Youngtimer – Peugeot 406 Coupé V6 (1997-2004)

Carrossé par Pininfarina auquel on doit les plus belles Ferrari, le Coupé 406 avait une ligne intemporelle qui surclassait tous ses rivaux. A partir de la plate-forme de la berline, les concepteurs du Coupé 406 réussirent à créer une merveille d’élégance et de pureté, des lignes tendues avec un équilibre parfait des volumes et un capot plongeant jusqu’à une calandre agressivement fendue. Dès sa sortie, la presse spécialisée est enthousiasmée par son design et le coupé obtient plusieurs prix : Coupé « più Bello del Mondo 1997 » à la Triennale de Milan, « Car Design Award 1997 » au Salon Automobile de Turin et « Plus Belle Voiture de l’Année 1998 » au Festival automobile international.

Du volume et de nombreux équipements de série : 

Mais cette voiture comprend aussi quatre vraies places, ce qui la plaçait en tête de sa catégorie dans le domaine de l’habitabilité. Si la planche de bord reprenait celle de la berline, les cadrants cerclés par un jonc chromé étaient du plus bel effet. La sellerie cuir fabriqué par Recaro équipée d’un réglage électrique des sièges était fournie en série, ainsi que les lave-phares, les rétroviseurs électriques chauffants et une installation hi-fi de qualité remarquable. La gamme des coupés comprenant le 2 litres et le V6 était équipée au choix d’une boîte cinq rapports ou automatique.

Un nouveau moteur V6 pour une voiture sûre : 

Pour connaître la motorisation, tous les coupés étant d’apparence identique, il faut regarder les jantes qui sont de 16 pouces pour le V6. Le six cylindres en aluminium fut conçu par Peugeot, et financé conjointement avec Renault. Contrairement à l’ancien « Peugeot-Renault-Volvo », ce 6 cylindres comporte 24 soupapes à poussoirs hydrauliques avec un vilebrequin en acier forgé et se distingue par une conception moderne et une architecture classique. Au confort de conduite, irréprochable à toutes les vitesses, s’ajoutait le fait de posséder une voiture absolument sûre, au freinage exceptionnellement puissant. Des airbags latéraux étaient disponibles en option.

Caractéristiques techniques : 

Moteur : Essence : 2.0i 135/138 ; 2.2i 160 ch ; 3.0 V6 194/210 ; Diesel : 2.2 HDi 136 ; Cylindrée : 1997 à 2946 cm3 ; Puissance maximale : 135 à 210 ch ; Couple maximal : 180 à 314 Nm
Transmission : Traction avant ; Boîte de vitesses : Manuelle 5 rapports ou Automatique 4 rapports
Poids et performances : Poids à vide : de 1460 à 15851 kg ; Vitesse maximale : 203 à 240 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 7.8 à 12.3 s
Châssis – Carrosserie : Coupé 4 places
Suspensions : Pseudo MacPherson / Multibras
Direction : Crémaillère, assistée
Freins : Avant : Disques ventilés ; Arrière : Disques
Dimensions : Longueur : 4615 mm ; Largeur : 1780 mm ; Hauteur : 1354 mm ; Empattement : 2700 mm : Voies AV/AR : 1512 mm/1524 mm ; Volume du coffre : 390 dm3

Prix du modèle neuf en 1997 : 235.800 F pour le V6 soit 46.847 E avec 30% d’inflation sur la période.

Côte actuelle :  à partir de 2000 E

François

Album – Lloyd Cole – The Collection (1998)

À la fois loué pour son travail avec les Commotions et pour ses efforts solo plus éclectiques, Lloyd Cole s’est imposé comme l’un des compositeurs les plus doués et les plus efficaces de l’après-punk. Né le 31 janvier 1961, à Buxton, en Angleterre, Cole forma les Commotions en 1982 alors qu’il étudiait la philosophie à l’Université de Glasgow. À l’origine groupe important de Soul Music, le groupe finit par se restreindre à cinq membres qui incluaient le claviériste Blair Cowan, le guitariste Neil Clark, le bassiste Lawrence Donegan et le batteur Stephen Irvine.

Loyd Cole and the Commotions :

La qualité rare des compositions de Cole a valu aux Commotions un contrat avec British Polydor, et en 1984, ils font leurs débuts avec Rattlesnakes, un disque pop fougueux et sincère rempli de références littéraires (Jules et Jim, Simone de Beauvoir, Norman Mailer). Il se classe 13e dans les charts britanniques. Trois singles en sont extraits : Perfect Skin, Forest Fire et Rattlesnakes. Considéré aujourd’hui comme un des meilleurs albums des années 1980, il est notamment inclus dans Les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie.

Produit par l’équipe performante d’Alan Winstanley et Clive Langer, Easy Pieces (1985) eut un grand succès sur les radios FM. Bien que les critiques soient moins enthousiastes que pour Rattlesnakes, ce deuxième album a connu un succès commercial plus important. Il s’est notamment classé à la 5e place des charts britanniques et 6e en Nouvelle-Zélande. Trois singles en sont extraits : « Brand New Friend », « Lost Weekend » et « Cut Me Down », les deux premiers classés dans le top 20 britannique.

Mainstream (1987) : L’album est un succès commercial, et comme les deux précédents, il est certifié disque d’or au Royaume-Uni. Le groupe se séparera cependant en 1989. Mainstream a produit trois singles : « My Bag », « Jennifer She Said » et « From The Hip ».

Après le succès des Commotions, une carrière solo de songwriter :

Cole commence alors une carrière sans les Commotions et se déplace à New York pour s’établir comme interprète solo. Il se joint au batteur de session Fred Maher, qui a fait appel à l’ex-Voidoid Robert Quine à la guitare et à un chanteur-compositeur-interprète nommé Matthew Sweet pour jouer de la contrebasse, pour sortir son premier album solo intitulé Lloyd Cole 1990. Mais le succès commercial continue d’échapper à Cole bien que sa réputation de songwriter perdure avec des albums comme Lloyd Cole, Love Story, Music In A Foreign Language, Antidepressant, certains enregistrés en grande partie par lui-même et chez lui (y compris directement sur un Mac). À la fin des années 90, il crée un groupe new-yorkais du nom de The Negatives enregistrant un album éponyme. Tout d’abord distribué par des majors tel Polydor ou Capitol Records et après avoir enchaînés des périodes sans contrat, Lloyd Cole se tourne vers des petits labels indépendants comme Sanctuary Records, One Little Indian (Etc. est en réalité des outtakes de la période 1996/2000) et Tapete Records. Depuis 2007, plusieurs concerts acoustiques et compilations de versions alternatives ont été publiés, exclusivement en vente sur son site et en série limitée. On y retrouve un certain nombre de ses reprises de Marc Bolan, Leonard Cohen, Nick Cave, Lou Reed, Bob Dylan, Tim Hardin, Burt Bacharach et Kris Kristofferson. Jouant souvent dans des petites salles, seul à la guitare acoustique, il aime à interagir avec son public, comme dans un stand-up, et certaines de ses chansons sont dites plutôt que jouées.

Lloyd Cole – The Collection (1998) : Les huit premières pistes (sur un total de 20) sur ce best-of sont des tubes de Lloyd Cole and the Commotions. Le reste est extrait du travail solo de Cole tout au long des années 90, qui comprenait quatre albums forts : Lloyd Cole, Don’t Get Weird On Me, Babe, Bad Vibes et Love Story (avec son magnifique et mélodique morceau « Like Lovers Do ») ou l’inédit « That Boy » (qui réapparaîtra en 2001 sur l’excellent album Negatives). 

François

Discographie Loyd Cole and the Commotions :

1984 – Rattlesnakes (No. 13 UK)
1985 – Easy Pieces (No. 5 UK)
1987 – Mainstream (No. 9 UK)

Discographie Loyd Cole :

1990 – Lloyd Cole
1991 – Don’t Get Weird On Me, Babe
1993 – Bad Vibes
1995 – Love Story
1998 – The Collection
2001 – Negatives
2001 – Plastic Wood
2001 – Etc.
2003 – Music In A Foreign Language
2006 – Antidepressant
2010 – Broken Record
2013 – Standards

Voir sur YouTube : « Lloyd Cole And The Commotions – Rattlesnakes » ; « Lloyd Cole And The Commotions – Forest Fire » ; « Lloyd Cole And The Commotions – Perfect Skin » et « Lloyd Cole And The Commotions – From The Hip » par LloydColeVEVO ; « Lloyd Cole… Like Lovers Do » par Second Station

Film – The big Lebowski (1998)

Le film : 

La vie de Jeffrey Lebowski, alias le Duc (joué par Jeff Bridges), s’écoule paisiblement dans le comté de Los Angeles à jouer au bowling en compagnie de ses potes Walter Sobchak (John Goodman) et Donny (Steve Buscemi), à se prélasser chez lui en peignoir en écoutant Bob Dylan et à siroter des Russes blancs. Mais à la suite d’une confusion d’identité, le Duc fait malgré lui la connaissance d’un millionnaire également appelé Jeffrey Lebowski. Lorsque la jeune épouse du millionnaire est enlevée, celui-ci fait appel au Duc pour apporter la rançon demandée par ses ravisseurs. Mais les choses commencent à aller de travers quand Walter Sobchak projette de garder la rançon pour eux…

Julianne Moore, Steve Buscemi, David Huddleston, Philip Seymour Hoffman, Tara Reid et John Turturro complètent la distribution du film, dont l’histoire est narrée par un cow-boy interprété par Sam Elliott.

L’intrigue du film s’inspire de celle du roman Le Grand Sommeil, de Raymond Chandler. The Big Lebowski reçut tout d’abord des critiques mitigées mais, avec le temps, celles-ci sont devenues plus positives et le film a acquis le statut de film culte, connaissant une brillante carrière en vidéo, grâce à ses personnages atypiques, ses séquences de rêves surréalistes, ses dialogues décapants et sa bande originale très éclectique.

Le Russe Blanc : 

Le Russe blanc qui est le cocktail préféré du Duc, est un cocktail à base de 5 cl de vodka, 2 cl de liqueur de café et 3 cl de crème (ou de lait), servi avec de la glace dans un verre à cocktail. Depuis 1998, ce mélange connaît un important regain de popularité grâce au film des frères Coen. La légende dit que pendant le tournage des scènes, Jeff Bridges, l’acteur qui incarne le Duc, tenait à boire le même nombre de Russe blanc que son personnage, dans le but de s’identifier à lui pendant les prises. Cette légende a donné naissance à l’expérience urbaine « Big Expérience », selon laquelle il faut boire la même quantité de cocktails que le Duc pendant le visionnage du film (9 verres), afin de saisir toutes les subtilités du personnage. Notez que le Dude s’en fait des doubles!

Le Dudeism :

Le personnage de loser magnifique incarné à l’écran par Jeff Bridges, surnommé « The Dude » (le mec), a été canonisé en 2005 par le « dudeism », une religion potache mariant le Non-Agir (précepte tiré du taoïsme), les déambulations en peignoir, et la dégustation de Russes Blancs. Délivrant ses ordinations à ses ouailles sur canapé par simple retour de mail, le dudeism revendique 400.000 prêtres…

Un livre de fans consacré au film culte a été édité en 2014!

Même Jeff Bridges avoue sa relative déception en préface de Je suis un Lebowski, tu es un Lebowski. « On me demande souvent si je suis surpris par le retentissement qu’a eu The Big Lebowski ces dernières années. En général, on s’attend à ce que je réponde « oui », mais ma réponse est toujours « non ». Ce qui me surprend, c’est qu’il n’ait pas aussi bien marché que ce à quoi je m’étais attendu. Il était extrêmement drôle et les frères Coen venaient de remporter l’Oscar pour Fargo. Je pensais que les gens allaient adorer. Pour vous dire la vérité, j’ai été un peu déçu. »

Je suis un Lebowski, tu es un Lebowski par Bill Green, Ben Peskoe, Will Russell, Scott Shuffitt 

Pour certains, The Big Lebowski est juste un film. Pour d’autres, c’est LE film. Quand nous avons décidé de rassembler quelques amis dans un petit bowling du Kentucky pour boire des White Russians et faire la fête autour de notre film préféré, le Lebowski Fest était né. Nous nous sommes aperçu que nous n’étions pas seuls et des fans des quatre coins du monde, aussi connus sous le nom d’Achievers, ont commencé à sortir du bois. Nous, les losers à l’origine du Lebowski Fest, nous sommes assigné la modeste tâche de concocter un livre destiné aux fans de ce que nous estimons être le plus grand film de tous les temps (condoléances, Citizen Kane). De temps à autre, nous avons eu le sentiment de ne pas être dans notre élément, mais nous avons quand même persévéré et réussi. Je suis un Lebowski, tu es un Lebowski commence par une préface signée Jeff Bridges et comprend des photos de l’envers du décor prises par celui-ci sur le plateau. Pour mettre en lumière autant que nous pouvions le making-of de ce film, nous avons interviewé tout le monde, depuis John Goodman, Julianne Moore et John Turturo jusqu’aux acteurs ayant joué des seconds rôles, tels que la caissière de Ralphs, Liam et, oui, même Saddam. Nous avons recherché ceux qui ont inspiré l’histoire et ses personnages, y compris Jeff Dowd (le Dude), John Milius (Walter) et l’homme dont le tapis harmonise vraiment la pièce, Peter Exline. Nous avons même retrouvé le vrai petit Larry, un garçon qui, en effet, a réellement fait preuve d’une impassibilité totale devant deux cinglés qui se sont mis à agiter sous son nez son devoir dans une pochette en plastique. Le livre contient enfin des questionnaires, des interviews de différents Achievers, des pistes pour dudifier votre vie, un guide retraçant les lieux de tournage du film, les meilleurs moments du Lebowski Fest et tout ce qui s’ensuit.

Cette ode à la non-performance serait le principal ressort de cette interminable « lebowskimania » selon l’écrivain Olivier Maulin, auteur de la postface de Je suis un Lebowski, tu es un Lebowski : « On est bien au-delà d’une simple farce. Dans un monde rationalisé et tourné vers la rentabilité, le Dude propose une forme de rébellion salvatrice. C’est un film post-idéologique : le Dude fait la révolution tout seul dans son coin. Mais il peut, si on l’imite, ébranler le système. »

François

Voir sur YouTube : « THE BIG LEBOWSKI Bande Annonce VOST » par FilmsActu

Disque – Alain Bashung – Fantaisie Militaire (1998)

Bien qu’il ait assisté à la naissance du Rock & Roll pendant les années 60 en France, il a fallu encore 15 ans pour que l’étoile d’Alain Bashung se lève. Né à Paris en 1947, il a été élevé en Alsace mais a quitté l’endroit à l’âge de 16 ans pour commencer à jouer dans un groupe avec plusieurs amis. Le groupe a duré plusieurs années, jusqu’à ce que Bashung commence à enregistrer chez Philips pour lui-même, en 1966. Dix ans passent avant tout succès, bien qu’il ait joué un rôle de premier plan dans « La Révolution Française » , l’opéra rock français produit par Claude-Michel Schoenberg en 1973.

En 1976, Alain Bashung commence à travailler avec le parolier Boris Bergman et l’auteur-compositeur Andy Scott. Le changement d’atmosphère s’est avéré utile, puisqu’en 1977, Bashung sort Roman-Photo suivi de Roulette Russe en 1979, avec le single « Gaby, Oh Gaby » qui devient un tube énorme en 1980. Après que Bashung soit devenu une star et ait gagné son premier disque d’or cette année là, il enregistre alors « Vertige de l’Amour » succès de l’album Pizza sorti en 1981.

Il réalisera le rêve de toute une vie en 1982 quand il enregistre avec Serge Gainsbourg pour l’album Play blessures. Ce disque est une rupture volontaire avec le succès énorme et inattendu de « Gaby, Oh Gaby », dont il semble vouloir se démarquer. Pendant le milieu des années 80, Bashung est resté au sommet du firmament pop français, avec des singles comme « S.O.S. Amor » et « Touche Pas à Mon Pote ».

En 1986, avec Passé le Rio Grande il renoue avec la veine de ses premiers tubes et collabore d’ailleurs à nouveau avec Boris Bergman. Cet album est récompensé « Meilleur album rock » aux Victoires de la musique.

Il perd de l’audience vers la fin des années 80, mais revient sur le devant de la scène en 1991 avec Osez Joséphine dans lequel il poursuit sa collaboration avec Jean Fauque. Il élargit son public, l’album se vend à 350 000 exemplaires, et lui permet de remporter trois Victoires de la Musique. Le titre « Osez Joséphine » est son premier vrai tube depuis « Vertige de l’amour ». Sur le même album, on retrouve le titre « Madame rêve », titre rapidement incontournable de son répertoire, qui laisse entrevoir ses évolutions artistiques à venir.

Chatterton suit en 1994 et en 1998 Bashung revient au sommet des charts d’album français avec Fantaisie Militaire.

Fantaisie Militaire (1998) : Cet album marque un tournant dans la carrière d’Alain Bashung. Il s’est entouré de musiciens de renom, tels que les Valentins et Rodolphe Burger. La plupart des textes sont cosignés par Alain Bashung et Jean Fauque. Cet album a été l’un des plus grands succès critiques et commerciaux du chanteur, grâce, entre autres, au titre « La nuit je mens ». Il sera récompensé en 1999 par trois Victoires de la musique : artiste interprète de l’année, album de l’année, meilleur vidéoclip pour « La nuit je mens », et surtout par une Victoire des victoires du meilleur album de ces 20 dernières années, décernée en 2005. Selon le magazine Rolling Stone en 2010, cet album est classé 9e dans le classement des 100 meilleurs albums de rock français. 

2002 a vu la sortie non seulement de l’album de référence L’Imprudence mais aussi Cantique des Cantiques avec sa femme, Chloé Mons. Bleu Pétrole, le douzième album et dernier album studio de Bashung sort en 2008.

Bashung est décédé en 2009 à l’âge de 62 ans, après une bataille contre le cancer du poumon. 2011 a vu la sortie de L’Homme à Tête de Chou, le premier album posthume de Bashung. C’est un remaniement piste par piste de l’album de Serge Gainsbourg du même nom, qui a été enregistré à l’origine comme bande sonore d’un spectacle de danse de Jean-Claude Gallotta.

Discographie : 

1977 : Roman-photos
1979 : Roulette russe
1981 : Pizza
1982 : Play blessures
1983 : Figure imposée
1986 : Passé le Rio Grande
1989 : Novice
1991 : Osez Joséphine
1994 : Chatterton
1998 : Fantaisie militaire
2002 : L’Imprudence
2008 : Bleu pétrole
2011 : L’Homme à tête de chou

François

Voir sur YouTube : « Alain Bashung – La nuit je mens » et « Alain Bashung – J’Passe Pour Une Caravane » par AlainBashungVEVO ; « Alain Bashung – Gaby Oh Gaby » par claudius94 ; « L’arrivée du tour – alain bashung » par crachetonvenin

Rétroactu – Février 1998

Évènements : 

2 février : France : annonce du démantèlement du surrégénérateur Superphénix. Mort de Haroun Tazieff. Le célèbre vulcanologue meurt à Paris à l’âge de quatre-vingt-trois ans.
3 février : États-Unis : exécution dans une prison du Texas de Karla Faye Tucker, 38 ans, meurtrière repentie et born again, malgré une intense campagne médiatique internationale en sa faveur et l’intervention du Pape Jean-Paul II.
6 février : République dominicaine : mort du chanteur autrichien Falco, à la suite d’un accident de voiture. France : assassinat du préfet de Corse, Claude Érignac. Allemagne : record de chômage en Allemagne : 4,8 millions. États-Unis : mort de Carl Wilson, chanteur des Beach Boys, à la suite d’un cancer du poumon.
7 février : Syrie : Le président syrien Hafez el-Assad destitue son frère Rifaat de son poste de vice-président.
10 février : France : adoption du projet de loi sur la semaine de travail de 35 heures.
12 février : Art : Exposition « Manet, Monet : la gare Saint-Lazare ». Le musée d’Orsay inaugure cette exposition qui doit durer jusqu’au 17 mai.
19 février : Décès de Mancur Olson
20 février : Chanson : 13es Victoires de la musique : Florent Pagny et Zazie sont désignés comme les meilleurs artistes interprètes masculin et féminin.
22 février : Sports : Fin des jeux Olympiques d’hiver. Après deux semaines, les dix-huitièmes JO d’hiver s’achèvent à Nagano, au Japon.
23 février : Irak : Kofi Annan désamorce la crise entre l’Irak et les États-Unis.
28 février : Kosovo : affrontement armés, 2 000 personnes tuées par la police et les milices serbes, 250 000 réfugiés en Albanie (février–mars 1998). Cinéma : 23e nuit des Césars. Le film On connaît la chanson d’Alain Resnais est le grand vainqueur des trophées annuels de la cérémonie des Césars.

Source

Voir sur YouTube :  « Ja2 20h émission du 17 février 1998 » par Ina Actu  

Spécial Ferrari vintage (1957-1992) – Dix modèles prestigieux

Un peu d’histoire :

Dans la vaste perspective de l’industrie automobile mondiale, le nom de Ferrari, bien que relativement récent, n’en jouit pas moins d’un prestige très enviable. Ceci n’est d’ailleurs guère surprenant quand on sait que depuis ses origines et durant tout son développement, cette histoire fourmille d’évènements et d’hommes, qui, tous, ont contribué à ce résultat. Il est hors de doute que le développement de Ferrari en tant que marque autonome coïncida avec une période historiquement favorable : celle de l’expansion économique des années 50. Cependant, malgré la croissance rapide du marché, les conditions économiques et sociales de l’Italie posaient encore de nombreux problèmes, et tandis que Ferrari naissait et croissait, de nombreuses marques illustres disparaissaient dans l’ombre.

Au centre de cette aventure sportive et industrielle se détache la forte personnalité d’Enzo Ferrari, avec sa longue expérience à laquelle il doit des capacités techniques et des qualités de chef indiscutées. De son propre aveu, l’enfance de Ferrari avait été dominé par trois ambitions : devenir chanteur d’opérette, chroniqueur sportif ou pilote de course. Volontairement, ou poussé par la nécessité, il embrassa la carrière automobile et le fit avec une passion telle que celle-ci allait dominer toute sa vie.

En 1919, Ferrari est pilote d’essais chez un particulier puis chez CNM. En 1920, Il rentre chez Alfa Romeo à qui il resta lié, directement ou indirectement jusqu’en 1939. En 1929, il fonde la « Scuderia Ferrari S.p.A. » dont le siège est à Modène et qui sert pendant huit ans de support aux activités sportives d’Alfa Romeo. En 1939, Enzo Ferrari retourne à Modène et fonde « Auto Axio Costruzioni » pour la production de machines outils et en particulier de rectifieuse à huile. Alfa Romeo, réalisant les capacités de son ex-employé, avait posé une condition suivant laquelle il ne pourrait se servir de son nom pour aucune voiture, durant une période de quatre ans.

Mais Ferrari n’attend pas et se lance dans la construction automobile. Il charge l’ingénieur Alberto Massimino de dessiner la 815 pour les Mile Miles de 1940. Les voitures se comportent bien, mais la précarité de leur préparation les empêche de gagner. La guerre met un terme brutal à cet enthousiasme. En 1943, l’usine est transférée à Maranello, à 16 kms de Modène. Elle est bombardée deux fois puis reconstruite. En 1945, l’ancienne société fait place aux « Automobiles Ferrari ». C’est le début de l’aventure Ferrari.

Liste chronologique des modèles de la marque de 1947 à 1999 : 

1947 : Sortie de la Ferrari 125 S qui gagne sa première victoire sur le circuit de Carcalla, à Rome ; 159 S.
1948 : 166 Inter GT ; 166 S ; 166 Inter Sport ; 166 MM.

1950 : 195 Inter ; 195 S ; 275 S équipée du premier V12 de 3322 cm3 ; 340 America.
1951 : 212 Inter (2562 cm3) ; 342 America ; 212 Export.
1952 : 250 S ; 225 S ; 340 Mexico.
1953 : 250 Europa ; 375 America ; 250 MM ; 340 MM ; 375 MM; 625 TF ; 735 S ; 500 Mondial.
1954 : 250 GT Coupé ; 750 Monza ; 250 Monza ; 375 Plus.
1955 : 376 S ; 735 LM ; 857 S.
1956 : 500 Testa Rossa; 250 GT ; 410 Superamerica ; 625 LM ; 410 S ; 290 MM ; 860 Monza.
1957 : 250 GT Cabriolet ; 250 California ; 550 TRC ; 290 S ; 315 S ; 335 S ; 250 Testa Rossa.
1958 : Dino 196 Sport moteur V6 ; Dino 296 S ; 412 S.
1959 : 250 GT Berlinetta.

1960 : 400 Superamerica ; 250 GT 2+2; Dino 246 S.
1961 : 246 SP.
1962 : 250 GTO ; 250 GT Lusso ; 196 SP ; 286 SP ; 248 SP ; 268 SP ; 330 LM ; 330 TR.
1963 : 250 P ; 330 P ; 250 LM.
1964 : 330 GT 2+2 ; 500 Superfast ; 275 GTB ; 275 GTS ; 275 P.
1965 : 275 GTB Competizione ; 275 P2 ; 330 P2 ; 365 P ; Dino 166 P ; Dino 206 SP.
1966 : 330 GTC ; 365 California ; 275 GTB 4 ; 330 GTS ; Dino 206 S ; 330 P3.
1967 : Dino 206 GT ; 365 GT 2+2 ; 330 P4 ; 412 P ; 350 CanAm.
1968 : 365 GTC ; 365 GTB4 (Daytona coupé) ; 612 CanAm.
1969 : Dino 246 GT ; 212 P ; 365 GTS ; 365 GTS4 (Daytona cabriolet) ; 212 E.

1970 : 512 S ; 512 M.
1971 : 365 GTC4 ; 365 GT4 BB ; 312 P ; 712 Can Am ; 365 GTB4 Competizione.
1972 : Dino 246 GTS ; 365 GT4 2+2.
1973 : Dino 308 GT4.
1975 : Dino 208 GT4 ; 308 GTB.
1976 : 400 Automatic ; 400 GT ; 512 BB.
1977 : 308 GTS.
1978 : 512 BB LM.
1979 : 400 Automatic i ; 400 GTi

1980 : Mondial 8 ; 208 GTB ; 208 GTS ; 308 GTBi ; 308 GTSi.
1981 : 512 BBi.
1982 : 208 GTB Turbo ; Mondial Quattrovalvole ; 308 GTB Quattrovalvole ; 308 GTS Quattrovalvole.
1983 : 208 GTS Turbo ; Mondial Cabriolet.
1984 : 288 GTO ; Testarossa.
1985 : 412; 328 GTB ; 328 GTS ; 3.2 Mondial ; 3.2 Mondial Cabriolet.
1986 : GTB Turbo ; GTS Turbo.
1987 : F40 ; 408 4RM ; 408 4RM.
1989 : Mondial T ; Mondial T Cabriolet ; 348 TB ; 348 TS ; F40 Competizione.

1992 : 512 TR ; 456 GT.
1993 : 348 GTB ; 348 GTS ; 348 Spider ; 348 GT Competizione ; 348 Challenge.
1994 : F355 Berlinetta ; F355 GTS ; F512 M ; F333 SP.
1995 : F50 ; F355 Spider ; F355 Challenge
1996 : 456 GTA ; 550 Maranello ; F50 GT.
1997 : 355 F1 Berlinetta ; 355 F1 GTS ; 355 F1 Spider.
1998 : 456M GT ; 456M GTA.
1999 : 360 Modena.

Ferrari 250 GT Cabriolet (1957-1962)

Ferrari 250 GT Cabriolet Série 2 (1959-1962)

A la fin des années 50, Ferrari commença à faire des efforts sérieux pour se constituer un catalogue digne de ce nom, avec une gamme complète de modèles de tourisme. Après le coupé 250 GT présenté en 1958, un cabriolet 250 GT fit ses débuts au Salon de Paris de 1959.

Moins d’élégance et plus de coffre : 

Il y avait déjà eu un premier cabriolet Ferrari 250 GT présenté en 1955, mais il n’avait trouvé que 40 clients en quatre ans. Malgré son prix de vente très élevé, il se montrait très peu rentable pour le constructeur. Le nouveau cabriolet 250 GT avait comme le précédent une carrosserie dessinée et fabriquée par Pininfarina. Ses lignes étaient plus simples et plus anonymes que celles du modèle précédent. Avec son pare-brise davantage relevé et son coffre plus volumineux, il se montrait moins élégant, mais ses occupants étaient mieux protégés des courants d’air et pouvaient emporter plus de bagages.

Un modèle alimentaire : 

On le devine, ce cabriolet était destiné à alimenter les caisses de la firme bien plus que sa mythologie. Il était particulièrement destiné au marché américain, au point que des critiques malveillants lui reprochèrent une ressemblance avec le coupé convertible Lincoln Continental… Ferrari pur-sang, avec sous le capot le piaffant V12 dans sa version 128F avec les bougies à l’extérieur du V, le cabriolet 250 GT deuxième série trouva 200 acheteurs en trois ans.

Caractéristiques : 

Moteur et transmission : Moteur : V12 « Colombo » 60° ; Position du moteur : Longitudinale avant ; Cylindrée : 2 953 cm3 ; Puissance maximale ; 240 ch (179 kW) ; Couple maximal : 245 Nm
Transmission : Propulsion
Boîte de vitesses : Manuelle 4 rapports + overdrive
Poids et performances : Poids à vide : 1400 kg
Vitesse maximale : 240 km/h
Accélération : 0 à 100 km/h en 7,1 s
Châssis – Carrosserie : Tubulaire en acier ; Cabriolet 2 places
Freins : Freins à disque
Dimensions : Longueur : 4 430 mm ; Largeur : 1 980 mm ; Hauteur : 1 130 mm ; Empattement : 2 600 mm ; Voies AV/AR : 1 354 mm / 1 349 mm

Côte actuelle : à partir de 800.000 Euros. Le coupé coûte la moitié environ…

Ferrari 275 GTB (1964-1966)

Ferrari 275 GTB (1964-1966)

Ferrari présenta au Salon de Paris de 1964 ses deux premiers modèles de tourisme à suspension quatre roues indépendantes : le cabriolet (spider) 275 GTS et la berlinette 275 GTB. Ces deux modèles, techniquement apparentés, étaient profondément différent d’aspect. Si la jolie GTS évoquait la promenade et les loisirs, l’agressive GTB ressemblait plutôt à une machine de course à peine civilisée.

Un retour aux sources : 

Avec sa surface vitrée réduite, son habitacle étriqué, son arrière fuyant, sa calandre projetée en avant, la GTB pouvait presque passer pour une « réplique » des fameuses berlinettes Ferrari Tour de France des années 50. C’était un retour aux sources de la mythologie ferrariste. Mais en ce début des années soixante, était en vogue, les formes anguleuses, les vastes surfaces vitrées, les lignes tendues et les arrêtes tranchantes. On ne fut pas loin de juger la nouvelle Ferrari démodée.

Un chassis hors du temps : 

Aujourd’hui, la GTB séduit par ses lignes simples et ses proportions justes, qui lui donnent un air de classicisme hors du temps. C’est l’archétype de la berlinette, exprimant parfaitement sa mission : emporter deux personnes à grande vitesse et en grand style.

Côte actuelle : 2.200.000 Euros

Caractéristiques : 

Moteur : V12 « Colombo » à 60° 2 ACT; Position du moteur : Longitudinale centrale avant ; Cylindrée : 3 285 cm3 ; Puissance maximale : 280 ch à 7 600 tr/min ch (soit 206 kW)
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Manuelle à 5 vitesses
Poids et performances : Poids à vide : 1 100 kg ; Vitesse maximale : 258 km/h
Freins : Disques
Dimensions : Longueur : 4325 mm ; Largeur : 1725 mm ; Hauteur : 1245 mm ; Empattement : 2400 mm ; Voies AV/AR : 1 377 mm / 1 393 mm

Ferrari 330 GT 2+2 (1964-1967)

Ferrari 330 GT 2+2 Série 2

Après le succès remporté par le modèle 250 GTE, Ferrari présenta une nouvelle voiture de même philosophie qui fut le clou du salon de Bruxelles en 1964, la 330 GT. Celle-ci succédait à la 330 America, très proche de la 250 GTE.

Une production de série : 

Pour produire cette nouvelle voiture, Ferrari avait fait construire une nouvelle usine et le pilote-ingénieur Mike Parkes fut chargé de diriger l’affaire. Une production journalière de trois unités avait été prévue. Il semble d’ailleurs, que cet objectif ait été un peu optimiste, mais les ventes de la 250 GTE semblaient montrer la voie à suivre.

Une grosse voiture rapide : 

La châssis allongé n’avait rien de nouveau si ce n’est que la rigidité des ressorts avait été jugée suffisante pour guider latéralement le pont, et le parallélogramme de Watt avait été supprimé. Le moteur était un quatre litres dont le bloc avait été allongé. La carrosserie dessinée par Pininfarina comprenait un avant à quatre phares, qui fut très critiqué avant d’être abandonné en faveur d’une façade classique. Construite dans les ateliers de Pininfarina, la voiture avait perdu cet aspect sportif qui existait encore sur le modèle précédent, la 250 GTE. Cette voiture, fut plus tard remplacée par un modèle encore plus puissant, la 365 GT. 1088 exemplaires virent le jour.

Caractéristiques : 

Moteur : V12 24s ; Position du moteur : Longitudinale avant ; Cylindrée : 3 967 cm3 ; Puissance maximale : 304 ch (224 kW) ; Couple maximal : 390 Nm
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Boîte manuelle 4 rapports à overdrive puis 5 rapports synchronisés
Poids et performances : Poids à vide : 1 380 kg ; Vitesse maximale : 245 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 7,5 s
Consommation mixte : 26,5 L/100 km
Châssis – Carrosserie : Tubulaire ; Coupé 2+2
Suspensions : Ressorts à lames et hélicoïdaux avec amortisseurs
Freins : Freins à disque
Dimensions : Longueur : 4801 mm ; Largeur : 1753 mm ; Hauteur : 1321 mm ; Empattement : 2650 mm

Prix du modèle neuf en 1966 : 78.000 F soit 102.569 Euros avec 762% d’inflation sur la période.

Côte actuelle : Entre 275.000 Euros (1ère série) et 330.000 Euros (2ème série)

Ferrari 365 GT 2+2 (1967-1971)

Ferrari 365 GT 2+2 (1967-1971)

C’est au salon de l’automobile de Paris qu’a été présenté la 365 GT 2+2. Elle remplaçait la 330 GT 2+2. Avec ce nouveau modèle Grand Tourisme, la firme Ferrari démontrait sa parfaite maîtrise de ce type de voiture qu’elle avait abordé avec la 250 GTE de 1960. Voiture de rêve pour transporter quatre personnes à des vitesses élevée, le luxueux coupé 365 GT 2+2 offrait un niveau de confort encore jamais atteint sur une Ferrari, sans sacrifier, loin de là, les performances.

Une suspension moderne : 

Le châssis, classique chez Ferrari, était tubulaire, mais la suspension était maintenant à quatre roues indépendantes, retenues et guidées par des triangles inégaux superposés, la suspension étant assurée par des ressorts hélicoïdaux et des amortisseurs télescopiques. La grande nouveauté était la suspension hydropneumatique arrière qui assurait une assiette constante quelle que fût la charge à l’arrière. Une première sur une voiture GT, mais Citroën l’avait déjà installée depuis plus de 10 ans sur ses DS et ID. Le moteur était un 4,4 litres simple arbre et, comble d’embourgeoisement, elle bénéficiait de série de la direction assistée et de l’air conditionné comme une grosse américaine.

Une superbe Carrosserie : 

La carrosserie était due au crayon de Pininfarina qui avait réussi à affiner les formes du modèle précédent en reprenant le museau de la 500 Superfast allié à un arrière effilé et tronqué. Le superbe résultat se présentait sous les traits d’un coupé long à quatre places d’une finition exemplaire dont 800 modèles ont été fabriqué entre 1967 et 1971.

Caractéristiques : 

Moteur : V12 4,4 L, 24s ; Position du moteur : Longitudinale avant ; Cylindrée : 4390 cm3 ; Puissance maximale : 320 ch (235 kW)
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Boîte manuelle 5 rapports
Poids et performances : Poids à vide : 1 480 kg ; Vitesse maximale : 245 km/h
Châssis – Carrosserie : Tubulaire ; Coupé 2+2
Freins : Disques
Dimensions : Longueur : 4974 mm ; Largeur : 1786 mm ; Hauteur : 1345 mm ; Empattement : 2650 mm

Prix du modèle neuf : 115.000 Francs en 1970 soit 130.000 Euros avec 640 % d’inflation sur la période.

Côte actuelle : 160.000 Euros

Ferrari 365 GTB 4 Spider Daytona (1969-1973)

Ferrari 365 GTB 4 Spider Daytona (1969-1973)

Si, traditionnellement, Ferrari désigne par les lettre GTB les berlinettes (fermées) et par GTS, les spiders (cabriolets), une voiture fait exception : la version découverte de la Daytona, née GTS 4 en septembre 1969, prendra vite la désignation GTB 4 Spider ou, plus couramment, l’appellation Spider Daytona.

Une forme parfaite : 

La 365 GTB 4 Daytona qui découlait sur le plan mécanique de la 275 GTB 4 dotée du premier V12 à 4 arbres à came en tête de Maranello, était apparue comme un chef d’œuvre d’équilibre et de fluidité signé Pininfarina. L’apparition de la version découverte fut un autre grand moment de plaisir esthétique. Sans toucher aux lignes principales de la berlinette, Pininfarina a traité l’arrière sobrement, donnant au coffre un léger galbe d’une rare élégance.

Un succès à retardement : 

Destinée au marché californien, le spider Daytona pouvait recevoir en option des roues à rayons chic « rétro ». Pardoxe : ce chef d’œuvre fut un peu boudé par les ferraristes purs et durs. Dix ans plus tard, la demande des collectionneurs fut telle que des transformateurs scalpèrent sans scrupules des coupés pour quelques spéculateurs forcenés. Attention aux faux! La production de Spiders Daytona authentiques est estimée à 80 exemplaires.

Caractéristiques : 

Moteur : V12 60° ; Position du moteur : Longitudinal avant ; Cylindrée : 4 390 cm3 ; Puissance maximale : 352 ch (259 kW) ; Couple maximal : 431 nm à 5500 trm Nm
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Manuelle 5 vitesses
Poids et performances : Poids à vide : 1300 kg ; Vitesse maximale : 270 km/h
Accélération : 0 à 100 km/h en 5,72 s
Châssis – Carrosserie : Châssis tubulaire en acier ; Berlinette coupé et Cabriolet spider
Suspensions : Indépendante à double triangulation avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs
Freins : 2 disques ventilés avant et arrière
Dimensions : Longueur : 4425 mm ; Largeur : 1760 mm ; Hauteur : 1245 mm ; Empattement : 2400 mm

Prix du véhicule neuf : 101.000 Francs soit 121.185 Euros avec 687% d’inflation sur la période.

Côte : 3.000.000 Euros pour un modèle authentique.

Ferrari 412 (1979-1989)

Ferrari 412 (1977-1989)

La Ferrari 412 était en 1989 la dernière Ferrari à moteur avant. La firme la présentait comme un coupé, mais il serait plus juste de l’appeler une berline deux portes. C’est la déscendante de la 365 GTB 2+2 présentée en 1972. Elle devint en 1976 la 400 GT ou 400 Automatic (selon la transmission). C’était la première fois qu’une telle transmission était montée sur une Ferrari et l’on pouvait craindre, comme le titra à l’époque le magazine Sport-Auto, « le mariage de la carpe, du lapin et du cavallino ».

Un pedigree sans défaut : 

Son moteur V12 à deux arbres à came en tête par rangée de cylindre, fut inauguré par la 365 GTC 4, avec une cylindrée portée à 4823 cm3, pour devenir le type 400, puis à 4932 cm3 avec la dénomination 412. La boîte de vitesse était accolée au moteur. Les clients avaient le choix entre une boîte de vitesse manuelle à cinq rapports et une transmission automatique à trois rapports Turbo 400 fournie par General Motors.

Une GT efficace : 

Le châssis provenait en ligne droite de la 365 GTC/4 avec un empattement porté à 2,70 m. Il est construit en tubes d’acier, avec une suspension à 4 roues indépendantes et des freins à disques. La 412 était équipée en série d’une d’une direction assistée et d’un système d’air conditionné. Avec moins de panache que les berlinettes biplace, la 412 était une superbe GT, puissante et efficace, dans la grande tradition des Ferrari.

Caractéristiques : 

Moteur : V12 4,4 L, 24s ; Position du moteur : Longitudinale avant ; Cylindrée : 4 390 cm3 ; Puissance maximale : 340 ch (250 kW)
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Boîte manuelle 5 rapports et Automatique 3 rapports à convertisseur hydraulique
Poids et performances : Poids à vide : 1 500 kg
Vitesse maximale : 245 km/h
Châssis – Carrosserie : Tubulaire ; Coupé 2+2
Freins : Disques
Dimensions : Longueur : 4810 mm ; Largeur : 1796 mm ; Hauteur : 1310 mm ; Empattement : 2700 mm

Prix du modèle neuf en 1989 : 741.000 Francs soit 180.400 Euros avec 60% d’inflation.

Côte actuelle : 60.000 Euros

Ferrari 512 BB (1976-1981)

Ferrari 512 BB (1976-1981)

La BB 512, fraîchement reçue lors de sa première présentation, est à ce jour considérée comme un des must de la marque. La 365 GT4 BB , dont la production démarrera réellement en 1973, dessinée par Pininfarina, possède d’entrée de jeu une ligne à la fois pure et ravageuse. Deux ingénieurs l’ont conçu : Angelo Bellei pour la structure et Giuliano De Angelis pour le moteur.

Du V12 au FLAT 12 : 

Tous deux ont conçu une voiture entièrement nouvelle, mais en reprenant tout ce qui a fait en partie le succès de Ferrari en course. Cellule centrale plus structure tubulaire avant arrière, moteur en position centrale arrière avec douze cylindres à plat, d’où l’appellation Boxer. Bref, tous les composants d’une vraie voiture de course, mais qui, à l’époque ont quelque peu révolutionné les habitudes des ferraristes, seule la Dino ayant eu droit au moteur central arrière.

Quatre carburateurs triple corps : 

Lancée avec un 4,4 litres, la BB devra évoluer en 1976 vers les 5 litres de cylindrée, pour faire face aux nouvelles mesures anti-pollution. Ce surcroit de cylindrée n’engendrera pas plus de puissance, au contraire: la 365 faisait 365 ch, la 512 n’en fait plus que 340, mais elle se rattrape sur le couple, la finition et la fiabilité. Pour la petite histoire, l’injection apparaitra sur la BB en 1981, en conservant la même puissance. A ce jour, la plus aimé des 512 reste la 512 carburateurs. Le Flat 12 en alliage léger d’une cylindrée de 4942 cm3 développait une puissance de 340 chevaux à 6200 tr/mn avec un couple de 46 mkg à 4600 tr/mn. Il était distribué par 4 arbres à cames en tête et alimenté par quatre carburateurs Weber triple corps.

Caractéristiques : 

Moteur : Type: 12 cylindres à plat, 24 soupapes, 2 arbres à cames en tête ; Position: longitudinal central AR ; Alimentation: 4 carbus Weber triple corps ; Cylindrée : 4 942 cm3 ; Alésage x course : 82 x 78 ; Puissance : 340 ch à 6 000 tr/mn
Transmission : AR + pont autobloquant en option ; Boîte de vitesses : mécanique 5 rapports
Freins : 4 disques ventilés AV
Dimensions : Longueur 440 cm ; Largeur 183 cm ; Hauteur 112 cm
Poids : Données constructeur : 1400 kg
Performances : Vitesse maxi : 280 km/h ; 400 m DA : 14,2 s ; 1 000 m DA : 25,1s ; 0 à 100 km/h : 6,5 s

Prix du modèle neuf : 330.000 Francs en 1981 soit 138042 Euros avec 174 % d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 290.000 E

Ferrari 288 GTO (1984-1986)

Ferrari 288 GTO Profil Avant

En 1982, Ferrari décide de construire un véhicule destiné à la compétition sur route, catégorie groupe B. Le cahier des charges  indique que celui-ci doit-être ultra-performant, à l’aise sur route et ayant des ressources pour vaincre en compétition. Ainsi, deux ans plus tard, la GTO voit le jour et est présentée au Salon de Genève en mars 1984. Cette « Gran Turismo Omologato » devait être construite en deux cents exemplaires pour être homologuée en groupe B.

Une 308 avec une différence : 

Sa dénomination 288 dénotait selon le système adopté par l’usine pour ses moteurs V8, une cylindrée de 2,8 litres. En multipliant cette valeur par le coefficient de 1,4 appliqué aux moteurs à turbocompresseur, on obtenait une cylindrée « corrigée » de 3920 cm3, ce qui permettait à la voiture d’intégrer la catégorie des moins de 4 litres.

Une accélération foudroyante : 

Le V8 à 32 soupapes de la GTO était apparenté à celui de la GTB mais il était installé en long, et non pas en travers, avec une boîte de vitesses différente et un empattement allongé de 10 cm. Grâce à l’appoint de deux turbocompresseurs japonais IHI, la puissance atteignait 400 ch. L’usine promettait une vitesse de pointe de 305 km/h, avec des accélérations qui, selon un journaliste « laissait croire que la Ferrari était emboutie par le derrière par un Boeing au décollage ». Le groupe B fut supprimé avant que la GTO ait pu faire ses preuves. Ceci n’empêcha pas les clients de se disputer les exemplaires disponibles. Ceux à qui elle écahappa se consolèrent avec la F40. 272 exemplaires furent produits.

Caractéristiques : 

Moteur : 2,9 L V8, 32 soupapes ; Position du moteur : Central arrière longitudinal ; Cylindrée : 2 855 cm3 ; Puissance maximale : à 7 000 tr/min : 400 ch (294 kW) ; Couple maximal : à 3 800 tr/min : 496 Nm
Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Manuelle 5 vitesses
Poids : Poids à vide : 1224 kg
Performances : Vitesse maximale : 304 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 4,8 s
Châssis – Carrosserie : Coupé 2 portes
Freins : Freins à disques ventilés
Dimensions : Longueur : 4290 mm ; Largeur : 1910 mm ; Hauteur : 1120 mm ; Empattement : 2450 mm ; Voies AV/AR : 1559 mm / 1562 mm

Côte actuelle : 2.500.000 Euros

Ferrari F 40 (1987-1992)

Ferrari F 40 (1987-1992)

En 1947, la première Ferrari, la 125 S, sort des ateliers de Maranello. Quarante ans plus tard, la Scuderia jette toutes ses forces dans un projet exceptionnel pour célébrer cet anniversaire.

Pure et dure : 

La F 40 doit être la Ferrari absolue, celle qui succèdera à la GTO dans la légende. Il s’agit en fait d’une véritable voiture de compétition, à peine civilisée pour l’usage sur routes. Pas de grands assauts technologiques ou électroniques comme sur la Porsche 959 par exemple, mais une définition de sportive pure et dure pour inconditionnels : habitacle dépouillé à l’extrême, panneaux de fibres de carbone apparents, pas de moquette, pas plus que de vitres remplacées par de simples glissières en plexiglas.

Près de 500 chevaux : 

En revanche, la ligne signée Pinifarina, basse, racée et agressive, trahit le ramage de l’engin : le V8 de 2,9 litres, gavé par deux turbo-compresseurs japonais IHI délivre la puissance phénoménale de 478 ch réels pour un couple de 58,8 mkg, ce qui représente la bagatelle de 168 ch au litre! Sa production est initialement prévue à 450 exemplaires pour la seule année 1987, mais la F 40 fut immédiatement l’objet d’une folle spéculation financière et 1300 exemplaires furent finalement assemblés jusqu’au printemps 1990. Il est vrai qu’elle restera la dernière Ferrari conçue du vivant d’enzo Ferrari et sa réalisation ultime. La F40 est une voiture de sport sauvage, brutale, sans aucune assistance ou élément de confort et dont l’effet turbo est très marqué.

Entretient : 

C’est sans conteste, une des Ferrari les plus coûteuses à entretenir. Surveiller l’état des train roulants, surtout en cas d’utilisation sur piste. Ils encaissent alors des contraintes considérables. Portez attention à son résevoir d’essence. Issue de la compétition, il est rempli d’une mousse qui se désagrège avec le temps. A contrôler tous les 5 ans et à remplacer tous les dix ans. Coût de l’opération : 15.000 Euros.

Caractéristiques techniques : 

Production : 1311 exemplaires
Moteur et transmission : Moteur : F120D de Ferrari 288 Evoluzione, V8 à 90°, 2,9 L, biturbo IHI, 2ACT, 32 soupapes ; Position du moteur : Central arrière, longitudinal ; Cylindrée : 2 936 cm3 ; Puissance maximale à 7 000 tr/min : 478 ch (352 kW) ; Couple maximal : à 4 000 tr/min : 569 Nm ; Transmission : Propulsion ; Boîte de vitesses : Manuelle à 5 rapports
Châssis – Carrosserie : Pininfarina Grand tourisme ; Coefficient de traînée : 0,34
Suspensions : Triangles superposés AV et AR
Direction : Crémaillère
Freins : Disques Brembo ventilés AV et AR
Poids et performances : Poids à vide : 1 088 kg ; Vitesse maximale : 321 km/h ; Accélération : 0 à 100 km/h en 4,1 s
Dimensions : Longueur : 4480 mm ; Largeur : 1970 mm ; Hauteur : 1130 mm ; Empattement : 2451 mm

Prix du modèle neuf en 1989 : 1.700.000 F soit 413.899 E actualisé avec 60% d’inflation.

Côte : 250.000 E en 2007 ; 350.000 E en 2011 ; 800.000 E en 2015 ; 1.000.000 E en 2017…

Ferrari 512 TR (1992-1994)

Ferrari 512 TR (1992-1994)

Même chez Ferrari, il arrive que l’on soit obligé de faire évoluer un modèle pour riposter à une concurrence de plus en plus agressive. Tel à été le cas pour la Testarossa, contrée par les Lamborghini Diablo, Jaguar XJ 220 et autres. Pour répondre à armes égales, elle est devenue la 512 TR.

Bien plus modifiée qu’il n’y paraît : 

Par rapport à 512 BBi, sa devancière, la Testarossa s’était un peu embourgeoisée : gabarit et poids plus important, suspensions plus souples. Comme l’avènement de quatre soupapes par cylindre n’avait que peu augmenté la puissance, la Testarossa s’est trouvée peu à peu dépassée tant en performances qu’en comportement routier. Avec le retour à l’appellation 512 (5 litres/12 cylindres), sont arrivés maints progrès :  suppression du berceau-moteur amovible rendant le châssis à la fois plus rigide et plus léger, abaissement du moteur de 30 mm, immenses jantes 18 pouces permettant de chausser des pneus très performants et de loger des disques de freins plus grands.

Dans le clan des plus de 300 km/h : 

Avec la dernière née des gestions électroniques Bosh, le moteur de la 512 TR gagna près de 50 chevaux soit près de 13 % : cela permit à la 512 TR de gagner 12 km/h et donc de dépasser la barre fatidique des 300 km/h.

Caractéristiques :

Moteur : Type: 12 cylindres à plat, 48 soupapes ; Position: AR centrale longitudinale ; Alimentation: Gestion électronique Bosch Motronic 2.7 ; Cylindrée : 4 943 cm3 ; Puissance maxi : 428 ch à 6 750 tr/mn ; Couple maxi : 491 Nm à 5 500 tr/mm ; Couple spécifique : 80,04 Nm/l
Transmission : AR + différentiel autobloquant à 45% ; Boîte de vitesses : manuelle 5 rapports
Poids : Données constructeur: 1517 kg
Freins Av-Ar : Disques ventilés
Performances : Vitesse maxi : 313 km/h ; 400 m DA: 12″8 s ; 1 000 m DA: 22″9 s ; 0 à 100 km/h: 4″8 s
Dimensions : Longueur : 4480 mm ; Largeur : 1976 mm ; Hauteur : 1135 mm

Prix du modèle neuf en 1992 : 1.197.000 F soit 263.661 Euros actualisés avec 44,5% d’inflation.

Côte actuelle : à partir de 80.000 Euros

François

Livre SF – David Brain – Elévation (Prix Hugo 1988)

« Mais il y a une raison de plus pour nous inciter à protéger les autres espèces et celle-ci est rarement évoquée ; peut-être sommes-nous les premiers à parler et à penser, à construire et à aspirer, mais nous ne serons pas les derniers. Un jour nous serons jugés sur l’honnêteté de notre service, quand nous étions les seuls gardiens de la terre ». – La guerre de l’élévation.

Le cycle de l’élévation : 

David Brin est né en 1950 aux Etats-Unis. Diplômé d’astronomie, de physique appliquée et de philosophie, il écrit son premier roman, « Jusqu’au cœur du soleil », en 1980 et continue son cycle de l’Elévation avec « Marée stellaire » et « Elévation ». Il nous narre la guérilla menée par une poignée de résistants, humains, extraterrestres et singes, face à de féroces envahisseurs à plumes. Comme toujours, David brin excelle dans la description de créatures exotiques, tels ces oiseaux machiavéliques, ou ces chimpanzés intelligents au sens de l’humour ravageur, et certaines scènes sont vraiment jubilatoires.

Le cycle tout entier repose sur le principe de l’ «élévation» vers la conscience d’espèces pré-cognitives par des races « patronnes », elles-mêmes redevables à une autre civilisation. L’Élévation est le processus génétique par lequel une espèce doyenne de l’univers fait accéder une espèce moins évoluée au niveau de civilisation galactique avec tous ses apports technologiques (dont le voyage dans l’espace). L’Élévation établit un contrat de servitude sur une durée de plusieurs centaines de milliers d’années aux dépens de l’espèce la moins évoluée. Mais les humains se seraient « élevés » tout seuls — pas assez au gré de différentes races extraterrestres. Pire encore : ils ont pris l’initiative d’élever les deux autres espèces terriennes les plus développées : les dauphins (au centre du premier volume du cycle) et les chimpanzés (héros du deuxième). Les humains, libéraux, n’appliquent pas les termes du contrat habituel lié au processus d’Élévation, les néo-chimpanzés et les néo-dauphins ont les mêmes droits que les humains et sont représentés politiquement au Conseil de la Terragens, conseil chargé des relations entre la Terre et la communauté galactique. Pour la race patronne des Gubrus, c’est un affront moral et une insulte religieuse à d’autres races anciennes qui peuvent retracer leurs lignée sur plus d’un milliard d’années.

Tome 1 : Jusqu’au cœur du soleil (1980) : 

Dans ce contexte, Jacob Demwa, qui travaille dans un centre d’élévation des dauphins, est convié par un ami extraterrestre à participer au projet Plongée Solaire, mené par des humains sous le contrôle de la Bibliothèque Galactique, visant à explorer le Soleil de près grâce à des vaisseaux résistant à la chaleur et aux radiations. Il semblerait en effet que d’étranges créatures vivantes aient été détectées dans la chromosphère, et certains pensent qu’il pourrait s’agir des patrons de l’humanité.

Tome 2 : Marée stellaire (1983) : 

Après notre plongée dans l’étoile du système solaire terrien, nous échouons cette fois sur une planète abandonnée, en compagnie de l’équipage du Streaker. De l’autre côté de la Galaxie, le Streaker, un vaisseau spatial piloté par des néo-dauphins, a découvert une flotte de centaines d’énormes vaisseaux de la taille d’une lune, incroyablement anciens. A l’intérieur, on trouve des cadavres momifiés d’une race oubliée, peut-être les Progéniteurs en personne, et l’un d’eux est amené à bord. Le rapport que le Streaker transmet à la Terre est intercepté, et aussitôt, des hordes de vaisseaux de guerre appartenant à tous les Clans et alliances politiques ou religieuses se mettent à sa poursuite, lui tendant des embuscades dans l’hyperespace. Les clans galactiques supérieurs ont envoyé des flottes pour intercepter le vaisseau terrien, mais ont également décidé de tenir la Terre et ses mondes de colonies en otage pour soutirer à son équipage les coordonnées exactes des vaisseaux abandonnés. Les Terriens se réfugient sur la planète Kithrup afin de réparer leur vaisseau. Pendant que les Galactiques se livrent une guerre sans merci dans l’espace, les dauphins, les quelques humains et le chimpanzé qui constituent l’équipage du Streaker découvrent leur planète d’accueil. Peut-être ne sont-ils pas au bout de leurs surprises.

Tome 3 : Elévation (1987) : 

Inquiétées par les mystérieux agissements du Streaker, le vaisseau des néo-dauphins héros de « Marée Stellaire », les Cinq Galaxies veulent donner une leçon aux trop ambitieux humains. La Terre et ses alliés Tymbrimi (une race qui utilise un langage psychique fait de glyphes immatériels) ont été forcés de retirer la plupart de leurs militaires pour défendre leurs terres natales, laissant les colonies périphériques en état de vulnérabilité.

Garth est un tel monde, une planète verdoyante dont l’équilibre écologique a été gravement abîmé un millénaire plus tôt. Les Humains vivent en paix avec les néo-chimpanzés et tous deux ont travaillé dur pour rendre à nouveau la planète habitable. Mais les Galactiques Gubrus, de féroces envahisseurs à plume, sont décidé d’occuper Garth pour donner une leçon aux humains qu’ils jugent trop arrogants. Or tous les habitants des galaxies n’apprécient pas forcément ces manières de faire… La résistance s’organise autour de l’humain Robert Oneagle, fils de la Coordinatrice planétaire, de Fiben, néo-chimpanzé malin, et d’ Athacléna, une ravissante Tymbrimi fille de l’ambassadeur Uthacalting, qui vont faire la preuve de leurs talents. En mettant sur pied la contre-attaque, ils découvrent un formidable secret qui les mènera sur le chemin de la vérité. Leur donnera-t-il le moyen de vaincre l’occupant ?

Écologie et manipulations génétiques sont au coeur de ce formidable space opera, couronné par le prix Hugo et le prix Locus en 1988.

François

Film – Mort à l’arrivée (1988)

Mort à l’arrivée est un thriller calme et intrigant mettant en scène des personnes ordinaires qui se retrouvent plongées contre leur volonté dans une situation extrême qu’ils doivent résoudre eux-même. Ici, l’homme ordinaire est un professeur d’université apprenant qu’il a ingéré un poison létal pour lequel il n’existe pas d’antidote ; il n’a que 24 heures pour trouver son assassin. Comme dans Masquerade (où trois hommes complotent pour détourner la fortune d’une jeune héritière), Frantic (où un médecin américain cherche sa femme kidnappée à leur hôtel parisien suite à une confusion de bagages à l’aéroport) ou encore dans Une femme en péril (où une journaliste entend une conversation et est plongée dans un réseau d’anciens nazis), qui sont tous des thrillers sortis en 1988, nous avons un héros malgré lui qui est balayé par une marée d’évènements qui le dépassent. C’est bien sûr la définition classique du film noir et des thrillers des années 1940 dans lesquels des gens ordinaires ont découvert le mal qui se cachait sous la surface de la société ; d’ailleurs Mort à l’arrivée est lui-même inspiré d’un thriller de 1949 mettant en vedette Edmund O’Brien.

L’intrigue est irrésistible dès le premier instant. Un homme chancelle jusqu’à un poste de police pour signaler un meurtre. Un flic lui demande qui a été assassiné. «Moi», répond-il. L’homme est un professeur de littérature anglaise à l’université (Dennis Quaid), qui a découvert que son sang est contaminé par une substance radioactive mortelle lui laissant une espérance de vie de 24 heures. Dès ce moment, il doit découvrir l’identité de son tueur, un problème rendu plus compliqué parce qu’il est recherché par la police pour suspicion de meurtre.

Sa recherche le conduit dans des coins bizarres que personne ne s’attendrait à trouver à Austin au sein de l’Université du Texas où le film se déroule pendant la période de Noël. Il y a toutes sortes de suspects. Un brillant jeune étudiant, par exemple, qui s’est suicidé après que Quaid ait trop tardé à lire son roman. Un professeur assistant jaloux qui est en colère parce Quaid est titulaire contrairement à lui. La mystérieuse mère de l’étudiant mort. L’ex-femme de Quaid. Etc.

Bien que l’intrigue suive les grandes lignes d’un roman policier des années 1940, le scénario de Charles Edward Pogue ajoute une atmosphère de campus à l’intrigue académique. Nous apprenons que le personnage de Quaid a publié un premier roman brillant, et pour un temps a été un écrivain prometteur, mais qu’il n’a rien produit depuis quatre ans. «Ils ne m’ont pas tué ; J’étais déjà mort », dit-il à un moment, en assimilant sa vie à son talent d’écrivain. L’histoire entière joue d’ailleurs des variations astucieuses sur le thème de «publier ou périr».

Il est nécessaire, bien sûr, que le héros d’une histoire comme celle-ci tombe amoureux afin d’avoir une compagnie durant sa quête. Ici, la compagne de Quaid est une brillante jeune étudiante (Meg Ryan) qui flirte d’abord avec lui, puis a peur de lui et finalement croit en lui. Ensemble, ils empruntent une route sanglante qui mène à une veuve mystérieuse (Charlotte Rampling), qui peut avoir empoisonné Quaid en représailles du suicide de son fils. Mais c’est une fausse piste et la vérité est toute autre…

« Mort à l’arrivée » est un thriller fin et spirituel rempli d’une ironie qui relègue la violence au second plan. Quaid est convaincant en tant que professeur d’anglais addict à la clope, Meg Ryan est une étudiante amusante et pétillante et Rampling semble assez noire pour jouer à un jeu sadique avec ses victimes sans les tuer. Le film a été dirigé par Rocky Morton et Annabel Jankel, qui ont créé la série TV « Max Headroom ». Leur caractéristique est de montrer un amour presque sensuel pour l’univers secret du film noir. 

François

Voir sur YouTube :  « Mort à l’arrivée – Bande-annonce – VO » par Disney-Planet.Fr

Album – Roxy Music – The Ultimate Collection (1988)

Au début des années 70, Roxy Music était à l’avant-garde du mouvement britannique Glam Rock aux côtés de T. Rex et de David Bowie. Ils furent également les pionniers de l’Art Rock et de la musique pop synthétisée. Les sons de Pink Floyd, Soft Machine, Traffic, Cream, Led Zeppelin, King Crimson fusionnent dans les bacchanales inventives de leur premier album, Roxy Music (1972), qui inclut l’hymne futuriste Virginia Plain et plusieurs morceaux d’avant-garde rock portés par l’électronique de Brian Eno. Bryan Ferry, avec sa chaude voix emphatique de crooner, s’est imposé sur For Your Pleasure (1973), qui contient l’hypnotique morceau de Synth-Dance « Bogus Man » et a trouvé ses accents kitsch sur Stranded (1973), dont les ballades « Mother Of Pearl » et « A Song For Europe » marient les thèmes du décadentisme et de l’existentialisme européens avec des arrangements luxuriants et une production élégante.

Les débuts :

Bryan Ferry, étudiant en art et professeur à l’Université de Newcastle, a formé le groupe au début de 1971 avec Graham Simpson, Andy Mackay et Brian Eno. Les premiers membres comprenaient également le percussionniste classique Dexter Lloyd et le guitariste de session Roger Bunn. Lloyd a bientôt été remplacé par Paul Thompson et le groupe a été rejoint par le guitariste Davy O’List, qui avait été membre de The Nice. Après une courte période, O’List a été remplacé par Phil Manzanera de Quiet Sun.

Le succès :

En 1972, leur premier album auto-intitulé et le single « Virginia Plain » ont tous deux fait le top dix au Royaume-Uni. « Pyjamarama », deuxième hit du Top dix en 1973 est suivi par la sortie de For Your Pleasure. La personnalité parfois difficile de Bryan Ferry entraina le départ d’Eno qui entame alors une carrière solo. Stranded (1973) a permis au groupe d’obtenir son premier album classé numéro 1 au Royaume-Uni, mais l’intérêt pour Roxy Music était assez minime aux États-Unis jusqu’à la sortie de leur quatrième album, Country Life, qui s’est glissé dans le Top 40 des U.S.A. en 1974.

John Wetton rejoint le groupe en 1975 et Roxy Music sort Siren, sans doute leur album le plus commercial à ce jour. L’album présente la petite amie de Ferry, Jerry Hall, sur la pochette de disque et l’hymne « Love Is the Drug », qui a figuré en deuxième place des Hits en Grande-Bretagne et devient un Hit du Top 30 en Amérique. Après des tournées réussies aux États-Unis, en Europe, au Japon et en Australie, le groupe se dissout.

Après de multiples sorties solo et collaboratives des anciens de Roxy, le groupe se reforme en 1978 et sort Manifesto en 1979, qui deviendra l’album le plus populaire de leur carrière. Flesh and Blood (1980), le septième album studio du groupe Roxy Music rencontre un énorme succès au Royaume-Uni et se classe premier dans le Top album britannique pendant quatre semaines. En France, l’album se classe à la troisième place des meilleurs ventes d’albums et est certifié disque d’or en 1982.

En 1981, faisant écho à une pléthore d’hommages à John Lennon qui vient d’être assassiné, Roxy Music sort une reprise de « Jealous Guy  » qui deviendra leur single le mieux classé dans le monde entier, y compris dans les Charts britanniques et australiens. Avalon suivit en 1982, mais le groupe se dissoudra après une tournée américaine en 1983 quand Ferry décide d’abandonner le groupe au profit de sa nouvelle carrière solo. En 2002, le groupe se reforme et entame une tournée internationale de deux ans.

Discographie Roxy Music : 

1972 : Roxy Music
1973 : For Your Pleasure
1973 : Stranded
1974 : Country Life
1975 : Siren
1979 : Manifesto
1980 : Flesh + Blood
1982 : Avalon

L’après Roxy Music : 

Après la séparation de Roxy Music, Ferry a continué à enregistrer en tant qu’artiste solo, et a sorti son sixième album solo, Boys and Girls, en 1985. L’album a atteint le numéro un au Royaume-Uni, et est également devenu son album solo le plus vendu aux Etats Unis.

En juillet de 1985, Ferry joue au Londres Live Aid show, accompagné par David Gilmour, le guitariste de Pink Floyd.

The Ultimate Collection est un album compilé par Bryan Ferry et Roxy Music, sorti en 1988. Contrairement à la compilation Street Life (1986) qui était principalement du matériel de Roxy Music, The Ultimate Collection se concentre davantage sur la carrière solo de Ferry. Il inclut le titre inédit « He’ll Have to Go », que Ferry avait sorti en single en 1989, et le titre « Help Me » qui était aussi sorti en single aux Etats-Unis en 1986. L’album a culminé à la sixième place au Royaume-Uni et a été certifié triple platine par le BPI.

Après les tournées promotionnelles d’Avalon, Ferry était plutôt réticent à revenir en tournée et à reprendre la route; Cependant, un changement de direction l’a persuadé de continuer à tourner encore en 1988 pour promouvoir l’album Bête Noire sorti l’année précédente.Après la tournée, Ferry s’est associé à nouveau avec Brian Eno pour Mamouna (en collaboration avec Robin Trower à la guitare et en tant que producteur). L’album a mis plus de cinq ans à être produit. Au cours de la production, Ferry a simultanément enregistré et sorti un autre album, Taxi en 1993, qui s’est avéré être un plus grand succès commercial et critique que Mamouna lorsqu’il est finalement sorti en 1994.

Avonmore (2014) est le dernier et quinzième album studio du chanteur britannique Bryan Ferry, sorti au Royaume-Uni le 17 novembre 2014. Le titre de l’album correspond à l’emplacement du studio Londonien où Ferry enregistré l’album. Il a été bien reçu par la critique et classé 19ème au Top Album britannique.

Discographie Bryan Ferry :

1973 : These Foolish Things
1974 : Another Time Another Place
1976 : Let’s Stick Together
1977 : In Your Mind
1978 : The Bride Stripped Bare
1985 : Boys and Girls
1987 : Bête Noire
1993 : Taxi
1994 : Mamouna
1999 : As Time Goes By (Reprises)
2002 : Frantic
2007 : Dylanesque (reprises de Bob Dylan)
2010 : Olympia
2012 : The Jazz Age (Reprises)
2014 : Avonmor

François

Voir sur YouTube : « Roxy Music – Avalon » par RoxyMusicVEVO ; « Bryan Ferry – Slave To Love [Official] » par Bryan Ferry ; « Bryan Ferry – Let’s Stick Together » et « Bryan Ferry – Don’t Stop The Dance » par Emimusic

 

Feuilleton TV – Les Dossiers secrets de l’inspecteur Lavardin (1988-90)

L’inspecteur Lavardin, révélé au cinéma dans « Poulet au vinaigre », s’est imposé grâce à son humour décapant et son ironie. Interprété par Jean Poiret, ce policier très spécial est devenu le personnage central de l’une des meilleures séries policières réalisées en France : Les Dossiers secrets de l’inspecteur Lavardin. C’est une série télévisée française en quatre épisodes de 90 minutes, créée par Dominique Roulet et Claude Chabrol et diffusée entre le 15 septembre 1988 et le 1er février 1990 sur TF1.

Episode 1 : L’escargot noir

A Chinon, l’été est chaud et meurtrier. Il y a Brigitte. En robe rouge au fond d’une barque, elle dérive toute la nuit pour s’échouer au matin sur une berge de la Vienne, assassinée. Et puis Annette, mère exemplaire et fidèle épouse, qui rentre un soir chez elle et voit en une minute de cauchemar sa vie supprimée. Les deux femmes ont le même âge. Les veufs ne comprennent pas. Pourquoi le tueur a-t-il déposé un escargot à la coquille peinte en noir sur chacune des victimes ? Mario, flic de Tours, commence l’enquête, l’inspecteur Lavardin débarque. On interroge les gens, mais personne n’est bavard. Lavardin bouscule la population. Un jour, on retrouve Florence également assassinée et marquée d’un escargot noir.

Episode 2 : Maux croisés

Jean Lavardin passe quelques jours paisibles parmi les curistes et les touristes de la petite station thermale de Montecatini. Pour briser cette appréciable tranquillité, un jeu télévisé doit prochainement se dérouler dans la petite ville. L’émission sera retransmise en direct. Dès lors, chacun y va de ses préparatifs pour accueillir l’événement. Mais, un assassin sévit sur la personne de Claire Anello, une romancière à succès. Or, cette femme de milliardaire n’est pas la seule cible du tueur. Le finaliste du jeu est, lui aussi, retrouvé mort. Lavardin -venu pour prendre soin de sa santé- n’a plus guère l’occasion de prendre les eaux. Il débute son enquête sans tarder.

Episode 3 : Le château du pendu

L’inspecteur Lavardin est en vacances lorsque le commissaire Fadelli lui demande de résoudre une sombre affaire au Portugal sous l’égide d’Interpol. En effet, dans un château mystérieux, la soeur de Melle Février a curieusement disparu. Les habitants du lieu vivent aux confins de la folie.

Episode 4 : Le diable en ville

Qui a tué Jérôme Pessac, un délégué syndical, devant l’usine qui appartient à Jacques Pincemaille, alors qu’il accrochait une banderole à la façade du bâtiment et s’apprêtait à lancer un mouvement de grève ? Chargé de l’enquête, l’inspecteur Lavardin débarque dans la petite ville d’Arcachon, bouleversée par le drame. Armé de son ironie et de sa dérision coutumières, le policier entame ses recherches à sa manière, détaché de toute contingence, surtout hiérarchique. Il commence bien entendu par interroger Pincemaille, puis écoute le personnel pour éclairer les racines du conflit. Les suspects ne manquent pas. Mais le coupable est-il parmi eux ?