Youngtimer – Venturi 260 (1989-96)

Venturi Automobiles est une marque automobile française créée en 1984 à Cholet (Maine-et-Loire) par deux ingénieurs, Claude Poiraud et Gérard Godfroy, anciens salariés de la société Heuliez, qui décidèrent de se lancer dans la construction de modèles sportifs. Le premier Coupé présenté en mai 1986 fait 200 ch et utilise le 2,5 litres V6 PRV Turbo. L’architecture reprend le positionnement classique du moteur central arrière.

La 260, un coupé haut de gamme :

Pour le Coupé 260 commercialisé à partir de 1989, la motorisation passe de 200 à 260 chevaux par rapport au coupé initial. Construits à 188 exemplaires, les 260 ont été déclinés en quatre versions. La finition est haut de gamme avec la direction assistée, la climatisation, les sièges en cuir à commande électrique, le tableau de bord en bois, la peinture métallisée et la radio de série.

Les différents modèles : 

Le Coupé MVS 260 SPC : (sans pot catalytique), produite à 60 exemplaires entre 1989 et 1990. Renommée Venturi Coupé 260 SPC en 1989, à la suite du changement du nom de la marque.

Le Coupé 260 APC : Un an plus tard sort la Venturi Coupé 260 APC (avec pot catalytique), produite à 70 exemplaires entre 1990 et 1996, l’installation d’un pot catalytique étant devenue obligatoire pour tous les véhicules de plus de 2 litres de cylindrée. Extérieurement, elle est identique à la 260 SPC.

Le Coupé 260 Atlantique : La Venturi Coupé 260 Atlantique a été construite en 1991 à 25 unités. C’est une version allégée de la Venturi Coupé 260, dans laquelle certains éléments de confort intérieur du modèle d’origine ont été allégés ou remplacés afin d’améliorer la rapport poids/puissance grâce à un gain de 165 kg. Les sièges électriques en cuir d’origine ont fait place à des sièges baquets Recaro recouverts d’un cuir synthétique très léger, le carbone a remplacé le bois sur le tableau de bord, l’isolation sonore a été réduite au strict minimum, la roue de secours a été enlevée et la climatisation a été supprimée mais elle reste cependant en option. La tôle du châssis est plus fine et a été perforée par endroits.

Le Coupé 260 LM : La Venturi Coupé 260 LM a été produite à 33 exemplaires entre 1994 et 1996. Elle est lancée à la suite des bons résultats de la Venturi 500 LM. Le véhicule se distingue par le remplacement des jantes classiques par des jantes OZ Racing de 17 pouces blanche, des sièges baquets Recaro, la possibilité de bénéficier d’un tableau de bord en carbone et un monogramme 260 LM apposé sur les côtés et l’arrière de la voiture.

La Venturi Transcup 260 : est réclamée par la clientèle suite au succès de la Transcup 200. Elle fait son apparition en 1990. Elle a été produite à 17 exemplaires jusqu’en 1995. Avec ses 260 ch, c’est le cabriolet le plus puissant de la gamme. Durant son existence, la Transcup 260 était la voiture française la plus chère du marché.

En proie à des difficultés financières, la marque sera vendue en 2000 à des investisseurs monégasques. Gildo Pallanca Pastor, le président, a choisi, dès l’acquisition de Venturi, d’opérer un véritable virage stratégique pour relancer l’entreprise : développer des véhicules de sport électriques. En 2016, la Venturi VBB-3 est devenue la voiture électrique la plus rapide du monde en atteignant une vitesse de pointe de 576 km/h. Le record a été établi aux Etats-Unis dans l’Utah, sur le lac salé de Bonneville.

Caractéristiques Techniques : Voir brochure ci-dessous.

Prix du modèle neuf en 1991 : 488.000 F soit 111.084 € avec 49,3% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 50.000 €.

Photo haut de page : Coupé 260 Atlantique

Album – Def Leppard – Adrenalyse (1992)

Def Leppard est un groupe de rock anglais formé en 1977 à Sheffield dans le cadre de la nouvelle vague du mouvement de pop-metal britannique. Depuis 1992, le groupe se compose de Joe Elliott (Chant), Rick Savage (basse, voix), Rick Allen (batterie, voix), Phil Collen (guitare, voix) et Vivian Campbell (guitare, voix). Def Leppard fait partie, avec les Beatles, Led Zeppelin, Pink Floyd et Van Halen, des cinq seuls groupes de rock ayant produit deux albums studio (notamment : Pyromania et Hysteria) dont les ventes ont dépassé les 10 millions d’exemplaires aux États-Unis. Le groupe a été classé 31ème dans les «100 plus grands artistes de hard rock» par la chaîne VH1.

Le succès :

Le groupe a atteint le succès commercial entre le début des années 1980 et le début des années 1990. Leur album de 1981, High ‘n’ Dry, a été produit par Robert John « Mutt » Lange, qui les a aidés à définir leur style, et le titre de l’album « Bringin ‘On the Heartbreak » est devenue l’une des premières vidéos de rock à passer sur MTV en 1982. Le prochain album studio du groupe, Pyromania sorti en janvier 1983, avec « Photograph » et « Rock of Ages » en tant que singles principaux, a transformé Def Leppard en un nom familier pour tous les amateurs de rock. Aux États-Unis, Pyromania fut certifié 10 x platine. En 2003, le magazine Rolling Stone l’a classé 384ème parmi les 500 plus grands albums de tous les temps. Hysteria, le quatrième album de Def Leppard, sorti en 1987, a été bien classé dans les charts britanniques et américains. À partir de 2009, il a dépassé le succès de Pyromania, après avoir été certifié 12 × platine pour des ventes de plus de 12 millions d’exemplaires aux États-Unis et de plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde entier. L’album a engendré sept succès, dont le N°1 au Billboard Hot 100 « Love Bites », aux côtés de « Pour Some Sugar on Me », « Hysteria », « Armageddon It », « Animal », « Rocket » et « Women ». Leur prochain album de studio, Adrenalize (le premier après la mort du guitariste Steve Clark), a atteint le numéro un dans les charts du Royaume-Uni et des États-Unis en 1992 et contenait plusieurs hits, y compris «Let’s Get Rocked» et « Have You Ever Needed Someone So Bad ». Leur album de 1993, Retro Active, contenait le morceau acoustique «Two Steps Behind», tandis que leur album Vault, sorti en 1995, présenta le succès britannique «When Love & Hate Collide».

Trois albums remarquables :

Pyromania (1983) : Pyromania est le troisième album du groupe et le premier dans lequel joue Phil Collen, qui a remplacé le membre fondateur Pete Willis. Pyromania, a été produit par Robert John « Mutt » Lange. L’album s’est éloigné des racines Heavy Metal du groupe pour s’approcher du glam rock et du hard rock FM, ce qui lui a permis de connaître le succès. L’album Pyromania est cité comme un précurseur du mouvement pop-metal qui balayera les années 1980.

Hysteria (1987) :  est l’album le plus vendu de Def Leppard à ce jour, 25 millions d’exemplaires dans le monde, (dont 12 millions Aux États-Unis). Hysteria a été produit par Robert John « Mutt » Lange. Le titre de l’album a été pensé par le batteur Rick Allen, se référant à son accident en Chevrolet Corvette de 1984 qui lui a coûté son bras gauche. Malgré la gravité de l’accident, Allen a voulu continuer à jouer au sein de Def Leppard. Il y est parvenu grâce à une batterie personnalisée fabriquée pour son propre usage avec l’aide de Chris Slade (Ex batteur de Tom Jones et de AC/DC). Au moment de la sortie de Hysteria en 1987, le groupe révèle un son très personnel, comportant notamment des batteries électroniques et des effets sonores à base de guitare. Hystéria est également le dernier album à présenter le guitariste Steve Clark avant sa mort, bien que les chansons co-écrites par lui apparaissent sur le prochain album du groupe, Adrenalize. Celui-ci meurt le 8 janvier 1991, après avoir absorbé un mélange d’alcool et de médicaments. Le groupe, se retrouvant alors à quatre pour l’enregistrement de son prochain album, recrute un nouveau guitariste, Vivian Campbell (ex Dio et Whitesnake). En mars 1992, l’album Adrenalize sort.

Adrenalyse (1992) : Adrenalize est le cinquième album studio du groupe de rock anglais Def Leppard, sorti le 31 mars 1992 chez Mercury Records. L’album a été le premier du groupe à sortir après la mort du guitariste Steve Clark. Il est produit par Mike Shipley et Def Leppard, avec Robert John « Mutt » Lange en tant que producteur exécutif. L’album est entré à la première place sur le Billboard US 200 et a aussi atteint la première place sur le UK Albums Chart. Il fut également remarqué pour avoir été le dernier album publié par un groupe de Glam Metal classé en tête des ventes et générant d’importantes ventes multi-platine, car l’album sortit au milieu de l’explosion grunge du début des années 1990 qui a vu pratiquement tous les groupes de pop-metal basculer vers ce courant dominant.

Source

Discographie : 

On Through the Night (1980)
High ‘n’ Dry (1981)
Pyromania (1983)
Hysteria (1987)
Adrenalize (1992)
Slang (1996)
Euphoria (1999)
X (2002)
Yeah! (2006)
Songs from the Sparkle Lounge (2008)
Def Leppard (2015)

Voir sur YouTube : « Def Leppard – Stand up (Kick love into motion) » par Steve Fox ; « Def Leppard – Photograph » par choppothegreat1 ; « DEF LEPPARD – « Hysteria » (Official Music Video) » par DEF LEPPARD ; « Def Leppard – Animal » par choppothegreat1 et « DEF LEPPARD – « Love Bites » (Official Music Video) » par DEF LEPPARD

Youngtimer – Opel Calibra (1990-97)

À l’occasion du Salon de Francfort de septembre 1989, la marque Opel présenta son nouveau coupé, la Calibra, dessiné par Erhard Schnell. Les visiteurs furent surpris par cette voiture élégante et spacieuse, dotée d’une technologie avancée, et assortie d’un prix attractif. Avec son CX exceptionnel de 0.26, la Calibra différait des autre voitures aérodynamiques, souvent belles, mais presque toujours trop basses et trop petites, construites pour deux passagers et offrant un espace insuffisant pour les bagages. Le coupé était profilé, mais assez spacieux pour loger quatre adultes et 300 litres de bagages. L’alliance entre le plaisir et la fonctionnalité constituera la clé du succès de la Calibra puisque 29.431 Calibra seront vendues durant la première année de sa commercialisation.

Un coupé traction avant :

La Calibra est un coupé routier à deux portes et quatre places conçu sur la base d’une plateforme d’Opel Vectra. Elle succède à la Manta, reprenant ainsi l’esprit coupé sport. Mais c’est l’abandon de la propulsion au profit de la traction qui sera la grande nouveauté chez Opel dans la gamme des coupés. Les puristes de la marque virent d’ailleurs ça d’un mauvais œil. Sa commercialisation en France débuta avec les versions 2.0i de 115 ch et 16V de 150 ch.

Un succès qui dépasse les attentes : 

Le succès de la Calibra dépassa les prévisions et la demande excéda la capacité de production d’Opel. 97.443 voitures seront fabriquées en 1991. Profitant du succès, Opel continue de développer de nouvelles versions. Les ingénieurs s’emploient à transformer la Calibra en un symbole fort de la marque. La Calibra Turbo est dotée d’un moteur à quatre cylindres turbo-compressé développant 204 ch, d’une boîte de vitesses à six rapports et de quatre roues motrices. Atteignant la vitesse de 245 km/h, le coupé Opel est en position de flirter avec un segment de marché généralement occupé habituellement par des marques comme BMW ou Audi.

Les différents modèles : 

2 litres à 8 soupapes de 115 ch (1990-96)
2 litres à 16 soupapes de 150 ch puis Ecotec de 136 ch (1994-98)
2 litres à 16 soupapes turbo 4X4 de 204 ch (1991-96)
2.5 litres V6 à 24 soupapes de 170 ch (1994-98)

La production de la Calibra est arrêtée en 1997. À cette date, la production totale atteint 238.647 exemplaires. Ce chiffre indique l’immense popularité de ce modèle.

Caractéristiques Techniques Opel Calibra 2.5 V6 (1994-1998) : 

Type du moteur : V6 à 54° Ecotec ; Disposition Transversal avant ; Alimentation Gestion intégrale Bosch Motronic ; Distribution : Double arbre à cames en têtes ; Nombre de soupapes : 4 par cylindre ; Cylindrée 2497 cc ; Puissance : 170 chevaux à 6000 tr/min ; Couple : 23.2 mkg à 4200 tr/min.
Transmission : Boite de vitesse 5 rapports ; Puissance fiscale : 11 chevaux ; Type Traction ; Antipatinage de Serie ; ESP :  Non.
Châssis : Direction Cremaillère assistée ; Suspensions Av : Pseudo Mc Pherson ; Suspensions Ar : Bras obliques. Cx : 0.26
Freins : Freins avant : Disques ventilés 284mm ; Freins arrière : Disques 270mm ; ABS Serie ; Pneus avant : 205/55 VR15 ; Pneus arrière : 205/55 VR15.
Dimensions :  Longueur : 449 cm ; Largeur : 169 cm ; Hauteur : 132 cm ; Coffre  : 300 litres ; Poids : 1355 kg.
Performances : Poids/Puissance 7.97 kg/cv ; Vitesse max : 238 km/h ; 0 à 100 km/h : 8.3 sec ; 400 mètres DA : 16.1 sec ; 1000 mètres DA : 28.8 sec.

Côte actuelle : À partir de 2000 €

Album – The Cure – Wish (1992)

En 1976 à Crawley (Sussex), Robert Smith (chant, guitare) avec Michael Dempsey (basse), Lol Tolhurst (batterie) et le guitariste doué du coin Porl Thompson forment le groupe new wave « Easy Cure ». Âgés tout juste de 17 ans, ils commencent à écrire et à sortir leurs propres chansons presque immédiatement, jouant tout au long de 1977 dans le sud de l’Angleterre et gagnant ainsi  une foule toujours plus grande de fans. En 1978, le «Easy» fut abandonné, alors que The Cure signait chez Fiction, le nouveau label de Chris Parry.

Cure, le groupe de new wave à succès des année 80 :

Robert Smith (né le 21 avril 1959 à Blackpool) est la figure emblématique du groupe. Il en est le chanteur et le guitariste (il joue également de la basse ou des claviers), le parolier et le principal compositeur. Associé au mouvement new wave, The Cure a développé un son qui lui est propre, aux ambiances tour à tour mélancoliques, rock, pop, gothiques et psychédéliques, créant de forts contrastes, où la basse est mise en avant et n’est pas seulement un instrument d’accompagnement. Elle est, notamment en raison du jeu particulier de Simon Gallup une composante essentielle de la musique du groupe. L’utilisation conjointe d’une basse six cordes, au son caractéristique, très souvent utilisée dans les motifs mélodiques, contribue pour beaucoup à la signature sonore si singulière du groupe. Cette identité musicale, ainsi qu’une identité visuelle véhiculée par des clips, contribuent à la popularité du groupe qui atteint son sommet dans les années 1980. De nombreux fans copient alors les tenues vestimentaires amples et sombres des musiciens et la coiffure arachnéenne de Robert Smith.

Les Albums : 

En mai 1979, leur premier album Three Imaginary Boys est très apprécié, et comme le groupe a beaucoup parcouru le Royaume-Uni, les singles « Boys Don’t Cry » et « Jumping Someone Else’s Train » sont très diffusés. Michael quitte le groupe à la fin de l’année, mais Simon Gallup (basse) et Matthieu Hartley (claviers) le rejoignent. Au début de 1980, le quatuor Cure entreprend une exploration du côté plus sombre de l’écriture des chansons de Robert, et il en émerge l’album minimaliste Seventeen Seconds, ainsi que leur premier single « A Forest ».

Après une intense tournée mondiale, Matthieu quitte le groupe, et au début de 1981, le trio enregistre un album de paysages sonores atmosphériques intitulés Faith, qui comprenait le single à succès « Primary ». Le groupe a alors opté pour une deuxième tournée mondiale intitulée « The Picture Tour », au cours de laquelle ils ont sorti le single « Charlotte Sometimes ». En 1982, The Cure retourne en studio, et leur fascination pour le désespoir et la décadence aboutit à la réalisation de l’album Pornographie. Une tournée a suivi et le single « The Hanging Garden » a été publié au moment où Simon a quitté le groupe.

Après avoir poussé les limites de l’excès, Robert a estimé qu’il devait changer les choses, et l’a fait en changeant à nouveau de style. Rénové, Cure sort  son premier vrai single dansant, « Let’s Go To Bed », la réalisation de la vidéo qui l’accompagne forgera d’ailleurs une relation colorée et durable avec le réalisateur Tim Pope. Le groupe a continué en 1983 avec « The Walk », suivie du jazzy « The Lovecats ». En 1984, l’album The Top a été publié, un étrange mélange hallucinogène, qui contenait le single « The Caterpillar ». Pendant le World Top Tour, le groupe s’est transformé en quintet, avec l’ajout d’Andy Anderson (batterie) et de Phil Thornalley (basse), et le retour de Porl Thompson (guitare).

Le nouveau son Cure a été enregistré en live sur l’album Concert. Andy et Phil sont partis peu de temps après la fin de la tournée remplacés au pied levé par Boris Williams (batterie) et Simon Gallup (basse). Cette nouvelle formation a commencé à fonctionner sur l’album The Head On The Door sorti en 1985 avec un très réel sentiment de ressentir que «quelque chose se passe… ». Le hit «Close To Me» et la tournée mondiale qui suivi ouvrit la voie pour le succès massif de l’album de compilation de singles Standing On A Beach en 1986. Cet été là, le groupe marqua le festival de Glastonbury, et cette année de concerts et de festivals importants s’est terminé en fanfare avec le film The Cure in Orange.

Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (1987) : est un double album dans sa version vinyle. Il fut enregistré dans le sud de la France au studio Miraval. Pendant l’enregistrement il vit huit mois en France. Il déclare aussi que la France est un des endroits où, depuis 30 ans, The Cure préfère jouer. Le single à succès « Just Like Heaven » tiré de cet album était d’abord un instrumental composé pour servir de générique à l’émission Les Enfants du rock. Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me permit au groupe de renforcer, voire de dépasser, le succès international rencontré par l’album précédent The Head on the Door. Cet album est ainsi rentré – pour la première fois dans la carrière de Cure – dans le Top 40 américain, ainsi que dans le Top 10 de nombreux pays à travers le monde avec d’autres singles comme « Why Can’t I Be You? » ou « Catch ».

Disintegration (1989) : a une orientation différente des deux précédents albums. Cet album rejoint l’ambiance sombre des débuts du groupe Seventeen Seconds (1980) / Faith (1981) / Pornography (1982) et sera le plus grand succès commercial du groupe, avec notamment le titre Lovesong qui atteindra la deuxième place des hits américains à la plus grande surprise du groupe. Disintegration est le deuxième album d’une trilogie commencée avec Pornography en 1982 et qui se clôturera avec Bloodflowers en 2000. Les vieux démons de Robert Smith (alors trentenaire) sont de retour et la vidéo du premier single Lullaby, réalisée par Tim Pope, en est l’illustration. Dans un interview, Smith a raconté qu’il avait décidé de nommer son prochain album Disintegration, et qu’avec ce seul titre comme référence, le groupe avait créé les musiques avant qu’il n’écrive les paroles. Même si certaines chansons sont plutôt « gaies », comme Lovesong, le sentiment qui domine dans Disintegration est la nostalgie dans une atmosphère sombre et sinistre, teintée de beaucoup de mélancolie. L’album se classera à la troisième place des charts en Angleterre et douzième aux États-Unis en restant pendant 55 semaines dans les charts américains. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs du groupe et l’un des disques les plus emblématiques du son new wave de la fin des années 1980.

Wish (1992) : est le neuvième album studio du groupe The Cure, et à ce jour, leur plus grand succès national et international, ayant atteint pour la première fois dans la vie du groupe – et ce dès sa sortie – la première place des Charts dans leur pays d’origine, l’Angleterre, et la deuxième aux États-Unis, rentrant aussi à l’époque dans le Top 10 de nombreux pays à travers le monde. Cependant, en France le succès fut moindre, le groupe ayant perdu un peu de sa notoriété par rapport à ce qu’elle était dans les années 1980, c’est-à-dire très importante, car Cure était devenu à cette époque-là un vrai phénomène chez nous.

Le single principal de l’album était « High », sorti le 16 mars 1992. Il a atteint la 8ème place dans les Charts UK, la 42ème dans le Billboard Hot 100 des États-Unis et fut numéro un sur le Billboard Modern Rock Tracks. Le deuxième single de l’album, « Friday I’m in Love », sorti le 11 mai 1992, est devenu l’une des chansons les plus populaires du groupe – atteignant le sixième rang au Royaume-Uni, le 18ème rang dans le Billboard Hot 100 et le numéro un sur le Modern Rock Tracks. Le dernier single était pour « A Letter to Elise », et fut classé 28ème au Royaume-Uni.

Wild Mood Swings (1996) : peut être considéré aujourd’hui comme le premier album de la troisième période de la vie du groupe : après les débuts (et l’ascension) cold wave (de Three Imaginary Boys à Pornography), l’apogée pop – new wave (de The Head on the Door à Wish), Wild Mood Swings inaugure la nouvelle phase de la vie du groupe, celle de l’approche de la quarantaine.

Bloodflowers (2000) : est le dernier album de la « trilogie » des albums les plus représentatifs de l’esprit de The Cure, qui comprend aussi Pornography et Disintegration. Bloodflowers fut joué en live en entier ainsi que Pornography et Disintegration au cours de deux concerts au Tempodrom de Berlin en novembre 2002. Ces deux concerts ont fait l’objet d’un enregistrement audio-vidéo intégral que l’on retrouve sur le double DVD intitulé Trilogy.

The Cure (2004) : Désireux d’obtenir un son plus rock, Robert Smith a fait appel à Ross Robinson, producteur, entre autres, de Slipknot et Limp Bizkit.
L’édition limitée offre un DVD bonus intitulé Making The Cure montrant le groupe filmé lors de l’enregistrement de l’album. Les images sont accompagnées par trois titres, dont deux instrumentaux.

4:13 Dream (2008) : Plusieurs chansons du disque avaient été jouées précédemment sur scène sous un titre différent. C’est le cas de « The Only One » connu tout d’abord sous le titre de « Please Project », « Freakshow » s’intitulait « Don’t Say Anything », et « It’s Over » était « Baby Rag Dog Book ».

Le groupe Cure a reçu 3 Grammy Awards : en 1993 pour le meilleur album de musique alternative, avec Wish ; en 1996 pour la meilleure composition pour un film ou pour la télévision ; en 2001 pour le meilleur album de musique alternative, avec Bloodflowers.

Source 1 Source 2

Discographie :

1979 : Three Imaginary Boys
1980 : Seventeen Seconds
1981 : Faith
1982 : Pornography
1984 : The Top
1985 : The Head on the Door
1987 : Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me
1989 : Disintegration
1992 : Wish
1996 : Wild Mood Swings
2000 : Bloodflowers
2004 : The Cure
2008 : 4:13 Dream

Voir sur YouTube : « The Cure – Friday I’m In Love » ; « he Cure – Just Like Heaven » ; « The Cure – In Between Days » ; « The Cure – A Forest » et « The Cure – Close To Me » par TheCureVEVO

 

Youngtimer – TVR Griffith (1991-2002)

Un peu d’histoire : 

TVR fut fondée en 1947 par Trevor Wilkinson, qui utilisa trois consonnes de son prénom pour créer le nom de sa société. La première voiture est fabriquée en 1949. En 1953, la marque inaugure le concept d’une carrosserie en plastique à renfort de verre sur un châssis en acier tubulaire et cette conception perdure jusqu’à présent. L’histoire de la société peut être divisée en 4 périodes en fonction du dirigeant de la société : de 1947 à 1965 : Trevor Wilkinson, de 1965 à 1981 : Martin Lilley, de 1981 à 2004 : Peter Wheeler et de 2004 à 2012 : Nikolai Smolensky. En juillet 2012, Nikolai Smolensky annonce la cessation des activités de la marque, qui n’est plus assez rentable.

TVR a toujours présenté des modèles qui, année après années, ont connu un développement constant. Les Griffith issues de la série S sont caractérisées par une cylindrée généreuse et un style nouveau plus aérodynamique. Sa désignation rend hommage à un modèle de 1963 à moteur Ford V8 créé par un concessionnaire américain importateur de la TVR Grantura dans les années 60. Il eût l’idée de prendre une Grantura et de remplacer le 4 cylindres 98 chevaux d’origine par un Ford V8 4,7 litres. Le résultat fut une voiture aux accélérations stupéfiantes qui rapidement se compara à l’AC Cobra.

Un gros moteur V8 :

Le haut de gamme de la gamme TVR fut longtemps la célèbre Tuscan (le modèle du début des années 70), équipée d’un moteur Ford V8 et V6, et construite pour essayer (sans y parvenir) de rivaliser avec les AC Cobra. La Griffith apparaitra 20 ans plus tard. Elle était rapide et relativement confortable.  Son prix était également très abordable pour une voiture de cette puissance. L’offre moteur au départ se résuma aux versions 4.0 et 4.3 équipées des V8 Rover à injection multipoint. Le 3950 cm3 développe dans sa première version 240 chevaux, ce qui en fait déjà une petite bombe vu son poids de seulement 1060 kg! Puis apparaissent la 400 HC (280 ch), la 450 (300 ch) et enfin la brutale 500 commercialisée en août 1993 (345 ch), qui accélère tellement fort (0 à 100 km/h en 4,1″) que sa puissance sera abaissée à 320 ch en 1997 afin de la rendre plus civilisée.

Un vrai cabriolet :

La châssis multitubulaire à 4 roues indépendantes est habillé d’une carrosserie en résine de polyester renforcée de fibre de verre dépouillée d’ornementation, aux courbes très élégantes, qui rompt avec les lignes boursouflées des productions japonaises. Ce cabriolet est d’une finition irréprochable, et sa simplicité mécanique le situe bien au dessus des voitures italiennes ou allemandes qui demandent un entretient fastidieux peu apprécié par le marché américain. Les Griffith étaient équipées de série d’un différentiel autobloquant. La 500 sera équipée à partir de 1994 de la direction assistée, de la climatisation et des sièges chauffants.

Côte actuelle : à partir de 20.000 €.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : 8 cylindres en V à 90°, 16 soupapes ; Position : longitudinal AV ; Alimentation : Injection électronique ; Cylindrée : 4997 cm3 ; Puissance maxi : de 240 à 345 ch.
Transmission : AR
Boîte de vitesses : manuelle 5 rapports.
Poids : 1075 kg.
Performances : Vitesse maxi : de 245 à 260 km/h.
Suspensions : Double triangulation superposée indépendante (AV et AR).
Dimensions : Longueur : 3970 mm ; Largeur : 1740 mm : Hauteur : 1880 mm ; Empattement : 2280 mm.

Série TV – Les aventures de Tintin (1992) [Hergé et la SF]

Avec « Vol 714 pour Sydney » publié pour la première fois en 1968, Hergé abordait la Science-Fiction, un domaine du fantastique qu’il n’avait encore jamais exploité. Thélépathie, extraterrestres et soucoupe volante sont donc au rendez-vous de cette avant-dernière aventure de Tintin extraite de la série télévisée d’animation franco-belgo-canadienne en 19 épisodes de 40 minutes adaptée des albums du célèbre dessinateur. Cette série fut diffusée à partir du 5 mai 1992 sur FR3 tous les mardis à 20 h 45 puis régulièrement rediffusée dans les différents programmes jeunesse de France 3 mais aussi sur M6, France 5 et 6ter.

Vol 714 pour Sydney : 

C’est une aventure hors du commun que vont vivre à l’autre bout du monde Tintin, le capitaine Haddock et le professeur Tournesol. Elle commence en effet par le détournement d’un avion supersonique et s’achève par l’apparition d’une soucoupe volante…Dans Vol 714 pour Sydney, Hergé a réuni une belle brochette de canailles en tous genres. À la tête de celles-ci, il y a l’incontournable Rastapopoulos auquel sa victime, Laszlo Carreidas, se met tout à coup à discuter le titre de génie du mal… Il y a aussi l’inquiétant docteur Krollspell, le directeur d’un institut psychiatrique de New Delhi et son sérum de vérité, le perfide Spalding qui trahit son employeur Carreidas et enfin Allan, le complice de Rastapopoulos.

L’histoire :

Alors qu’ils se rendent à Sydney pour assister à un congrès International d’Astronautique, Tintin et ses amis font escale à Djakarta, où ils tombent nez à nez avec Szut (Coke en Stock), un pilote estonien que le milliardaire Laszlo Carreidas a engagé à son service. Comme celui-ci se rend également à Sydney, il propose aux trois voyageurs de les emmener dans son jet privé et charge son secrétaire, Spalding, de prendre les mesures nécessaires.

Une fois en vol, Spalding et ses complices détournent l’avion vers Pulau-Pulau Bompa, une petite île de l’océan indien où les attend le commanditaire de l’opération, Roberto Rastapopoulos. Il s’agit pour celui-ci de faire en sorte que, grâce au sérum de vérité que va lui injecter le docteur Krollspell, Lazlo Carreidas révèle le numéro de son compte en banque.

Tintin, le capitaine Haddock, Tournesol, Szut et le steward Gino parviennent à s’échapper du bunker dans lequel ils avaient été enfermés. Peu après, ils libèrent Carreidas des griffes de Rastapopoulos et du docteur Krollspell. Ayant fait ceux-ci prisonniers, ils fuient devant les hommes de Rastapopoulos quand Tintin entend une voix lui indiquer le chemin à suivre pour trouver refuge dans les souterrains de l’île. C’est là qu’ils rencontrent leur sauveur, un certain Mik Ezdanitoff, de la revue Comète. Pratiquant le télépathie et l’hypnose, l’homme dit être en liaison avec des extra-terrestres…

Les sources d’inspiration d’Hergé dans cet album : 

Le modèle de Mik Ezdanitoff n’est autre que Jacques Bergier, Français d’origine russe qui fonda avec le journaliste Louis Pauwels la mythique revue Planète. Jacques Bergier était un individu hors du commun, dont la carte de visite portait la mention suivante : « Jacques Bergier, amateur d’insolite et scribe des miracles. » Les deux hommes avaient fondé Planète dans la foulée du succès de leur ouvrage, Le Matin des Magiciens. Dans ce livre, ils abordaient des sujets aussi différents que la parapychologie, les civilisations disparues, les racines occultes du nazisme et l’obscurentisme scientiste du XIXème siècle.

Les années Science-Fiction : 

Dans les années 60, la conquête spatiale suscita un tel engouement auprès du grand public que la science-fiction connut un formidable regain de popularité. C’est ainsi que l’exploration de l’espace à la recherche d’autres formes de vie devint l’un des thèmes favoris de très nombreux ouvrages. L’un de ceux-ci retint particulièrement l’attention d’Hergé :  intitulé Le livre des maîtres du monde, il était essentiellement consacré aux traces que des extra-terrestres auraient laissés sur notre planète après y être venus. Selon l’auteur, Robert Charoux, de telles traces existent bel et bien dans des civilisations anciennes. Dans un autre de ses ouvrages, il présente même la photo d’une tête sculptée reproduisant  d’après lui celle d’un cosmonaute extra-terrestre.

Voir sur YouTube : « Vol 714 pour Sydney » par Tintin

Film – Mon cousin Vinny (1992)

Mon Cousin Vinny est un film comédie américain de 1992 écrit par Dale Launer et réalisé par Jonathan Lynn. Le film met en vedette Joe Pesci, Ralph Macchio, Marisa Tomei, Mitchell Whitfield, Lane Smith, Bruce McGill et Fred Gwynne. Ce fut le dernier film de Fred Gwynne avant sa mort le 2 juillet 1993.

Le film relate les mésaventures de deux jeunes New-Yorkais qui voyagent à travers l’Alabama rural et se retrouvent arrêtés puis jugés pour un meurtre qu’ils n’ont pas commis. Il s’en suit les tentatives comiques d’un cousin, Vincent Gambini, avocat tout juste sorti de l’école de droit, pour les défendre. Une grande partie de l’humour provient du contraste entre les personnalités extraverties des new-yorkais d’origine italienne, (Vinny et sa fiancée Mona Lisa) contrastant avec celles beaucoup plus réservées des personnes du Sud rural.

Les avocats ont fait l’éloge de la représentation réaliste de la procédure d’audience et des plaidoiries présentées dans le film. Pesci, Gwynne et Tomei ont tous reçu des éloges critiques pour leurs performances, et Tomei a remporté un Oscar pour la meilleure actrice dans un second rôle.

L’histoire :

Conduisant à travers l’Alabama dans leur Buick Skylark décapotable verte de 1964, Billy Gambini (Ralph Macchio) et Stan Rothenstein (Mitchell Whitfield), des étudiants de New York qui viennent d’obtenir des bourses d’études à l’UCLA, s’arrêtent par hasard dans une épicerie pour faire des courses. Après leur départ, le magasin est braqué et le caissier abattu. En raison de preuves circonstancielles mal interprétées, Billy est accusé de meurtre, et Stan de complicité. La mère de Billy informe son fils par téléphone qu’il y a un avocat dans la famille : son cousin Vinny. Vincent LaGuardia Gambini (Joe Pesci) se rend sur place, accompagné de sa fiancée, Mona Lisa Vito (Marisa Tomei). Bien qu’il soit disposé à accepter l’affaire, Vinny est un avocat inexpérimenté de Brooklyn, New York, récemment admis au barreau lors de sa sixième tentative et dont les plaidoiries se sont bornées jusqu’alors aux dommages corporels.

Vinny parvient à convaincre le juge de première instance, Chamberlain Haller (Fred Gwynne), qu’il est assez expérimenté pour plaider dans cette affaire. Mais son ignorance des procédures de base des tribunaux, du code vestimentaire et son attitude irrespectueuse, font que le juge le remet en place à plusieurs reprises. À la grande consternation de ses clients, Vinny ne fait aucun contre interrogatoire des témoins pendant l’audition. À l’exception de l’absence de l’arme du crime, il semble que le procureur de district, Jim Trotter III (Lane Smith), ait un cas facile à juger qui mènera à coup sûr à la condamnation des accusés. Après la mauvaise prestation de Vinny à l’audience, Stan le vire et demande un avocat commis d’office, John Gibbons (Austin Pendleton), et il convainc presque Billy de faire de même.

En dépit de quelques fautes dans le procès, Vinny montre qu’il est capable de compenser son ignorance et son inexpérience grâce à son style d’interrogatoire à la fois agressif et original. L’avocat commis d’office se trouve quant à lui être passif et plus ou moins bègue, tandis que Vinny discrédite rapidement le témoignage du premier témoin. La foi de Billy est restaurée, et Stan le reprend comme défenseur…

Une comédie devenue culte aux Etats-Unis, avec un duo Pesci-Tomei vraiment génial, des quiproquos et des situations souvent cocasses. Les dialogues sont hilarants.

Voir sur YouTube : « Mon cousin Vinny – Bande-annonce VF » par Arthur Moloko

Rétroactu – Mai 1992

Évènements :

3 mai : Formule 1 : Grand Prix automobile d’Espagne.
5 mai : drame de Furiani . 18 morts et plus de 2 300 blessés.
7 mai : demande d’adhésion de la Russie au Conseil de l’Europe. Architecture : le prix Pritzker, le Nobel de l’architecture, est remis au Portugais de 58 ans Alvaro Siza.
8 mai : Malawi : Des manifestations de salariés dans plusieurs villes du pays sont durement réprimées par la police.
17 mai : Formule 1 : Grand Prix automobile de Saint-Marin. Bosnie-Herzégovine : Les casques bleus quittent Sarajevo après avoir constaté l’impossibilité de mener à bien leur mission.
18 mai : Cinéma : Le jury du 45e Festival de Cannes, présidé par Gérard Depardieu, décerne la palme d’or au film Les meilleures intentions de Bille August.
20 mai : France : Banlieue : Bernard Tapie, ministre de la Ville, présente un plan pour les banlieues.
21 mai : création par François Mitterrand et Helmut Kohl de l’Eurocorps
22 mai : admission de la Croatie, de la Slovénie et de la Bosnie-Herzégovine au sein de l’ONU.
23 mai : assassinat par la Mafia (Cosa nostra) du juge antimafia Giovanni Falcone. France : Tapie : Ministre de la Ville depuis 52 jours, Bernard Tapie démissionne du gouvernement.
25 mai : traité du Kazakhstan avec la Russie.
31 mai : Formule 1 : Grand Prix automobile de Monaco.

Naissances :

4 mai : Ashley Rickards, actrice américaine.
7 mai : Alexander Ludwig, acteur canadien.
14 mai : Laya Lewis, actrice anglaise.
19 mai : Sam Smith, chanteur britannique
29 mai : Gregg Sulkin, acteur britannique.

Décès :

4 mai : Henri Guillemin, historien (né le 19 mars 1903).
6 mai : Marlène Dietrich, actrice (née le 27 décembre 1901).
12 mai : Jacqueline Maillan, comédienne française (née le 11 janvier 1923). Wanda Rutkiewicz, alpiniste polonaise (née le 2 février 1943). Lenny Montana, acteur et lutteur américain (né le 13 mars 1926).
13 mai : Antoine de Vinck, céramiste et sculpteur belge (né le 16 avril 1924).
22 mai : Zellig Harris, linguiste américain (né le 23 octobre 1909).
23 mai : Giovanni Falcone, juge italien, assassiné (né le 18 mai 1939).

Source

Voir sur YouTube : « 19/20 : EMISSION DU 22 MAI 1992 » par Ina Actu

Youngtimer – Lotus Esprit (1975-2003)

Malgré sa ligne sportive bien aiguisée signée Giugiaro et son châssis-poutre en acier hérité de la Formule 1, la Lotus Esprit originale commercialisée en 1975 montrait un souffle un peu court. Son moteur n’était en effet qu’un 2 litres de 4 cylindres de 160 ch. Il lui manquait un peu de punch et de panache.

Une carrosserie redessinée par deux fois : 

La firme aurait voulu doter l’Esprit d’un V8 dès sa sortie, mais ses finances, selon son habitude, étaient trop chancelantes pour un tel investissement et il faudra attendre 1996 pour qu’elle en soit équipée. L’Esprit n’a commencé à respirer à son rythme qu’avec l’adjonction d’un turbocompresseur en 1980. Il lui a aussi fallu se guérir de de quelques défauts de jeunesse (problèmes de refroidissement et mauvaise insonorisation). Pour marquer sa maturité, sa carrosserie fut redessinée une première fois en 1980, en gardant l’esprit du modèle original. En même temps, sa cylindrée fut porté à 2,2 litres. Un lifting beaucoup plus radical sera fait par Peter Stevens en 1988, mais les premiers modèles beaucoup moins arrondis restent les plus prisés des collectionneurs.

Des origines dispersées : 

Selon l’habitude de la firme, l’Esprit était montée à partir d’éléments de diverses origines. Le dessin de son bloc cylindre venait de chez Vauxhall, ses éléments de suspension étaient signés Opel et sa boîte de vitesse était héritée de la Citroën SM. Le tout a été patiemment raffiné et perfectionné au fil des ans, jusqu’à en faire, à la fin de sa carrière, une des meilleures voitures de sport à moteur central du marché mondial.

Les différentes séries : 

S1 (1975-80) : Son design, très proche de celui du concept car d’ItalDesign, est d’une grande pureté, et se distingue entre autres des séries suivantes par un spoiler avant séparé, l’absence d’écopes latérales, et la présence de feux arrière empruntés à la Fiat X 1/9.

S2 (1980-81) : Le moteur évolue, sa cylindrée est portée à 2174 cm3, pour gagner en couple, la puissance restant inchangée. Les feux arrières sont repris à la Rover SD1 et le spoiler avant est intégré au pare-chocs. Les défauts de jeunesse sont peu à peu éliminés, tandis que les performances, jugées à l’origine tout juste acceptables au regard de l’agressivité de la ligne, progressent, notamment avec l’arrivée d’une version Turbo (2174 cm3 développant 210 ch, 0 à 100 km/h en moins de 6 s), en hommage au titre constructeur acquis en F1 avec au total sept titres de champion du monde.

S3 (1981-87) : Avec la version S3, l’acheteur aura le choix entre le moteur atmosphérique et le moteur suralimenté, équipant une voiture homogène et fiabilisée. Puis vint une version HCI (1986-87) qui atteint 240 ch en turbo et 180 ch en atmosphérique. L’injection est apparue avec ces versions.

La ligne fut reprise en 1988 par Peter Stevens, arrondissant le style de Giugiaro. Dès lors, l’Esprit recevra une boîte Renault. En 1989 sortit la version SE, avec un 2174 cm3 équipé d’un turbo refroidi par eau de 264 ch. Avec deux fois moins de cylindres, elle pouvait s’expliquer sur un pied d’égalité avec une Ferrari 328. Un aileron arrière fera alors son apparition pour renforcer l’appui aérodynamique, devenu impératif avec les très hautes vitesses que l’Esprit pouvait dorénavant atteindre sur circuit. La puissance du moteur sera ensuite portée à 300 ch avec la X180-R qui s’illustra brillamment dans les compétitions aux États-Unis et donna une série limitée Sport 300 produite jusqu’en 1995.

S4 (1993-96) : En 1994 apparait une évolution S4 qui fut produite jusqu’en 1996, bénéficiant de la direction assistée et d’un développement aérodynamique de l’effet de sol dont l’inventeur était Colin Chapman. La S4S a été l’ultime version sport de l’Esprit avec 298 ch. Les ultimes modifications sur le moteur 2,2 L portant sur l’alimentation furent faites sur les dernières S4 et S4S.

V8 (1996-2004) : Pour répondre aux attentes du marché américain, l’Esprit sera équipée ensuite d’un moteur V8 biturbo de 3500 cm3, développant 350 ch. Le quatre cylindres sera alors redescendu à 2000 cm3 pour 240 ch avant de disparaître du catalogue en 1999.

Prix du modèle neuf en 1983 (Turbo) : 209.890 F soit 69331 € avec 116% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 29.000 €

Caractéristiques Techniques : modèles 1983 : voir la brochure ci-dessous.

Album – Modern English – After The Snow (1982)

Modern English est un groupe de new wave britannique connu pour ses succès mondiaux «I Melt with You», «Hands Across the Sea» et «Ink and Paper». Formé en 1979 à Colchester, Essex, par Robbie Gray (voix), Gary McDowell (guitare, voix) et Michael Conroy (basse, voix), Modern English était à l’origine connu sous le nom de The Leper. Le groupe a pris le nom «Modern English» lorsque Richard Brown (batterie) et Stephen Walker (claviers) se sont joint au groupe.

Après un single sorti sur leur propre label Limp en 1979, le groupe signa chez 4AD les années suivantes pour deux nouveaux singles et la sortie de leur session chez John Peel enregistrée avant leur vrai premier album, Mesh & Lace sorti en 1981. Initialement leur musique était très influencée par Joy Division. Une deuxième session chez John Peel fut enregistrée en octobre 1981. (John Peel était l’un des DJ les plus populaires et les plus respectés au Royaume-Uni et dans le monde entier. Il a eu une grande influence, non seulement sur la manière de faire de la radio, mais également sur l’évolution de genres musicaux comme la pop, le rock alternatif, le hip-hop et la dance music. Animateur sur BBC Radio 1 depuis le lancement de la chaîne en 1967, il y est resté jusqu’à sa mort en 2004. Il était alors le dernier animateur historique de la station).

After The Snow (1982) : leur album suivant fit une plus grande place aux synthétiseurs et fut plutôt comparé aux Simple Minds et à Duran Duran. Il sortit l’année suivante aux États-Unis, sous le label Sire Records, où il se hissa à la soixante-dixième place du classement du magazine Billboard et fut vendu à plus de 500.000 exemplaires. Grey commenta cet album en disant : « on pensait : on ne fera jamais un disque de pop, on est des artistes, quoi ! Mais les choses ne tournent pas toujours comme vous voulez et quand vous faites un disque de pop, ça donne du plaisir plus que n’importe quoi d’autre.» L’entrainant « I Melt With You » (produit par Hugh Jones) a atteint la 7ème place sur le Top Tracks Billboard Charts et la 78ème place sur le Billboard Hot 100 en 1983. Le titre a gagné en popularité en raison de sa programmation en boucle sur MTV au début de 1983 et de son utilisation dans les générique de fin et dans une séquence de montage «falling in love» dans Valley Girl la même année. Il s’est classé 39ème sur les 100 meilleures chansons des années 80 et 7ème sur les 100 plus grandes merveilles du succès des années 80. Le critique Johny Waller du magazine Sounds le décrivit comme une « fête de l’amour et de la luxure, imaginative et sensuelle, qui mériterait de sortir en maxi 45 tours, sans face B ». A réécouter le superbe « Someone’s Calling », autre single tiré de l’album.

En 1983, le groupe s’installa à New York et travailla à son troisième album, Ricochet Days, qui se fit lui aussi une place dans le top 100 américain. Modern English quitta alors 4AD pour n’être plus signé que par Sire en dehors du Royaume-Uni et du Canada. L’album Stop Start en 1986 fut le dernier album produit par Sire, avant que le groupe ne se séparât.

Gray et Conroy avec Modern English participèrent au collectif This Mortal Coil avant de reformer Modern English avec Mick Conroy et Aaron David pour un nouvel album en 1990 Pillow Lips, maintenant sur le label américain TVT. L’album comprend une nouvelle version de « I Melt With You » qui sortit en single, ce qui les plaça une nouvelle fois dans le top 100 du magazine Billbord. Le regroupe cependant se sépara une deuxième fois en 1991, à cause de problèmes de contrat avec TVT, à la suite de quoi Grey forma le groupe Engine. En 1995, ayant gagné face à leur maison de disques, Engine se mua en une nouvelle mouture de Modern English produit par une autre maison de disques, Imago, avec Grey et Matthew Shipley (synthétiseurs). Cette formation enregistra l’album de 1996 Everything’s Mad.

Robbie Grey fit une tournée américaine avec cette nouvelle formation augmentée du batteur britannique Roy Martin. Ils traversèrent les États-Unis et enregistrèrent un nouvel album avec Hugh Jones (producteur des premiers enregistrement du groupe). Les chansons furent écrites avec le guitariste Steven Walker ainsi que Matthew Shirley, aussi bien chez eux à Londres que sur les routes au cours de leurs tournées. Restées quelque temps au fond d’un placard, toutes ces chansons sortirent le 24 mai 2010 sous le titre Soundtrack (littéralement bande son). La formation initiale du groupe fit une tournée en juillet et septembre 2010. Parmi les membres on put retrouver Robbie Grey (chant et guitare), Gary Mc Dowell (guitare et chant), Mick Conroy (guitare et chant), Steven Walker (guitare), Stephen Walker (synthétiseur) et Ric Chandler (batterie).

Source

Discographie :

Mesh and Lace : 1981
After the Snow : 1982
Ricochet Days : 1984
Stop Start : 1986
Pillow Lips : 1990
Everything’s Mad : 1996
Soundtrack : 2010

Voir sur YouTube : « Modern English – I Melt With You (Official Video) » par 4AD ; « Modern English – « Someone’s Calling » par Edgar Aldrett ; « Modern English – Hands Across the Sea » par morrisonAV et « Modern English – Ink and Paper Video » par delahuerta’s channel