychiques, au service de forces politiques.

Le sujet de la simulation a dépassé le cadre de la science-fiction pour susciter des interrogations philosophiques, voire physiques, sur la réalité du monde dans lequel nous vivons. Se pose alors la question de savoir s’il est possible ou non de détecter que nous vivons dans une simulation : c’est l’hypothèse de simulation.

Voir sur YouTube : « Matrix – La pilule rouge » par Aleste404

Billet d’humeur – Plus ça va, moins ça va…

Comme je l’ai dit sur la page d’accueil en commençant mon blog, je ne suis pas un partisan du poncif « C’était mieux avant ». Malgré cela, je n’ai pu m’empêcher de constater que depuis 1990, nos libertés de citoyen s’étaient mis à fondre comme neige au soleil, alors que dans le même temps, l’accumulation de nos obligations envers l’état finissait par devenir écrasante. Bref, plus ça va, moins ça va…

La collecte des évènements marquants des rétroactus ponctuant les années évoquées par Echoretro n’a fait que me confirmer la gravité de la situation. J’ai fait à cette occasion, une liste non exhaustive (que vous trouverez à la fin de ce billet) des multiples obligations, interdictions et sanctions souvent injustifiées qui sont tombées sur nos têtes depuis une cinquantaine d’années (et plus particulièrement depuis le début des années 90) dans divers domaines qui nous touchent de près, à savoir : l’automobile et la sécurité routière, le paiement avec de l’argent liquide, l’obligations de diplômes ou de formations, la vente de biens immobiliers, la détention d’arme, la consommation et la vente du tabac.

Si certaines lois sont nécessaires (comme l’interdiction de boire de l’alcool avant de prendre le volant ou l’obligation de mettre la ceinture de sécurité), d’autres sont franchement abusives (comme l’instauration du permis à point, l’intarissable installation de radars de contrôle de vitesse dont on sait qu’ils ne servent à rien d’autre qu’extorquer des sous aux automobilistes, ou l’abolition progressive du cash au profit du paiement électronique sous des prétextes fallacieux). Et que penser de l’obligation du jour au lendemain de passer un examen pour une profession qui n’en nécessitait pas avant? (Exemple : le taxi en 1995. Les taxis formés sur le tas exerçant avant 1994 qui obtinrent leur carte professionnelle sans avoir d’examen étaient sûrement aussi compétents que ceux de 1996 qui furent obligés d’en passer un passer pour exercer ce métier…)

Cette perte progressive de nos libertés et ces nouvelles contraintes s’accompagnent parallèlement d’une dégradation de la qualité des productions médiatiques et culturelles, et les téléspectateurs vigilants ont dû sûrement constater cette baisse depuis 1990, à croire qu’il faut non seulement assommer les gens avec des lois et des sanctions, mais aussi, les crétiniser au cas où ce ne serait pas suffisant. Et cela ne s’arrange pas si l’on observe l’extrême indigence des programmes TV actuels, qui sont devenus une purée globale d’informations uniformisés, de télé réalités débiles, de feuilletons insipides, de musique rap indigeste et de jeux idiots sur fond de pubs infantilisantes.

Nous observerons par la même occasion que l’accélération de la dégradation culturelle ambiante à été de pair avec l’arrivée des sitcoms en France au milieu des années 90 (« Friends », « Urgence », « H »…), et aussi celle des premières émissions de reality show (« Perdu de vue », « La nuit des héros »…). Au début des années 2000, la télé-réalité a débarqué dans l’hexagone, nous permettant au fil des ans de suivre les ébats de célibataires des deux sexes réunis dans un même appartement (Loft Story, Secret Story…), les télécrochets de chanteurs de salle de bain en quête de célébrité (Pop Star, Star Academy…), mais aussi la mise à la diète d’apprentis survivalistes en mal d’exotisme (Koh-Lanta). Certains artistes « comiques » ont aussi débarqué, adepte du stand-up plutôt down, et du one man plus froid que show. Coluche et Desproges doivent se retourner dans leur tombe devant tant de nullité. Peu à peu, les modèles de société sont devenus les « peoples », les médias mettant sur le même plan politiciens, artistes, présentateurs TV, « Chroniqueurs », sportifs, humoristes, hommes d’affaire, éphémères « célébrités » de télé-réalités, chef cuisiniers, agents immobilier… Quand on voit cette pétaudière, on comprend pourquoi les purs et durs comme Manset ou Godard boycottent la télévision.

À l’heure ou la culture se fane à force d’être caricaturée, où l’information s’uniformise à force d’être clonée, où l’initiative personnelle s’étouffe à force d’être encadrée, il serait peut-être temps de s’apercevoir que l’état nounou se transforme peu à peu en geôlier et que les médias ont failli dans leur mission première d’information et de divertissement en confondant la vérité avec la propagande et la culture avec le conditionnement.

François

Lois sur les infractions routières (excès de vitesse, radars, feux rouges…) :

9 novembre 1974 : Abaissement des limitations de vitesse :

– 130 km/h sur les autoroutes ;

– 110 km/h sur les voies expresses a 2 x 2 voies ;

– 90 km/h sur les routes.

18 juin 1999 : Loi adoptant le délit de récidive pour les très grands excès de vitesse et la responsabilité pécuniaire du propriétaire du véhicule en cas de contrôle sans interception et d’impossibilité d’identifier le conducteur.

18 décembre 2002 : Le Comité interministériel à la sécurité routière décide notamment :

– la mise en place d’un système de contrôle-sanction automatisé ;

– l’aggravation des sanctions pour des faits d’homicide et blessures involontaires, certains comportements dangereux (conduite avec un taux d’alcoolémie, non-port de la ceinture de sécurité et du casque, usage du téléphone portable) ainsi que pour les récidivistes et les multi-infractionnistes.

31 octobre 2003 : Mise en place du contrôle-sanction automatisé (les radars).

6 décembre 2004 : Décret prévoyant l’aggravation des sanctions pour les excès de vitesse de 50 km/h et plus ainsi que la minoration des sanctions pour les excès de vitesse de moins de 20 km/h hors agglomération.

5 janvier 2006 : Loi prévoyant l’aggravation des sanctions pour les excès de vitesse de 50 km/h et la confiscation du véhicule.

3 juillet 2009 : Installation des premiers dispositifs de contrôle du franchissement des feux rouges.

5 janvier 2012 : Interdiction des avertisseurs de radars GPS (1500 euros d’amende et retrait de 6 points de permis).

– Durcissement des sanctions contre l’usage d’un téléphone ou d’un appareil à écran en conduisant. (135 euros d’amende et retrait de 3 points de permis).

20 novembre 2016 : l’amende qui est due pour excès de vitesse lorsque le véhicule appartient à une société et non à un particulier est quintuplée. Par exemple, pour un excès de vitesse inférieur à 20km/h, l’amende forfaitaire minorée est de 45€. Pour une société, cette amende est passée à 225€.

1er janvier 2017 : L’employeur qui reçoit un PV devra fournir à l’administration les coordonnées personnelles de l’employé qui a été flashé pour excès de vitesse ou pour avoir grillé un feu rouge. S’il s’en abstient il est passible d’une amende de 750€. Les conducteurs subiront donc un retrait de points sur leur permis, alors qu’auparavant ils y échappaient souvent faute d’être identifiés.

Permis à point : 

10 juillet 1990 : Loi instituant le permis à points avec mise en place effective à compter du 1er juillet 1992.

1er juillet 1992 : Mise en application du permis à points.

5 mai 1994 : Décret prévoyant le retrait d’un point du permis de conduire pour non-port de la ceinture pour les conducteurs automobiles ou du casque pour les motocyclistes.

1er mars 2004 : Introduction du permis de conduire probatoire : les débutants ne disposent que d’un capital de 6 points à l’obtention de leur premier permis (toutes catégories confondues).

9 mars 2004 : Loi dite Perben II, donnant un caractère délictuel à la conduite sans permis et au défaut d’assurance.

30 mars 2005 : Décret d’application du délit de conduite sans permis et de défaut d’assurance.

9 mai 2007 : Modifications relatives au permis de conduire : le capital de 12 points s’acquiert progressivement après une période probatoire de 3 ans (2 ans pour ceux qui ont suivi un apprentissage anticipé de la conduite. 

Contrôle technique des véhicules :

1er janvier 1986 : Obligation du contrôle technique, mais sans obligation de réparation en cas de défectuosité pour les véhicules de plus de cinq ans d’age, objets d’une transaction.

1er janvier 1992 : Le contrôle technique devient obligatoire pour les véhicules légers de moins de 3.5 tonnes. Il concerne 116 points de vérification liés à la sécurité et au respect de l’environnement. En 1992, toutes les voitures de 10 ans et plus devaient être contrôlées (5 ans en cas de cession). La fréquence des contrôles a augmenté peu à peu et, le 1er janvier 1995, la première visite a été imposée après 4 ans. Aujourd’hui, le contrôle technique doit être effectué dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire du véhicule. Il doit ensuite être renouvelé tous les 2 ans, ainsi qu’en cas de vente de la voiture (un certificat de moins de 6 mois est exigé). Si le véhicule est jugé non conforme, il doit subir dans un délai de 2 mois une contre-visite, après réparation.

1er janvier 1999 : les véhicules utilitaires légers de plus de 4 ans sont en outre soumis à un contrôle annuel anti-pollution. À l’issue de ce test, la mention « visite complémentaire » est indiquée sur le procès-verbal.

2000 : Depuis la réglementation du contrôle technique en 1992, le nombre d’altérations (soit le nombre de défauts) soumises à une contre-visite est passé de 7 à 592.

27 juillet 2004 : Le contrôle technique est réglementaire pour les poids lourds, c’est-à-dire les véhicules dont le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) dépasse les 3.5 tonnes a été privatisé.

2012 : Il existe désormais 124 points de contrôle.

Mai 2018 : Le CT passe de 124 à 400 points de contrôle

Lois concernant la Moto : 

1er janvier 1975 : Port obligatoire du casque pour les conducteurs et passagers de vélomoteurs en agglomération.

1er  octobre 1976 : Obligation du port du casque hors agglomération pour tous les usagers de cyclomoteurs.

1er janvier 1980 : Port obligatoire du casque pour les usagers de cyclomoteurs en toutes circonstances.

30 novembre 1984 : Décret relatif aux motocyclettes de plus de 100 chevaux et portant interdiction :

– de réception, à compter du 1er janvier 1985 ;

– de vente, à compter du 1er janvier 1986.

1er mars 2004 : Introduction du permis de conduire probatoire : les débutants ne disposent que d’un capital de 6 points à l’obtention de leur premier permis (toutes catégories confondues).

1er juillet 2004 : Immatriculation des cyclomoteurs neufs.

2 mars 2007 : Obligation d’allumage des feux le jour pour les motocyclettes légères et les cyclomoteurs.

1er janvier 2011 : Obligation de suivre une formation de 7 heures avant de conduire un 125 cm³ ou un « scooter à trois roues » pour les titulaires du permis B.

20 novembre 2016 : Le non-port de gants certifiés CE est sanctionné d’une amende de troisième classe (68 euros minorée à 45 euros en cas de paiement dans les 15 jours, ce qui est le prix moyen d’une paire de gants certifiés CE) pour le conducteur et le passager, auquel s’ajoute pour le pilote un retrait d’un point sur le permis de conduire.

Contrôle des armes à feu : 

Sous l’Ancien Régime : L’arme à feu est un privilège de la noblesse seule.

1789 : L’arme à feu, est un moyen de protéger la Révolution. À la demande de Mirabeau, le droit de posséder une arme à feu faillit être noté dans la constitution française, comme aux USA avec le deuxième amendement, mais, les membres du comité considérèrent à l’unanimité que «le droit déclaré dans l’article X non retenu était évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile que nulle autre institution ne peut le suppléer».

17-19 juillet 1792 : L’Assemblée nationale vota ce décret : «Tous les citoyens doivent être pourvus d’armes, afin de repousser avec autant de facilité que de promptitude les attaques des ennemis intérieurs et extérieurs de leur constitution».

1810 : L’article 42 du code pénal rangeait le droit d’avoir une arme parmi les droits civiques, civils et de famille (solution confirmée par un avis du Conseil d’État de 1811).

19 mars 1939 : Un décret est voté grâce à des pouvoirs spéciaux pour organiser le pays en vue de la guerre ; il n’a jamais été validé par les parlementaires ; il organise les armes selon 8 catégories. Les armes et munitions considérées comme matériels de guerre sont interdites ou très difficiles à détenir ou acheter (nécessaire détention d’une licence de tir) ; les seules armes non soumises à autorisation sont les fusils de chasse et les armes de petit calibre (comme le 22lr).

10 mais 1940 : Dès l’entrée des troupes allemandes sur le territoire national français, une ordonnance du 10 mai 1940 interdit la détention des armes. Assoupli après la guerre, le décret de 1939 ne sera tout de même pas abrogé.

13 juin 1956 : Les revolvers multi-coups et pistolets automatiques de petit calibre (22 lr, 6.35) sont classés dans la 4 ème catégorie (aujourd’hui cat B). (Guerre d’Algérie).

19 août 1983 : soumet tous les pistolets à percussion annulaire à un coup à une autorisation administrative.

6 mai 1995 : Un décret interdit la vente libre de toutes armes à grenaille y compris celles à percussion centrale et des armes d’épaule à répétition, à canon lisse de plus de dix coups ; mais les armes de 5ème et 7ème catégories (fusil de chasse et carabine 22lr) peuvent être acquises librement par tout citoyen de plus de dix-huit années, certaines nécessitant un enregistrement auprès de la police.

16 décembre 1998 : L’acquisition des fusils de chasse ou 22lr est désormais soumise à la présentation d’un permis de chasse validé de l’année ou de l’année précédente ou à la présentation d’une licence de fédération sportive agréée. Tous les fusils lisses à pompe sont soumis à autorisation administrative. 

Disparition progressive de la monnaie fiduciaire : 

1967 : Apparition des cartes bleue. chez le BNP, Crédit lyonnais, Société générale, Crédit industriel et commercial, Crédit commercial de France et Crédit du Nord.

1971 : Apparition des DAB : les clients peuvent, pour la première fois, accéder à leur argent 7/7j et 24/24h, les agences se désengorgeant parallèlement.

1992 : Les cartes de paiement, jusqu’alors uniquement équipées d’une piste magnétique, accueillent la puce inventée en 1974 par le Français Roland Moreno, qui renforce leur sécurité.

2009 : Paiement sans contact disponible.

16 juin 2010 : Il n’est plus possible de payer en liquide des achats ou prestations de plus de 3000 euros.

1er septembre 2014 : nouveau plafond à 300 € pour les paiements en liquide aux guichets des trésoreries. Un plafond dix fois inférieur à celui précédemment en vigueur.

Janvier 2014 : Durcissement de la fiscalité de l’or. La taxe forfaitaire sur les métaux précieux est relevée à 10% et la durée de détention nécessaire à l’exonération totale de prélèvements sur les plus-values de biens meubles de 12 à 22 ans.

1er septembre 2015 : Il n’est plus possible de payer en liquide des achats ou prestations de plus de 1000 euros. 

Quelques nouveaux diplômes : 

20 juillet 1972 : Agent Immobilier : Création d’une carte professionnelle. Fixe les conditions d’exercice des professions d’agents immobiliers, de mandataires en vente de fonds de commerce et d’administrateurs de biens (gérants d’immeubles et syndics de copropriété). 

Le 26 mars 1973 : Ambulances : Création du Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA) et le 27 mars, de l’Agrément des Entreprises de Transports Sanitaires.

 20 janvier 1995 : Taxi : Pour avoir le droit de conduire un taxi, le Certificat de capacité professionnelle devient obligatoire (et la formation qui va avec fortement conseillée).

10 septembre 2009 : Transport Routier : Un nouveau dispositif de formations obligatoires des conducteurs du transport routier de marchandises rentre en vigueur, matérialisé par la carte professionnelle : la FIMO.

1er janvier 2012 : Aide à domicile : Création du DEAVS, diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale.

5 avril 2016 : VTC : Pour obtenir la carte professionnelle, un examen devient nécessaire.

Diagnostics obligatoires vente Immobilière :

18 décembre 1996 : la loi Carrez est votée, obligeant tout propriétaire à présenter le calcul de la surface de plancher de son bien. Aujourd’hui la loi Carrez est obligatoire pour vendre un appartement quelque soit son année de construction.

Fin des années 90 : Dans la foulée du diagnostic Carrez, le premier diagnostic plomb est rendu obligatoire pour la vente d’un bien immobilier construit avant 1949. A cette époque il est connu sous le nom ERAP : État des Risques d’Accessibilité au Plomb. En 2006, il est modifié et s’appelle désormais le CREP : Constat de Risque d’Exposition au Plomb. Aujourd’hui il s’applique également aux biens mis en location.

2002 : c’est le diagnostic amiante avant démolition qui est obligatoire, puis en 2005 pour l’avant travaux… En 2003, l’attestation amiante est obligatoire pour exercer.

2006 : Pour répondre au Plan Climat, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est rendu obligatoire pour vendre un bien immobilier. Un an plus tard, il est étendu aux locations et aux constructions neuves. Ce diagnostic donne une note énergétique de A à G au bien permettant de connaître sa consommation énergétique. Diagnostic ERNT : État des Risques Naturels et Technologiques.

2007 : Diagnostics gaz obligatoire.

2009 : Diagnostics électricité obligatoire. Ils sont obligatoires dans le cadre d’une vente immobilière et à partir du moment où les installations sont vieilles de plus de 15 ans. Diagnostic état parasitaire selon la zone géographique du bien.

25 mars 2009 : la loi Boutin est votée et instaure l’obligation de réalisation du diagnostic surface habitable pour louer une maison ou un appartement hors locations saisonnières, meublées et secondaires. Contrairement à la loi Carrez, le calcul de surface selon la loi Boutin n’intègre pas les surfaces occupées par les vérandas, sous-sols, combles non-aménagées, greniers, réserves ou encore loggia privative.

2011 : Diagnostic assainissement non collectif.

Juillet 2013 : Les risques miniers sont ajoutés à ce diagnostic qui devient alors l’ERNMT et définit les dangers liés à la présence de cavités souterraines entourant un bien ou un terrain.

Lois sur la consommation et la vente du tabac :

9 juillet 1976 : La loi Veil réduit le champ de la publicité en faveur du tabac, et interdit aux fabricants de produits du tabac de parrainer des évènements s’adressant à un public mineur. Ce texte impose également que soit apposée sur les paquets de cigarettes la mention « abus dangereux ».

10 janvier 1991 : Interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif (y compris les locaux des gares et moyens de transport), sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs ; ces lieux sont définis par décret.

Interdit la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac et des produits dérivés (y compris pour tous les événements sportifs en France, et elle s’applique aux retransmissions télévisées d’événements à l’étranger, en obligeant les chaînes à prendre toutes les mesures permettant de cacher ces publicités).

Interdit toute distribution gratuite.

Interdit toute opération de parrainage liée au tabac.

5 mars 2003 : indication de la teneur en nicotine, en goudrons, et en monoxyde de carbone.

Fin 2005 : L’interdiction de fumer s’étend à tous les avions et à tous les trains.

1er février 2007 : Interdiction de fumer dans les gares. Certaines préfectures ont également pris des arrêtés ayant pour objet l’interdiction de fumer sur les quais, y compris à l’air libre.

2 janvier 2008 : Interdiction de fumer dans les débits permanents de boissons à consommer sur place, casinos, cercles de jeu, débits de tabac, discothèques, hôtels et restaurants. Il redéfinit les normes s’appliquant aux lieux qui peuvent être expressément réservés aux fumeurs. Ces lieux, appelés couramment fumoirs, doivent être fermés et ventilés spécifiquement, sans possibilité d’y délivrer de prestations.

15 avril 2010 : Avertissements sanitaires sur la face la plus visible, l’un des deux messages : Fumer tue ou Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage et sur l’autre face, une photo en couleur accompagnée d’une légende illustrant les dangers du tabac et ses effets.

1 janvier 2017 : Obligation du « paquet neutre » : couleur vert olive, le nom de la marque est inscrit sur le paquet en lettres standard, le paquet affiche une image choc représentant des poumons malades, des gencives nécrosées ou même un cadavre. La composition – avec, notamment, la teneur en nicotine et en goudron – disparaît du paquet.

Prix du paquet de Marlboro de 1970 à 2013 : 1970: 3F ; 1980 : 5,50F ; 1990 : 10F ; 2000 : 3,20€ ; 2010 : 5,65€ ; 2013 : 7€.