Film & Oldtimer – Le Corniaud (1965) – Cadillac Deville Convertible (1963-64)

Pour le scénario de ce film, Gérard Oury s’est inspiré de la mésaventure d’un présentateur de la télévision française, Jacques Angelvin, qui fut arrêté aux États-Unis en 1962 au volant d’une Buick Invicta provenant de France et dans laquelle plus de cinquante kilogrammes d’héroïne pure avaient été dissimulés. Lors de son arrestation, la voiture ne contenait plus la drogue et Angelvin clama d’abord son innocence en prétendant avoir été dupé. Il fut pourtant prouvé que la voiture du français avait bien servi à transporter la drogue depuis Marseille jusqu’aux États-Unis et qu’il avait touché dix mille dollars pour cela. Plaidant coupable lors de son procès, le présentateur de Paris-Club fut incarcéré pendant cinq ans. Cette arrestation est un des épisodes du démantèlement de la «French Connection».

Dès le début, Gérard Oury sait à quels acteurs il fera appel pour les deux rôles principaux : Bourvil et Louis de Funès. Les deux acteurs s’étaient déjà côtoyés dans les films Poisson d’avril (1954), Les Hussards (1955) et La Traversée de Paris (1956) et ont envie de travailler à nouveau ensemble. Tandis que Bourvil est une vedette depuis près de dix ans, Louis de Funès, lui, commence à en devenir une : il est un second rôle remarqué et apprécié du public et, lorsque Oury prépare Le Corniaud, l’acteur tourne un film dont personne n’imagine alors le succès et qui le rendra définitivement célèbre, Le Gendarme de Saint-Tropez. Côté anecdote, le cachet de Bourvil pour Le Corniaud fut trois fois plus important que celui octroyé à de Funès.

L’Histoire :

Alors qu’elle n’a parcouru que quelques dizaines de mètres sur le chemin de ses vacances estivales vers l’Italie, la 2CV du petit VRP Antoine Maréchal, se disloque, percutée en plein Paris par la Rolls Royce de Léopold Saroyan, directeur d’une maison d’import-export. D’abord de mauvaise foi, celui-ci reconnaît ses torts et offre à Maréchal la possibilité de poursuivre, tous frais compris, son voyage au volant de la superbe Cadillac Deville convertible neuve d’un de ses clients américains. Ce dernier devra ainsi conduire le véhicule de Naples à Bordeaux (où il est prévu qu’il soit embarqué pour les États-Unis).

Séduit par la proposition, Maréchal ne se doute pas que Saroyan est en réalité le parrain d’un syndicat de gangsters, et qu’il a truffé la Cadillac de produits illégaux : drogue (héroïne), or et pierres précieuses (dont le Youkounkoun, «le plus gros diamant du monde»), dont il espère bien que sa «mule» pourra assurer le transport, y compris devant les douanes. Voici donc le naïf Maréchal sur les routes d’Italie puis du Sud de la France, ignorant tout de sa précieuse cargaison, et ne remarquant pas que le malfaiteur le suit à distance pour veiller sur la marchandise, qui est également convoitée par une bande rivale menée par Mickey dit «le bègue».

Après une traversée de l’Italie marquée par de nombreux incidents, Maréchal arrive à la frontière et il va découvrir qu’il a été pris par Saroyan pour un «Corniaud». Il se vengera à sa façon lors d’une halte à Carcassonne tout en continuant d’emmener la Cadillac à Bordeaux où il découvrira la cachette du Younkounkoun…

Voir sur YouTube : « Le corniaud – La bande annonce VF » par Films Tous Publics

La Cadillac Deville (1949-2005) :

En 1949, une nouvelle carrosserie fait son apparition chez Cadillac : un coupé sans montant central, appelé «hard-top» en anglais. L’origine de cette carrosserie se trouve dans le comportement de l’épouse d’un dessinateur du bureau de style de la GM qui possède un cabriolet mais qui roule constamment avec la capote relevée et les vitres baissées. Voyant que la capote ne sert jamais, le dessinateur propose de la rendre définitivement fixe en reprenant le dessin du coupé dont il enlève le montant central entre la vitre de portière et la vitre de custode. Le dessin est adopté pour les trois marques de gamme supérieure de la GM : Oldsmobile, Buick et Cadillac. Baptisée « Holiday » chez Oldsmobile et Riviera chez Buick, le coupé hard-top prend l’appellation de Coupé DeVille chez Cadillac. Le Coupe DeVille apparaît en 1949. Il s‘agit d’une version sans montant central du « Club Coupe » de la Série 62 établi sur un empattement de 3,20 m. La mécanique est commune aux autres Cadillac ; moteur V8 de 5,4 litres et 160 ch.

Un nouveau châssis apparaît pour 1957, un châssis tubulaire en X dont l’absence de longerons latéraux permet la création des carrosseries surbaissées souhaitées par les stylistes. S’il résiste mieux à la torsion, ce châssis manque cruellement de résistance aux chocs latéraux. L’empattement est de 3,29 m. La puissance du V8 de 6 litres atteint 285 ch.

Les Cadillac de 1959 reçoivent une nouvelle carrosserie caractérisée par ses immenses ailerons arrière comportant une nacelle pour les feux et leur calandre en miroir. Les berlines se dédoublent avec une carrosserie à six glaces latérales et une autre à quatre glaces latérales et lunette arrière panoramique. Le moteur est réalésé à 6,4 litres ; il développe 325 ch. L’empattement est légèrement allongé à 3,30 m.

Des lignes plus tendues apparaissent dès 1962 :

Après les ailes de chauve-souris qu’exhibaient les modèles 1959, les ailerons des Cadillac commencèrent à se résorber avec le début des années soixante. C’est que Harley Earl, le Cecil B. de Mille de l’automobile américaine avait pris sa retraite. Son successeur était William Mitchell : il avait moins la passion des accessoires spectaculaires, et préférait les lignes nettes, anguleuses, avec des arrêtes vives et des formes bien définies. Évidemment la transition demanderait plusieurs années. Mais dès 1962, l’évolution était visible sur tous les modèles Cadillac. On remarquait une prédominance des horizontales avec des ailes pratiquement rectilignes. Les ailerons étaient encore présents. Ils s’achevaient en pointe plus offensive que jamais, mais ne s’élevaient qu’à une hauteur modeste. Un autre aileron, plus discret encore, soulignait la base des ailes. L’ensemble marquait une certaine tension crispée, bien éloignée de la flamboyante exubérance de naguère.

Les Cadillac sont donc entièrement redessinées pour 1961 (sauf la Série 75). Tout en conservant leur châssis en X, revenu à 3,29 m d’empattement, et leur moteur de 325 ch, elles reprennent les lignes générales des Eldorado Brougham précédentes. Elles se caractérisent par le pare-brise qui n’est plus panoramique mais dont les montants adoptent un dessin à double courbure, ainsi que par les « skegs », ces ailerons situés en bas de caisse qui filent à l’horizontale du passage de roue avant jusqu’aux pare-chocs arrière.

Cadillac Deville (1963-64) (Sixième génération) : En cinq générations, les Deville ont bien changé. Les modèles de 1963 se différencient de ceux de la cinquième génération en adoptant une nouvelle carrosserie plus longue sur le même châssis de 3,29 m d’empattement, mais aux lignes plus nettes, avec des flancs lisses, avec des ailerons moins hauts et avec des montants de pare-brise droits. Les ailes avant sont allongées, la calandre s’étend jusque sous les phares avec une pointe en avant plus prononcée. Sous le capot, le moteur est entièrement nouveau. conservant une cylindrée de 6,4 litres, il est plus léger de 23 kg grâce à un vilebrequin plus léger mais plus robuste. Il est accouplé à la boîte de vitesses automatique Hydra-Matic. Les modèles DeVille se distinguent toujours par l’inscription de leur type en lettre cursives à l’extrémité des ailes arrière. Ils peuvent recevoir un toit recouvert de vinyle en option.

Un léger restylage est effectué pour 1964. La calandre est désormais scindée en deux par une large barre horizontale peinte dans le ton de la carrosserie, et la grille déborde sur les côtés jusqu’aux passages de roue. Les ailerons diminuent encore. Le moteur est réalésé à 7 litres et il développe 340 ch. Désormais, seule l’inscription DeVille en lettres cursives figure sur les ailes arrière. Le 8 juillet 1964, l’usine Cadillac est fermée pour l’extension des chaînes de montage et le réoutillage nécessaire à la production des nouveaux modèles. Elle ouvre de nouveau le 24 août 1964, prête à produire les nouveaux modèles de 1965.

Prix du modèle neuf en 1965 : 5500$

Cote actuelle : 26.000€

Caractéristiques Techniques : Voir Brochure ci-dessous

Oldtimer – Lamborghini 400 GT 2+2 (1966-68)

Ferruccio Lamborghini s’est établi constructeur d’automobiles parce qu’il ne trouvait aucun modèle sur le marché qui soit à son goût : il rêvait d’une GT qui joindrait les performances d’une Ferrari au raffinement d’une Rolls-Royce. Cette ambition, il la réalisa avec la 400 GT. Celle-ci était une version améliorée de la 350 GT, la première Lamborghini.

De nombreuses innovations et plusieurs versions : 

En 1965, afin de relancer l’intérêt pour sa voiture, Lamborghini équipe la 350 GT d’un moteur dont la cylindrée est portée à 3929 cm3 et la puissance à 320 ch. Ce modèle est baptisé 400 GT. Il dispose de la même carrosserie. Vingt exemplaires avec une carrosserie en acier sont produits, plus trois avec une carrosserie en aluminium, soit 23 exemplaires au total. Cette version ne doit pas être confondue avec le modèle Lamborghini 400 GT 2+2 qui est totalement différent.

Cette 2+2 équipée d’un nouvel habitacle est identifiable par sa custode différente, munie d’une vitre plus petite, et par sa calandre à quatre phares. Contrairement à la 350, la carrosserie n’est plus en aluminium mais en acier. Ses dimensions sont d’ailleurs différentes, la longueur passe de 4500 à 4640 mm, le réservoir de 80 litres est en une seule pièce et non plus en deux parties.

La 400 GT 2+2 reçoit un bon accueil de la presse qui va avoir enfin la possibilité de juger pleinement ce qu’est une Lamborghini. Son châssis sert de base à deux carrosseries spéciales. La première, baptisée Monza 400, est due à Neri et Bonaccini qui ont donné à la Lamborghini de faux airs de Ferrari. La deuxième 400 spéciale est plus marquante, car il s’agit de l’une des toutes premières réalisations de Touring. Le carrossier lui a donné l’appellation déjà utilisée de Flying Star. C’est une sorte de break sportif dont le dessin de la partie frontale rappelle les études destinées au châssis TP 400.

Une GT raffinée qui remporta un certain succès :

Avec la 400 GT, Ferruccio Lamborghini tenait enfin cette grande routière discrète, efficace et suprêmement civilisée dont il rêvait. La clientèle fut de son avis puisqu’avec 400 exemplaires vendu en un peu plus de deux ans, la 400 GT fut le premier succès commercial de la marque.

Caractéristiques Techniques : 

Moteur : Type: 12 cylindres en V à 60° en position longitudinale AV ; Alimentation : 6 carburateurs double-corps Weber ; Cylindrée : 3929 cm3 ; Puissance : 320 ch à 6500 tr/mn.
Transmission : Roues AR ; Boîte de vitesses : 5 manuelle.
Dimensions et Poids : Longueur : 4,64 m ; Largeur : 1,73 m ; empattement : 2,55 m ; Poids : 1500 kg.
Performances : Vitesse maxi : 250 km/h ; 0 à 100 km/h: 7″.

Cote actuelle : à partir de 380.000 €.

Film – Blow Up (1966)

L’intrigue du film évoque 24 heures de la vie d’un photographe de mode glamour, Thomas (David Hemmings), inspirée par celle d’un vrai photographe de la revue « British Vogue » (dont le siège est à Londres), David Bailey. Ce film, réalisé par Michelangelo Antonioni, a son scénario basé sur la nouvelle « Las babas del diablo » (Les Fils de la Vierge) de Julio Cortázar.

L’histoire :

Dans la première scène, Thomas se réveille après avoir passé la nuit dans une maison de repos où il a pris des photos pour un recueil artistique qu’il va éditer. Il est en retard pour une séance photo avec Veruschka von Lehndorff (jouant son propre rôle) dans son studio, ce qui le retarde ensuite pour une séance avec d’autres modèles plus tard dans la matinée. Il s’ennuie et s’éloigne, laissant les modèles et le personnel de production dans l’embarras. Alors qu’il quitte le studio, deux adolescentes qui aspirent à devenir mannequin, une blonde (Jane Birkin) et une brune (Gillian Hills) demandent à lui parler, mais le photographe les ignore et s’éloigne pour se rendre dans un magasin d’antiquités.

Errant dans le parc Maryon, il prend des photos de deux amants en train de flirter. La femme (Vanessa Redgrave) est furieuse d’être photographiée et demande à Thomas de lui remettre le négatif, mais il refuse. Quand elle s’en va rejoindre son petit ami qui est parti, Thomas la poursuit et la prend en photo en train de courir.

Thomas déjeune avec son agent et remarque un homme qui le suit et regarde dans sa voiture. De retour dans son studio, la mystérieuse femme du parc arrive pour demander le négatif photographique, mais il refuse de le lui donner. La femme se présente comme s’appelant « Jane » et tente de séduire Thomas en enlevant son haut pour l’inciter à remettre le film et les négatifs. Thomas accepte sans aller plus loin, mais il tend délibérément à Jane un autre rouleau de négatif vierge inutilisé. Elle écrit à son tour un numéro de téléphone et le lui donne.

Après le départ de Jane, Thomas commence à développer les photos qu’il a prises ce jour-là. Ses nombreux agrandissements (le mot se dit « Blow Up » en anglais) du négatif en noir et blanc sont granuleux mais il trouve quelque chose d’étrange. Dans les photos de Maryon Park, Thomas distingue un homme se cachant dans les buissons près de Jane et de son petit ami et en les agrandissant, il voit qu’il tient une arme à feu (c’est le même homme qu’il a vu en train de scruter sa voiture plus tôt dans la journée). Dans les plans où Jane est en train de le fuir alors qu’il la prend en photo, Thomas remarque également quelque chose au sol, qui semble être un corps dans l’herbe. Le photographe a l’impression qu’il vient d’assister à un meurtre. Thomas est dérangé par un coup à la porte, mais ce ne sont que les deux filles qui reviennent et s’offrent à lui. Après leur départ, à la tombée de la nuit, Thomas retourne au parc pour enquêter et trouve un cadavre (l’amant mort de Jane), mais il n’a pas apporté son appareil photo. Il ne tarde pas  sur l’endroit et fuit, effrayé par un craquement dans les feuillages…

Le film fit scandale à sa sortie en Grande-Bretagne : en effet, c’est la première fois qu’on montrait dans un film britannique des corps féminins entièrement dénudés (en l’occurrence, ceux de Jane Birkin et de Gillian Hills). Mais bien vite, la critique est séduite par les qualités esthétiques du film, qui, sélectionné pour le festival de Cannes 1967 devient un des favoris, et remporte finalement la palme d’or.

Détails sur le film et son tournage :

Antonioni, réalisant son film à Londres, avait tenu à amener là-bas toute une équipe technique italienne, engendrant des frais de production considérables. Au bout du temps de tournage imparti, il s’entretient avec son producteur (et ami) Carlo Ponti, et lui fait valoir qu’il a besoin d’une rallonge de crédit pour terminer son film : il n’a pas encore tourné la scène centrale notamment, celle du meurtre. Commune à tous les cinéastes « à dépassement », l’habitude d’Antonioni est de ne jamais tourner au début les scènes importantes afin de faire pression sur le producteur le moment venu : cette fois, Carlo Ponti ne cède pas. Antonioni doit rentrer en Italie, et envisager le montage du film sans certaines des scènes essentielles à la compréhension du spectateur.

Les différentes scènes de parc sont principalement tournées à Maryon Park dans le quartier de Charlton Village, sud-est de Londres. Afin que la pelouse du parc où se promène le personnage de David Hemmings ressorte bien à l’image, Antonioni la fit recouvrir d’une couche de peinture verte. Dans la scène du club où Michael Palin des Monty Python fait une apparition, se produisent les Yardbirds avec Jimmy Page et Jeff Beck à la guitare (instrument qui ne survivra pas à sa prestation), ainsi que Keith Relf qui interprète la chanson « Stroll On ». Antonioni avait d’abord pensé aux Who et au Velvet Underground.

Le photographe de mode britannique John Cowan est l’auteur des photographies et le peintre britannique Ian Stephenson celui des peintures abstraites aperçues au début du film, dans le quartier de Notting Hill Gate. La peinture abstraite du studio de Thomas est du peintre britannique Alan Davie (1920-2014). Elle aurait disparu après le tournage du film. Les agrandissements en noir et blanc des photos du meurtre dans le parc ont été réalisés par Don McCullin, célèbre photographe de guerre, qui avait accompagné Antonioni durant les repérages.

Voir sur YouTube : « BLOW UP – Official Trailer (1966) » par CINEVIEW1

Rétroactu 1966 – Feuilleton TV : Corsaires et Flibustiers

Quelques évènements de l’année 1966 :

1er janvier : Il existe en France 566 supermarchés et hypermarchés, 1833 en 1971. 18.000 magasins vont disparaître de 1966 à 1973. Selon l’Insee, le salaire moyen est de 3480 francs (531 euros) pour un cadre supérieur, de 1760 francs (268 euros) pour un cadre moyen, 976 francs (149 euros) pour un employé, 1445 francs (220 euros) pour un contremaitre de l’industrie et 823 francs (125 euros) pour un ouvrier. Les salaires féminins sont toujours en moyenne, inférieur de 36 % aux salaires masculins.
11 janvier : Décès d’Alberto Giacometti (sculpteur et peintre suisse).
14 janvier : Début de l’affaire Ben Barka.
3 – 15 janvier : Conférence tricontinentale à La Havane (plus de 500 délégués) convoquée par Fidel Castro afin de créer un réseau de solidarité révolutionnaire entre les peuples du tiers monde.
17 janvier : Accident nucléaire de Palomares au large des côtes espagnoles.
24 janvier : Le vol 101 d’Air India s’écrase sur le mont Blanc.
1er février : Décès de Buster Keaton (acteur et cinéaste américain).
7 mars : La France se retire du commandement intégré de l’OTAN.
18 avril : Début de la Révolution culturelle en Chine.
12 avril : Les B-52 américains commencent à bombarder le Viêt Nam du Nord.
18 avril : Mao lance la révolution culturelle en Chine ; la formule est employée pour la première fois dans l’éditorial du Journal de l’Armée.
7 juin : Décès de Hans Arp (sculpteur, peintre et poète français).
28 juin : Coup d’État militaire en Argentine. Arturo Umberto Illia est renversé. Le général Juan Carlos Onganía prend le pouvoir, proclame la « Révolution argentine » (Revolución Argentina) et met sur pied un régime bureaucratique-autoritaire. Le général Juan Carlos Onganía devient Président de la Nation argentine le 29 juin.
2 juillet : Première explosion nucléaire française dans le Pacifique. Le parlement vote une loi règlementant l’installation d’antennes réceptrices de radiodiffusion.
23 juillet : Décès de Montgomery Clift (acteur américain).
6 août : Inauguration du Pont Salazar, à Lisbonne sur le Tage, alors le pont suspendu le plus long d’Europe, renommé après la Révolution des Œillets, le Pont du 25 avril.
29 août : À San Francisco (États-Unis), dernier concert du groupe britannique The Beatles qui abandonne la scène et les tournées.
1er septembre : Discours de Phnom Penh : le général de Gaulle condamne la politique américaine au Vietnam et les invite à retirer leurs troupes.
11 septembre : En voyage autour du monde, le général de Gaulle visite la Polynésie française et assiste à l’explosion d’une bombe atomique, dans l’atoll de Moruroa.
15 septembre : Mise à flot du « Resolution », premier sous-marin britannique équipé de 16 missiles Polaris.
28 septembre : Décès d’André Breton (poète et écrivain français).
4 novembre : Inondations catastrophiques à Florence et à Venise.
2 décembre : Réélection de U Thant comme secrétaire général de l’ONU.
15 décembre : Mort de Walt Disney (dessinateur, cinéaste et producteur américain).
16 décembre : Les Nations unies proclament le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
21 décembre : Signature de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (entrée en vigueur le 4 janvier 1969).

Feuilleton TV : Corsaires et Flibustiers :

Corsaires et Flibustiers ou Les Corsaires est un feuilleton télévisé français en 5 parties totalisant 13 épisodes de 26 minutes, diffusé du 24 septembre au 17 décembre 1966 sur la Première chaîne de l’ORTF.

Le feuilleton met en scène les aventures du capitaine Nicolas de Coursic (interprété par Michel Le Royer), au temps des corsaires et des flibustiers. C’est à Claude Barma, qui venait tout juste de réaliser Le Chevalier de Maison-Rouge que l’ORTF confie son projet de série inspirée des corsaires. Le tournage a lieu en 1966 sur le Lac de Garde, en Italie. Le générique a été composé par François Deguelt.

Voir sur YouTube : Corsaires et Flibustiers S01E01 par didieralbert ; 1966 : les maillots de bain en plastique | Archive INA

Oldtimer – Facel-Véga Facel 6 (1965)

En 1963, Jean Daninos, directeur fondateur de la marque Facel-Vega, souhaite compléter sa gamme alors composée de la Facel III (ex-Fracellia) dotée du moteur Volvo 1800 cm3 et de la prestigieuse mais très chère Facel II.

Un Moteur fiable :

Les difficultés financières de la firme lui interdisaient de proposer un modèle complètement nouveau et surtout un moteur original. Astucieusement, la future Facel 6 fut une savante évolution du châssis de la Facel III tandis que son esthétique la rapprochait avec bonheur de la Facel II. La motorisation idéale fut trouvée sous la forme du robuste et fiable groupe Austin qui équipait notamment l’Austin-Healey 3000 (un 2852 cm3 développant 150 ch SAE). Son volume de production en faisait un moteur très bon marché. En outre, depuis octobre 1962, la cylindrée des Austin-Healey exportées en France avait été réduite pour des raisons fiscales. Le moteur était donc tout trouvé. La Facel 6 avait la même apparence que la Facel III, cependant le moteur plus volumineux avait nécessité un bossage de capot plus prononcé et un porte-à-faux avant plus important.

Deux boîtes de vitesses sont proposées au choix, une BMC avec surmultiplicateur et une Pont-à-Mousson. Dans les deux cas, la vitesse maximale est de 195 km/h. Les suspensions étaient adaptées et le freinage amplifié par un servo-frein était assuré par des disques Dunlop aux quatre roues. Celles-ci étaient à rayons avec moyeux Rudge en provenance de chez Borrani ou Dunlop.

Une seule option : 

Deux carrosseries étaient prévues, un cabriolet et un coupé quatre places (en réalité un coach). Cette élégante voiture était bien équipée et luxueusement finie avec 36 combinaisons possibles de laques et de garnitures. La sellerie cuir était de série ainsi que le volant bois et aluminum Nardi. La seule option concernait la radio. Malheureusement, la société Facel, gérée indirectement par l’état, ne fut pas autorisée à la poursuite de son activité et la Facel 6, voiture réussie, connue une très courte carrière tout à la fin de 1964 jusqu’en 1965. Ultime tentative pour sauver la marque, la Facel 6 a été produite à 44 exemplaires dont 7 cabriolets.

Caractéristiques Techniques :

Moteur : 6 cylindres en ligne ; Cylindrée : 2852 cm3 ; Puissance maximale : 150 ch.
Transmission : BV mécanique BMC à 4 rapports + overdrive et BV mécanique Pont-à-Mousson à 4 rapports.
Performances : Vitesse maximale : 195 km/h.
Carrosserie(s) : Coach 4 places ; Cabriolet 2 places.
Dimensions : Longueur : 4165 mm ; Largeur : 1 580 mm ; Hauteur : 1290 mm ; Empattement : 2450 mm.

Prix du modèle neuf en 1964 : 40.000 F pour le cabriolet et 35.000 F pour le Coach soit respectivement 56.700 € et 50.000 € avec 835% d’inflation sur la période.

Cote Actuelle : 75.000 € pour le cabriolet et 50.000 € pour le coach.